Le SNA Émeraude et le BSAM Seine ont terminé leur mission d’intérêt stratégique dans l’Indo-Pacifique

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49 contributions

  1. philbeau dit :

    Belle performance en effet qui témoigne du très haut degré opérationnel des forces françaises , au même titre que les projections à longue distance des Rafales , ou de la durabilité de l’opération Barkhane . IIl y a des gens qui travaillent bien dans ce pays , ei il est décevant cependant que cette capacité soit si discrètement escamotée par nos dirigeants quand ils rencontrent leurs homologues européens . Devant lesquels on ressasse toujours la même antienne de fragilité économique , largement reprise par la plupart des médias , européistes juqu’à la nausée , et ramènent toujours la France à un état naufragé cherchant son phare et son sauveteur de l’autre côté du Rhin .

  2. Muse dit :

    Pourquoi dire cela ? Quel intérêt ?
    C’est plutôt contre productif, non ?

    • Le sicaire dit :

      La dissuasion est-elle donc contre productif ? 😉

    • Edouard ERNOULD dit :

      Au contraire, ça montre que l’on sait le faire. Et les détails eux ne sont pas connus

  3. Fralipolipi dit :

    Dans le journal Var Matin, on apprend que le soutien du BSAM Seine se basait notamment sur un emport de 900 pièces de rechange pour le SNA Emeraude :
    « Grâce au soutien de la Seine, qui embarquait 900 pièces de rechange pour l’Émeraude et qui a joué les remorqueurs dans le canal de Suez, le « bateau noir » a pu compter sur « une assurance vie technique et logistique » à l’autre bout du monde. »
    https://www.varmatin.com/defense/le-sous-marin-nucleaire-dattaque-emeraude-de-retour-a-toulon-apres-une-mission-hors-normes-667115
    900 pièces détachées, ça donne une meilleure idée de l’intérêt de disposer d’un tel soutien potentiel à chaque escale technique (Perth, Guam, etc…).
    On peut aussi imaginer que le soutien du BSAM ait servi également (potentiellement) au ravitaillement en mer … en vivres (car le SNA Emeraude n’en embarque que pour 45 jours, sauf erreur).

  4. Aymard de Ledonner dit :

    C’est en lisant ce genre d’article que l’on s’aperçoit de l’ampleur des pertes de capacité des années 2000. Sans bruit, tout une série de capacités a disparu par le retrait d’équipements non remplacés.

    • Fralipolipi dit :

      @Aymard
      Ok, vous râlez, mais ici il s’agit justement d’une capacité retrouvée !
      … non pas à cause d’une évolution sur la flotte des SNA classe Rubis (dont la disponibilité en mer est restée excellente !!!!),
      mais du fait de l’arrivée des BSAM Loire, Rhône, Seine et Garonne,
      permettant de prendre ENFIN la relève des BSM et BAP Jules Verne, retirés eux dans les années 2000.
      .
      Il n’y a pas de perte capacitaire dans le cas présent de ce jour … Tout au contraire, il y a un « récupération » capacitaire !
      Plutôt que de râler ou regretter, vous devriez donc plutôt être satisfait 😉

      • Aymard de Ledonner dit :

        Oui bien sûr c’est positif et j’avais compris ce retour. Ok mon post avait peut-être un ton trop grognon.
        Mon idée était de rappeler que dans les phases de réduction de budget, où on nous explique toujours qu’on va faire la même chose mais avec moins d’argent, et bien derrière le rideau c’est pas joli-joli.
        Mais vous avez raison autant pointer les aspects positifs puisque petit à petit on retrouve des capacités perdues.

      • Ugh dit :

        Bonsoir,
        La mise en service des 4 BSAM n’a en rien remplacé les capacités qu’offraient le BAP Jules Verne et les bâtiment de soutien mobiles Garonne, Loire et Rhône. En effet, ces derniers, embarquaient des ateliers en plus des pièces détachées et des capacités de ravitaillement à la mer (limitées certes, mais existantes). Ces ateliers flottants étaient armés non seulement par des « flottards », c’est à dire des mécanos, EMSEC, électriciens etc… mais aussi par des « margats » marins des ports des ateliers militaires de la flotte, qui avaient un savoir faire qui s’est malheureusement perdu. Ces navires pouvaient réaliser des réparations assez lourdes, opérations que les BSAM de type Loire ne peuvent pas mener.
        Les prochains pétroliers ravitailleurs auront me semble t-ils quelques ateliers, mais ils sont appelés à naviguer et rester au plus près de la force pour la soutenir et il y a des opérations de maintenance qui ne peuvent être réalisées en mer du fait des mouvements de plateformes dus à l’état de la mer. Alors perte capacitaire, oui, il y a malheureusement.
        N’importe quel marin qui a connu le Jules Verne en service et vécu son désarmement vous dira que nous avons perdu une pièce maîtresse de la flotte. 150 mètres et 12000 tonnes d’ateliers, de réserves de pièces, de munitions, avec des moyens de levage très importants et une plateforme et un hangar hélicoptère capables d’accueillir un hélico de la classe des Super Puma, ou aujourd’hui NH-90 et donc aptes à transporter sous sling, des charges de plusieurs tonnes.
        Les BSAM sont un moindre mal, d’autant qu’ils remplacent aussi les remorqueurs de haute mer dont la mission première était d’assurer le remorquage d’un SNLE ou d’un SNA en cas d’avarie majeure.
        Je reste fier de nos marins, de notre marine et de l’ensemble de ces hommes et femmes qui servent avec professionnalisme la nation au sein de nos armées.
        Je vous souhaite un excellent weekend.

    • Clément dit :

      L’article dit justement que ces équipements sont désormais remplacés.

    • Plusdepognon dit :

      @ Aymard de Ledonner
      Effectivement, mais cela donne une idée du sérieux du journal sur les sujets militaires…
      Ce n’est rien de méchant, vu que Var-matin a d’autres préoccupations.

      Puisque l’on cause retour au bercail à la Royale :
      https://www.ouest-france.fr/mer/brest-retour-en-catimini-d-une-belle-mission-pour-la-fregate-aquitaine-abf31610-99d6-11eb-9223-e02ac72f0be8

      Tout le monde est rentré à bon port, leurs missions accomplies, c’est ce qu’il faut retenir.

  5. Buburoi dit :

    La zone principale à surveiller, c’est la méditerranée orientale, et tout ce qui concerne l’activité de la Turquie. La stratégie doit d’abord consister à se préparer face aux menaces d’Erdogan. Il faut bien entendu faire des démonstrations devant nos clients potentiels: l’Australie, l’Indonésie, la Malaisie.

    • Too dit :

      Si Erdogan bouge, il sera beaucoup plus facile à contrer qu’une Chine ou une Russie.

      • Expresso dit :

        Avec ce SNA ?
        son sonar n’est pas capable de détecter un pétrolier à 300 milles tonnes,
        il s’est rentré dedans,
        https://www.lemonde.fr/archives/article/1993/08/20/collision-au-large-de-toulon-l-accident-provoque-par-un-sous-marin-a-entraine-une-legere-pollution_3945289_1819218.html

        • Pascal (l'autre) dit :

          « Avec ce SNA ?
          son sonar n’est pas capable de détecter un pétrolier à 300 milles tonnes, » 1993! Eh bien Voilà une info récente! Vous en avez d’autre « speedy expresso? Vous savez 28 ans la technologie a du évoluer! Voyez vous si demain il est mis au point un détecteur de con il fonctionnera mais il faudra l’adapter à votre présence, éviter qu’il ne sature et s’enflamme ou explose! Tout évolue…………………. sauf vous!

        • Carin dit :

          @expresso
          Ce sous-marin vient de passer plusieurs semaines chez vous…. vos sonars de sous-marins, bateaux, ne doivent pas être très brillants non plus…. votre marine ne l’a jamais repéré… et c’est pas faute de l’avoir cherché!!

          • Expresso dit :

            Un pétrolier à 300 milles tonnes est très bruyant, un aveugle peut l’écouter à 2 kms, mais pas votre sonar, émeraude a eu une explosion il y a pas longtemps. C’est du made in France.

          • Galopant dit :

            Toujours 3 navire de guerre au dessus de lui, il croiait tout seul, à cause de la qualité de son sonar.

          • Pascal (l'autre) dit :

            « Ah, egoutier, 10 tonnes de merde arrivent, tu auras une bonne bain. » Galopant et expresso!!! Vous êtes visiblement sorti du même moule, il ne reste plus qu’à tirer la chasse pour que vous puissiez rejoindre votre lieu d’habitation………………… les égouts!

          • Pascal (l'autre) dit :

            « Ah, egoutier, 10 tonnes de merde arrivent » Mon « bon » Galopant vous nous faites part du résultat de votre pesée matinale? Eh bien vous êtes notablement en grand surpoids, une telle obésité doit être insupportable!

        • vno dit :

          Le principal, c’est qu’il détecte un Type 55. Vous devriez faire attention. Il y a manifestement un défaut sur vos sonars. Du fait de notre matériel de merde, j’ai entendu dans un bar de Toulon qu’ils ont du s’approcher très prêt pour vous enregistrer sur un enregistreur fabriqué en Chine faute d’avoir les moyens d’acheter autre chose. Les caméras chinoise ayant pris l’eau, il ont fait des photos numériques avec l’ appareil Japonais confisqué à un journaliste de Médiapart.

          • vno dit :

            En plus un matelot d’origine asiatique mal noté du bateau aurait piraté un flux vidéo satellite et il s’est amusé à rentrer les coordonnées qu’ils voyait de vos sous-marins dans la mémoire des SM 39 exocet au tubes avant de se faire prendre par un officiers Maoïste. Ne vous inquiétez pas, la loi Française interdit le piratage. L’individu a pris la fuite en Afrique et pris un vol vers l’Amérique des l’arrivée à quai malheureusement. Il avait un double des enregistrements. Il s’appelle Hubert Bonisseur de La Bath.

  6. LEONARD dit :

    Belle démonstration de fiabilité pour un navire agé.
    Belle preuve de savoir-faire.
    Si, par contre, la M.N souhaite multiplier ses épisodes de présence dans le Pacifique, voire en Océan Indien ou Mer de Chine, la commande de 2 Suffren supplémentaires va s’imposer.

    • Fralipolipi dit :

      Commençons déjà par un de plus … le 7ème.
      Ce serait déjà une très bonne chose, car déjà là, rien n’indique que ce soit dans les priorités budgétaires à venir … malheureusement.
      Croisons tout de même les doigts, car il est vrai que le SNA (et surtout le SNA Barracuda pour ce qui nous concerne) est un atout militaire de tout premier ordre … dont l’utilité/nécessité n’ira que grandissante.

      • LEONARD dit :

        Je vous rejoins pour un 7ème SNA……à cadre géographique d’emploi actuel, qui, à ma connaissance, ne comprend que très épisodiquement le Pacifique. (l’Indien est un peu plus fréquenté).
        Si l’on ne veut pas qu’une présence renforcée dans le Pacifique pèse sur les capacités sous les autres océans, ….8.
        Reste les moyens budgétaires, qui pourraient être dégagés par un abandon de l’EuroMale, par exemple (même si l’A.A criera au vol)

    • Pascal (l'autre) dit :

      galopant et expresso ! Vous êtes la preuve vivante de ce qu’est la consanguinité!

  7. Parabellum dit :

    Bravo et savoir faire notable mais face aux meutes de bateaux chinois il faudrait avoir plus de sous marins dont un ou deux pré positionnés à la Réunion ou nouvelle caledonie …des gros scorpene type australiens si cette série débouche? Il faut revoir notre capacité de frappe lointaine avec des missiles …mais respect à cette mission.

  8. Logan23 dit :

    plutôt que de prolonger la série Suffren, c’est vrai que 3 scorpenes pour la surveillance côtière & les missions en Méditerranée seraient tout aussi efficaces et moins chers, les sna pouvant vaquer à des taches plus adaptés à leurs profils

    • François de Brest dit :

      Vous savez seulement de quoi vous parlez pour raconter des âneries pareilles?
      1. d’un point de vue stratégique, on a pas besoin de sous-marins côtiers, car pour quoi faire? La défense côtière par des sous-marins c’est un concept complètement daté, mais de sous-marins océaniques. Les Barracuda sont des chasseurs océaniques qui ont désormais des bonnes capacités AVT avec le MdCN et les capacités améliorées de déploiement de commandos. Les capacités de recueil de renseignement sont également bien améliorées.
      2. L’hyper spécialisation des personnels liées aux équipements fait que les petites séries de classes de bâtiments dits fortement armés font grimper la facture RH de manière très significative et créent des difficultés à armer ces mêmes équipages de bâtiments du fait de la juxtaposition de micro-filières de compétences.
      Donc arrêtez tous ces intervenants qui prétendent savoir de quoi ils parlent en disant ce serait mieux-ci ou mieux-çà en essayant de recaser des classes que nos industriels ne produisent que pour remplir le carnet de commande à l’export et nous permettre ainsi de garder des compétences industrielles nationales.

  9. Françoise dit :

    Quelqu’un sait-il si un sous-marin passe le canal de Suez de manière inconnue en profitant du passage d’un bâteau ou s’il se signale aux autorités du canal ?

    • Delta dit :

      Ils préviennent.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le canal ne fait que 300 mètres de large et il est peu profond. Un sous-marin n’a aucune chance de pouvoir s’y cacher. Son passage doit provoquer des remous un peu comme quand vous bougez dans votre baignoire.
      Par ailleurs il n’y a que 20 mètres de fond donc à supposer que le sous-marin rase le fond, même si le kiosque ne dépasse pas, il y aurai quand même un sillage visible.

    • philbeau dit :

      Vous ne saviez pas qu’il passe en plongée ? 🙂

      • LEONARD dit :

        Ils ne sont pas transportés par la route, le long du canal, pour éviter d’être mouillés ?

    • vrai_chasseur dit :

      @Françoise
      Le canal de Suez fait 25 m de profondeur maximum….pas assez de tirant d’eau pour se cacher.
      Surtout, il est territoire égyptien et donc régi par des règles de transit (formation des bateaux en convoi, pilotes égyptiens à bord, pavillons clairement arborés, remorqueurs de la société du canal si besoin, réglementation du transit des matières dangereuses, etc etc)
      L’Emeraude a passé Suez en remorque du Seine.

    • Thomas dit :

      C’est comme si vous comptiez prendre une autoroute qui vous raccourcirait le voyage de plusieurs jours sans la payer :
      Les navires civils ou militaires empruntant le canal de Suez doivent tous s’acquitter du péage !

      Présentement, il est remorqué en surface par son bâtiment de soutien, dixit l’article

  10. Novice dit :

    Je comprends pas comment la furtivité des SNA peut être assurée alors que si j’ai bien compris ils ont le besoin impératif d’être escorté par des BASM ?

    • Delta dit :

      Les bâtiments ne naviguent pas ensemble l’un à côté de l’autre.
      Le SNA et le BASM se retrouvent au port.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le BSAM n’a pas besoin de rester à coté du sous-marin. Il est là au cas où et peut le retrouver dans un port.

    • Fred dit :

      Ils ne prennent tout simplement pas les mêmes routes

    • Thomas dit :

      Disons qu’entre 2 ravitaillements le SNA est furtif :
      On imagine mal le batiment de soutien navigant en surface avec le soum qui le suit juste dessous !

    • Momo dit :

      Le besoin n’est pas impératif. En temps de paix pas la peine de pousser la mécanique ni les hommes.
      Par ailleurs c’est aussi un moyen d’éviter les regards aux escales qui ne sont de fait pas techniques.
      Il y a aussi des missions sans navire de soutien, mais vous n’en entendrez pas forcément parler.

  11. Sunny dit :

    J’attends avec impatience le premier article sur la présence de sous-marins chinois en Méditerranée et bien entendu tous les commentaires avisés sur le sujet.

    • Albatros dit :

      Il y a déjà des bateaux chinois en Méditerranée et depuis des décennies.
      Et même face à certaines falaises de Bretagne…
      Attendez encore.