L’association du Missile Moyenne Portée avec un mini-drone NX-70 fait mouche

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60 contributions

  1. Plusdepognon dit :

    Le programme de la STAT avec le MMP était assez chargé :
    https://www.forcesoperations.com/le-point-sur-le-missile-mmp/

    Il fallait aussi des partenaires pour débloquer les fonds européens :
    https://www.forcesoperations.com/feu-vert-politique-pour-le-projet-de-missile-antichar-europeen/

  2. Loufi dit :

    Est-ce qu’il existe des solutions sans fil ? Est-ce que la fibre n’est pas trop contraignante ? Et en cas de rupture il se passe quoi ? Par rapport au javelin, comment se positionne le MMP?

    • dolgan dit :

      Il peut bien sur être tiré en tir et oublie (sans fil donc).

      La fibre lui apporte des capacité supplémentaires. (notamment la discrétion ,la résilience aux contre mesures ou la correction de cible en vol)

      En cas de rupture, si il a une cible verrouillé, il continue son taf. Sinon, je pense qu’il peut acquérir une cible en vol de manière autonome (ou via illumination laser ).

      Le Javelin est un vieux missile antichar d’ancienne génération, il est moins polyvalent, moins résilient et a de fortes contraintes d’usage. Pour le moment, seuls les Israeliens sont positionnés en concurents du MMP.

    • 에르메스 dit :

      Il existe des solutions sans fil.
      La fibre n’est pas trop contraignante, mais surtout, il est impossible de brouiller la fibre contrairement à un signal radio.
      .
      En cas de rupture, tout dépend, l’échange par la fibre n’est pas une condition sine qua non à la réussite du tir, le MMP est équipé d’autodirecteur IR/TV, dès l’instant où la cible est accroché, la fibre n’est plu nécessaire.
      .
      Le MMP est plus récent que le Javelin, trop peu de tir opérationnel pour comparer les 2 systèmes avec suffisamment de recul, mais sur le papier le MMP est supérieur en de nombreux points, senseurs/portée, et également en coût de production (hihi).
      .
      Espérons que dans les faits ils soient au moins équivalent aux Javelins qu’il va remplacer, ce qui laisse assez peu de doute…
      Il faudra attendre une utilisation un peu plus importante pour avoir de quoi comparer réellement.

      • Loufi dit :

        Espérons qu’il soit commande a plus de 10 exemplaires…

      • dompal dit :

        @ 에르메스, @ dolgan,
        Merci à tous les deux pour ces précisions. 🙂
        En tant qu’ancien tireur Milan, je ne comprenais pas l’utilisation (encore) de la fibre sur le MMP alors qu’il est ‘tire et oublie’.

    • Stoltenberg dit :

      Le problème des solutions sans fil c’est qu’elles sont vulnérables au brouillage, peuvent dévoiler la position du tireur, nécessitent plus d’énergie et risquent de ne pas fonctionner derrière un obstacle. D’où l’emploi de la fibre.
      Sinon, MMP >> Javelin.
      La version FGM-148G va permettre au Javelin de réduire cet écart.

  3. Félix GARCIA dit :

    La classe !
    Dans l’éventualité d’une armée qui prendrait « de la masse », ne ferait-on pas bien de miser sur l’infanterie ?

  4. Parabellum dit :

    Le couple drone missile…tactique ici ou aussi stratégique longue portée est indispensable pour nos armées pour frapper à distance et juste.bravo et développons vite le lourd.

  5. Fralipolipi dit :

    L’infanterie reprend l’offensive sur la cuirasse ?!..
    .
    Entlk, cela semble être une alternative intéressante au missile-rodeur Harop,
    permettant en outre un déploiement discret, probablement bien difficile à contrer.
    .
    Le ciel n’a pas fini de faire Zzzzzzzzzzzzzzzzzz.

  6. Ysgawin dit :

    A espérer que cela fonctionne aussi bien avec les autres systèmes de drones en services comme l’ANAFI ou le SopyRanger

    • dolgan dit :

      Ce qui est prévu à très court terme, c’est que ça fonctionne avec tout système connecté au « cloud » scorpion. L’opérateur MMP pouvant ainsi avoir accès aux images de l’optronique des véhicules, aux images satellites, aux images drones, à la boule optro d’un rafale, … Tout ce qui peut lui permettre en amont de prendre des repères pour un tir au delà de la vue.

      • Stoltenberg dit :

        Content d’apprendre cela ! En effet, ces systèmes ne valent pas grand-chose lorsque leur utilisation n’est pas couplée aux moyens de renseignement et de traitement de données efficaces.

  7. Polymères dit :

    Rappelons que ce type de tir n’est pas une désignation de cible comme on peut le faire avec un pointeur laser.
    Cette désignation repose sur un élément principal et central: La cartographie numérique
    La cartographie numérique (programme NEB) du champ de bataille sur lequel on va de plus en plus inclure des informations. La géolocalisation de chaque individu, de chaque véhicule, l’envoi d’ordre simplifiés, de repères divers et variés, de communiquer la présence ennemi ici ou là. On a donc une carte avec un ensemble de symbole (avec leurs formes, leurs couleurs etc…) qui permet de visualiser en temps réel la situation tactique. Une carte qui est et qui sera à disposition de tous et pas uniquement dans un état-major. Cela va participer (avec d’autres choses) au combat collaboratif.
    Le combat collaboratif c’est ni plus ni moins que de la complémentarité de moyens qui ne sont pas forcément concernés directement par une situation mais qui peut agir facilement et rapidement au profit de n’importe qui avec les moyens les plus adaptés. C’est un partage général de l’information pour que l’ensemble des forces soient « concernées » par chaque événements.

    La capacité BLOS du MMP s’avère être pleinement dans le concept de combat collaboratif, de même que le seront d’autres éléments qui seront liés dans le futur à ce système, que ce soit l’artillerie ou encore des aéronefs. En d’autres terme, il s’agit de marquer un point sur cette carte numérique par un drone, par un fantassin (via le félin) ou autrement plus tard afin qu’elle fournisse des coordonnées au poste MMP afin qu’il identifie un marqueur servant de repère. Le tireur fait feu et c’est bien lui qui va se « pointer » sur la cible pour être précis et pouvoir s’adapter.
    L’usage du drone comme « pointeur » va augmenter grandement les perspectives de renseignements et de neutralisations de positions adverses avec un minimum de risques. La mise en commun de l’information , le partage de tout, d’images et autres va faire que plusieurs drones pourront être utilisés via divers groupes de fantassins au sol et que derrière on peut laisser en appui divers moyens de soutien (dont le MMP) pour pouvoir répondre aux besoins de tous. On aura beaucoup de drones à l’avenir, il faut le comprendre et ils vont se compléter de plus en plus.
    Mais le développement de munitions de précisions dans l’artillerie c’est aussi dans cette perspective de désignation sur « coordonnées » (l’article sur le KATANA est un exemple). Il faut bien voir demain un MEPAC ou un CAESAR recevoir une demande d’appui par un mini drone d’un groupe de combat qui va pointer une cible, les coordonnées envoyés instantanément au canon, ajustement automatique et c’est parti, les opérateurs du canon pouvant même observer en direct l’impact de leurs tirs par des drones n’étant pas spécifiquement les leurs.
    Des situations « visibles » permettant d’ajuster le besoin des munitions, si la zone ennemie n’est pas claire ou approximative, des obus classique feront l’affaire pour le calmer, le débusquer ou saturer la zone, si le besoin est de viser une position particulière, un obus de précision fera l’affaire, si c’est un char, ben on va chercher plutôt au préalable un MMP, si c’est un gros bunker ou un gros bâtiment, on va rechercher un appui aérien plus lourd avec une bombe. Le combat collaboratif, le partage d’informations c’est faire très vite, avec les moyens les plus adaptés au bénéfice sur plusieurs points du champ de bataille.

    Il faut savoir se projeter dans cette situation à venir, car ce n’est pas juste une simple vue du combat du futur comme ça pouvait l’être il y a 10 ans, on est aujourd’hui avec des équipements présents, des programmes aboutis, en cours d’aboutissement, de perfectionnement et d’autres qui vont venir compléter l’ensemble. C’est SCORPION, dès cet automne au Mali on va tester le SICS avec le premier GTIA SCORPION. Alors oui, il sera perfectible, oui on attend encore certaines choses, je ne dis pas le contraire, on est plutôt sur un système aboutit et généralisé aux alentours des années 2028-2030, on va passer par quelques années pour intégrer tout cela et pour en tirer le maximum, c’est un système évolutif et non pas « fixé » au moment ou on l’a imaginé, il va s’enrichir de tout ce qu’on va lui apporter et c’est la base de notre armée de demain.

    Aujourd’hui on est encore habitué au modèle qu’on connait, celui ou on a une distanciation des éléments, un brouillard sur qui fait quoi, qui est ou, qui veut quoi, surtout avec une communication limitée à la radio. Des chefs, sur le terrain qui doivent sans cesse indiquer leurs positions, rechercher à identifier une position ennemie, pour que leurs chefs actualisent point par point à chaque compte rendu sur une carte, c’est hyper complexe d’avoir une visualisation claire d’une situation, on est loin du temps réel et de la parfaite compréhension de la situation. Les temps d’analyses, de compréhensions sont très importants, imaginez quelqu’un qui décrit sa cuisine au téléphone à un dessinateur pour réaliser un croquis afin de savoir comment un architecte d’intérieur doit la réagencer! Un plan de la cuisine et des photos, c’est quand même plus simple, ben c’est un peu ça l’idée de ce qu’on fait et qu’on va faire dans les armées. Cela peut aussi ressembler à des cartes de situations tactiques dans les jeux vidéos de guerre, un idéal de compréhension qui ne reflète pas la réalité militaire. Si tout cela existe plutôt bien dans des camps d’entrainements (type CENTAC) aucune armée dans le monde ne l’utilise de manière opérationnelle.
    Et contrairement à certaines mauvaises langues qui voient toujours l’herbe plus verte ailleurs et la meilleure réussite dans les moyens du passé, les avantages sont très nombreux. C’est un modèle de visualisation du champ de bataille, de commandement, de partage et de collaboration entre unités qui est recherché par beaucoup de pays, mais nous sommes les plus avancés, nous n’avons pas abandonner les principes quand d’autres ne voulaient pas trop s’emmerder de certaines complexités, y compris les américains. On a même réussi à embarquer les belges avec nous. Il y en aura toujours pour dire que si les autres ont arrêtés ou n’ont pas voulus continuer, « c’est qu’ils ont compris avant nous que ça ne sert à rien », encore une fois, il y a une grande différence entre ou on en est aujourd’hui et ou on en était par exemple avec le début du félin, ailleurs leurs programmes de combattants du futur ont pris un coup d’arrêt, se contentant d’équipements nouveaux, en arrêtant de pousser les choses trop loin pour le côté tactique quand nous, nous avons décider de continuer.
    Aujourd’hui on entre dans le concret de tout cela, pas d’une vision ou d’un truc impensable, l’essentiel est là, déjà fait et on voit de plus en plus d’étrangers s’intéresser et idéaliser pour leurs armées, ce que nous faisons avec SCORPION. Ce programme n’est pas juste un remplacement de véhicules anciens par des véhicules neufs, je le dis souvent ici, avec d’autres, ce qui compte c’est tout le système qu’il y a autour et tout ce qui va le compléter, tout ce qu’on peut réaliser par la suite par intégration. Ce tir de MMP via la désignation par un mini drone est un exemple parmi beaucoup d’autres

    • bibi dit :

      je vous lis et je pense a arma 3

    • 에르메스 dit :

      Je sais que je suis un chieur, on me le dit souvent et ce que je vous dis là est sans méchanceté aucune, les pavés ont la fâcheuse tendance à se multiplier dans les commentaires sans être digeste du tout.
      Votre texte contient sans doute des informations intéressante mais faut savoir faire des condensés, toute rédaction n’est pas digérable.

      • Oryzons dit :

        Cela dépend de la qualité du rédacteur.
        Personnellement il y en a que je zappe même s’ils n’ont écrit que 2 lignes, et d’autres que je lis systématiquement même si c’est un pavé. Polymères fait partie de la deuxième catégorie.

    • oryzons dit :

      C’est très intéressant, ceci étant de ce que je comprend on est ici dans un cas relativement « simple » dans la mesure où c’est l’opérateur du MMP qui « coordonne et fait le lien » entre les deux systèmes.

      Ce n’est pas nécessairement un défaut dans la mesure où avec l’homme dans la boucle on a tout de suite une capacité opérationnelle immédiatement exploitable même en conservant les règles d’engagement « traditionnelles ».

      Par contre c’est plus lié à la capacité de retour vidéo et d’acquisition en vol du MMP.

      Quid de la même chose avec un relais du flux vidéos vers un appuis aérien ou un soutien d’artillerie ?

      Outre le transport du flux il en faudrait aussi un traitement (humain ? IA?) pour le « traduire » en coordonnées exploitables.
      Traitement centralisé, qui agglomère toutes les informations disponibles de la situation, les traitent, décide des actions à mener et les renvois vers le vecteur choisis, type serveur Thalès, ou décentralisé, chaque unité faisant avec les informations qu’elle reçoit, Spectra par exemple sur Rafale ?

      Enfin sur les mini drones je me demande toujours s’il n’est pas possible qu’un drone serve de relais pour le flux d’un autre, permettant de créer une chaîne et d’étendre ainsi le rayon opérationnel.

    • Thierry dit :

      Ce système collaboratif n’a rien de nouveau sur le fond, cela existe depuis la seconde guerre mondial avec ces observateurs d’artillerie muni d’une radio évoluant avec l’infanterie pour intervenir au plus près contre les obstacles qui se présentent, et d’y envoyer soit des obus de marine, soit des chars, soi des tirs de canon terrestre, soit des bombardiers, etc.

      Ce qui a changé c’est l’emploi de nouvelles technologies servant un but tout à fait similaire, c’est toujours celui au front qui indique la cible à ceux qui sont plus loin mais avec une plus grosse puissance de feu.

      Même si l’opérateur a un drone qui lui permet de se tenir hors de l’horizon, il n’est pas à l’abris d’un drone adverse qui le désignera pour cible, donc rien de vraiment changé.

      • ji louis dit :

        Correction: L’observation et la correction des tirs d’artillerie, c’est ce qui a conduit à l’essor de l’aviation dès 1915 !

      • Mat49 dit :

        @ Mokhtar c est dans les vieux pots qu on fait les meilleurs recettes. Pour éliminer un de vos véhicules ça parrait très efficace.

    • Batko dit :

      Merci pour cet excellent résumé qui fait leclien entre concept et réalité, avec un curseur à l’équilibre entre profondeur et accessibilité -je me permettrai d’emprunter certains passages.
      Chapeau bas!

    • dompal dit :

      @ Poly,
      Je m’interroge de la pertinence de toute cette ‘armada new tech’ ?

      Dans la théorie, c’est le top du top mais qu’en est-il dans la réalité ?

      Quand on voit la fragilité du matos ‘hi-tech’ d’hier et ses pb de batteries (différentes) pour les faire fonctionner, l’AF a-t-elle su tirer des leçons de ses erreurs passées ???

      Pour les batteries, je veux bien croire que celles d’aujourd’hui soient plus performantes/endurantes que celles des années antérieures mais pour la solidité du matos, j’ai un gros doute…???
      Hi-tech + utilisation intensive + condition d’emploi ‘hard’ = HS rapidossss…. 🙁

      Wait an see…….. 😉

  8. Orion dit :

    Merci pour vos explications Polymères….

  9. Sempre en Davant dit :

    Amusant.
    Le missile nécessairement filaire pour ne pas être brouillé, pourra être employé par une infanterie restant hors de vue pour n’être pas détruite, si le drone de celle ci peut transmettre son signal brouillable. C’est’y l’oeuf ou ben la poule?

    Conclusion du roi fantassin : c’est noussss’s qu’on est les Rois!

    Comprenons nous bien : mon admiration pour le vainqueur de Verdun, pour la chair qui a défait le hachoir, est absolue.
    Mais s’agissant de victoires à la Pyrrhus et, la démographie étant ce qu’elle est, il semblerait de bon ton de ne pas vaincre de la sorte plus d’une fois tout les deux ou trois siècles.

    L’artillerie, la cavalerie, les hélicos, et l’aviation, sont coûteuses et peu polyvalente. Au point d’impliquer le développement de ces merveilles technologique pour donner à l’infanterie une chance là ou elle n’est pas à sa place.

    Faut’il s’émerveiller ou demander une revue de chambrée? Comme ça ça semble un pb de rangement!
    Il me souvient que de bonnes âmes s’étaient plaintes du sur emploi de Milan contre des blockhaus Irakien dont on ne savait pas s’ils avaient déjà été traité… Elles doivent être converties en vilain fantômes! En tout cas un obus de canon ou de mortier aurait été plus économique. (Quoi que devant les dates de péremption et la nécessité de expérience… j’aurai trouvé les tirs justifiés pour autant qu’ils ne privent pas les troupes de leurs moyens d’auto défense.)

    Les armements savants sont fort merveilleux mais, s’il faut avoir si peu d’obus éco+ que l’inf. se planque à cinq klics pour pas se prendre une bordée d’orgue d’abu stalin’allah bricolistan portée par un touk touk volé et qu’il ne reste que le secours d’engins valant le prix de trois AMX30B2 avec maintenance 100 000km… Bah on est pas rendu à Loches!

    Hélas je ne retrouve pas l’article, mais pendant ce temps les barbus ont placé des 14.5 sur des motos de 100cc chinoises.

    Dieu est souvent du coté des gros bataillons qu’ont pas tous leurs œufs dans le même panier plaqué vermeil doublé soie.

    • Oryzons dit :

      Difficile à suivre votre raisonnement.
      Quel est le problème?
      Il faut envisager la guerre sans fantassins?
      Ceux-ci n’ont droit qu’à une mitraillette et quelques grenades pour ne pas marcher sur les plates bandes des autres corps ?

      • Belzébuth dit :

        @ oryzons
        Clair et amusant:
        Le drone donnant les coordonnées peut être brouillé, ce qui donnerait des coordonnées fausses au MMP.

        Face à des cibles durcies, comme dans un environnement urbain, les cibles ne manquent pas et le matériel pour traiter ce théâtre du futur manque.

        Nous faisons la guerre à l’économie, aka la réduction de l’opération Barkhane où les nuisibles ont essaimé mais où on baisse le volume quand même.

        Le fait que chaque soldat soit precieux fait que les appuis ont une importance grandissante pour ceux qui sont au sol, afin d’éviter d’être dérangé par une avalanche de cercueils mal perçus par l’opinion publique.

        La quantité est aussi une qualité est c’est là que le bât blesse dans l’armée française par rapport à l’ENi: nous n’avons plus la quantité ni en hommes car la vie humaine n’est pas estimée comme étant un consommable, ni en munitions vu le tarif de ces merveilles.

        Cela tombe bien, la France n’a pas le budget pour en acheter des quantités phénoménales.

        De ce j’en ai compris.

        • dolgan dit :

          ici, on ne parle pas de position GPS. donc un signal gps faussé n’aura pas d’influence.

          De plus à l’echelon tactique, on travaille sur des solutions de localisation sans GPS.

      • Sempre en Davant dit :

        Oryzons

        Belzébuth (Merci!!!) vous à donné l’essentiel.
        Je ne visai qu’a décrire une boucle technique imparfaite. Illusoire.
        Évidemment, cette capacité permettant à des forces spéciales, des paras, ou des marsouins débarqués sur une plage à l’aveuglette, de faire face à des moyens ennemis démesurés est une merveille. Cela mérite des fond de recherche et des essais. Mais est ce que cela vaut une doctrine nouvelle pour les Armes?
        Vous savez pourquoi la régulière australienne à pris du F90 et pas du HK 41X comme leurs SAS?

        Permettez moi de vous répondre en déconstruisant votre réaction :
        « Il faut envisager la guerre sans fantassins? » Deux questions en une : Qu’est ce que la guerre et qu’est ce qu’un fantassin.
        La guerre est un conflit réglé (conforme à des normes juridiques) visant à la réduction de la violence (celle qui précède la conflictualité) et donc un conflit ou toutes les parties espèrent une fin. Selon R. Aron c’est un mécanisme de réduction de la violence.
        Selon tous ceux qui n’y pensent pas, dont ceux qui y participent, ce n’est qu’une suite de batailles, d’horreurs, de deuils et de moyens que ceux d’en face ramassent plus que nous.
        Je maintiens : si cela n’a pas de fin ce n’est pas une guerre. Si une des parties souhaites que cela n’ait pas de fin ce n’est pas une guerre. Si une partie refuse les exigences de la convention de Genève, insignes distinctifs cibles interdites etc… ce n’est pas un ennemi ce n’est pas une guerre.

        Qu’est ce qu’un fantassin? Il existe deux définitions classiques : celle de de Lattre, « la biffe est ce qui reste quand la technique fait défaut » (il l’a pas dit comme ça mais c’est son bon profil, il serait content de moi), celle de la sagesse populaire : « le fantassin est le roi des cons! »

        Il devrait en exister une troisième, entomologique : la biffe est l’arme de Biloute et Chapireau qui sont seuls, fumant des consolantes à un carrefour après maintes batailles, maints travaux, ayant changé le pays vaincu, en tant d’années passées loin du sol natal, en philosophes , fumeurs et buveurs, survivants, ils peuvent deviser en abrégeant leur longévité d’anciens, de réprouvés, d’affreux… du retour au pays… si le Pasteur ou le Sidi Ferruch veulent bien les ramener où l’on ne voudra pas d’eux.
        Croyez vous en « la colonisation »? L’onusination? Soit d’interposition soit de casque bleu « féroces »? En autre chose?

        « Il faut envisager la guerre sans fantassins? » Oui, vraiment je le crois! Dans la mesure ou l’ennemi est un eschatologique qui ne souhaite surtout pas la fin des conflits. Qu’il considère que le pillage et les massacres sanctifiés par dieu sont une façon saine, expédiente, salvatrice et plaisante d’occuper l’existence en s’ouvrant le meilleur au delà possible.
        Il n’y a pas de raison de sacrifier, par un darwinisme inverse, les plus jolis spécimens dont la France peut disposer SANS AVOIR LA MOINDRE CHANCE d’amener l’ENI à progresser.
        Sparte peut mourir pour l’honneur ou pour le salut des grecs : c’est égal. Sparte peut embrasser sa destruction face aux formidables et épouvantables Perses qui s’en iront transformés, soit vaincus soit vainqueurs.

        Voudriez vous que, par gloriole et sans changement du résultats, on expose aux Apothètes nos soldats, bons pour la guerre et l’amour, mais pas pour la rééducation de pillards, d’émembreurs, de parasites enfin, qui confinent aux cannibales tant leur subsistance dépens de la consommations de jeunes conçus à cet effet même s’ils ne sont pas toujours nécessairement mangés.
        Aviez vous vu les photos de l’arrivée de nos troupes à PK5 ou 7? On y finissait des ‘banquets » à la hâte…

        « Ceux-ci n’ont droit qu’à une mitraillette et quelques grenades pour ne pas marcher sur les plates bandes des autres corps ? » Ah, je n’aurais pas écrit corps, car c’est Arme qu’il aurait fallu dire. Mon naturel débonnaire me pousse à être libéral et si, le sort ou la constitution pousse certains vers les Chasseurs, les Houzards, les Dragons, les Spahis, ou la Garde… Je les plains mais ne les moque pas.

        Blague à part, là vous êtes juste à coté du but. Il n’y aurait plus d’observateur d’artillerie? D’aviation? Les fantassins feraient tout depuis leurs camping car sauf de marcher jusqu’au c****** ou aux douches?
        Je veux de l’Infanterie pour vaincre avec la pelle à C*** faute de baïonnette. Je la veux pour gagner avec des mortiers, des FLG, ou des charrues cela doit être affaire du moment et non d’hommes. L’infanterie s’adapte au terrain et s’il ne lui plait pas elle le modèle… Et si la montagne barre le chemin… qu’elle se pousse avant que l’ordre de passer ne vienne.
        Quand elle devient si rare et si précieuse qu’elle frise le F35 tant on lui fourni des gadgets du complexe « militaro-industriel » plutôt que des missions. Quand son empreinte logistique passe celle des chenillés par ce qu’il lui faut l’appui Allat et Chasse pour des plateau-ridelles.
        Quand on la dénature dans les CTRL+ALT+SUPPR… Je suis fort inquiet. Lorsque je l’imagine sous le feux comme mes anciens l’ont connu, avec tant de bruit et de secousses qu’on ne peut ni penser ni hurler à son voisin, que l’on entendrai pas les radios si on en avait, … je doute des tablettes tactiles. Et des chargeurs 3.7 volts ou autre.
        L’inf doit savoir réparer la route, l’abreuvoir des bêtes, traiter les moutons ou zébus…

        Et j’essaye d’exprimer plaisamment qu’il n’y a pas de fantassin sans les autres armes. Que toutes les armes une fois à pied, se battent avec les moyens du moment.Ce qui n’en fait pas des fantassins.
        Il est ridicule de chercher 10 000 000 000 de $ le Viet : c’est un plagiat!

        Moi aussi je lis les pavés de Polymère qui me foutent en rogne depuis plus de 10 ans. Il nous énonces toutes les solutions sur étagères ou ne manquent que l’étagère, le mur et la solution. Pourtant le remède est d’avoir plus de fantassins.
        Vous voila avec un autre pavé en sens contraire. Je préférerai un AML 100mm avec pelots fusants et désignation laser valant pour l’autre coté de la colline ou l’immeuble de 15 étages.
        Je préférerai une consommation de carburant divisée par deux. Par ce que nous auront de moins en moins de temps pour vaincre et qu’il faudra donc perdre… ou avoir un maximum de capacité d’action simultanée. J’aime l’infanterie : a pied! Plus rustique que le brèle!

        Bref, je vous recommande la lecture de Déodat du Puy Mombrun « l’honneur de la guerre » et son remarquable plaidoyer pour les forces spéciales et l’action aéro mobile qui n’a que le défaut d’écarter que, sans ces troufions innombrables qui furent envoyés au casse pipe avec des cadres inaptes à la marches et des souliers à clous, ni le renseignement, ni l’aménagement des pistes, ni rien de ce qui à constitué la lourde logistique des commandos des services et des FS n’aurait fonctionné au rendement nécessaire. Le prix des hélicos bananes c’est le tringlot des bataillons de marche qui l’a payé de ses c******* cousues dans la bouches!

        Nous nous sommes ruinés. Nous avons perdu. Ce n’était pas une guerre car les algériens socialisto-fell sont venus en métropole dès après l’indépendance. Il n’y a pas eu de réduction de la violence car les massacres ont continués et gagnés les pays voisins puis plus qu’un continent sur des bases islamistos-mafieuses. Le meilleurs armement tactique n’est pas une stratégie politique.

        Bref, si pour le prix de 10 de ces kits MMP / drone, les barbus bourrés de shit, de captagon, et enivrés d’infinité de petits garçons beaux comme des perles, peuvent avoir 1000 mortiers de 81 + 1000 RPG + 1000 14,5 + 500 pick up et 1000 motos… comptes non tenu des mitraillettes des grenades et des IED…. Hé bien selon mon caractère taquin je vous demande si vous pensez être le prochain héros des pubs « on est mal chef on est mal » ou si vous gérez les vaccinodrômes sans tenir compte de la production de cartouches de vaccins.?
        Suis je finalement clair? Désolé d’avoir du en remettre une couche! 🙂

        • oryzons dit :

          Non désolé.
          Ce qui me paraît clair c’est que vous êtes très embrouillés.
          Vous mélangez considération idéologiques, sociales, économiques pour justifier une posture tactique.
          Vous mélangez l’intérêt d’une augmentation de capacités, voire l’acquisition de nouvelles capacités, avec leur utilité sur un seul théâtre et une seule temporalité.
          Bref tout cela n’a aucun sens.
          Mais tant que cela en a un pour vous c’est le principal.

          • Sempre en Davant dit :

            La polémologie n’est pas la confrontation de « considération idéologiques, sociales, économiques pour justifier une posture » ?!? Waouh !
            C’est pas une posture la tactique… sauf chez les autruches…

            La tactique c’est la façon d’employer ses moyens en évitant que l’adversaire puisse en faire autant de manière efficace. Principalement les armes, les mobilités, les masses.
            Le tout sous la contrainte des buts politique qu’une stratégie doit (devrait) définir.

            L’importance de ne pas causer de pertes collatérales (voir même excessives) à un ennemi et influence que cela à sur les armes employés et le coût des opérations… Non plus?

            Un missile qui vaut le prix d’un Sagaie neuf en liaison avec un drone qui en vaut les deux tiers… N’oublier pas de pinailler la fluctuation du prix de la peinture! Oh, ça doit valoir aussi 12 ans de la solde moyenne d’un militaire…

            Quand a votre unique théâtre et temporalité! C’est le comble!

            Avez vous remarqué que les VBCI ont été redéployés? Dans les articles récents? Non rien?
            N’ont’ils pas été conçu a une autre époque, pour un autre emploi, dans d’autres lieux ?!?

            Vous n’avez même pas remarqué que ce n’est pas la coloniale et la légion qui s’y collent seules?

            Ah…

        • dolgan dit :

          Dans le monde réel, vos barbus peinent à acheter des mortiers. Leurs RPG issus du marché noir c’est des vieilleries qui explosent à l’impact une fois sur deux (et encore faut-il qu’impact il y ait). Les 14,5 c’est pls facile à trouver. Mais l’essentiel des combattants ont juste des vieilles kalash qui tirent pas forcément droit vu leur origine (copie lowcost de troisième main) ou leur age.

          Quand ils se retrouvent avec du matos potable , c’est qu’ils viennent de piller un stock étatique.

          Même les milices soutenues par des états ne sont pas très bien équipées .

          • Sempre en Davant dit :

            Supra : le brouillage des signaux du drone implique la perte des informations qu’il communique ou celle par lequel on peut le contrôler. Le contre sens est de votre coté.
            Le GPS n’a rien a voir la dedans mais pas dans le sens que vous dites. (NB : l’intérêt des commentaires étant aussi dans la correction de ses erreurs, je vous prie de ne pas voir d’intention vexatoire dans mon propos.)

            Ici : quelle proportion de Milan tiré pendant la guerre du golfe l’ont été sur les cibles pour lesquels il avait été développé c’est-à-dire des blindés? Quelle proportion sur des blockhaus? Ma mémoire peu me tromper mais je dirai 10% d’utilisation normale 90% de « hors nomenclature ».
            Par votre qualité de tireur Milan vous devez le savoir mieux que moi.
            A votre avis : combien de ces cibles auraient été redevable d’un tir de 105 sans recul sur Jeep à défaut de 105 basse pression ou normal?

            Dans le monde réel, il existe de redoutables barbus hirsutes… Blonds les réservistes: Finlandais. La guerre froide était si confortable intellectuellement.

            Auriez vous en l’an 2000 prédit l’émergence de DAESH et sa capacité à aligner une armée capable de ce qu’ils ont fait au Levant? Auriez vous songé qu’un Islamiste sur le Bosphore aurait des vues sur le Maghreb et a minima la Libye pouvant avoir des répercutions sur l’Afrique noire?
            Ah s’il décide de solder une paire de grosses centaines de ses vieux Léo en Lybie avec les équipages dedans il nous fera pas rigoler Big moustache 2.0.

            Aussi : dans combien de temps et où verrons nous une milices ayant absorbé des états?

            Par ce que le Hzb est devenu fort prolifique dans la fabrication de roquettes et de mortiers. Ils ont la technologie : où et quand trouveront ‘ils les usines, machines et ouvriers? Vous croyez qu’Israel nous fera un prix sur l’Iron Dome si on met en rayon leurs grenades (fruits) sans stigmatisation?

            Autant qu’il m’en souvienne Joe Biden était un fervent partisan de la partition de l’Irak en trois bouts au moins. Pour être simple comme un Trumpiste, la cérémonie d’investiture réunissait tous les destructeurs de l’Irak et le fondateur de DAESH.
            J’ai employé le terme eschatologique et non celui de barbus pour une raison fort simple : les barbus trayeux de boucs n’ont plus le monopole. Si vous n’avez pas connu de démocrate en exil, le brave self righteous men qui lit sa bible de gauche en gardant au fond de ses prêches qu’il faut que le Messiah revienne… Voyez les progrès évangélistes en Afrique.
            Tant qu’Israël et le KSA seront hors jeux créer un Kurdistan, un Irak sunnite, un second pays chiite et s’arranger pour que tout sont entourage tombe sur l’Iran. Faire attaquer le pays hérétique par les musulmans fidèles…
            Laisser la Turquie reprendre son empire sur le Maghreb en compensation d’un trou au kurdistan turc contre du pétrole et du gaz.
            Verrouiller le Bosphore pour priver la Russie d’accès aux mers chaudes soulever les républiques ex soviétiques musulmane contre Moscou, avec contagion à l’Afghanistan au Pakistan et aux Ouigours… ça peu paraître beaucoup en 4 ans. Mais en 8 c’est possible. Surtout que la Présidente serait incritiquable!
            Vous aurez remarqué que je ne fais aucun lien entre le virage vers l’asie du grand président tolérant et la situation des Ouïgours… car c’est plus compliqué.

            Votre constat actuel de l’armement des milices au sahelistan n’appelle pas de critique en tant que tel.
            Pourtant il me faudra vous faire observer que : d’une part, l’intervention de la France visait sacrément à réduire les stocks pris en Lybie et qu’actuellement nous essayons d’avoir un certain contrôle sur ce que l’on y livre.
            D’autre part que sans notre intervention et le G5Sahel ces moyens auraient suffit a faire tomber le Mali.
            Si ces équipement suffisent pour cela ils sont quand même considérables.

            Je fini sur deux questions :
            Croyez vous qu’il existe au monde une puissance très industrielle et industrieuse énorme consommatrice de pétrole « d’arabie » comme fort avide de terres rares qui serait en mesure d’installer les chaînes d’emboutissages des armes banales susdites? Pour avoir accès aux ressource et un blanc sein pour sa « paix intérieure »? Un pays qui d’ailleurs doit a peu près avoir fini de mettre la main sur la distribution alimentaire du continent.
            Croyez vous que l’€urope qui ne nous aide qu’avec dégoût dans nos aventures africaine serait plus offensive pour reprendre le continent embrasé?

            Navré de la longueur mais voila des raisons de parler haute intensité non?
            Ce qui est l’emploi des moyens anti chars. Quand le CEMA et le CEMAT n’ont que haute intensité à la bouche la combinaison missile drone si coûteuse n’est pas a évaluer à l’aune des moyens d’une milice Peule.

  10. jyb dit :

    @polymères
    ce que vous annoncez c’est hier ou même avant hier.
    – scarabée : baptême du feu en afghanistan ! idem pour les drac de l’artillerie, qui pouvaient être mis au profit de l’infanterie ou de l’abc…
    – renseignez vous sur l’actualité des LDT liaisons de données tactiques et jetez un oeil sur le lien du magazine de l’artillerie (post s’hier sur le katana) on y parle de la formidable révolution de la liaison 16 et c’est un article de 2014 parce que depuis on a la liaison 22, la m-H, le vmf…
    Depuis quelques années ( début de chammal ?) on peut faire l’économie des communications vocales…
    avec un maximum d’information et d’échange. disons qu’un jtac gascon peut guider au but un chasseur japonais bègue.

    • Fred dit :

      Par contre, pour les personnels parkinsoniens, il faudra prévoir une commande vocale en option, sinon sur-consommation de munitions ;o)

  11. jyb dit :

    on parle beaucoup matériel mais on parle moins du geoint et de la numerisation du champ de bataille avec ce que celà change physiquement pour le combattant.

    • Félix GARCIA dit :

      Bonsoir jyb,
      Car trop de détails serait dangereux ?
      Expliquer comment on utilise un missile ne permet pas forcément d’en fabriquer ou de le contrer, contrairement aux informations sur les communications ?
      Lors du dernier colloque de l’armée de l’air, il était dit … qu’on en disait trop ! ^^
      S’agit-il de cela ?
      Ma question est peut-être aussi bête que moi ! ^^

      Cordialement,
      Félix GARCIA

    • vrai_chasseur dit :

      La NEB (numérisation de l’espace de bataille) c’est ce qu’évoque justement @Polymères « modèle de visualisation du champ de bataille, de commandement, de partage et de collaboration entre unités »
      Pour le combattant la NEB c’est physiquement un petit terminal genre ipad (et ses batteries…) et des équipements connectés : le BRUTUS (Boîtier Répondeur d’Unité Terminale à l’Usage des Systèmes d’information terminaux), le terminal CESAR de l’échelon supérieur, etc (pour les acronymes ça s’est plutôt lâché sur le monde romain…)
      Comme pour le SCAF dans l ‘espace de bataille aérien, beaucoup de combattants (et de commentateurs) vont devoir s’habituer à l’apparition d’un nouveau combattant de mêlée, virtuel : l’internet de terrain. Véritable aide de camp collectif, il transporte en permanence et en temps réel des informations numérisées de et vers tous les intervenants : cartes et photos aériennes de terrain, localisation et mouvements en permanence des copains, des appuis feu, des tangos, des hostiles, des ordres de manoeuvre, etc.
      Ce combattant virtuel a une mission, augmenter les capacités de ses collègues en chair et en os.
      Avec la question corollaire que soulèvent certains ici, à juste titre : que vaut une unité combattante en mode dégradé sans ce combattant virtuel, c-à-d si le réseau est en panne ou coupé ?

      • jyb dit :

        @vrai-chasseur
        oui c’était pour aller dans le sens de @polymères. on parle beaucoup du matériel en soit et moins de l’environnement.
        pour compléter, l’élément clé c’est le temps réel ou le temps quasi réel ( rafraichissement de l’ordre de la minute (à vérifier))

        • PK dit :

          Le vrai temps réel n’existe pas de toute façon. C’est toujours une histoire de rafraîchissement.

  12. Auguste dit :

    L’outil parfait pour Barkane,tant que les barbus en restent à l’armement actuel..Le drone associé à l’artillerie,ça parait tellement évident.

  13. Thierry dit :

    Enfin un truc vraiment utile qui fonctionne bien, c’est pas dommage ! encore faut-il voir si cela sera généralisé ou restera confiné aux oubliettes…

  14. vrai_chasseur dit :

    Illustration concrète du combat collaboratif cher aux aficionados de Scorpion :
    en mode sniper, tout le monde peut être soit fusil soit lunette s’ils sont reliés en réseau.

    • Sempre en Davant dit :

      Et si, pour paraphraser Voltaire, les puces sautent du drone de ce chien de turc dont on ne sait ce qu’il allait faire dans cette galère,… Croyez vous qu’on collabore réseau-lument quand on se fait allumer par ces « moustiques »?
      L’aviation offensive est elle la chasse ou le bombardement? Peut elle compenser un manque d’allonge de l’ordre d’une incapacité a conduire un blitz sur NY / LA et tutti quanti?
      Belle capacité sans contredit… si elle ne prive pas d’entraînement et de munitions.

  15. albatros24 dit :

    Donc un petit drone peut repérer discrètement une cible majeure et permettre à un missile de toucher sa cible sans que les servants soient vus ou à portée de tir…redoutable.
    Un gros drone pourrait ainsi placé très haut guider des missiles vers une cible ou plusieurs. On pense au Stratobus qui pourrait suivre des missiles au départ d’une frégate par exemple ou d’avions avec un Meteor sans que l’avion ou la frégate ne déclenche aucun radar ou s’en serve.
    Mais il faut aussi avoir des drones plus gros capables de tirer un missile

  16. jyb dit :

    cet enthousiasme me surprend un peu. c’est certes un + pour le mmp. mais pour une cible à 5 kilomètres, mortiers + drones font le boulot à un prix incomparable. cf le retex des sam pendant serval.
    Ce en quoi je rejoins le propos de @sempre en davant. L’économie de moyen ( et pas économie des forces) est un gage de durer.

    • dolgan dit :

      Le mortier a plus de mal à toucher une fenetre d’un immeuble.

      De même en antichar, c’est pas la même efficacité.

      Comme toujours, c’est des systèmes complémentaires.

    • PK dit :

      L’un n’empêche pas l’autre : avoir deux options, c’est toujours être deux fois plus fort.

  17. Fred dit :

    Je ne saisis pas bien la difficulté de relier ces trois éléments (drone, cartographie numérique, MMP), qui vont dans la logique et la mise en place déjà ancienne de la numérisation du champ de bataille. Ce n’est pas une critique, mais le constat de mon impuissance à imaginer et à comprendre.

    Certains voudraient des drones armés ou suicide à la pelle. Mais sur la « ligne de front – guerre symétrique », plutôt que d’avoir des drones armés onéreux qui auront une espérance de vie très courte, il vaut mieux partager les tâches, et les diversifier (si aussi efficace, voir plus en anti-personnel, dans un cas de figure donné, autant balancer un 120 ou155 (défaut = moins rapide) plutôt qu’un onéreux et rare MMP par exemple).
    [Sur les arrières lointains de l’ennemi, ou en asymétrique la question est différente, quoique pas en totalité.]