Attendue par la Marine nationale, la future corvette européenne vient de franchir une nouvelle étape clé

Lancé en 2019 dans le cadre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO] sous la direction de l’Italie et avec la participation de la France, de l’Espagne et de la Grèce, le projet « European Patrol Corvette » [EPC], qui vise à développer une nouvelle classe de corvette polyvalente, a très vite été soutenu par l’Agence européenne de défense [AED], laquelle a contribué à établir les objectifs et les besoins communs aux pays impliqués.

Puis, en décembre dernier, ce projet a rejoint les 17 programmes alors gérés par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr]. Pour rappel, celle-ci est notamment impliquée dans le développement de l’hélicoptère d’attaque Tigre, de l’avion de transport A400M et de la radio logicielle ESSOR.

S’agissant du volet industriel, un consortium regroupant notamment Naviris [*], Naval Group, Fincantieri et Navantia était appelé à tenir un rôle de premier plan dans ce projet. Ce qui a été confirmé le 24 octobre, avec la notification, par l’OCCAr, du contrat relatif à la conception initiale de cette future corvette européenne.

D’une durée de 24 mois et d’un montant de 87 millions d’euros, ce marché sera en grande partie financé par la Commission européenne qui, via le Fonds européen de défense [FEDef], y investira 60 millions d’euros. La somme restante sera acquittée par les pays impliqués, dont évidemment la France, l’Italie, l’Espagne et la Grèce… mais aussi la Norvège et le Danemark. À noter que le Portugal, l’Irlande et la Roumanie sont également intéressés par ce projet de corvette… mais ils n’ont que le statut d’observateur pour le moment.

« L’OCCAr gérera l’ensemble du projet, agissant en tant qu’autorité concédante, sur mandat de la Commission européenne, et en tant qu’autorité contractante, sur mandat des États membres susmentionnés », a précisé Fincantieri, via un communiqué.

Dans le détail, ce projet verra la participation de six entreprises grecques, à savoir ISD, Hydrus Engineering, Intracom Defense, Prisma Electronic, FEAC Engineering et Terra Spatium. L’industrie danoise sera représentée par SH Defence et Force Technology. Enfin, le norvégien Vestdavit complète la liste.

« En développant ensemble une nouvelle classe de corvettes disruptives, les quatre sociétés visent à assurer et à favoriser une souveraineté européenne basée sur les compétences européennes. Ce contrat souligne les capacités des nations, via l’OCCAr, à travailler ensemble efficacement et à mutualiser le savoir-faire de leurs principales industries navales, au service des marines européennes. Cela montre également à quel point le FEDef peut être important et efficace pour soutenir les États membres [de l’UE] dans le développement de capacités de défense ‘made in Europe' », a fait valoir Fincantieri.

Pour la Marine nationale, ce programme est capital dans la mesure où il doit lui permettre de remplacer ses six frégates de surveillance actuellement affectées outre-mer par des corvettes aux capacités militaires accrues.

La Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit de mettre en service le premier navire avant 2030 [et les cinq autres d’ici 2035, ndlr], alors que l’ancien chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Pierre Vandier, avait évoqué la mise à l’eau d’un « prototype » en 2027. Ce qui signifie qu’il n’y a guère de temps à perdre pour développer cette nouvelle classe de corvette… Et cela suppose avant tout de mettre en place une organisation industrielle efficace.

Pour rappel, devant afficher un déplacement de 3000 tonnes pour 110 mètres de long, cette future corvette européenne doit être conçue selon une architecture « plug and play » ouverte. Elle se déclinera au moins en trois versions : une première optimisée pour la lutte anti-sous-marine, une seconde dédiée aux missions de longue durée avec une capacité de lutte anti-surface et une dernière plus axée sur la patrouille en haute mer.

[*] Naviris est une co-entreprise commune à Naval Group et à Fincantieri

Photo : Par Rama, CC BY-SA 3.0 fr

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126 contributions

  1. Raymond75 dit :

    Belle coopération européenne ; un embryon d’une future défense européenne ?

    • R2D2 dit :

      si Trump passe à la prochaine élection la défense européenne va faire des pas de géant ^^’

      • Etienne Hannosset dit :

        La réélection de Trump serait une catastrophe qui ouvrirait des perspectives notamment pour Rheinmetall, Saab et Fincantieri qui entretiennent de bonnes relations avec la BITD US. Par contre quand j’entends certains Républicains s’offusquer que les USA autorisent la vente à la France de catapultes et de brins d’arrêt pour le PANG alors qu’elle n’achète pas des F35, j’ai des craintes. Pas vous ?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        @R2D2 Il éructera pour que les Européens fassent toujours plus pour leur défense, qu’ils dépensent plus mais……………………… en achetant américain!

        • Etienne Hannosset dit :

          Heureusement, les Européens ne sont pas stupides et ils achèteront le meilleur matériel. Des blindés allemands, des avions américains, des pétroliers ravitailleurs Vulcano italiens, des missiles Israéliens, etc. Ça permettra de multiplier et de disséminer dans le monde entier les sites de production sans risquer qu’ils soient bêtement et facilement détruits.

  2. Etienne Hannosset dit :

    C’est un très beau projet européen qui permettra d’harmoniser une (petite) partie des flottes européennes et qui devrait servir d’exemple pour le futur.

    • Au pays des aveugles... dit :

      Un succès garanti, comme tous les projets européens, le NH90, le prix des frégates benelux qui explose…

      • Etienne Hannosset dit :

        C’est extraordinaire de constater qu’en matière de défense, la France est obnubilée par le prix, alors qu’en matière sociale l’argent est jeté par les fenêtres.

        • Quand on est c. (C) Brassens dit :

          Un flamand vient nous faire la leçon? Vu l’état de la defonse belch? Et des finances du même pays?

  3. themistocles dit :

    Aïe ! l’adjectif européen accolé à un programme quelconque n’est généralement pas une garantie d’obtenir quelque chose de valable. Et surtout pas dans un budget maitrisé.

    • Castel dit :

      Le nombre de pays participants à ce projet rappelle un peu ce qui c’était passé pour le NH 90 avec les résultats que l’on connaît.
      Bien qu’il s’agisse de deux domaines différents, espérons que les erreurs commises pour l’élaboration de l’hélicoptère ne se reproduisent pas avec ces corvettes, qu’on ait tiré les leçons du passé.
      Sinon, je ne vois pas pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour un porte avion Européen par exemple….

      • Patrick, de Belgique dit :

        Un porte avions et une corvette, ce n’est pas la même chose quant à l’utilisation ; chaque pays peut avoir quelques corvettes et les utiliser comme bon lui semble, envoyer en opération un PA battant pavillon européen demande une décision au plus haut niveau, qui devra la prendre ? L’UE n’est pas un état, la plupart des intérêts défendus par BXL-UE ne sont pas ceux de la France et des Français, ce n’est pas nouveau, mettre le meilleur de la technologie française au service d’un pouvoir qui ne défend pas nos intérêts n’est pas une bonne idée ! Par ailleurs, un pays qui est capable de concevoir et fabriquer une FREMM, une FDI et une GOWIND, doit aussi pouvoir sortir une nouvelle corvette… Quant aux économies d’échelle, les exemples d’usines à gaz ne manquent pas ! Il faut surtout une volonté politique française de conserver une vraie marge de manœuvre, pas évident quand on voit les débats politiques et encore, l’expression ne convient guère pour ces moments de spectacle le plus souvent affligeants.

        • Etienne Hannosset dit :

          Moi, j’avais cru comprendre que la volonté politique française était claire : une défense européenne ! Y a t il un changement de volonté politique ?

          • Styrnikov dit :

            Ce n’est pas une question aussi consensuelle que vous semblez le penser. Le terme est d’ailleurs tellement général qu’il peut tout signifier depuis une coordination des politiques générales de défense, jusqu’à l’intégration opérationnelle. La on est dans le partage des coûts à travers des programmes suffisamment modulaires pour contenter tout le monde et repartir la manne entre les pays. Il reste que les besoins des pays de l’UE et leur rapport à la question militaire sont tellement éloignés les uns des autres qu’il ne faut pas imaginer une fonctionnement même confédéral.

        • Etienne Hannosset dit :

          Que voulez-vous dire exactement quand vous parlez d’utilisation d’un éventuel porte avions européen ? Soit il bat pavillon européen, soit il est fabriqué par des industriels européens, acheté par un État européen et bat pavillon de cet État. Si il bat pavillon européen, il est sous le commandement de l’État major européen qui dépend du Conseil Européen qui mène les opérations. https://eur-lex.europa.eu/FR/legal-content/summary/military-staff-of-the-european-union-eums.html. Si, il bat pavillon d’un état membre de l’UE (et de l’Otan), rien ne change et il est sous le commandement général du MARCOM. https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_70759.htm

          • Patrick, de Belgique dit :

            D’abord merci pour vos sources, je ne doute pas de la compétence des militaires de l’EMUE, mais comme tous les militaires dans nos pays, ils sont sous les ordres des pouvoirs politiques, engager un tel navire sous le pavillon de l’union imposerait un consensus entre tous les états de cette même union et je n’y crois pas beaucoup! Trop d’intérêts et surtout de perceptions différentes selon que l’on est du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest de l’Europe. Le seul vrai lien de défense entre les Européens, c’est encore pour le moment l’Otan, qui permet de mener au moins des entrainements communs, il faut être réaliste même si ce n’est pas l’idéal.

      • Etienne Hannosset dit :

        Je crois qu’ici, la leçon a été tirée. Le leadership a été confié à UN industriel, Fincantieri, le numéro 1 en Europe. L’avis des autres industriels (prioritairement Naval Group !) a toujours été écouté et quand Fincantieri a dû arbitrer entre des demandes opposées, tous les industriels ont accepté la décision de Fincantieri. Pour un porte avions européen, ce serait la même chose puisque LE spécialiste c’est Naval Group ! Évidemment, les couchettes pourraient être fabriquées au Luxembourg et les cuisines aux Pays-Bas… Le problème c’est qu’il n’y a pas d’autres candidats acheteurs que la France.

      • PQSCSQSSNT dit :

        Ce qui S’était passé.

    • UnKnown dit :

      Il suffit juste d’éviter de se retrouver avec l’Allemagne et la France dans le même panier et généralement ça marche relativement bien les projets d’armement européen. Les deux entités sont définitivement antinomiques et incompatibles.

      • Patrick, de Belgique dit :

        Je n’irai pas jusque là, le problème, c’est aussi quand il y a beaucoup de monde dans le panier… Dans le passé, Allemands et Français ont réalisé des choses intéressantes (Alphajet, Transall),mais le rapport de force politique était différent, d’abord, la RFA revenait de loin dans le domaine aéronautique… et c’était son intérêt de coopérer; aujourd’hui, l’Allemagne réunifiée, au coeur de l’Europe, pèse d’un poids politique très différent; cependant, quand nous avons la possibilité de coopérer avec elle sans que cela nous pénalise, nous devons le faire, c’est l’un des acquis très positif de ce qu’on appelle la construction européenne, ne plus nous regarder avec hostilité, sans pour cela être naïfs et sacrifier nos intérêts au nom d’une certaine Europe.

      • Etienne Hannosset dit :

        Tout à fait ! La France et l’Allemagne, c’est comme le Texas et la Californie, elles doivent se faire concurrence et « que le meilleur gagne ! »

  4. bonnechancemonpapa dit :

    Bon, les casques à pointe sont absents du programme : il y a donc des chances pour qu’il aboutisse dans les temps.

  5. Fralipolipi dit :

    3000 tonnes, c’est pile le tonnage des FS classe Floréal.
    .
    Le souci est que, pour leur remplacement, désormais vraiment très urgent, il ne faut pas la décliner en une seule des 3 versions de nouvelle corvette citée ci-dessus
    « Elle se déclinera au moins en trois versions : une première optimisée pour la lutte anti-sous-marine, une seconde dédiée aux missions de longue durée avec une capacité de lutte anti-surface et une dernière plus axée sur la patrouille en haute mer.  »
    … il faut qu’elle puisse intégrer ces 3 spécificités simultanément :
    – patrouille en haute mer avec longue autonomie
    – du sonar captas et de la MU90 (et pas du sonar sans aucune torpille comme sur les FLF rénovées … un quasi non sens).
    – du bon radar en mat central avec du VL Mica « NG » (a minima).
    – un bon canon de 76mm
    – 2 x 2 Exocet
    – une autoprotection compacte et polyvalente … à l’image de ce « Lanceur Modulaire Polyvalent »
    https://meta-defense.fr/2023/10/11/lanceur-modulaire-polyvalent-navalgroup/
    – un hélico Guépard M (avec son missile ANL) + un VSR700 à bord
    .
    Et là on commencera à avoir quelque chose de complet, polyvalent … et d’un peu dissuasif, notamment … et surtout … dans le Pacifique !

    • Félix GARCIA dit :

      Une Gowind 3000 ?
      ^^

      Je rajouterais un E-TRAP, un HELMA-P, ainsi que des moyens optroniques étendus.

      Penser à intégrer des solutions type « THE CUBE », ou « LARS » (Launch And Recovery System).

    • Xos dit :

      @Fralipolipi Ce lanceur Modulaire Polyvalent me paraît très intéressant.. tout comme le RapideFire même si différent et plus lourd. On manque globalement d’autoprotection imposante sur tout nos navires je trouve. C’est encore pire sur nos PHA et PA. La bulle d’une escorte peut vite se fissurer en cas d’attaque multiple.

    • Sorensen dit :

      C’est un bâtiment de nouvelle génération. On ne lui demande justement pas d’être polyvalent, mais d’être modulaire. C’est à dire spécialisable rapidement.

      • Fralipolipi dit :

        @Sossotte
        Tu raisonnes comme un Allemand, depuis ses docks très bien équipés et devant sa nombreuse flotte en mer du Nord …
        Moi, je parle du remplacement des FS Floréal (dans la mesure où le Mindef a déjà annoncé que c’est ce programme de corvette européenne qui doit y servir) qui sont seules et totalement isolées pour couvrir des étendues océaniques gigantesques … En pareille configuration, la polyvalence n’est pas une option, c’est une nécessité.
        Mais on ne t’en voudra pas de ne rien comprendre aux spécificités des territoires ultra-marins français … c’est ton jour de chance !

        • Sorensen dit :

          Je ne résonne pas, j’observe que tout ce qui est développé aujourd’hui, en grande majorité, s’oriente vers des plateformes modulaires. Modules qui permettent d’avoir une capacité maximal par spécialité en considérant la complexification – et le volume occupé -des technologies à venir.

          Ou comme l’exige une plateforme mutilrole modulaire, un équilibre des fonctions rapidement modifiable. Le sujet n’est pas vos délires, mais le  » the Modular and Multirole Patrol Corvette (MMPC) « .

          Le principe est d’avoir plusieurs plateformes pour couvrir l’ensemble des capacités exigées. Si je voulais voir appliquer une orientation allemande, je regretterais que le format corvette ait été sélectionné, là où les allemands ont choisi un format frégate où le format corvette est une famille de spécialités. Mais l’Allemagne, elle, a du pognon.

          Vous racontez n’importe quoi.

          • Fralipolipi dit :

            @Sossotte
            « Vous racontez n’importe quoi.« 
            … c drôle, c vraiment ce que je pense à chaque fois que je lis ta prose … et notamment celle ci qui est parfaitement déconnectée.
            .
            Va visiter les infrastructures des ports de Nouméa et Papeete, après tu comprendras (peut etre …) que tu es hors-sol, complètement à côté de la plaque … comme souvent.

        • Etienne Hannosset dit :

          Vous avez raison et c’est précisément pour la raison que vous évoquez que certains rigolent du demi porte avions français. C’est 5 porte avions, 10 croiseurs porteurs de 128 missiles chacun, 30 destroyers et 90 frégates qu’il faut à la France pour défendre son empire !!! Que dites vous ? L’argent ? Quoi l’argent ? Ou alors achetez des zodiacs avec une grande inscription « Attention, on a la bombe nucléaire ! » Vous n’avez vraiment ni chance ni fric, aujourd’hui !

          • Anthony dit :

            Je ne sais à quoi servent vos commentaires dédaigneux et saupoudrés d’une pincé amer de haine non voilés, mais surement pas à apporter quoi que ce soit d’intelligent ni de constructif au débat.

          • Vinz dit :

            On a déjà la chance de ne pas être Flammand, c’et-à-dire des êtres inconnus de l’Histoire et par 99% du reste de l’humanité.

      • ulysse dit :

        @sorensen. Rapidement….. ? Combiende semaines ? les tentatives plug and play ont jusqu’à présent été un échec (cf notamment les LCS US)…..d’autant qu’il ne suffit pas de monter les équipements adéquats, il faut un équipage entrainé pour s’en servir.

        • Sorensen dit :

          Ce n’est pas sa modularité qui est en cause. Le problème va d’ailleurs en l’encontre de la notion même de modularité.

    • Mike dit :

      Pour être pris au sérieux dans le Pacifique, ce ne sont pas des corvettes de 3000 tonnes qu’il faut mais – au minimum – des FTI de 4500 tonnes. Ces très grosses corvettes sont un outil bâtard qui n’a pas vraiment de sens pour une marine de premier plan comme devrait l’être celle de la France.

      • Fralipolipi dit :

        @Mike
        Il est certain qu’à Nouméa, une FDI serait plus indiquée qu’une corvette.
        Et un A400M, en plus, serait plus indiqué que 2Casa seuls.
        Et il serait aussi plutôt intéressant de prévoir un armement potentiel des futurs Falcon Albatros (Exocet ou ANL), … Etc…
        …il y a du boulot, car on part de loin.

      • Flo dit :

        Leur vocation c’est des missions de souveraineté pas l’action navale à part entière dont le rôle sera tenu par les FREMM et les FDI.
        Maintenant le gros soucis c’est la taille de la flotte de toute manière, et qui n’est pas remis en question lors de cette LPM. Quand on voit le plan Italien par exemple on a de quoi hausser les sourcils.

        • FNSEA dit :

          Les collègues horticulteurs vous le répèteraient : qu’il désigne la fleur ou le tracas, le mot souci s’écrit sans s au singulier.
          Le gros souci, avoir un souci, se faire du souci, sans-souci, le souci de plaire, une fleur de souci jaune vif.

      • Etienne Hannosset dit :

        « comme devrait l’être celle de la France », écrivez vous ? Ça me fait penser à une chanson… https://youtu.be/pLQnyffUzlA?si=SVxg7rxIRSzTk1WY

    • Vins dit :

      On avait déjà tout sur tablette pour de telles capacités.
      Là, je sens qu’on va avoir encore un bateau de 3000 tonnes équipé d’un pauvre 40 mm et du drapeau pour la dissuasion.
      J’espère me tromper. On en reparle en 2030.

    • Le Chouan dit :

      « 3000 tonnes, c’est pile le tonnage des FS classe Floréal »
      Les FS type Floréal c’est 2600 t lège et 2950 pc (source « Flottes de combat 2019 »)
      Donc 3000 t pour les futures EPC c’est peut-être en poids lège et vu qu’elles mesureront environ 16 m de plus, on peut penser qu’elles seront plus lourdes en pleine charge.
      Concernant les FS, elles sont encore moins bien armées que les FLF et pour votre info, les FLF c’est 3200 t lège et 3600 t pc.
      Sinon d’accord avec vous les FLF auraient mérité d’être équipées au minimum de torpilles Murène et de remplacer le 100 mm par un 76 mm bien plus performant et surtout moins lourd car ces FLF sont limitées question poids en pleine charges.

    • vrai_chasseur dit :

      En fait le projet semble converger vers 2 versions initiales, une version « Combat Multi-fonctions » (spécification italienne) et une version « Multi-missions à long rayon d’action » (spécification française : on sent évidemment derrière l’impératif de remplacer les classe Floréal).
      La conception modulaire permettra de faire évoluer rapidement ces configurations initiales et aussi d’en créer des variantes avec un minimum d’impact industriel.
      C’est l’Europe dans ce qu’elle sait bien faire quand elle se retrousse les manches : on crée à la fois un standard de navire performant ET une façon standardisée de les configurer. Ce qui ouvre la voie à de la mutualisation opérationnelle (travail collaboratif facilité des marines, avec une « capacité globale de flotte » constituée par des navires relativement homogènes) et aussi industrielle entre pays participants notamment mutualisation de la maintenance : la classe des frégates franco-italiennes Horizon avec ses partages de pièces de rechange entre les 2 pays, a montré le chemin.

      Les 2 versions initiales ont des profils d’armement similaires, qui ne sont pas ridicules : 1 canon 76, 2 canons à tir rapide latéraux, 1 CIWS d’autodéfense, 16 silos antiaériens, 2 x 2 anti-surface, 1 armement ASM, hangar hélico + drone, équipage de 85 personnels, pouvant aller jusqu’à 100 en version Multi mission et 120 en version Combat.
      La détection 3D sera vraisemblablement un radar à 4 faces planes et l’ASM à base du Captas miniaturisé.
      Le « long rayon d’action » envisagé c’est 9000 nautiques avec 45 jours d’autonomie à 21 noeuds (26 max), la version Combat c’est 4500 nautiques / 30 jours aux mêmes vitesses, la différence étant alors l’emport supérieur de munitions.
      Pour mémoire ces spécifications sont dans le haut du spectre Gowind : la classe Gowind n’existe que jusqu’à Gowind 2500, ces corvettes seraient alors des équivalents Gowind 3000 avec plus de rayon d’action.

      • Fralipolipi dit :

        À la bonne heure 🙂
        Merci pour ces infos.

      • Félix GARCIA dit :

        « Pour mémoire ces spécifications sont dans le haut du spectre Gowind : la classe Gowind n’existe que jusqu’à Gowind 2500, ces corvettes seraient alors des équivalents Gowind 3000 avec plus de rayon d’action. »
        —> « Les frégates de classe Maharaja Lela, sont une classe de six frégates furtives en cours de construction pour la Marine royale malaisienne 2. Les navires sont basés sur une version agrandie de la corvette de classe Gowind, conçue par DCNS de France. »
        Déplacement: 3 100 t
        Armement:
        Bofors 57 mm
        16x MICA
        8x NSM
        6x J+S
        2x canon télé-opéré de 30 mm
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Maharaja_Lela
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Gowind

      • Félix GARCIA dit :

        PS : Et +9000km d’autonomie.

      • Ontyl d'Egeambh dit :

        Merci vrai_chasseur.

    • Styrnikov dit :

      Dans ce cas choisir une coopération européenne alors qu’aucun des participants n’a cet objectif est le plus sûr moyen de ne pas avoir le produit nécessaire. C’est un peu comme d’aller coopérer avec l’Allemagne pour développer un avion patrouilleur maritime et s’étonner d’être lâche en rase campagne.

  6. Aramis dit :

    Et bien sûr on va en prendre que six en version la plus dégradé possible. Quoique avec la tête de l’usine à gaz qui se met en place… ça avut peut être mieux.

    • Pldem806 dit :

      Six corvettes suffisent largement ! Nous n’avons que 11 millions de km² à surveiller !
      3000 T avec un armement de loin moins important que celui d’un aviso A69 de 1250 T (100 mm x 1, 20 Oerlikon x 2, MM38 x 4, torpilles F5 x 2, lance roquettes ASM (oui, d’accord c’était pas le top!) ?

      • Castel dit :

        Les avisos de la classe « Commandant Rivière » (2000t environ) étaient également équipés d’une rampe de lancement d’Exocet !!

      • SIU dit :

        « T » (en majuscule) est le symbole du préfixe « téra- » (qui indique la multiplication par 10¹² d’une unité de base).
        Le symbole de la tonne est « t » (en minuscule).
        1 Tt = Une tératonne = 10¹² t = 10¹⁵ kg = 10¹⁸ g = 1 Eg = Un exagramme.

        Une corvette de 3 000 t, un aviso de 1 250 t.

    • bullnar dit :

      non , on va s inscrire pour 12, en commander 6 puis reduire a 4 et abandonner apres la deuxieme , le tout pour un cout initialement prevu pour 8….

      • PK dit :

        Vous êtes taquin… On se demande d’où vous pouvez tirer des hypothèses aussi hardies que farfelues… Jamais un homme politique français ne pourrait commettre un tel crime contre son pays.

        Jamais.

        • Etienne Hannosset dit :

          Le seul responsable c’est le contribuable qui ne veut pas payer encore plus d’impôts pourtant absolument nécessaires pour la grandeur de la France.

    • R2D2 dit :

       » en version la plus dégradé possible »
      il semblerait que la marine nationale ait réalisé que le monde autour de la France avait continué à avancer et que désormais les menaces sont partout.
      je dirais donc que au contraire elles seront correctement armées, ni trop ni pas assez.

  7. Eric dit :

    Et l’étape clé franchie est….?

    • bullnar dit :

      la photo couleur …

    • Lex dit :

      Elle flotte !
      Du coup, Navantia est écarté du projet

    • VinceToto dit :

      Ils se sont mis d’accord pour que la corvette soit un patrouilleur?

      • Etienne Hannosset dit :

        Pas tout à fait. Une fois que les industriels se sont mis d’accord sur la coque, ils ont demandé aux gouvernements de sortir leur portefeuille. C’est quand le français a sorti un porte monnaie que les autres ont compris que la Corvette française serait un peu différente…

  8. Mike dit :

    Usine à gaz pour « faire de la coopération » dans le seul but de « faire de la coopération ». La France est parfaitement en mesure de fabriquer de simples corvettes toute seule en quelques années pour un prix insignifiant à l’échelle de son budget. L’Italie et le Danemark, pareil. L’Espagne le peut aussi très certainement. Avec un peu d’aide la Grèce, le Portugal, l’Irlande et la Roumanie pourraient aussi le faire.

    Quel est l’intérêt de ce genre de montage pour fabriquer des corvettes ? Il n’y aura aucune économie d’échelle puisque la coopération ajoutera un surcoût monstrueux et des discussions de marchands de tapis sans fin. Il n’y a quasiment rien à espérer d’une éventuelle exportation tant le nombre de participants est important. Technologiquement, c’est parfaitement trivial. N’importe quel industriel de la construction navale digne du nom est capable de vous en sortir une tête de série en moins de cinq ans.

    Franchement, ce programme est une aberration, de la procrastination ridicule. En 2050, quand on nous livrera la dernière corvette, on constatera qu’on aura pu acheter des Gowind 2500 quarante plus tôt et prévoir leur remplacement pour moins cher que ce que cette usine à gaz va nous coûter.

    • Etienne Hannosset dit :

      Le but est d’harmoniser les flottes européennes…

    • WhatsTheFrites dit :

      « Quel est l’intérêt de ce genre de montage pour fabriquer des corvettes ? » : Bah… Peut être de se faire payer des études par l’Union Européenne plutôt que de les payer sur fonds propres, non ? Et peut être même que ces études pourront servir plus tard pour d’autres projets réalisés en solo. Mais bon, puisque vous êtes déjà persuadés que tous les pays participants sont complètement stupides et irresponsables…

      • Mike dit :

        Vous êtes au courant que la France est contributrice nette du budget de l’UE et que, donc, l’argent de l’UE est celui de la France ?

        • Etienne Hannosset dit :

          Vous êtes au courant que pour payer sa contribution au budget de l’UE, la France doit emprunter et que c’est l’UE qui lui prête la moitié des milliards de son déficit annuel ? Donc, la France paye l’UE avec l’argent de ……… l’UE.

    • PLDDLE dit :

      Ça vous contrarie tant que ça, un programme européen qui a l’air d’être bien parti ?

      • Mike dit :

        Ah, donc, avoir dans vingt ans ce qui existe depuis dix pour, sans doute, à peu près une fois et demi plus cher, c’est un « programme qui a l’air bien parti » ?

    • botha dit :

      En quoi ce programme ci est il une usine à gaz pour le moment?
      Si demain on a un programme cohérent qui n’aura quasi rien coûté à tous les pays impliqués en développement et qui permet en plus d’harmoniser cette classe de navires rendant la maintenance plus simple et moins coûteuse je vois pas vraiment ou est le problème.
      C’est pas game changer mais c’est un exemple prometteur de ce que peut donner l’Europe quand on s’y prend bien.

      • Etienne Hannosset dit :

        Oui, mais …. Il y a encore dans tous les pays des personnes qui ont gardé un esprit de clocher et qui voudraient que tout ce qu’ils payent soit fabriqué chez eux et par eux. Évidemment, ça ne joue que dans un sens. Jamais quand ils veulent exporter du Camenbert, des steaks de kangourou ou du pétrole…

  9. HMX dit :

    On attendra d’en savoir davantage sur les caractéristiques, annoncées comme « disruptives » (vraiment ? dans quel domaine ?), et surtout le prix de ces futures corvettes. Seront-elles réellement moins chères que si on avait fait fabriquer un équivalent franco-français, par exemple un dérivé de la classe Gowind dont les coûts de conception sont déjà largement amortis ? le caractère « disruptif » justifie t’il de repartir d’une page blanche et de concevoir une toute nouvelle classe de navire ? l’effet de série attendu sera t’il de nature à baisser suffisamment le prix unitaire, compte tenu du nombre d’industriels impliqués ?… on ne devrait pas tarder à le savoir.

    Le comble serait qu’on obtienne au final un puzzle composé de pièces fabriquées un peu partout en Europe, assemblé en Espagne, avec un radar italien… bref, un truc qui ne profite que très peu à notre BITD, et où chacun des nombreux industriels impliqués aura surtout à cœur de prendre la plus grosse commission possible, d’où un prix final plus élevé que si on avait construit nous même quelques Gowind à Lorient, avec de l’électronique et de l’armement « made in France »…

    Bref, ne soyons pas mauvaise langue, et attendons de voir…

    • Etienne Hannosset dit :

      Le but est d’abandonner l’idée que chaque pays doit avoir son matériel, sa doctrine d’emploi, etc. Une défense européenne signifie la même doctrine et le (plus ou moins) même matériel.

      • Lex dit :

        Comment voulez vous avoir un projet marqué Union Européenne avec une même doctrine d’emploi
        quand on a des pays aussi différents que la France (grande façade maritime, ZEE immense)
        et les pays de l’Est comme la République Tchèque ou la Hongrie qui n’ont pas d’accès à la mer.

        La France veut patrouiller le Pacifique et l’Atlantique quand l’Italie grenouille en Méditerranée.

        On va encore créer un gouffre à pognon (spécialité Européenne), le problème, c’est que ce sont toujours les mêmes contributeurs…

        • Etienne Hannosset dit :

          Pour la doctrine d’emploi des armées sur le territoire européen, la question est réglée depuis longtemps. C’est la doctrine de l’otan. La France partage cette doctrine. La question de l’uniformisation du matériel se règle petit à petit. Deux exemples : les « aviateurs » ont préconisé l’achat de F35 et ça s’est fait (au grand dam de l’Italie, je crois… ) ; les militaires européens ont préconisé l’achat du même matériel de défense sol air et ça s’est fait (au grand dam de l’Allemagne, je crois….).

      • Patrick, de Belgique dit :

        Mais oui, c’est bien cela le but, et c’est bien pour cela que beaucoup d’entre nous sont, avec des nuances sans doute, hostiles à cette idée, car à terme, ce sera une perte de savoir faire pour la France en même temps qu’un alignement sur des intérêts qui ne sont pas forcément les nôtres; mais cela ne doit pas empêcher non plus de participer à une défense globale du continent européen, ce qui me semble dangereux, c’est cette volonté UE de nous destructurer mentalement en tant qu’élément français indépendant ou au moins autonome, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des crispations de tous les bords.

        • Etienne Hannosset dit :

          Pour ne rien vous cacher, je l’avais remarqué… Je vais vous faire quelques confidences mais promettez moi de ne pas les répéter et surtout pas à Momo parce que j’adore quand il écrit que je suis un belge, flamand, Bruxellois (une espèce de marseillais de Strasbourg…) ancien fonctionnaire de l’UE. Je ne m’appelle évidemment pas EH. (J’ai pris ce pseudo et créé une adresse mail à son nom, non seulement parce qu’il est décédé mais que j’aimais beaucoup son style « emmerdeur » sur Air et Cosmos.) Mon épouse est française et mes parents sont Texans … Si, si ! Texans ! Pas Américains ! Les Texans sont les Français des USA. Dans l’intégration, on donne et on reçoit. L’intégration ne doit pas vous destructurer mentalement. D’ailleurs, en fait, et presque en droit, l’UE est déjà un état fédéral ! Bonne soirée.

          • Pascal, (l'autre) dit :

            Après Superman, Batman, Spiderman, Iron Man, Ant Man nous avons sur ce blog Mythoman!! Ah l’univers Marvel……………..sinon quel donc votre nationalité? Vous savez que c’est inscrit sur le passeport malgré vos précédentes et si « pertinentes » élucubrations sur le fait qu’il est écrit communauté européenne! Allez « pseudo » Etienne, un minimum de courage et d’honnêteté même si cela doit être surhumain pour vous, dites nous de quel nationalité vous êtes!

    • Ulysse dit :

      @HMX. Quel est l’ intérêt du caractère disruptif pour un patrouilleur de haute mer (version France), qui remplit par déinition des missions basiques ?

      • HMX dit :

        @Ulysse
        le caractère « disruptif », ce n’est pas moi qui l’annonce, mais Fincantieri (voir l’article).

        Cela dit, il faut toujours chercher à être disruptif. Même pour une corvette. Faisons donc l’effort d’imaginer ce qu’une corvette pourrait avoir de disruptif, comparé à la génération actuelle :
        – Un bâtiment avec des capacités hybrides : construit autour d’un radier et d’un hangar, et d’une large plateforme aéro reliée par ascenseur à ce hangar, permettant de lancer et récupérer des drones aériens et de mettre à l’eau des drones de surface ou sous marins, et/ou des engins de débarquement (EDAS ou mini-EDA-R). Le hangar servirait à stocker les drones, les véhicules, des containers de matériels et équipement, selon les missions. Il pourrait également servir à abriter un hôpital embarquer, ou à accueillir des troupes ou des civils (mission d’évacuation). Ce faisant, une simple corvette pourrait disposer d’une capacité non négligeable d’action vers la terre et une polyvalence appréciable, en quelque sorte l’équivalent d’un « mini-PHA Mistral », ou un « couteau suisse » potentiellement très utile dans le cadre d’un conflit, ou tout simplement au quotidien dans nos DOM-TOM, ou encore pour des missions type évacuation/soutien humanitaire.
        – Un bâtiment avec une capacité de contrôle de zone étendue : la corvette pourrait avoir la capacité de lancer et de récupérer (ou de ravitailler) un grand nombre de drones : de surface, sous marins, et aériens. Ces drones formeraient un réseau de détection dont la corvette serait le centre. On suppose que ces drones seraient également « interchangeables » avec ceux qui équiperont les frégates, formant au besoin un seul et vaste réseau intégré, permettant au besoin de tirer avec une simple corvette sur une cible située à plus de 1000km. Pour répondre à votre interrogation, appliqué de façon plus terre à terre au cas d’une corvette réalisant l’équivalent d’ une « simple » mission de patrouilleur de haute mer, la valeur ajoutée serait énorme, même avec des moyens réduits : 4 à 6 drones de surveillance aérienne (type SMDM ou équivalent, avec radar SAR et capteurs optiques) exploités simultanément offriraient déjà une capacité de détection et de contrôle de zone décuplée comparé aux moyens actuels. C’est loin d’être négligeable…
        – Un bâtiment modulaire, avec une puissance de feu pouvant facilement être augmentée : la modularité serait intégrée dès la conception, en prévoyant dès l’origine des volumes disponibles et pré-câblés. De la place pour des silos verticaux supplémentaires, de la place en superstructures pour des missiles en containers supplémentaires (type Exocet MM40, ou une version conteneurisée du SCALP ou de son successeur), de la place pour un dispositif type LRM en plage avant, de la place et de la réserve de puissance électrique pour des lasers d’interception… Si le navire est doté d’un radier et d’un hangar attenant, une piste intéressante consisterait à utiliser ce hangar pour y installer des missiles en container, prêts au tir, via des ouvertures latérales en superstructures (sabords). Cela condamnerait bien sûr le hangar et la capacité amphibie, mais le fait de pouvoir stocker plusieurs dizaines de missiles de croisière, ou tout autre missile de grande dimension stocké en conteneur, sur une simple corvette ouvrirait des perspectives très intéressantes à l’échelle de la flotte, qui manque cruellement de tubes verticaux.
        – Un bâtiment disposant de capacités d’action « non létales » étendues : avec le développement des menaces hybrides et l’utilisation croissante de moyens civils à des fins militaires (vrais-faux bateaux de pêche, cargos suspects non-coopératifs, manœuvres délibérément dangereuses de patrouilleurs adverses…), la réflexion devrait être plus poussée sur des moyens d’action non létaux, capable de dissuader et au besoin de stopper un navire : outre le classique et incontournable canon à eau, ou l’emploi d’un lanceur de grenades fumigènes/lacrymo/flashbang, on peut imaginer qu’un petit hors bord ou jet ski dronisé soit chargé d’aller déployer sur la trajectoire du navire à stopper des cordages ou filets spécifiquement conçus pour aller se prendre dans les hélices pour immobiliser le navire récalcitrant. Un tel dispositif, simple sur son principe, pourrait également être utilisé depuis un hélidrone à des distances plus importantes. Des brouilleurs/IEM pourraient également être très utiles, à la fois en autodéfense face à des drones, mais également à courte portée contre des navires non coopératifs.
        – Un bâtiment avec une architecture inédite : les capacités évoquées ci-dessus, notamment le radier et la nécessité d’avoir suffisamment de place pour un grand hangar polyvalent et une large plateforme aéro, imposent probablement une architecture type catamaran, ou trimaran (cf. classe Independance). Pour libérer de l’espace, la propulsion pourrait être de type « tout électrique », avec des pods orientables (absence de ligne d’arbres et de gouvernail).

        Les quelques réflexions ci-dessus sont évidemment applicables à d’autres classes de bâtiments, notamment les frégates. Au passage, on notera que la distinction traditionnelle entre les différentes classes de bâtiments (patrouilleurs/corvettes/frégates/ destroyer/croiseurs) a de moins en moins de sens opérationnel. Vers une classe unique, ou du moins une classification simplifiée de nos catégories de navires de combat ?

  10. felipe dit :

    mon petit doigt me dit qu’on va opter pour la patrouille de haute mer : un canon de 40, 2 mit de 12,7, un drone, un zodiac et le drapeau français…. super puissant

    j’aurais bien aimé : un HIL160 avec une capacité de largage de torpille Mu93 (400kg, ça parait possible) couplé à un sonar d’étrave et un sonar remorqué, deux TLT et 10 torpilles en réserve, 8 mm40 b3, un C40 et 8 silos pour missiles VT1 (32 missiles). bref, une vraie corvette pour l’atlantique avec une dominante ASM et des capacités anti surface et d’autodéfense)
    et tant qu’on est, une commande d’une dizaine de corvettes, histoire de sécuriser les accès au plateau continental

  11. Frégaton dit :

    Pourvu que cette coopération se déroule mieux que d’autres. je frémis en lisant version dédiée à la patrouille en haute mer; cela ressemble à une coque motorisée armée d’un drapeau que l’on achèterait persuadés qu’il n’y a rien d’autres à faire que surveiller les pêches.

  12. Lex dit :

    En gros, on va gaspiller de l’argent pour réinventer la corvette Gowind.
    Il n’y a pas à dire, on est bien dirigés en Europe…

    • Etienne Hannosset dit :

      Même Naval Group n’a pas défendu le concept des Gowind dont aucun pays Otan ne voulait. Même pas les Roumains…

      • Félix GARCIA dit :

         » ‘Bani Yas’, the First Gowind Corvette for the UAE Navy »
        https://www.youtube.com/watch?v=gs-f9bSpW_k
        C’est pas une marine OTAN, je vous l’accorde.

      • Goose dit :

        Ben pardi qu’ils en voulaient pas àl’Otan, là Gowind est française !
        Fincantieri, D’amener et autres poussaient au cul pour faire capoter les ventes, comme en Roumanie justement, qui a choisi la Gowind avant d’abandonner devant les recours déposés par les autres constructeurs.
        Dites Étienne, c’est donc bien vrai que vous êtes nul sur tous les sujets !

        • Etienne Hannosset dit :

          Tout à fait d’accord ! Il paraît même que « xxxxx » a soudoyé l’amiral « xxxx » pour empêche la France d’acheter les Gowind…

      • Surveillant dit :

        @Etienne arrêter de diffamer le clown, en Roumanie il y a eu un désaccord sur la responsabilité de construction, ça vous va bien de mentir en petite eurobêta ?
        On tiens le nouvelle NRJ, la crédibilité en moins.
        Tu es payés combien pour faire ta propagande par l’UE ? D’ailleurs, tu penses être crédible avec un pseudonyme ridiculement « trop français » ?

        • CPE dit :

          Son pseudonyme est peut-être « trop français », mais votre texte ne l’est pas assez.

    • LucienB dit :

      Exactement! Malheureusement, nous sommes un pays composé de gens extrêmement stupides.

      • Etienne Hannosset dit :

        Pas tout à fait. Une fois que les industriels se sont mis d’accord sur la coque, ils ont demandé aux gouvernements de sortir leur portefeuille. C’est quand le français a sorti un porte monnaie que les autres ont compris que la Corvette française serait un peu différente…

    • Mike dit :

      C’est exactement ça. Des Gowind, d’ici vingt ans si tout va bien pour deux fois le prix du programme BATSIMAR. On croirait revivre l’annulation des deux dernières Horizon et des neuf FREMM. Nous sommes dirigés par des ânes.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Les gowind n’ont pas de sonar à ma connaissance alors que le sonar est à peu près la seule chose qu’on est sur de trouver sur les successeurs des floreal.
      Elles sont tout simplement trop petites.

  13. JayJay dit :

    Qu’apportera l’EPC par rapport à une Gowind ? Quel intérêt pour la France d’être associé à ce programme ? À part l’interoperabilité bien sûr, mais est-ce une raison suffisante?
    Est-ce qu’à un moment les politiques font une analyse « Franco-français vs. Cooperation », où on fonce tout droit vers la coopération par dogmatisme, sans réfléchir à rien? J’avoue que je me pose des questions.

    • ulysse dit :

      Sachant de surcroit que chaque pays voudra son propre radar ( italie, France, Espagne) ses missilles MM ou AA, ses sonars, son artillerie légère…et peut être sa motorisation ( le choix est plus réduit !)

  14. Eric dit :

    La grosse inquiétude, c’est que ces futures EPC soient dans la version française encore moins armées que les frégates FDI, dont le sous-armement est préoccupant. C’est malheureusement une constante dans la Marine Nationale : on est toujours dans l’illusion que « le meilleur armement d’un navire français, c’est son pavillon », pour reprendre les mots d’un ancien chef d’état-major. Sauf qu’aujourd’hui, des états surarmés (comme la Russie, la Turquie, l’Algérie) qui ne nous veulent aucun bien, des cartels de la drogue, des organisations djihadistes ou des pirates qui ont les moyens de se payer des armes lourdes n’en ont rien à cirer du pavillon français. Un jour viendra tôt ou tard où un bateau de la Marine et son équipage paieront très cher cette cécité politiquement correcte et ces économies de bout de chandelle : pour en revenir aux FDI (un véritable scandale pour moi !), quel intérêt de payer 800 millions des frégates beaucoup moins bien armées que des FREMM pourtant moins chères, de les doter d’un radar Sea Fire ultra performant avec seulement 16 (!) missiles SAM et AUCUN système CIWS ??? Ce seront des cibles pour tous ceux qui veulent s’en prendre à nous.

    • Math dit :

      En France, on vote des budgets limités. L’idée est d’avoir le plus grand nombre de coques à la mer. En cas de conflit, la priorité serait d’armée correctement ces coques plutôt que de devoir en construire beaucoup d’autres.
      Les programmes européens devraient bien avancer dans les années qui viennent, si l’élection de Trump se confirme.
      Au delà des pleurnicheries maçonniques dans la presse sur l’importance du lien transatlantique, nous avons une occasion de plus de retirer cette suzeraineté qui nous étouffe un peu. Si nous pouvons, au travers de programmes comme celui-ci, nous rapprocher de nos voisins, tant mieux.

    • ULYSSE dit :

      @Eric. voire les FLF rénovées, équipées d’un sonar, mais qui ne disposent même pas de torpilles. Cela permettra à l’équipage de savoir à l’avance qu’un sous marin va les couler.

      • Avekoucenzeh dit :

        Si vous vouliez dire « et même les FLF rénovées », votre « voire les FLF rénovées » est parfait.
        Mais si vous vouliez dire « se reporter au cas des FLF rénovées », c’est « voir les FLF rénovées » qu’il aurait fallu écrire.

  15. Ingo dit :

    Je comprends le pourquoi d’une coopération pour des projets comme le SCAF qui représentent un énorme saut technologique mais qu’elle est l’intérêt de réinviter l’eau tiède ? Faire de la coopération européenne pour faire de la coopération européenne.

    • botha dit :

      Ca permet de faire des économies pour le développement, ça harmonise les flottes ce qui réduit les coûts de maintenance, on peut se les refiler entre pays si besoin ce qui est pas forcément mauvais si des pays veulent prolonger la durée de vie de leurs exemplaires ou augmenter leur flotte, et puis ça permet de prendre des automatismes et de mettre en place des bonnes pratiques sur un programme à plusieurs, ce qui facilitera la donne quand on le fera sur un programme plus complexe.

      C’est dans ce sens là qu’il aurait fallu commencer plutôt que de vouloir se lancer directement dans des projets de rupture ultra sensible qui sont beaucoup plus complexe et mettent tout le monde à cran.

      Tu commence par le petit bassin pour apprendre à nager, sinon tu te noies directement dans le grand.

      • Ingo dit :

        Sauf que chacun des pays membre du projet a déjà conçu un bâtiment similaire. Quelle est l’intérêt de repartir d’une page blanche pour réinventer l’eau tiède ? Exemple, en France on a la Gowind, on peut très bien faire la Gowind 2.0 à partir de l’existant en intégrant le retex et les nouvelles menaces. Ce serait beaucoup moins et beaucoup plus rapide. Mais non créons une nouvelle classe pour faire des missions de souveraineté et de surveillance qui sont basiques.

  16. bullnar dit :

    une petite gowind mais avec de tout de chez tout le monde, nos 3 modele seront equipees d un canon de 20 , 1 ex commandant l Herminier et l autre ex Le Henaff , 2×12.7, un lanceur sadral simple sur epaule et 6 famas dans le placard en fond de cale, une version SUPER offensive d interdiction sera dotee d un des Breda-Mauser de 30 mm ex Latouche Treville en lieu et place du 20 , ca va sacrement rouler des mecaniques chez les commissaires…. vive l administration

  17. radionucleide dit :

    c’est un programme innovant avec un saut technologique
    la proue sera à tribord et la poupe à bâbord

  18. Achille-64 dit :

    « doit être conçue selon une architecture « plug and play » ouverte. Elle se déclinera au moins en trois versions : une première optimisée pour la lutte anti-sous-marine, une seconde dédiée aux missions de longue durée avec une capacité de lutte anti-surface et une dernière plus axée sur la patrouille en haute mer. »
    On ne refait pas le coup du NH 90, des fois ?

  19. civis17 dit :

    Il parait bien petit ce bateau pour protéger notre souveraineté sur les océans lointains , combien seront effectivement à la mer compte tenu des impératifs de dispo des équipages et de maintenance ? Surtout face à une déferlante chinoise .
    Un expert peut il proposer une réponse ?

    • Etienne Hannosset dit :

      « notre souveraineté » ? Vous parlez de quelle souveraineté ? Il me semblait avoir lu que votre président avait plaidé (et obtenu gain de cause !) devant l’UE pour qu’en matière de défense ce soit l’UE qui soit souveraine (et plus les États qui la composent). Ça a encore changé ?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « Il me semblait » Il est bien là le problème avec vous, « il me semble, je pense que, j’ai entendu que, j’ai lu que (lire, c’est une chose comprendre une autre) mais ça s’arrête là!

  20. Lex dit :

    Pour la longue endurance, il faut une propulsion avec un mini réacteur nucléaire !

  21. Question pour les marins... dit :

    Question idiote aux spécialistes: le tonnage (et donc le prix) des navires de guerre est-il en train d’exploser? Il me semble qu’avant une corvette plafonnait dans les 1800 tonnes, une frégate dans les 3000 et au dessus on passait au destroyer. Maintenant, on a de la corvette à 3000, on met au point au bénélux des frégates de 5500 ou 6000 tonnes, soit le tonnage d’un petit destroyer « d’avant »???

    • Etienne Hannosset dit :

      Le tonnage n’a pas beaucoup d’influence sur le prix. C’est l’équipement (armement, radar, électronique, sonar, etc) qui coûte. En ce qui concerne l’appellation, la classification OTAN prend en compte les capacités des navires. Ainsi, les Pays-Bas ont des « patrouilleurs océaniques » (opv classe holland) de 3750 tonnes quasiment sans armement. Mais Momo pourra vous en dire plus.

  22. JILI dit :

    Je pense qu’il aurait été préférable de continuer à fabriquer nous mêmes nos frégates ou être associé pour le faire avec l’Italie car avec eux nous avons toujours de bons résultats. Tout comme des entreprises d’autres pays qui ne fabriquent pas de navires vont profiter anormalement du marché, et donc réduire l’intervention ou l’activité de nos entreprises. Si l’Europe était effectivement un État avec une Souveraineté ça pourrait passer, mais là elle est seulement la Vassale des USA, et donc pour la FRANCE, il y en a assez de ce « BAL DES COCUS » où notre Souveraineté disparaît!

    • Etienne Hannosset dit :

      Êtes vous certain qu’avec les Italiens en général et Fincantieri en particulier, ça se passe toujours bien ? Je crois que pour l’Italie ça se passe bien, mais pour la France je suis plus réservé. Regardez le programme FLOTLOG et le partage des tâches ! Les Italiens ont conçu, seuls, les navires et les Français ont payé. Les navires italiens sont construits en Italie et les navires français sont construits en Italie (partie avant) et en France (partie arrière). https://www.firstonline.info/fr/fincantieri-contract%C3%A9-avec-la-marine-fran%C3%A7aise-pour-4-navires/ Vous trouvez que ça s’est bien passé et que le partage des tâches est équitable ou que l’Italie a imposé ses conditions ?

      • JILI dit :

        Bien sûr et je le sais, mais ce qui se passe existe parce que nos compétences ne sont pas développées alors qu’au niveau industriel, nous avons tout ce qu’il faut pour agir seul, et à titre d’exemple rappelez vous de notre performant canon de 100 mm vendu aux chinois, et qu’on n’améliore plus, et ceci rappelle le char leclerc , mitrailleuse AA52et bien d’autres matériels qu’on ne developpe, n’améliore plus, tout comme on les achète à l’étranger. J’ai le regret de me répéter et le fait sans obsession, mais tout ce qui se passe , ou
        ce qui ne part pas en notre faveur, est l’œuvre de nos politiques. Au regard des dégâts industriels et financiers que ça nous amène, je pense que beaucoup de nos politiciens sont venaux !

        • Etienne Hannosset dit :

          Je suis inquiet quand je lis que vous écrivez que les compétences françaises ne sont pas (suffisamment) développées pour concevoir un pétrolier ravitailleur …

      • Vinz dit :

        30 posts, 30 merdes. Dans les specs du troll non modulaire.

  23. Marti dit :

    Parceque cet article mentionne le CSP/PESCO j’ai ajouté un lien qui contient un tableau des domaines de responsabilités par pays. Sans doute des responsabilités en lien avec la spécialisation des pays membres de l’UE.
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration_structur%C3%A9e_permanente

  24. Mario 1114 dit :

    @Etienne….. : Vous trouvez que ça s’est bien passé et que le partage des tâches est équitable ou que l’Italie a imposé ses conditions ?

    toujours aussi ridicule !

    (citation)Naval Group est responsable de la conception, la fourniture et l’intégration du système de combat et des systèmes militaires de la plateforme (aviation, munitions, immunisation). L’entreprise est en outre responsable de certaines fonctions transverses telles que la cybersécurité et la compatibilité électromagnétique

    https://www.naval-group.com/fr/quatre-batiments-ravitailleurs-de-force-pour-la-marine-nationale

    Et dans le cadre de l’OCCAR :

    https://www.usinenouvelle.com/article/la-renovation-des-fregates-franco-italiennes-un-mega-contrat-pour-les-industriels-tricolores-de-la-defense.N2157892

    .

    • Etienne Hannosset dit :

      Ouf !!!!!! Évidemment que Naval Group est chargé de réaliser certaines tâches sur les pétroliers ravitalleurs français. Il ne manquerait plus que ça ! Vous vouliez que les Italiens fassent 100% du travail ??? De là à penser que le partage est équitable, il y a une marche.
      Concernant la rénovation des frégates Horizon, vous devriez mieux vous informer. Quid du radar Kronos de Leonardo et de MBDA italie ? La collaboration se limite à acheter du matériel en commun et chacun fait les travaux pour ses deux navires. Relisez le communiqué de madame Bruxmeir! Comment pouvez vous vous forger une opinion en lisant seulement une certaine presse ? C’est le sommet du ridicule. Vous auriez au moins dû lire l’article de monsieur Lagneau qui était plus complet et honnête que celui d’usine nouvelle !!!