Il y aurait près de 200 jihadistes russes en Syrie

7 juin 2013 – 17:47

Etant donné que la Syrie est la destination privilégiée du jihadisme international, il n’est guère étonnant de trouver des combattants d’origine russe dans les rangs des groupes rebelles proches de l’idéologie salafiste, voire même ayant fait allégeance à al-Qaïda, comme le Front al-Nosra.

D’ailleurs, en août dernier, le site islamiste tchétchène Kavkazcenter avait annoncé la mort, aux côtés d’insurgés syriens, de Roustam Guelaïev, fils d’un ancien chef de guerre rebelle lors des guerres de Tchétchénie.

Et si la situation dans le Caucase russe est rarement évoquée, il n’en reste pas moins qu’elle est toujours marquée par une rébellion très active, notamment au Daguestan, république voisine de la Tchétchénie.

Régulièrement, des attentats y sont commis, comme celui perpetré le 20 mai dernier devant le siège du service des huissiers de justice à Makhatchkala, la capitale, là-même où vivent les parents des frères Tamerlan et Djokhar Tsarnaev, impliqués dans les attentats de Boston qui ont fait trois morts et plus de 200 blessés le 15 avril.

Le même jour, le FSB, le service russe de renseignement intérieur, a annoncé avoir déjoué une tentative d’attentat à Moscou, avec l’arrestation de trois “des citoyens russes venus d’Afghanistan et du Pakistan” où ils auraient été entraînés. La capitale russe a été la cible de deux attaques d’ampleur au cours de ces trois dernières années, à l’aéroport Domodedovo en janvier 2011 (37 tués) et dans le métro en 2010 (40 tués).

Donc, a priori, que des islamistes russes aient fait le voyage en Syrie n’a rien de surprenant. D’après Alexandre Bortnikov, le chef FSB, il y aurait “près de 200 rebelles de ‘l’Emirat du Caucase” qui combattraient “sous le drapeau d’al-Qaïda et d’autres structures affiliés” contre le régime de Bachar el-Assad.

“Nous assistons actuellement à un processus d’intensification des activités des combattants qui se rendent là-bas, en Syrie”, a-t-il ajouté, à l’issue d’une réunion avec des responsables des services de sécurité à Kazan, la capitale du Tatarstan. “Ce qui est dangereux, c’est que ces terroristes vont revenir dans leurs pays d’origine. Que devons-nous faire, quelle barrière créer (…), ce sont des questions qui ont été soulevées pendant la réunion”, a encore expliqué M. Bortnikov.

Toujours selon lui, cees jihadistes posent une “menace très sérieuse pour tous les Etats, pas seulement pour la Russie et les pays de la CEI (Communauté des Etats Indépendants, ex-URSS moins les pays baltes et la Géorgie), mais aussi pour les Etats européens et le continent américain.”

Pour rappel, l’Emirat du Caucase est une organisation dirigée par le chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov. Son objectif est d’instaurer la charia (loi islamique) à l’ensemble du Caucase russe.


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Le président Hollande reversera la moitié du montant du prix Houphouët-Boigny à Solidarité Défense

7 juin 2013 – 16:50

“Il peut paraître paradoxal de recevoir une récompense pour la recherche de la paix après avoir porté la responsabilité d’une guerre”, a déclaré le président François Hollande, le 5 juin dernier.

Ce jour-là, le chef de l’Etat a en effet reçu le Prix de l’Unesco pour la paix – Prix Félix Houphouët-Boigny – pour l’intervention militaire décisive de la France contre les groupes jihadistes qui menaçaient le sud du Mali.

Créé en 1989, ce prix, qui porte le nom de l’ancien président ivoirien, est doté de 150.000 dollars. Lors du discours qu’il a prononcé à cette occasion, le président Hollande a annoncé qu’il remettrait la moitié de cette somme à l’association Solidarité Défense, laquelle vient en aide aux militaires français ainsi qu’à leurs familles.

Présidée par l’amiral Jacques Lanxade, cette association mène notamment des actions au profit des militaires blessés ou envoie encore des colis de Noël aux soldats engagés dans des opérations extérieures (opex).

“Que tous ceux qui agissent au sein de l’association Solidarité Défense, qui accompagnent ou soutiennent son action trouvent dans ce geste une reconnaissance supplémentaire de leur dévouement aux militaires blessés et aux familles de ceux qui sont tombés”, a réagi l’association, sur son site Internet.

L’autre moitié du prix reçu par François Hollande sera donnée à la branche malienne du Réseau Paix et Sécurité des femmes de l’espace Cédéao (REPSFECO).


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Un soldat part en vadrouille avec un véhicule militaire

7 juin 2013 – 16:14

Il y a 5 ans, un légionnaire avait emprunté un VAB (véhicule de l’avant blindé, d’une masse de 13 tonnes) pour faire le mur alors que son régiment était en exercice au camp de Sissonne. Le quotidien L’Union rapporte une histoire presque semblable dans son édition du 6 juin.

Ainsi, une soldat de 1ere classe du 3e Régiment du Matériel (RMAT) de Muret, a été condamné, le 5 juin, à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Châlons pour avoir volé un véhicule militaire (le modèle n’a pas été précisé) afin de se payer une petite virée à Reims alors que son unité était en manoeuvre à Mourmelon.

Bientôt âgé de 21 ans, ce soldat, Stanislas B., a subtilisé les clés du véhicule à son chef de section pour pouvoir se faire la malle pendant que ses camarades regagnaient leurs quartiers. Après avoir retiré de l’argent liquide à un distributeur de Mourmelon, le jeune militaire a pris la direction de Reims. Comme il l’a expliqué à la barre du tribunal, il voulait “faire un tour là-bas pour voir si ça bougeait.”

Seulement, sur le chemin du retour, le soldat a eu un accident au volant du véhicule, à la sortie de Reims. Au lieu de garder son sang froid et de rendre-compte, au risque de prendre un savon bien mérité, il a au contraire pris le premier train en partance pour Paris.

Il ne donnera signe de vie à sa hiérarchie que le lendemain. Entre temps, les gendarmes avaient pu retrouver le véhicule accidenté. Bien évidemment, son régiment à déposé plainte. Et, pour corser le tout, Stanislas B avait été déclaré inapte à la conduite, au tir et, sans doute plus anedoctique, au parachutisme. Qui plus est, il n’a pas de permis de conduire… Et il était déjà sous le coup d’une peine de mise à l’épreuve avec sursis, étant donné qu’il avait déjà eu affaire avec la justice pour des faits similaires. Autant dire qu’il n’a pas mis tous les éléments de son côté.

“Je ne sais pas ce qui m’a pris, a déclaré le prévenu à la barre. Je pensais que le véhicule était à la disposition de tous. J’ai agi sur un coup de tête”, a-t-il expliqué au tribunal. Mais cela n’a pas convaincu ce dernier, puisque le soldat a donc été condamné à un an de prison dont six mois assortis d’une nouvelle mise à l’épreuve pendant deux ans. Une peine qui vient s’ajouter à la révocation totale de son précédent sursis, ce qui lui fait six mois d’emprisonnement supplémentaires. A l’issue de l’audience, il a été directement écroué à la maison d’arrêt de Châlons.

Engagé il y a deux ans, son avenir militaire paraît désormais bien compromis… Mais comme l’a rapporté l’Union, cela n’a pas l’air de le préoccuper outre mesure. “Si je suis renvoyé, j’intégrerais la légion”, a-t-il affirmé.


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L’Irak avertit Israël en cas d’attaque des sites nucléaires iraniens

7 juin 2013 – 15:35

Au cours du premier semestre de l’année 2012, il était régulièrement question d’une éventuelle frappe israélienne sur les sites nucléaires iraniens. Depuis, le dossier n’a pratiquement pas évolué, si ce n’est que l’Iran aurait installé 700 centrifugeuses dernier cri dans le cadre de son programme d’enrichissement d’uranium et que la centrale de Bouchehr aurait été endommagée par la récente série de séismes qui ont frappé le pays.

En outre, les négociations entre Téhéran et le groupe dit 5+1 (les 5 membres du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Allemagne) piétinent et les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a toujours pas accès au site de Parchin, où auraient eu lieu des tests d’explosion conventionnelle applicable au nucléaire (détonique).

Et pourtant, la menace d’une attaque israélienne contre l’Iran n’occupe plus le devant de la scène. Et même les responsables israéliens se font discrets à ce sujet. En mars dernier, à l’occasion de la conférence de l’institut de politique et de stratégie d’Herziliya, le chef d’état-major de Tsahal, le général Benny Ganz, n’a pratiquement pas abordé le sujet alors qu’il a évoqué en détail les menaces auxquels Israël est actuellement confronté. “C’est un sujet qui nous occupe, jour après jour, heure après heure”, a-t-il simplement dit.

A la même époque, le président Obama a affirmé que “cela prendra un peu plus d’un an ou à peu près avant que l’Iran ne développe une arme nucléaire, mais évidemment nous ne voulons pas attendre le dernier moment.” Et, quelques jours plus tard, lors d’une visite en Israël, le locataire de la Maison Blanche a même déclaré ne pas s’attendre à ce que “le Premier ministre (Netanyahu) prenne une décision sur la sécurité de son pays en s’en remettant à quelque autre pays que ce soit” en répondant à une question concernant une possible frappe contre l’Iran.

Cependant, ce n’est pas parce que l’on parle moins d’une possible action israélienne que cette dernière n’est plus d’actualité. En tout cas, le vice-Premier ministre irakien, Hussein Chahristani, y pense. Dans un entretien accordé à l’AFP, le 3 juin, ce dernier a ainsi clairement mis en garde Israël.

Si jamais l’aviation israélienne doit mener une série de frappes aériennes en Iran, ses appareils n’ont pas énormément d’options. Passer par la Turquie et la Syrie est impensable vu l’état des relations diplomatiques que Tel Aviv entretient avec ces pays. Survoler l’Arabie Saoudite, ce qui n’est guère plus envisageable pour les mêmes raisons. Reste donc une route “centrale”, via l’Irak, laquelle offre deux avantages : elle est directe et l’espace aérien irakien n’est pas des mieux protégés.

“Les Etats-Unis nous ont assuré qu’ils ne violeraient jamais l’espace aérien irakien ou la souveraineté irakienne en utilisant notre espace aérien pour attaquer l’un de nos voisins”, a-t-il affirmé. “Nous avons également prévenu Israël que s’il violait l’espace aérien irakien, il devra en supporter les conséquences”, a-t-il ajouté.

Et c’est la première fois qu’un dirigeant irakien avertit Israël des conséquences d’éventuelles frappes préventives contre le programme nucléaire iranien. “Bien évidemment, l’Irak ne va pas révéler la réaction qu’il aurait, car cela permettrait à Israël de s’y préparer”, a cru bon de préciser Hussein Chahristani.

Cela étant, l’on voit mal quel type de représailles Bagdad pourrait bien exercer. Une réponse militaire? Cela paraît exclu. Et puis pour le moment, les autorités irakiennes ont déjà bien assez à faire à l’intérieur de leurs frontières, avec une hausse sensible des violences entre les communautés chiites et arabes sunnites et la résurgence d’al-Qaïda, sans oublier le différend avec le Kurdistan au sujet de la manne pétrolière.


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Les casques bleus autrichiens vont quitter le plateau du Golan

7 juin 2013 – 14:09

C’est l’incident de trop pour Vienne, qui compte quelques 377 casques bleus déployés au sein de la Force des Nations unies pour l’observation du désengagement (FNUOD), chargée de faire respecter un cessez-le-feu, depuis 1974, sur le plateau du Golan, un territoire annexé par Israël et revendiqué par la Syrie.

Ainsi, le 6 juin, le contrôle du point de passage de Qouneitra, situé sur la ligne de cessez-le-feu avec Israël, est brièvement passé sous le contrôle des rebelles syriens, qui en ont été chassé par les forces loyales au régime de Bachar el-Assad. Et, selon les Nations unies, deux casques bleus ont été légèrement blessés par des obus de mortier, tombés sur leur campement, situé à proximité de cet unique point de contact entre l’Etat hébreu et la Syrie.

Depuis plusieurs mois maintenant, la FNUOD est régulièrement prise pour cible par les bélligérants du conflit syrien. Par exemple, en mars et en mai, des casques bleus philippins furent retenus en otage par des rebelles syriens. La dernière fois, il avait fallu une médiation du Qatar pour obtenir leur libération.

Aussi, pour le gouvernement autrichien, la coupe est pleine. Et comme il avait déjà menacé de le faire en cas de levée de l’embargo de l’Union européenne sur les armes à destination de la rébellion syrienne, il a annoncé, le 6 juin, le retrait de ses troupes de la FNUOD.

“Les événements de ce matin ont montré qu’il n’est plus justifié d’attendre plus longtemps, ont expliqué Werner Faymann, chancelier, et Michael Spindelegger, respectivement vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, par voie de communiqué, en faisant allusion aux évènements de Qouneitra. “Le maintien de la mission n’est plus possible”, ont-ils ajouté, estimant “prioritaire” la “sécurité de nos soldates et soldats.”

L’Autriche participe à la FNUOD depuis la création de cette dernière. Elle était jusqu’à présent le principal pays contributeurs, aux côtés des Philippines (314 soldats)et de l’Inde (193). Il y a quelques mois, le Canada, la Croatie et le Japon avaient également pris la décision de retirer leurs militaires du Golan.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué déplorer la décision de Vienne tout en rendant “rendant hommage à sa contribution précieuse et ancienne à la Force.”

D’après le ministre autrichien de la Défense, le retrait devrait commencer dès le 11 juin pour durer entre 2 et 4 semaines. Le problème pour l’ONU est de trouver rapidement un nouveau contingent pour remplacer celui qui était alors fourni par l’Autriche car, pour Ban Ki-moon, “la présence de la Force (ndlr, FNUOD) dans cette zone est essentielle”.


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Mali : Des militaires français ont pris position à Anefis, près de Kidal

7 juin 2013 – 12:14

Au lendemain de combats meurtriers contre des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), à l’issue desquels elle a pu reprendre le contrôle de la localité d’Anefis, l’armée malienne consolide ses positions dans le secteur avant de faire route vers la ville de Kidal, où l’autorité de Bamako reste contestée malgré l’intervention des forces françaises et tchadiennes ayant permis d’en chasser les groupes jihadistes qui s’y étaient établis à la faveur d’une offensive lancée, en janvier 2012, par les rebelles touareg.

“On est en train de renforcer et consolider nos positions à Anefis en attendant des conditions favorables à la poursuite de l’opération vers la ville de Kidal” a expliqué le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, le porte-parole de l’armée malienne.

Un nouveau bilan des combats, communiqué par Bamako, fait état de 30 tués du côté des rebelles touareg et de deux blessés parmi les soldats maliens. Ce que conteste Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA. “Nous avons un mort, deux blessés et un véhicule détruit, mais l’armée malienne a perdu six véhicules que nous avons explosés avec de nombreux hommes à l’intérieur, il y a plusieurs morts de leur côté”, a-t-il affirmé.

Toujours d’après Mahamadou Djéri Maïga, les combattants de sa formation se prépareraient à une contre-offensive. “On a quitté la ville pour éviter que l’armée malienne massacre les populations de notre territoire”, a-t-il fait valoir.

A Bamako, l’on explique que la décision d’envoyer l’armée dans le secteur de Kidal avait été motivée par les arrestations et les expulsions de la ville de personnes membres des communautés noires. Et d’aller jusqu’à accuser le MNLA de mener une “épuration raciale”.

“Si les exactions continuent, l’armée va devoir continuer sa marche sur Kidal, puis monter sur Tessalit, plus au nord. Mais nous sommes conscients qu’il faut donner des chances au dialogue”, a prévenu le lieutenant-colonel Maïga.

Cependant, le gouvernement malien de transition semble chercher avant tout une solution pacifique au problème posé par la situation qui règne à Kidal, en faisant connaître, dans un communiqué publié le 5 juin au soir, “sa disponibilité au dialogue pour recouvrer l’unité nationale et l’intégrité du territoire”. Et d’assurer que l’objectif recherché était “de ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, favoriser le retour de l’administration et le bon déroulement de la présidentielle dans un environnement sécurisé”, c’est à dire avant le 28 juillet prochain, date du premier tour.

Cela étant, ce 7 juin, les autorités maliennes et les représentants du MNLA doivent se rencontrer à Ouagadougou (Burkina Faso) pour entamer une nouvelle série de négociations.

En attendant, des militaires français engagés dans l’opération Serval (GTIA Désert) ont pris position à Anefis, à proximité du contingent malien. Le porte-parole de l’Etat-major des armées (EMA), le colonel Thierry Burkhard, a indiqué, le 6 juin, qu’il s’agissait d’un “détachement de liaison de 15 à 20″ personnels ainsi que d’un “détachement de protection”, soit “au total une centaine d’hommes”.

Et, visiblement, cette présence française semble gêner les militaires maliens déployés à Anefis. “Les Français ne veulent pas que nous progressions sur Kidal, il va falloir qu’ ils définissent clairement leurs intentions dans cette affaire de deux poids deux mesures. Nous espérons que la France comprendra très vite l’urgence de la situation”, a ainsi affirmé un officier de “la force spéciale malienne” joint au téléphone par le site d’informations local Maliactu.

Par ailleurs, les “Bisons” du 126e Régiment d’Infanterie (RI) de Brive, qui étaient déployés à Kidal, ont été relevés par une compagnie de légionnaires du 2e Régiment Etranger d’Infanterie (REI)


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Des millions de données téléphoniques et Internet livrées à la NSA et au FBI

7 juin 2013 – 10:03

En vertu de la section 215 du Patriot Act, qui, adoptée par l’administation Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 permet de surveiller des résidants aux Etats-Unis à leur insu, une ordonnance classée top secret d’un tribunal fédéral relatif au renseignement étranger (Foreign Intelligence Surveillance Court), autorise la National Security Agency, l’agence chargé des écoutes téléphoniques, ainsi que le FBI à avoir accès aux données téléphoniques de millions d’abonnés de l’opérateur Verizon.

Selon cette ordonnance adoptée le 25 avril dernier, soit 10 jours après les attentats de Boston, et révélée par le quotidien britannique The Guardian, Verizon doit fournir à la NSA les informations concernant “tous les appels téléphoniques de son systèmes, passés aux Etats-Unis et entre les Etats-Unis et d’autres pays.”

Un haut responsable américain a expliqué que cette pratique était “un outil crucial” pour lutter contre le terrorisme et précisé que le document publié par The Guardian “ne permettait pas au gouvernement d’écouter les conversations téléphoniques de quelqu’un” et ne concernait pas “le contenu des communications ou le nom des abonnés.” Et d’ajouter : “Il s’agit de “métadonnées, tels qu’un numéro de téléphone ou la durée d’un appel.” L’ordonnance en question est cependant limitée dans le temps étant donné qu’elle expire le 19 juillet prochain.

Seulement, The Guardian souligne que l’administration Obama est en mesure de “collecter en vrac les données téléphoniques de millions de citoyens américains sans distinction (…), qu’ils soient ou non soupçonnés d’un quelconque méfait”, comme l’a été d’ailleurs celle du président Bush.

En effet, en 2006, le quotidien USA Today avait révélé que la NSA avait secrétement collecté “les données téléphoniques de dizaines de millions d’Américains, en utilisant des éléments fournis par AT&T, Verizon et BellSouth”, afin de détecter des activités terroristes. Mais, jusqu’à précision, il n’y avait aucune indication selon laquelle l’administration Obama avait eu recours à la même procédure.

Mais ce n’est pas tout. Une révélation en amenant une autre, le Washington Post a quant à lui indiqué que la NSA et le FBI avaient également accès aux serveurs de 9 sociétés Internet américaines, dont Microsoft, Facebook, Google ou encore Yahoo!.

Le quotidien américain a appuyé ses informations grâce à des documents fournis par un ancien employé du renseignement. Selon ces derniers, il est question d’un programme secret appelé “PRISM”, mis en pace depuis 2007. Il permet ainsi à la NSA de se connecter aux serveurs des géants de l’Internet via un portail afin de consulter les informations concernant, a priori, des utilisateurs situés à l’extérieur des Etats-Unis.

La NSA aurait la possibilté de surveiller les courriers électroniques, les transferts de fichiers ainsi que les conversation par chats (qu’ils soient audio ou vidéo) et les réseaux sociaux. Les communications via le logiciel de téléphonie gratuit Skype, qui sont pourtant “chiffrées”, selon son concepteur, seraient aussi surveillées en direct.

D’ailleurs, sur le site Internet dédié à ce logiciel, il est indiqué que “Skype utilise AES (Advanced Encryption Standard*), également connu sous le nom de Rijndael, qui est employé par l’administration américaine pour protéger des informations confidentielles.” En juillet dernier, l’on apprenait que l’éditeur aurait modifié son réseau afin d’avoir accès plus facilement aux informations personnelles de ses utilisateurs pour les communiquer aux autorités en cas d’une demande de la justice.

Quoi qu’il en soit, les données ainsi collectées ne doivent pas manquer d’intérêt étant donné que le programme PRISM a été cité 77.000 fois dans les rapports du renseignement, selon un document PowerPoint cité par le quotidien.

Ces révélations n’ont pas manqué de faire réagir. “Cela va au-delà d’Orwell (ndlr, l’auteur du roman d’anticipation 1984, décrivant une société sous surveillande permanente)”, a dénoncé Jameel Jaffer, l’ONG American Civil Liberty Union (ACLU), laquelle a lancé une procédure en justice pour contraindre le gouvernement américain à s’expliquer au sujet de l’utilisation du Patriot Act.

“C’est une nouvelle preuve de l’étendue avec laquelle les droits démocratiques de base sont remisés au second plan, en secret, au profit des agences de renseignement qui n’ont de comptes à rendre à personne”, a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Du côté de la Maison Blanche, l’on est sur la défensive. “Le président Obama est déterminé à utiliser tous les outils nécessaires dans la lutte antiterroriste”, a déclaré Josh Earnest, un de ses porte-parole. Il “se félicite par ailleurs du débat public qu’a relancé cette polémique sur le compromis à trouver entre libertés civiles et lutte pour la sécurité”, a-t-il ajouté.

Le directeur du renseignement américain (DNI), James Clapper, a quant à lui fait valoir que “la divulgation non autorisée d’une ordonnance de justice secrète pose une menace potentielle à notre capacité à identifier et à répondre aux risques auxquels est confronté notre pays.”

Photo : Claire Danes et Mandy Patinkin dans la série Homeland (c) Showtime Networks Inc.


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Deux journalistes français portés disparus en Syrie

7 juin 2013 – 7:05

La station de radio Europe1 a confirmé, ce 7 juin, être sans nouvelles, depuis 24 heures, de Didier François, grand reporter et spécialiste des affaires de défense au sein de la rédaction de rue François 1er, et du photographe de presse Edouard Elias. Les deux hommes étaient en reportage vers Alep, en Syrie, pays en proie à une violente guerre civile depuis mars 2011.

Dans un communiqué, Europe1 a précisé être “en contact permanent avec les autorités françaises qui mettent tout en oeuvre pour obtenir plus d’informations.” Pour le moment, l’on ne sait pas ce qui a pu arriver à ces deux journalistes. Cela étant, le président Hollande, actuellement en visite officielle au Japon, a suggéré qu’ils ont été enlevés.

“Je demande que ces journalistes soient immédiatement libérés”, a-t-il en effet déclaré, sans pour autant citer leurs noms, ni l’organe de presse pour lequel ils travaillent. ”

“Les journalistes ne sont pas les représentants de quelque Etat que ce soit, ce sont des hommes qui travaillent pour que le monde puisse recevoir des informations”, a poursuivi le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse donnée aux côtés du Premier ministre japonais, Shinzo Abe. ”

Ils doivent être traités comme des journalistes et en aucune façon comme des éléments sur lesquels (on ferait) peser une menace pour agir au détriment d’un Etat. La presse doit pouvoir circuler en Syrie pour donner les informations qui sont attendues dans le monde entier sur ce qui s’y passe”, a encore insisté François Hollande.

Depuis le début de la guerre civile syrienne, de nombreux journalistes ont été enlevés, voire tués. Selon Reporters sans frontières, 26 d’entre eux y ont laissé la vie, dont Gilles Jacquier, Rémy Ochlik, Olivier Voisin et Yves Debay. Ce dernier, rédacteur en chef du magazine Assaut, était bien connu et apprécié par la communauté militaire.


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La marine italienne a reçu sa première frégate multimissions

6 juin 2013 – 17:36

La Marina militare a reçu sa première fregata multi-Missione (FREMM), le Carlo Bergamini, lors d’une cérémonie organisée le 29 mai dernier au chantier naval de Fincantieri, à Muggiano, près de La Spezia.

Le programme franco-italien FREMM a été lancé, dans la douleur, en 2005. Mais contrairement à la coopération ayant abouti aux frégates Horizon, le Carlo Bergamini est radicalement différent de l’Aquitaine, le navire conçu par DCNS à Lorient. L’accord conclu entre Paris et Rome s’est traduit par l’achat en commun d’équipements et de systèmes importants.

Du coup, la FREMM italienne, conçu par Orizzonte Sistemi Navali, filiale de Fincantieri et Finmeccanica, reprend le système de combat et le radar EMPAR des frégates Horizon et concurrence même la FREMM française à l’exportation.

Long de 139 mètres pour une largeur de 19.4 mètres, le Carlo Bergamini peut naviguer à une vitesse de 27 noeuds. Mis en oeuvre par 145 marins, il est armé par une pièce d’artillerie de 127 mm, de missiles antinavire Milas, de missile surface-air Aster 15 et de missiles de croisière (Scalp naval). Il peut également accueillir deux hélicoptères NH-90.

Les FREMM italiennes se déclinent, en fait, en deux versions. La première est optimisée pour l’action vers la terre – comme le Carlo Bergamini – tandis que la seconde sera davantage tournée vers les missions anti-sous-marines (ASM). Ce sera le cas du Virginio Fasan, qui effectue actuellement sa phase d’essais. La différence se joue entre quelques systèmes d’armes différents et l’emport d’un sonar remorqué.

Initialement, la marine italienne comptait disposer de 10 FREMM. Pour le moment, 6 ont fait l’objet d’une commande ferme. Pour les 4 autres, il faudra certainement composer avec la situation financière délicate du pays.


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Les parachutistes néerlandais seront intégrés dans l’armée allemande

6 juin 2013 – 16:12

La semaine passée, le ministre néerlandais de la Défense, Mme Jeanine Hennis-Plasschaert a signé, avec son homologue allemand, Thomas de Maizière, une déclaration d’intention , visant à approndir la coopération militaire entre les deux pays à un niveau jusqu’à présent inégalé.

En effet, il s’agit ni plus ni moins d’intégrer, d’ici 2014, la 10e Brigade aéroportée néerlandaise à une unité de réaction rapide de la Bundeswehr, en l’occurrence, la Division Schnelle Kräfte (DSK). Selon le ministère néerlandais de la Défense, il s’agit ainsi “d’aboutir à une mode de fonctionnement commun et de faciler le déploiement, entre autres choses.”

L’état-major “combiné” de cette nouvelle entité, qui comptera plus de 13.000 hommes (4.500 parachutistes bataves et 8.600 soldats allemands), sera basé en Allemagne, où se dérouleront les entraînements communs. Quant aux unités de la 10e Brigade aéroportées, elles resteront aux Pays-Bas. Cela étant, le communiqué du ministère néerlandais ne précise pas comment les choses se passeront si jamais La Haye a besoin d’envoyer ses militaires dans ses possessions outre-Mer, par exemple. Voire même sur son propre territoire.

Les contraintes budgétaires, notamment pour les militaires néerlandais, qui ont eu leur lot de réductions drastiques de leurs effectifs et de leurs moyens, expliquent en partie cette demarche. Mais pas seulement, si l’on en croit Mme Jeanine Hennis-Plasschaert.

Certes, l’austérité financière “reste un problème”, a-t-elle admis, mais il s’agit surtout, selon elle, “d’éviter que l’Europe se retrouve hors-jeu et de faire en sorte qu’elle prenne en main sa propre sécurité.” Et d’ajouter : “Nous devons assumer notre part du fardeau, y compris les risques. L’Europe ne peut faire face aux menaces actuelles et émergentes que si nous travaillons ensemble.”

“Ce que nous avons besoin, c’est de courage, de leadership et d’engagement à long terme. Cela exige une coopération politique et militaire. Nous devons avoir des forces armées qui opèrent selon les mêmes normes et des chefs militaires qui se connaissent. Je dois dire, cependant, que nos forces armées sont – en général – remarquablement bien conscientes de cette nécessité. C’est au niveau politique plutôt que nous trouvons les obstacles à une coopération plus étroite. Dans ce contexte, je considère que la déclaration d’intention (…) est de la plus haute importance”, a-t-elle expliqué.

La coopération entre les Pays-Bas et l’Allemagne ne devrait pas s’arrêter à l’intégration de cette 10e brigade à la DSK allemande. Il est aussi question de l’élargir à la défense antimissile, étant donné que les deux pays disposent de systèmes Patriot. D’ailleurs, Berlin et la Haye ont répondu favorablement à la demande de l’Otan d’en déployer chacun deux exmplaires en Turquie.

Enfin, pour “réaliser des économies d’échelle et conserver de précieuses connaissances dans le domaine de la construction sous-marine”, les Pays-Bas et l’Allemagne vont aussi approfondir leur coopération en la matière, ce qui “conduira à une utilisation plus efficace des capacités et des ressources rares et coûteuses.”


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