En Pologne, l’idée d’un éventuel retour du service militaire obligatoire ne fait pas recette

Ces derniers mois, la Pologne a multiplié les commandes d’équipements militaires. Et certaines d’entre elles sont significatives, avec l’achat, entre autres, de 1366 chars de combat [366 M1A2 Abrams américains et 1000 K2PL Black Panther sud-coréens], de plusieurs centaines de pièces d’artillerie [HIMARS, K-239 Chunmoo, K9 Thunder, ASH Krab, etc.] et de 96 hélicoptères d’attaque AH-64E Guardian.
Seulement, acquérir de nouveaux matériels est une chose… Mais il faut prévoir des budgets conséquents pour assurer leur entretien et, surtout, disposer de suffisamment de militaires bien formés pour les mettre en oeuvre. Or, actuellement, les forces armées polonaises n’en comptent que 180’830, en comptant les 32’000 soldats de la défense territoriale et les recrues du service militaire volontaire, mis en place en 2022, non sans succès d’ailleurs puisque 16’000 jeunes l’ont rejoint alors que 15’000 places étaient offertes.
Cependant, l’objectif de Varsovie est de porter l’effectif de ses forces armées à 300’000 militaires. Et il n’est donc pas près d’être atteint.
Cela étant, et comme beaucoup d’autres membres de l’Otan, la Pologne a suspendu la conscription en 2008. Et si l’Estonie l’a maintenue, La Lituanie et la Lettonie ont décidé de la rétablir en raison de la menace.
Visiblement, le ministère polonais de la Défense tourne autour du pot. En mai, il a ainsi lancé le programme « S’entraîner en tant que soldat », afin de proposer une formation militaire de base de 16 jours à des volontaires. « L’objectif est de développer le potentiel des réserves de l’armée », a-t-il justifié. Une telle initiative peut-elle être suffisante? Pas sûr…
Aussi, l’idée de rétablir la conscription est de plus en plus évoquée, notamment après le projet prêté au ministère de la Défense de rendre obligatoire une formation militaire pour l’ensemble des hommes en âge de porter les armes. Pour autant, la question divise l’opinon publique polonaise.
Ainsi, selon un sondage publié en février, 52% des personnes interrogées ont dit être plutôt favorables au retour du service militaire obligatoire… mais sous réserves que les jeunes hommes, de préférence peu diplomés, soient les premiers concernés…
« Contrairement aux idées reçues, les ruraux ont l’approche la plus égalitaire sur cette question. Dans ce groupe, plus des deux tiers de ceux qui soutiennent la conscription sont en faveur d’un service militaire concernant les hommes et les femmes. Ceux qui soutiennent la conscription dans les villes [de plus de 250’000 habitants, ndlr] souhaitent en grande majorité qu’elle soit réservée aux hommes », avait relevé le quotidien Dziennik Gazeta Prawna.
Quoi qu’il en soit, les citoyens polonais ne croient pas à un rétablissement de la conscription à court terme. C’est en effet ce qu’il ressort d’un sondage publié la semaine passée par Rzeczpospolita et RMF FM. Ainsi, 71,1% d’entre eux estiment que le gouvernement qui sera issu des prochaines élections légistalives ne relancera pas le service militaire.
« Le groupe de ceux qui ne croient pas au rétablissement du service militaire obligatoire comprend à peu près à égalité des partisans du PiS [le parti actuellement au pouvoir, ndlr] et de l’opposition. C’est principalement l’avis des hommes [82%], des jeunes susceptibles d’être mobilisés dans l’armée [88%], des habitants des zones rurales [79%], des personnes ayant au moins trois enfants [100 %], mais aussi de ceux les moins scolarisés [74%] », a noté Rzeczpospolita.
En tout cas, membre de l’opposition et ancien ministre de la Défense, Tomasz Siemoniak, s’est dit opposé à un retour de la conscription. « Cela ne sert à rien de revenir au service obligatoire car un an de service ne préparera pas un soldat du 21ème siècle. Ce qui est décisif, c’est une armée professionnelle avec des réserves actives », a-t-il dit. En revanche, a-t-il ajouté, « il faut développer toutes les formes de service volontaire et introduire dans le système éducatif des formes obligatoires de préparation à la défense ». C’est exactement ce que tente de faire l’actuel gouvernement.





@Totoche « Les conscrits à la Marne avaient 3 ans de service militaire à faire » Décidé en 1913 ce passage au 3 ans donc aucun n’avait eu à faire 3 ans.
« c’était pour ainsi dire des professionnels selon les normes actuelles. » Pas vraiment mais cela montre bien qu’il était possible d’avoir des conscrits de qualité.
« J’ai moi même choisi les parachutistes pour mon service militaire » Ah et vous etiez dans quel régiment et en quelle année? Vous etiez mieux payé qu’un appelé hors para ou pas?
« para c’est une option comme une autre » Comme indiqué cela n’avait absolument pas le caractère d’une option comme une autre.
« L’armée offre quantité de formations dont certaines sont transposable dans des emplois civils » Dans ce cas les personnels iraient direct dans le civil si tel était leur objectif.
Vous racontez visiblement totalement n’importe quoi.
Merci pour l’explication !
Maitriser son « outil de travail » (le « fonctionnement en mode dégradé » évoqué par nos différents CEM) est indispensable, comme vous le soulignez.
Certains évoquent l’intérêt d’avoir un même équipage dans un même engin pendant plusieurs années —> J’ai tendance à penser que c’est une évidence. Chacun « sa Titine » !
^^
« Celui qui n’a pas la nostalgie de l’URSS n’a pas de coeur, celui qui souhaite son retour n’a pas de cerveau. »
Les polonais souhaitent que les bouseux aillent au service militaire comme chair à canon, comme en Russie où les jeunes hommes issus des minorités ethniques et les plus pauvres vont au service contrairement aux citadins moscovites ou Péterbourgeois. Finalement, ils ne sont guère différents. En 14 et en 40, ce sont les ouvriers et les paysans qui sont plus morts proportionnellement que les hommes huppés.
How Queer Clubs Changed the Way We Take Drugs | News on Drugs
https://youtu.be/wOMEBBZj1LE