La DGA a commandé trois Vedettes côtières de surveillance maritime à Socarenam

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

31 contributions

  1. philbeau dit :

    SOCARENAM toujours…à croire qu’il n’y a pas d’autre chantiers en France , qui ont besoin aussi de travailler. Cette monopolisation des commandes publiques va finir par poser question .

    • waterBoy dit :

      Ou bien c’est simplement le résultat des appels d’offre? Les contrats ne sont pas un gâteau à partager entre les industriels, mais le résultat d’un processus, ouvert au recours en cas de désaccord par l’un des postulant.

    • Jean-Marie H. dit :

      @ Philbeau,
      Sans être du tout impliqué, ni concerné, je veux faire observer que d’autres chantiers travaillent navals travaillent pour les armées.
      Par exemple (de mémoire) Piriou… que l’on a reproché à Le Drian de favoriser.

    • ji_louis dit :

      Les marchés publics de l’État sont publics et ouverts, publiés à l’échelle de la France ou à l’échelle européenne selon le montant maximal. Le dossier soumis par le(s) industriel(s) est comparé avec celui des concurrents et l’État fait son choix, la plupart du temps au mieux disant ou au moins disant.
      Si SOCARENAM réussit si souvent, c’est qu’ils ont mis en place une organisation permettant de construire vite à bas coûts (c’est relatif), et cela prime sur certains inconvénients (relatifs eux aussi). De plus, ils ont de bons communicants 😉

    • tournoux dit :

      les autres n’ontqu’a être meilleur…le choix s’effectue à partir d’un appel d’offre…

    • Vevert250 dit :

      SOCARENAM est une entreprise française de constructions navales qui est connue et reconnue pour son savoir faire dans les petites unités de pêche et de servitude.
      Les autres chantier navals français ne sont pas en reste avec les administrations et la MN.
      Contrats en cours de livraison :
      – Chantier Merré à Nantes : 26 remorqueurs portuaires (avec CMN) et 8 vedettes de soutien à la plongée (VSP);
      – H2X à la Ciotat : 8 chalands multi-mission;
      – Kership (Piriou & Naval groupe) après la livraison des derniers bâtiments de soutien (BSAM, BSAH) en 2019 a un carnet de commande étoffé à l’export avec des patrouilleurs de haute mer et les chasseurs de mines Belges (coques construites à Lanester);
      – OCEA aux Sables d’Olonne : 3 vedettes pour les douanes et un plan de charge bien rempli avec de gros contrats à l’export (Ukraine, Nigéria);
      – CMN à Cherbourg a également un gros plan de charge à l’export (Arabie Saoudite

      • Plusdepognon dit :

        @ Vevert250
        Merci pour ce récapitulatif !
        OCEA a également remporté l’appel d’offres pour 1 patrouilleur pour les affaires maritimes (lien plus haut).

  2. casanova dit :

    N’est-il pas temps de rationnaliser tout cela et de creer un corps maritime unique (type gardes cotes) ayant pour missions la douane maritime, les affaires maritimes, la police des peches, la surveillance et regulation des approches (semaphores), le sauvetage (CROSS) et l’AEM en general ? Cet eclatement des missions entraine des redondances, des lourdeurs et une grande heterogeneite des moyens, pour le plus grand malheur du contribuable !

    • tschok dit :

      @casanova,

      Oui, mais l’océan est-il unique?

      Le terrien veut rationaliser toute chose. Donc standardiser, normaliser, produire en masse, jouir individuellement de façon certaine et prévue, calée dans un agenda qui comprend les vacances des gosses, les grèves des services publics, les congés payés et le budget à accorder au croisiériste sur les méga paquebots. Sans compter les activités de travail en mer, le militaire, les trafics et contrebandes, et l’exploratoire.

      L’océan, lui, n’est pas d’accord.

      Vous saviez, vous, qu’il existe des types de coques en fonction des vagues que vous allez rencontrer? Même le vent n’est pas pareil. C’est chié, ce truc.

      Et en plus, ça change avec les saisons.

      Moi, ce que j’ai compris avec la mer: si vous l’abordez avec un esprit moniste (l’esprit de l’Un, de l’Unique, de ce qui est homogène, de ce qui est mono, constant, domptable) vous êtes mort. C’est juste une question de temps.

      Donc, ça va être la diversité et l’adaptation permanente à des conditions changeantes dans des amplitudes qu’on rencontre également en montagne: ça peut être le paradis, cinq minutes plus tard, l’enfer. Sans vraiment prévenir.

      A partir de là, l’action de l’Etat en mer passe par des moyens diversifiés qui engagent des technologies éprouvées, des savoir faire sophistiqués, des compétences qui sont des métiers, ce qui laisse peu de place à l’amateurisme, et des matériaux solides, transformés, travaillés et donc coûteux.

      En général, tout cela c’est cher.

    • garance dit :

      Houlà!…chaud devant….bon courage…paré à virer.

    • Paul Bismuth dit :

      @ Casanova
      C’est vrai que ça manque d’économies d’échelle pour le coup:
      http://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2019/12/une-serie-de-patrouilleurs-cotiers.html#comment-form

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      Cette histoire de créer un corps de garde-côtes c’est (si j’ose dire)… un serpent-de-mer : c’est une proposition qui revient périodiquement depuis les années soixante-dix.
      Une proposition toujours rejetée parce que ça ne serait ni opérationnel ni rentable.
      .
      Au contraire notre système actuel, construit autour des CROSS qui ont autorité (à certaines conditions) sur tous les navires d’État ou privés (ou associatifs : SNSM) dans leur secteur est beaucoup plus efficace que ne le serait une corporation de garde-côtes avec les rigidités inévitables d’une corporation.
      .
      Je le sais pour avoir servi à la Protection Civile d’une Préfecture côtière, la coordination entre la terre et la mer étant très délicate.
      .
      Donc non : ne remplaçons pas un système qui fonctionne par un système qui serait intellectuellement satisfaisant mais plus cher et moins efficace.

      • ji_louis dit :

        Je rajoute que les navires étrangers aussi sont tenus par la convention SOLAS à se mettre à disposition des secours dans la mesure de leurs possibilités. C’est comme cela qu’en 1997, jeune officier coordonnateur de missions de sauvetage, j’ai eu un porte-avion américain à mes ordres parce qu’il avait déclaré au CROSSMED avoir découvert une épave de navire de plaisance dans les eaux françaises (et donc, il fallait vérifier si il y avait des corps, l’identité du navire et de son propriétaire, et cœtera). Il a donc mis 2 fois à ma demande une équipe de plongeurs à l’eau pour fouiller l’épave (la première pour vérifier la présence de corps, la deuxième pour obtenir des éléments d’identification permettant de retrouver l’identité des propriétaires et des derniers occupants).

        Plus prosaïquement, tout navire proche d’un accident ou d’un naufrage doit, quelle que soit sa nationalité, porter assistance ou aider à le faire dans la mesure de ses possibilités, le minimum étant de transmettre le ou les messages PAN ou MAYDAY RELAY.

    • Lechavenois dit :

      casanova :
      .
      « …N’est-il pas temps de rationnaliser tout cela et de creer un corps maritime unique (type gardes cotes)… »
      .
      Effectivement, cela serait plus rationnelle qu’un seul corps, avec un commandement unifié, du matériel mutualisé, des procédures standardisées, et des infos centralisées.
      .
      Mais comme d’habitude, chacun voudra garder ses prés carrés, et d’inextricables blocages pour  » tirer la couverture à soi  » vont alors émerger pour bloquer la moindre innovation en ce sens…

      • ji_louis dit :

        Bercy avait posé la même question sous Sarkozy, la cour des comptes avait répondu que l’unification administrative n’apporterait pas les gains espérés à cause de la fusion des statuts tirant l’ensemble vers le haut, et à cause des besoins spécifiques de certaines missions. Même l’hypothèse (2012) d’une flotte harmonisée pouvant embarquée à la fois ou tour à tour douaniers, gendarmes maritimes, marins militaires et inspecteurs des affaires maritimes n’a pas été retenue à cause de la nécessité d’ubiquité sur le plan d’eau (en clair, il faut être capable d’être partout à la fois lors des opérations ‘coup de poing sur la sécurité’, typiquement peu avant le début des vacances d’été, ce qui n’est pas possible si on diminue le nombre de vedettes et de patrouilleurs, ce qui serait le but d’une flotte harmonisée).

      • waterBoy dit :

        On peut aussi retourner toutes les critiques. Nouveau corps, nouveaux statuts, nouveaux chefs, nouvelles carrières.

        Certains ont en effet beaucoup à gagner à ce que tout change, pour se refaire une virginité et devenirs les chefs du nouvel organisme. Bref, se faire une carrière en agrégeant beaucoup de choses autour de soi, pour avoir du pouvoir (et si possible fuir les responsabilités). Et surtout ne rie changer dans l’efficacité, car ce qui compte ce n’est pas toujours d’accomplir sa mission, mais bien d’exister.

  3. Parabellum dit :

    Le niveau d armement est comme trop souvent très faible…le moindre pirate ou trafiquant se balade avec au minimum un ak 47 voire un rpg..le mitrailleur a l air libre est très vulnérable face à des voyous ou des activistes déterminés…cette absence de moyens de frappe est soit un problème de fric ou technique soit une niaiserie…ou les deux.on n a pas affaire à des gentils mous en face…ces vedettes sont sans doute jolies mais quelque efficacité dans le dur ?

    • Jack dit :

      @Parabellum : « cette absence de moyens de frappe est soit un problème de fric ou technique soit une niaiserie »
      .
      Soit une méconnaissance des tenants et aboutissements de ce choix par Vous-même.
      .
      Je plaisante naturellement. Je suis sûr que vous pouvez nous donner un lien vers une étude détaillant les besoins en armement de ce type de navire, non ? De même, une comparaison avec les pays possédant une zone maritime ET des missions en tous points comparables à la France, serait apprécié 😉

    • garance dit :

      …disons de l’angélisme appuyé par Bercy.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Les vedettes auront quand même la mitrailleuse et un blindage léger. Cela remonte à quand la dernière fois qu’une vedette de la gendarmerie s’est faite tirer dessus?
      Si une intervention risque d’être vraiment trop chaude, la gendarmerie pourra toujours demander un coup de main des fusiliers marins qui auront ça :
      https://www.ouest-france.fr/politique/defense/le-chantier-naval-ufast-va-livrer-12-intercepteurs-la-marine-5635319

    • MERCATOR dit :

      @Parabellum
      Mitrailleuse de 50.
      Portée pratique :
      objectif terrestre : 1200 m.
      objectif aérien : 900 m.
      Vitesse pratique de tir : 150 c/mn.
      Perforation : 20 mm d’acier à 400 m.

      RPG porter pratique 150 mètres

      Kalash 400 mètres

      Ya pas photos !

    • dolgan dit :

      oui oui, les pêcheurs sont couramment armés de RPG/Kalash. Et ne parlons pas des plaisanciers avec leurs canons et leurs MCDM. Et les navires de commerces qui sont tous escortés par minimum 2SNA et un porte avion ….
      .
      Sinon, dans la vraie vie, c’est largement suffisant à l’emploi de ces navires …

  4. dolgan dit :

    Bravo, deux liens totalement hors sujet….