Deux milliards d’euros seront investis pour la mise au point du drone de combat franco-britannique

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Dans le droit fil des accords de Lancaster House et après avoir, en novembre 2014, confié une étude de faisabilité à BAE Systems et Dassault Aviation dans le cadre du programme SCAF (Système de Combat Aérien Futur), Paris et Londres ont convenu de passer à la vitesse supérieure à l’issue du  sommet franco-britannique d’Amiens, le 3 mars.

Ainsi, la France et le Royaume-Uni ont décidé d’investir 2 milliards d’euros pour mettre au point un démonstrateur de drone de combat furtif, en vue d’un bilan technique en 2020.

« Ce programme de démonstration, le plus avancé en Europe, sera axé sur une plateforme de drones polyvalents qui pourrait servir de base à une future capacité opérationnelle au-delà de 2030 », précise la déclaration finale, publiée à l’issue de ce sommet franco-britannique.

Dans un communiqué, Dassault Aviation a salué la « volonté commune de la France et du Royaume-Uni de poursuivre la coopération en matière d’aéronautique militaire, et en particulier de lancer une nouvelle phase en 2017 avec le développement ‘échelle 1’ d’un démonstrateur opérationnel d’UCAS (Unmanned Combat Air System). Et le Pdg de l’industriel, Éric Trappier, de souligner : « Il est important de préparer le futur dans le domaine stratégique des drones de combat. »

Ce drone franco-britannique devra être en mesure d’effectuer des missions de renseignement et de surveillance ainsi que d’identifier des cibles et des frappes. Il sera complémentaire des avions de combat « classiques ». Par exemple, il pourrait être préalablement utilisé dans un environnement « non permissif », c’est à dire fortement défendu par des moyens d’interdiction et de déni d’accès (A2/AD).

Dans ce domaine, Français et Britanniques ne partent pas de rien. En effet, Dassault Aviation est le maître d’oeuvre du programme nEUROn, un démonstrateur de drone de combat développé dans le cadre d’une coopération européenne. De son côté, BAE Systems a développé le Taranis.

Outre BAE Systems et Dassault Aviation, le programme SCAF réunit Rolls Royce, Safran, Thales et Selex ES.

64 commentaires sur “Deux milliards d’euros seront investis pour la mise au point du drone de combat franco-britannique”

  1. Deux milliards d’Euros en R&D cela commence à prendre de l’envergure comme projet et témoigne d’une véritable volonté politique …que du bon !

  2. A l’inverse du profil en delta simple des nEUROn et Taranis, toutes les récentes illustrations du FCAS présentent toutes un Profil en delta double (ou à double flèche).
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    Le seul intérêt de ce nouveau profil n’est pas pour la discrétion radar, mais plus basiquement pour une vitesse de décrochage plus basse, càd une capacité d’évolution à plus faible vitesse.
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    Et le seul intérêt (que je perçois …) pour un tel drone de pouvoir évoluer à petite vitesse, c’est celui de permettre un appontage sur Porte-Avion !!! (Cf l’exemple du drone X47B).
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    Si c’est vraiment la raison, et donc le but final – de rendre ce FCAS compatible avec un porte avion – alors ce serait un joli pied de nez à l’Histoire des Rafale et Typhoon,
    lorsqu’une des raisons de la scission de projets entre Français et Européens était (entre autres) que les Français voulaient un avion ‘compact et léger’ adapté aux porte-avions … et les Européens pas (ayant pourtant alors finis avec un Typhoon à peine plus lourd que nécessaire et à peine plus volumineux que voulu par les Français pour répondre à leur requête … tout ça pour si peu en plus …).
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    Bref, les Anglais auraient-ils cette fois-ci accepté de faire plaisir aux Français ? 🙂
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    Car par contre ici, même similitude que dans les années 80, une navalisation ne serait (pour l’instant) utile qu’aux Français, dans la mesure où ce drone ne pourrait jamais être mis en œuvre QUE par un porte avion CATOBAR avec catapulte et brins d’arrêt … ce dont sont totalement démunis les futurs PA QE et PofW anglais !!!…
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    Comme quoi on voit jusqu’où porte le choix anglais du F35B … cela a des conséquences directes potentielles y compris sur nos programmes de drones européens de dernière génération ….
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    Quelle misère que ce choix du F35B et du VSTOL par le UK … une vraie misère.
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    Espérons que ce projet FCAS nous fasse vite oublier cela.
    Et souhaitons le meilleur à ce futur projet technologique si important pour l’avenir de l’aéronautique de défense européenne !

    1. @Fralipolipi:
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      Merci pour cette précision pour la possibilité d’être embarqué que laisse entrevoir cette configuration de la voilure du SCAF.
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      Merci aussi pour le rappel de ce qu’implique une version navale du SCAF pour la Royal Navy.
      Mais quelle mouche avait piqué les britanniques à abandonner les 2 PA CATOBAR (version CVF-Fr) embarquant des F35C qu’ils avaient envisagé en 2010 🙂 ?
      – La peur du spectre d’un Rafale aux couleurs de la Royal Navy (ultime affront et reconnaissance de 30 ans d’erreurs et de mauvais choix), après un possible abandon du F35C (qui intéressait moins BAe …).

    2. Je vois pas comment les anglais pourraient faire décoller ce drone ils n’ont pas de catapulte … Et je vois pas pourquoi il ferait plaisir au français. Qu’un drone charger de faire du renseignement soit lent pour être endurant ça paraît normal. Ça veut pas dire qu’il sera navalisé.

      1. Les SCAF seront opérationnels à l’horizon 2030, ce qui laisse le temps aux britanniques de réaliser la probable refonte de leurs CVF qu’ils anticipent déjà pour cette capacité:
        Ils ont concrètement la possiblité d’inst

      2. Les SCAF seront opérationnels à l’horizon 2030, ce qui laisse le temps aux britanniques de réaliser la probable refonte de leurs CVF qu’ils anticipent déjà pour cette éventuelle capacité (qui reste à confirmer…):
        La Royal Navy a concrètement la possibilité technique d’installer des catapultes sur ses porte-aéronefs géants dont les plans sont aussi conçus pour répondre à cette exigence.

  3. Avec 2 milliards engagés nous passons de « l’étude faisabilité » à la réalisation d’un prototype « faisable » pour 2020 avec un système d’arme achevé pour 2025, afin de répondre à l’objectif d’unités opérationnelles à l’horizon 2030…
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    Il semble que pour ses caractéristiques de « Combat », que le SCAF/FCAS soit avant tout destiné à devenir un appareil de pénétration fort de son architecture furtive.
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    Sur l’aspect opérationnel de ce futur UCAV franco-britannique, espérons qu’à l’instar du X-47B US, que le SCAF puisse aussi être décliné en version navale !
    http://www.nbcnews.com/technology/after-two-historic-carrier-landings-navys-x-47b-drone-scrubs-6C10604261
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    Après tout DCNS nous présentait bien à Euronaval 2012, son projet de DEAC (DCNS Envolved Aircraft Carrier) avec des EMALS et embarquant des UCAV:
    http://defence.pk/threads/indian-navy-news-discussions.30327/page-129
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    En tant que UCAV, le SCAF destiné à former un couple idéal avec le Rafale, auquel il offrira la possibilité le potentiel d’attaques en pénétration des territoires ennemis.
    Le Rafale pourra à l’inverse compléter la protection aérienne du SCAF.
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    Ce programme franco-britannique commence aussi à prendre une dimension européenne avec la participation de Selex ES (filiale de Finmeccanica UK).
    Dassault pourrait à terme finir par entrainer SAAB, Alenia, Casa et HAI, voire même RUAG, les participants au Neuron…
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    L’Allemagne est à ce jour hors courses sur les drones UCAV et semble se consoler sur la direction du programme du futur drone MALE européen auquel Dassault participe également à la conception:
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/drone-male-l-allemagne-sera-le-leader-du-programme-europeen-513982.html

    1. Comme pour les avions de combat on va se trouver avec deux drones européens en concurrence

      1. Non Thaurac,
        c’est pour le futur drone MALE européen que le leadership a été laissé aux allemands en fonction d’exigences techniques largement inférieures que pour la conception du futur UCAV franco-britannique.
        Ces deux drones appartiennent chacun à une catégorie très différente.

  4. Heureux de savoir que la programmation militaire, déjà passablement sous tension, dispose de quoi financer 1 G€ de plus que prévu d’ici 2020 …
    Il risque d’y avoir quelques révisions déchirantes en 2017.

  5. Le lancement avec un budget de 2 milliards d’euros, de ce qui est quand même la phase de développement et d’un démonstrateur du SCAF pour 2020, après la d’étude de faisabilité lancée en 2014 (avec un budget de 250 millions d’euros); démontre que (une fois n’est pas coutume…) ce programme bénéficie d’une très forte volonté politique et industrielle.
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    Rappelons que quand fut lancé l’étude de faisabilité en 2014, la phase de développement d’un démonstrateur ne devait initialement pas être lancée le courant de l’année 2017:
    http://www.air-cosmos.com/lancement-de-la-phase-de-faisabilite-du-programme-scaf-26609
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    Curiosité qui mérite d’être relevée: nous avons avec le SCAF, un exemple de programme militaire qui est à ce jour en avance sur calendrier initial 🙂 !!!

    1. L’appétence au niveau mondial pour les systèmes Sol-Air type S400 (et autres cousinage chinois), appétence qui finira forcément un jour par une généralisation de tels systèmes de pointe dans nombres de pays hors OTAN (et hors alliances USA-Pacifique),
      en corrélation avec l’actualité des récents tropismes sur « l’Anti Access-Area Denial » en Syrie ou en mer de Chine,
      n’est sans doute pas étrangère à cette potentielle accélération de calendrier …

  6. https://www.youtube.com/watch?v=a10N1KMOZlY
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    voir à 1:02.
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    Vu qu’il faille là un moteur d’une puissance similaire à celle du M88,
    mais que malgré tout il faille tout de même développer un tout nouveau moteur … pour des raisons d’optimisation des discrétions signatures radar et IR,
    … pourquoi ne pas espérer développer là un moteur qui pourrait également convenir au Rafale, dans le cadre de sa future MLU (ou MLE, + Mid Life Evolution ou Upgrade) qui devrait intervenir aussi vers 2025/2030, et optimiser ainsi également la discrétion du Rafale lui-même.
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    Ce n’est là qu’une illustration, mais nous pouvons facilement espérer que nombres des technos qui seront développées pour le FCAS seront également utiles dans le cadre d’une amélioration ou d’une MLU des Rafale eux-mêmes (notamment pour tout ce qui est furtivité et intégration de nouveaux capteurs électroniques plus performants, idem pour le communication réseau).
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    Ceci pour évoquer le fait que ce programme FCAS dépasse largement la seule mis au point d’un unique drone armé furtif.

  7. et au dernier moment les anglais achèterons le Drône américain ,on les connait ces bouffons

    1. A moins qu’ils n’en soient justement revenus, des Ricains… (cf F35)

      1. Ils se souviennent peut être du Jaguar et du Concorde?
        Des projets bilatéraux sous surveillance des deux puissances…
        Pas comme la gestation de l’ A400M, où les compétences des ingénieurs et le but à atteindre, comme l’avion lui même, sont passés bien après « €uroMickey » !

    2. … Bah, ils ont déjà payé leur fee avec le F35B (il ne leur reste plus qu’à digérer le chapeau ingéré en parallèle).
      Du coup, ils n’ont peut-être pas envie de rempiler pour le drone UCAV 100% US !
      (sachant qu’ils sont aussi bien tenus en laisse pour leurs Reaper … pilotés depuis les US).
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      Pour rester de solides alliés des US (et considérés en ce sens plutôt qu’en simple vassal), le UK ne peut pas être à 100% inféodé sur tout et pour tout. Il est obligé d’avoir qques degrés de liberté à la marge, notamment avec des Typhoon … ou des FCAS … Made in Europe.

  8. Bonne nouvelle, c’est un secteur qui manque d’investissement. On a peut être loupé le coche avec les drones MALE mais on peut et on doit préparer la génération futur pour rattraper le retard voir prendre de l’avance.
    Mais quoi qu’on en dise, ce programme servira a redessiner le model de notre armée de l’air, car son arrivée remplacera inéluctablement un certain nombre de chasseurs. Ce drone a pour vocation de devenir operationnel vers 2030, soit au moment ou nous devrions retirer nos mirage 2000D qu’on aura modernisé entre temps. Il faut toujours se projeter et constater que c’est vers 2025 que le choix devrait se faire pour remplacer les mirage mais aussi les premières réflexions pour le successeur du reaper. A ce moment ce drone franco britannique aura terminé sa phase de conception, aura démontré ses capacités et pourra entrer dans une phase de production industrielle et je pense sincèrement qu’on engagera de l’argent pour acquérir une cinquantaine de ces drones plutôt que de nouveaux rafale.
    Bref tout cela semble loin comme toujours dans le monde militaire, mais le temps passe, il passe très vite.

    1. … ou une cinquante des ces drones, + une cinquantaine (ou plus encore) de Rafale MLU (qui intégreront nombre des technos développées dans le cadre du programme FCAS.
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      A noter que le remplacement du Scalp et de l’Exocet est aussi lié en parallèle … avec forcément une réflexion pour des versions anti-radar SEAD/DEAD … en complément des capacités actuelles offertes par l’AASM.
      L’étude d’un nouveau missile polyvalent devait aussi faire partie des discussions Franco-Britanniques hier.

    2. @Maotchao:
      Nous aurons cependant le temps de recevoir de nouveaux Rafale de 2020 à 2030.
      Sans oublier que les besoins de l’Aéronavale seraient révisés à la hausse avec le possible lancement d’un nouveau porte-avions par la LPM 2019/2024…

  9. Je subodore que nous soyons incapable d’établir un cahier des charge à la hauteur de l’enjeu. A moins que l’on est dans l’esprit, de faire une sorte de Concorde de combat. Mais la réalité économique en berne des armées européennes, me fait pressentir que cela restera dans les cartons. Et surtout qu’un engin d’observation, ne peut avoir la même configuration qu’un engin de combat, sauf sur la furtivité, qui sera leur seul point commun. Pour le drone de combat, l’avion devra supporter des facteurs de charge hors-norme, et être capable donc, de pouvoir faire des manoeuvres jamais usité auparavant, c’est l’avantage de ne pas avoir d’homme à bord. Pour le drone d’observation, je pense carrément que les missiles hypersoniques (ou de croisière: Scalp d’observation?) seront un élément futur intéressent pour un emploie tactique, mais qu’à l’échelle stratégique, nous n’aillons pas les moyens de faire une tel rupture technologique, qui elle seul, détient le succès face aux avances technologiques russes et américaines. Sans rêver, je ne crois pas que l’on puisse transformer la politique européenne pour ménagère de la génération baby-boom avachie, en une politique indépendante, déterminer, et proche des cultures qui ont fondés l’Europe. Des rois ont combattus sur les champs de bataille, des maréchaux se sont fait emporter des membres par boulet de canon pour l’empire de Napoléon. Aujourd’hui, au moindre coup de vent, vous verrez député et sénateur prendre le premier avion pour fuir le danger, fuir la France, donc foutre la merde ne les gènes pas plus que ça, alors un drone de haute technologie et donc très chère, c’est juste pour faire rêver les peuples inquiets, et en manque d’espoir nouveau. Merci, mais je suis totalement étanche au marketing, tout comme l’hypnose, je n’ai pas la capacité d’être poreux à l’auto-suggestion. J’espère me trompé malgré-tout, car je ne suis pas retors juste par confrontation, ni par pessimisme, mais par réalisme sur la situation européenne.

    1. Je ne sais pas si vous vous trompez, ou bien si c’est moi, mais en tout cas, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous.
      Un missile hypersonique pour de l’observation ???… What the f..k comme dirait l’autre (excusez ce langage trivial, et rigolo).
      Pour qu’il y ait Observation (ou opportunité d’observation d’un truc intéressant), il doit y avoir ‘durée’ dans la mission, or un missile passe comme un coup de fusil, et point.
      Son problème sera toujours le manque d’endurance et de durée en vol sur un périmètre donné.
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      Mais ne vous y trompez pas, les Anglais font partie des tous premiers à s’être intéressé au concept du missile « rodeur » (qui observe … un certain temps … avant de fondre sur sa proie si décision en est prise).
      Bref, non, pour l’Observation, rien de mieux qu’un aéronef capable de voler ‘longtemps’ … et un drone « discret » est sans doute le meilleur outils pour cela dans un ciel très défendu.
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      Quand à la rupture technologique et aux investissements requis, vous semblez ne pas percevoir que nous n’avons pas le choix … soit nous faisons les efforts financiers nécessaires, soit nous seront OUT pour les décennies à venir.
      Or, vu le déjà très haut niveau de nos compétences en France et au UK, l’effort à fournir pour tenter de nous mettre au niveau des US sur ce sujet des UCAV est quand même bien moindre que celui à fournir du côté des Russes, ou des Chinois (ces derniers étant prêts, soyons en sûr, à faire tous les efforts requis).
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      Mais vous me direz, ce ne sont pas les Chinois qui ambitionnent de pouvoir voler à proximité du continent américain et européen sans être inquiété par les Patriot, THAAD, et autre Mamba … c’est plutôt nous qui ambitionnons de pouvoir voler dans n’importe quel ciel sans qu’on puisse nous l’interdire militairement …
      Tout ceci est à mettre en phase avec nos intérêts, objectifs et ambitions.

      1. Je persiste à penser que le missile d’observation, peut avoir une vrai utilité, sans parler forcément de frappe. Mais de pouvoir faire sa boucle en rase-motte au-dessus d’un front, et à vitesse hypersonique (Contrairement au Scalp.). Reste plus qu’à demander aux ricains les donnés sur leurs nombreuses années d’expériences en scramjet. 🙂

          1. L’utilisation d’un UCAV dans un conflit de haute intensité n’est possible il est vrai qu’en cas de supériorité aérienne acquise.
            Mais je persiste: en vitesse hypersonique (Mach 5 ou plus), pour effectuer une boucle comme vous dites, quel est le rayon du virage de votre missile? (rien à voir avec la courbure de la terre non?)

            Ce que je veux dire par là: l’idée est intéressante, mais à mon sens certainement pas pour de la reconnaissance tactique du champ de bataille, qui nécessite en plus dans l’idéal d’une surveillance constante. L’utilisation d’un engin à très haute performance n’a pas de sens dans ce cas là. Elle peut être plus intéressante dans la reconnaissance de l’arrière, en profondeur, impossible (ou presque) pour un drone « normal » et un avion de combat « normal ».

          2. Pour la courbure je plaisantais un peu, mais pas complètement si on parle de plus de mach 6 et des fameux engins américains lancés depuis un B-52. Sinon les Aim-9 ou les Mica peuvent faire des virages à 180° sans problème, on peut donc imaginer un engin intermédiaire de type Amraam, ou encore de croisière + aérodynamique, mais gardant le caractère d’une trajectoire programmé en rase-motte.

      2. En cas de coup dure nos satellites seront les premier visés, et pour voir un front ennemi surchargé en défense, avec bulle redondante A2AD, qu’est-ce qui nous reste? Un missile rase-motte hyper-véloce, pour voir un front à l’instant T, et avoir des solution de tire sur le front tenu par l’adversaire! La duré de vie de l’engin, ni sont endurance, ne sont alors plus important, c’est juste pour de la guerre de très haute intensité bien-sûr. Veuillez m’excusez pour cette anticipation trop poussé.

        1. Tout dépend, si on se met dans un contexte de type syrien, ou de type russe par exemple…Quel est donc l’appellation qui est au dessus de l’A2AD?

    2. « Pour le drone de combat, l’avion devra supporter des facteurs de charge hors-norme, »
      … non, pas du tout, car ce drone « subsonique » ne sera pas du tout voué à la supériorité aérienne, mais seulement à l’attaque air-sol.

      1. Un missile d’observation allant plus vite que les missiles air-air, sol-air, sera tout simplement tranquille au-dessus de l’ennemi. Ca fait réfléchir non?

    3. @Eliot Mess:
      .
      Vous n’arrivez visiblement pas à percevoir à quel point ce programme franco-britannique, qui commence à faire figure de « petit privilégié » est porté par une importante volonté politique et industrielle des deux côtés de la Manche.
      Une volonté dont l’inhabituelle et surprenante fulgurance a de quoi laisser béats les autres européens.

      1. @Zayus et Fralipoli
        Ce qu’on oublie, c’est qu’en environnement A2AD, il faut aussi compter sur les avions de supériorité aérienne, en plus des missiles sol-air. Alors les configurations d’altitude et sub-sonique des UCAV me paraissent plutôt fragile.

        1. Et je ne crois pas à la furtivité. Peut-être devrais-je?!?…Difficile à dire quand les industriels ne font que se caresser dans le sens du poile, et que tout ce qui font est au top. La réalité militaire est souvent tout autre.

          1. @Eliot Mess:
            .
            La furtivité reste ne core utile face aux puisssances aériennes qui pendant encore de nombreuses années n’auront pas les moyens d’avoir des contremesures efficaces.
            La furtivité à défaut d’être évidemment synonyme d’invisibilité, permet au moins de retarder alerte et temps de réaction ennemis et au plus d’augmenter la survivabilité de l’appareil en question.

          2. Oui mais là encore l’utilisation d’un drone chère reste donc prohibitif, si c’est juste pour de la guerre asymétrique face une armée qui n’en porte que le nom. Et là, les Rafale peuvent faire le boulot à la place de l’UCAV?!

          3. @ Eliot Mess:
            .
            Je parlais bien de « puissances aériennes qui pendant encore de nombreuses années n’auront pas les moyens d’avoir des contremesures efficaces »; pas de conflits asymétriques.

    4. Arrête de prendre les drones pour des missiles! Ils ne sont pas jetables et ne doivent pas être soumis à trop de G.

      1. La prospective et les nouveaux projet ne sont pas votre fort, rein d’inhabituel sur l’inertie militaire donc…Mais là c’est carrément avoir des oeillères, sur les technologie de haute vitesse futur. Je ne confond pas, je veux voir l’ennemi à tout prix, quelque soit les moyens. Vous êtes vrp chez Dassautl? Je suis mentat free-lance!

    5. @Eliot Mess:
      Arrivez-vous seulement à estimer le nombre de missions d’observation qui précèdent une frappe?
      .
      Alors si ces missions d’observation ou de reconnaissance sont accomplies par des moyens consommables tels que des missiles qui sont déjà en soit couteux avec en plus des instruments d’observation et de liaisons satellitaires (que vous nous décrivez aussi propulsés par un « ScramJet »; rien que ça…), dites-vous Eliot Mess, que même la première puissance militaire mondiale ne donnera jamais à son USAF les moyens d’un tel gaspillage ostentatoire de ressources.
      .
      Je vous invite à sortir de vos théories de science-fiction en prenant le temps de vous renseigner sur le principe élémentaire de fonctionnement des « scramjet » pour constater que leur usage est impossible en rase-motte.

  10. 2 milliards, ca parait peu pour un programme de drone furtif de la taille d’un mirage 2000.
    Ne voudrait-il pas mieux faire un avion-drone, de toutes façons il faudra remplacer la production des rafales par autre chose avant 2030. Si on veut garder une production dans le pays.
    Là encore quelle idée de le faire avec le Royaume Uni qui a déjà le F 35 et qui aussi mauvais soit-il remplira les missions du drone. Les Brits ne voudra pas de version navalisé.
    En fait il aurait fallu faire le MALE avec les anglais et UCAV avec les italiens. Et les allemands ? des pilleurs industriels.

    1. « de toutes façons il faudra remplacer la production des rafales par autre chose avant 2030 »
      … oui, on remplacera le Rafale F3R (2017), puis F4 (2022/2023) … par le Rafale MLU (2028-2030) qui pourra rester opérationnel jusqu’en 2050 … (c’est la tendance actuelle que je perçois en tous les cas).
      .
      « le F 35 et qui aussi mauvais soit-il remplira les missions du drone.  »
      … on peut d’ores et déjà estimer que la discrétion du FCAS sera très largement meilleure à celle du F35 (qui est déjà décriée et présentée comme nettement inférieure à celle du F22).
      Autant les Brits ne sauront peut-être jamais faire quoique ce soit de bien avec un F35 trop ambitieux et voulu bcp trop polyvalent,
      autant, avec le FCAS, la mission est bien précise (observation et bombardement dans un ciel très bien défendu et surveillé) … et on peut s’attendre à une bien plus grande performance du FCAS en la matière.

      1. On a 180 rafales sur 220 meme avec les exportations je vois pas comment on va pourvoir poursuivre la production du Rafale jusqu’en 2030 sauf à commander plus. Mais meme là un rafale assemblé en 2030 sera retiré en 2060 minimum. Je veux bien que le rafale soit évolutif mais quand même.
        – donc les anglais lâcheront toute ou partie du programme f35

        1. Un second porte-avions verrait la commande d’au moins une trentaine de Rafale supplémentaires :
          Les recommandations de l’actuel Livre Blanc ne sont pas inscrites dans le marbre.
          À moins d’une alternance politique volontariste dès 2017 (…), la mise en chantier d’un nouveau programme de porte-avions ne pourrait pas être logiquement décidée avant la prochaine LPM 2019/2024. Ce qui fait qu’un second PA n’entrerait pas en service avant 2025 avec des livraisons de Rafale M sur la période 2025/2035…
          .

      2. Encore une fois on retourne sur une vision parcellaire des systèmes d’armes et de leur usage …
        Oui la furtivité du F-35 est inférieure à celle du F-22, puisque les ingénieurs de chez Lockheed Martin ont eu interdiction formelle de transposer les recettes du F-22 sur l’avion d’export F-35. Cependant, la réduction de SER du F-35 reste importante et cet appareil est aussi un avion de guerre électronique ce qui lui donne un très haut niveau de survivabilité … un niveau qu’aucun appareil à ce jour à part le F-22 ne peut égaler.

        Autre point majeur … ce programme de drone furtif est une très bonne chose … et je trouve très optimiste d’être certain de la furtivité supérieure du FCAS par rapport à celle d’un F-35 … les 2 systèmes étant classifiés. Cependant ce programme remet à leur place 2 notions :
        – Les opinions affirmant que la Furtivité passive va devenir inutile ou obsolète étaient à l’évidence fausse … puisque Dassault assume d’en faire une caractéristique majeur de son drone qui ne sera pas opérationnelle avant 2025.
        – Utiliser des drones furtifs autonomes implique obligatoirement de les faire accompagner par un avion piloter de « commandement » puisque la sécurité complexe des liaisons de données ne donne pas de garantie de pouvoir maintenir le contrôle sur ses drones à longue distance. Pour remplir cette tache de la meilleure façon les 2 caractéristiques majeures que cet appareil piloté devra avoir sont une Survivabilité de très haut niveau et une très importante robotisation de ses systèmes (fusion de données entre autres). Sur ces 2 caractéristiques le Rafale est à ce jour en net retard par rapport à un appareil comme le F-35.

        Tout cela pour dire que ce programme de drone est une bonne nouvelle … mais il n’aura un impact de modernisation opérationnelle au niveau des enjeux qui arrivent pour la France qui si notre pays investi dans un développement du Rafale vers les principes de robotisation poussés et une survivabilité optimale (bien que sur ce point le Rafale n’est pas désarmé … il a juste besoin d’obtenir des adaptations aux menaces nouvelles) … Certains diraient un Rafale 5Gen.

        Pour les anglais, le plan est cohérent, car ils ont un appareil parfait pour servir de passerelle de commandement et de désignation de cible pour leur futurs flottes de drones … et cet appareil c’est le F-35.

        1. @Dany40:
          .
          « …un très haut niveau de survivabilité … un niveau qu’aucun appareil à ce jour à part le F-22 ne peut égaler. »
          .
          « …et je trouve très optimiste d’être certain de la furtivité supérieure du FCAS par rapport à celle d’un F-35 … les 2 systèmes étant classifiés. »
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          Comment pouvez-vous dire qu’aucun appareil n’égale la survavibilité des F-22 et F-35 quand vous nous dites ensuite (quand ça vous arrange) que les 2 systèmes sont classifiés 🙂 ?
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          Essayez, s’il vous plait, de rester logique et cohérent pour être crédible.
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          N’oubliez pas le Rafale reste un appareil doté d’une furtivité active avec le système SPECTRA, mais on peut pas comparer Rafale et F35B britanniques, ou même avec le SCAF/FCAS (1) avant qu’ils entrent en service à l’horizon 2020/2025 (F35B qui accuse déjà une génération de retard par rapport au SCAF de 6e génération) et 2025/2030 (FCAS).
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          Enfin, il est bien prévu que le SCAF serve de base et d’expérience acquise pour le développement d’un successeur aux Rafale, Typhoon et F-35.
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          France et RU développent un premier appareil furtif avec certes 30 ans de retard sur les USA, mais avec un budget d’un peu plus de 3 milliards d’euros à mettre en perspective avec les centaines de milliards de dollars US dépensés par les USA pour les F-117, B-2, F-22 et aujourd’hui pour le très pathétique F-35.
          Un F-35 que les USA commencent à lâcher avec l’US Navy qui lui préfère le couple X-47B/F-18 :
          http://bestfighter4canada.blogspot.fr/2014/08/the-x-47b-pegasus-doing-what-f-35c-has.html
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          Il est probable qu’au regard du coût de maintenance des F-35A,C et surtout B que tous pays clients révisent à la baisse leur commande sans parler de ceux qui vont annuler comme le Canada.

          1. Justement je reste logique concernant ce que l’on peut dire sur la survivabilité … car autant le degré de réduction de SER est difficile à connaitre avec certitude aujourd’hui pour le F-35 et encore plus le FCAS, rendant les comparaisons entres furtifs nouveaux non opérationnels hasardeuses … autant il ne fait aucun doute que la survivabilité d’un furtif est supérieure à celle d’un non furtif. Cela ne remet pas en cause la qualité de systèmes comme le SPECTRA, mais on ne parle pas de choses comparables.
            – La furtivité passive par réduction de SER rend l’appareil totalement non détectable ou « ciblable » par les armements s’appuyant sur des systèmes radars « classiques  » … à moins de se présenter à très courte portée. Ce type de furtivité réduit la menace à quasiment zéro dans une grande majorité de scénarios. Le menace n’apparait que si l’ennemi a investi massivement pour développer, tester, construire puis déployer des systèmes couteux et complexes de détection et/ou ciblage des appareils (radars low-band, passifs etc …)
            – La furtivité active est efficace contre tous les types de guidage radar, y compris ceux développés à coûts élevés et récents, à condition de maintenir une capacité technologique de pointe dans le R1D en guerre électronique. Cependant ce type de furtivité implique que vous acceptez le fait que le Tir contre votre appareil aura lieu de toute façon … il sera « normalement » sans conséquence mais le principe de base du brouillage actif est qu’il ne rentre en jeu que lorsque l’attaque à lieu, il ne l’empêche pas contrairement à la furtivité passive.

            L’investissement de Dassault dans un drone utilisant la furtivité passive est significative … c’est l’aveu de son efficacité et de son adaptation aux contextes opérationnels à venir.

            Concernant le F-35 en général ce n’est pas le sujet ici … mais ne soyez pas trop prompt à confondre agacement causé par les retards et couts du programme et remise en question de sa pertinence… A ce jour le gouvernement canadien semble revenir sur sa position très ferme sur le F-35, peut être ont ils oublié de demandé aux militaires canadiens ce qu’ils pensaient de cette histoire avant de s’engager ….

          2. @Dany40:
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            L’investissement que font Dassault et BAe dans un UCAV à la SER réduite vise seulement à retarder l’alerte des adversaires ciblés ou simplement déjouer les systèmes de surveillance de puissances dépourvues de contremesures contre ces avions dits furtifs.
            .
            Car Dassault sait aussi bien que Lockheed Martin que furtivité n’est pas synonyme d’invisibilité, il n’y a que les naïfs responsables politique US pour croire le contraire.
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            « …le degré de réduction de SER est difficile à connaitre avec certitude aujourd’hui pour le F-35 et encore plus le FCAS,… »
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            « …Oui la furtivité du F-35 est inférieure à celle du F-22,… »
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            Évitez de vous contredire pour rester crédible, merci 🙂 .

        2. @Dany40:
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          Rien ne prouve à ce jour que la SER du F-35 (information secrète) est moindre que celle du Rafale.
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          Vous êtes illogique car vous présentez comme réelles des informations qui ne sont que suppositions 🙂 …
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          Les retards cumulés par le F-35 font que le unités auxquelles il est promis, ne seront pas pleinement opérationnelles avant 2025.
          .
          De fait d’ici presque 10 ans, vous sous-estimez l’évolution des systèmes radars basse fréquence et des logiciels de discernement des signatures radar qui mettraient (conditionnel) en échec la réduction des SER.
          Car réduction n’est pas synonyme d’invisibilité.
          .
          http://www.portail-aviation.com/2013/11/furtif-vous-avez-dit-furtif-partie-1.html
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          Pouvez-vous garantir que le F35 n’aura pas représenté un engagement financier colossal et de facto disproportionné par rapport l’intérêt d’un avion qui, au regard de ses retards qui s’accumulent, risque d’être obsolète qui il sera (enfin) opérationnel 🙂 ???
          http://www.industrie-techno.com/les-chasseurs-americains-f-22-et-f-35-ne-seront-bientot-plus-furtifs.31596

          1. Concernant les SER relatives du F-35 et du F-22 je me base sur des estimations en effet … mais le propos était surtout de dire que même inférieure à celle du F-22 elle est une SER d’un avion furtif donc très inférieure à tout avion ne disposant pas d’un revêtement absorbant adapté.

            … Vous vous demandez si le Rafale n’est pas aussi furtif qu’un F-35 ??? La SER naturelle par revêtement n’a aucun équivalent sur le Rafale … le Rafale a déjà un aspect « discret » très utile, mais il n’est en aucun cas au niveau d’un avion furtif … ses techniques de défense sont juste différentes.

            Concernant les techniques radars pouvant défier la furtivité merci de me relire … je ne dis pas que la furtivité ne sera pas mise en difficulté par ces technologies … je dis juste que ces systèmes ne sont pas des « miracles » … de l’aveu des ingénieurs d’ONERA, précurseur français des radars passifs, ces systèmes perdront énormément de leur portée si on leur demande d’estimer une altitude et ils ne seront efficaces que couplés à des radars classiques. Je donne juste un exemple pour dire que ce systèmes seront confrontés à des contraintes d’usage, et la logique même des techniques de radar passif et low-band rend peu probable que ces systèmes puissent permettre un jour d’obtenir un « lock » pour tirer sur une cible … ils permettront juste de dire qu’il y a « quelque chose par là ».
            Ceci dit il est possible que cela progresse et donne des solutions assez limitante pour contrer le furtif … mais … comme je le disais, les forces contre lesquelles les forces aériennes se battent dans 99% de leurs opérations n’auront pas les moyens financiers et technologiques de déployer des systèmes aussi avancés avant des décennies. Une poignée de grandes nations aura des radars passif/low band pouvant géner la furtivité dans 20 ans … mais le reste de la planète n’aura pas accès à ces moyens avant très longtemps ….

            Tout cela donc pour dire que le Furtif reste très efficace et implacable pour 99% des contextes opérationnels pour encore bien 50 ans minimum … et pour 100% des contextes pour encore 20 ans (sans compter les évolutions en cours de la furtivité et les ripostes possibles aux contre mesures inventées).

            Pour le F-35 on peut se demander à quelle point le coût est supérieur à ce qui était nécessaire … mais rappelez vous 2 choses clefs sur cette grande illusion des coûts militaires :
            – Ramener à un coût annuel (coût global / nombre d’années d’investissement), le programme JSF a coûté moins cher que le budget annuel des « Black programs » menés par Skunk Works …
            – Le coût total du programme reste massivement inférieur à l’immense rallonge budgétaire consentie après le 11/09 et qui continue encore aujourd’hui ( à peu près + 100 milliards de dollars pour l’année 2016 par rapport à des besoins globaux équivalents).

            Le drone à venir franco-anglais inscrit clairement dans le marbre le fait que la furtivité est pertinente pour un programme devant être opérationnel dans 20 ans … sinon pourquoi en accepter le coût et les contraintes ???

    2. Contrairement aux allemands, les britanniques ont déjà démontré leur capacité technologique de réaliser un UCAV avec leur démonstrateur Taranis.
      Les italiens avaient été embarqués dans le Neuron de Dassault, mais n’ont pas possibilité d’apporter autant d’atouts aussi bien technologiques qu’industriel et financiers pour un programme bilatéral.
      .
      L’avenir dira si les britanniques renonceront au possible potentiel aéronaval de SCAF/FCAS.
      Dites-vous pour info, qu’ils anticipent déjà la refonte de leurs CVF avec l’ajout d’une piste oblique, catapultes et brins d’arrêts…
      .
      Sinon les avancées technologiques générées par le SCAF pourront très bien servir à la conception du successeur du Rafale à l’horizon 2040/50.

      1. Justement les britanniques et français font doublons à chaque niveau moteur, avionique et structure. Autant dire que l’un et autre devrons abandonner une moitié de savoir faire. Il aurait mieux valu aller avec les italiens pour faire des synergies.

        1. @Wagdoox:
          .
          Vous avez vraiment une vision plutôt simpliste et minimaliste de la coopération industrielle 🙂 !
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          Il ne s’agit évidemment pas « d’abandonner les moteurs aux uns pour récupérer l’avionique pour les autres ».
          .
          Sur un programme co-dirigé par Dassault et BAe Systems tel que le SCAF/FCAS, nous retrouvons pour les moteurs Safran (Snecma + Sagem) et Rolls-Royce en coopération non-pas en opposition. Tout comme Thales et Selex ES pour les systèmes électroniques.
          .
          Entendez que tous les acteurs désignés pour participer à cette coopération bilatérale veillent au maintient et au développement de tous leurs savoir-faire respectifs.

  11. Et en cas de Brexit, on choisit un partenaire Allemand ou Turc ?

    1. Ah oui, développons avec les Turcs des transporteurs de clandestins invisibles aux yeux des douaniers … c’est sûr qu’il y aura des acheteurs là-bas …
      .
      Sinon Brexit ou pas > no impact à prévoir sur le traité de Lancaster et les sujets militaires stratégiques associés.

    2. Non on reste avec les British’s.

      Se sont nos meilleurs ennemis ! Rivaux de toujours et pourtant souvent les seuls avec qui on arrive a faire quelque chose (Hors programme d’armement, ça a toujours été compliqué avec l’oncle sam au milieu)

      Concrètement, je pense que les britanniques sont les seuls avec qui nous pouvons nous comprendre, nous soutenir et lutter ensemble.
      En tout cas a un niveau sans pareil avec nos autres voisins (Pourtant un rapprochement avec l’italie ne serait pas un mal…)

    3. Les aléas européens n’ont aucune incidence sur les accords bilatéraux de coopérations militaires franco-britanniques passés à Lancaster House en 2010 et dans lesquels s’inscrit le SCAF/FCAS.

  12. Je ne comprend quand même pas tout car on a déjà le drone de Dassault qui a fait pas mal de chose ( en avance sur le taranis je crois) ,y compris des tests de furtivité en italie ( pas de retour, normal) , on a déjà avancé pas mal, et on va encore se balancer dans une bureaucratie avec les gb, qui va encore coûter un bras,retarder d’autant plus ( surtout si brexit) autant donner ces deux milliards à dassault , non pas pour mettre au point, mais pour finaliser son drone, armement, etc…..

    1. @Thaurac:
      On vous sent un peu largué sur les questions de drones 🙂 !!!
      .
      Le « Neuron » de Dassault n’était qu’un démonstrateur technologique tout comme le « Taranis » de BAe Systems.
      Entendez que les 2 démonstrateurs en question n’ont pas les dimensions nécessaires et des capacités insuffisantes pour envisager être mis en service opérationnel et observez surtout qu’au delà de cet aspect formel, que le SCAF/FCAS est autrement plus ambitieux en termes technologiques que les « Neuneuron » et « Tataranis » qui va vite prendre un coup de vieux d’ici 2020 😉 !!!

  13. Je vois ce projet FCAS/SCAF surtout comme un moyen de percer dans des espaces bien défendus par des SAM évolués.
    C’est une menace certaine, mais comme déjà évoqué par d’autres, il restera aussi la question des chasseurs de 5e génération, même si cette menace est quantativement probablement plus lointaine que celle des SAM évolués.
    En tout état de cause, continuer à avancer sur le FCAS/SCAF ne doit pas se faire au détriment des autres capacités de notre défense, tout aussi nécessaires.

  14. Ma fois les britanniques feront comme d’habitude.
    Ils prennent l’argent de la R&D ils prennent les technos, et ils proposeront leur propre produit en final.

  15. La première bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas un nième gloubiboulga européiste.
    Maintenant, j’ai encore des doutes sur la détermination à longs termes des Anglais, pas toujours très fiables en matière de partenariats industriels. Ce sont devenus essentiellement des financiers après tout…

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