Le programme de système de drone aérien pour la Marine franchit une étape cruciale

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36 contributions

  1. Alain d dit :

    Banc test Marcel Campion?

  2. Thierry dit :

    Je ne sais pourquoi ils ont choisi un hélicoptère au lieu d’un drone doté de multiples hélices horizontales qui est beaucoup plus stable et facile à contrôler qu’un hélicoptère y compris et surtout dans des conditions difficiles d’atterrissage sur une plateforme réduite, sans doute que le développement coutait moins cher, mais à l’usage ça pourrait être un choix ruineux en comparaison du drone.

    • 에르메스 dit :

      Question de taille et performance attendu je pense également.
      Avec la présence d’un pilote « en cas » si on en croit la photo.
      .
      De plus, j’ai de fort doutes sur le fait qu’un multi-rotor soit réellement plus stable en conditions difficile.
      Du moins les multi-rotors drone classique où l’on contrôle le régime de chaque moteur indépendamment et non le pas d’hélice.
      .
      Je doute que le contrôle régime aussi dynamique soit très bien toléré par les moteurs thermique, et la gestion du pas sur autant de moteurs rajoute autant de pièces mobile et points de rupture.
      .
      Ceci n’est que mon avis d’amateur bien entendu. Ayant fait quelques machine de ce genre, je suis juste pas convaincu sans être expert du sujet.

      • Fred dit :

        @ 에르메스

        Oui, un multi-rotor à moteur thermique/liaisons mécaniques produirait un monstre lourd, cher et fragile.
        Impensable.

    • totoro dit :

      L’allonge d’une tripale monorotor inclinable (en gros, un hélico) est sans aucune commune mesure avec un quadcopter/huit pales à haute vitesse.
      pour résumer : le rendement ( rapport portance/trainée) d’une voilure tournante augmente avec lenteur et le diamètre de celle -ci, on comprend direct que multiplier les rotors qui moulinent à très haute vitesse est une solution efficace pour baisser la complexité mais pas du tout l’endurance.

      Certains microdones militaires ont d’ailleurs adopté la logique du monorotor

    • François01 dit :

      Il n’existe pas de drone de cette taille. Il y a des projets de drones lourds mais ce ne sont que des projets.
      Les drones multi-rotors que vous évoquez, sont électriques et ne possèdent de loins pas l’autonomie nécessaire.

    • oryzons dit :

      Pour faire short : Parce que ce serait idiot !

    • R2D2 dit :

       » au lieu d’un drone doté de multiples hélices horizontales qui est beaucoup plus stable et facile à contrôler qu’un hélicoptère y compris  »
      dans les 2 cas il y a aura un pilotage numérique donc stable et facile… et effectivement le g2 était déjà dispo, moderne et fiabilisé. Son usage ne sera donc pas ruineux… surtout si on le compare avec un nouveau modèle où il aurait fallu essuyer les players pendant plusieurs années.

    • jccdm dit :

      Réponse simple : cela n’aurait pas été judicieux au regard du gabarit de cette classe de drones. Le SDAM n’est pas du tout un petit drone.

    • Castel dit :

      Comme on le voit sur la photo, un homme peut prendre place dans la cabine, et sur la fiche du constructeur (civil) ,il serait même possible d’en accueillir un deuxième ( 1+1)
      Donc, cette configuration parait intéressante pour une opération de « resco », dans une zone ou on ferait prendre des risques importants si l’on envoyait un hélicoptère avec un équipage à son bord pour récupérer un homme seul, ou deux maxi….

  3. Plusdepognon dit :

    Voilà qui économisera le potentiel des vecteurs de la Royale :
    https://www.aerobuzz.fr/breves-defense/le-demonstrateur-du-drone-vrs700-tangue-et-roule-sans-pilote

    Plusieurs drones sont prévus :
    https://mars-attaque.blogspot.com/2019/03/marine-nationale-propos-de-drones.html

    Avec un programme sous les feux de la rampe qui pourrait être « ajusté » selon les lignes budgétaires :
    https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2020/11/mcmm-mhc-slamf-imminente-signature-de.html

  4. Castel dit :

    Puisque l’on évoque un (très petit) hélicoptère, j’en profite pour indiquer une information concernant l’éventuel emploi de « Chinooks » dans l’avenir par l’armée Française….
    à noter quand même que l’éventuel possibilité de la programmation pour 40 d’entre eux, me parait un peu disproportionné compte tenu de nos besoins réels ( la moitié m’aurait semblé largement suffisant)
    Bien sûr, il s’agit d’une évaluation, et rien n’est sans doute vraiment décidé, mais comme dit le proverbe : « il n’y a pas de fumée sans feu », et l’information, cette fois-ci n’a pas été communiquée un premier avril !!
    http://www.paxaquitania.fr/2020/02/experimentation-en-vue-pour-des-chinook.html

    • oryzons dit :

      Un peu disproportionné ? Sans rire !
      Il n’y aura pas de commande de Chinooks. Certains militaires et mordu des forums mili peuvent toujours avoir des rêves mouillés là dessus cela ne se fera jamais pour les raisons suivantes :
      – soit il s’agit d’une commande significative et d’un point de vue industriel c’est tout simplement inimaginable. 40 Chinooks avec leur équipement, on parle de combien ? 2 milliards ? Plus ? Et la maintenance elle se fait où ? Et les upgrade ? Et l’intégration des systèmes français (Contact, Scorpion…) elle est facturée combien ? Impossible !
      – soit c’est une micro flotte, et dans ce cas les objections ci-dessus ne tiennent plus mais d’autres entrent en ligne de compte : le coût humain et financier de la MCO de cette micro flotte vient en confrontation totale avec la logique actuelle de rationalisation du matériel et des contrats.

      S’il y a des besoins capacitaires il faut acheter plus de Caracal. Et s’il y a besoin d’un modèle plus puissant il faut développer un Super Caracal. Si on est prêt à mettre des milliards sur le Chinook autant faire nous-même un appareil moderne qui réponde au besoin. Cela coûtera peut-être plus cher mais au moins on dévellopera nos compétences industrielles, technologiques, et notre souveraineté.

      • Castel dit :

        En fait, je suis bien d’accord avec vous, mais si en haut lieu une décision était prise, il faudrait bien faire avec, et reconnaître au passage, que ce ne serait pas complètement inutile sur le terrain pour transporter des lourdes charges, ou bien un effectif important pour une opération « coup de poing »….
        Par contre, c’est vrai que moi aussi , je préfèrerai que ces moyens financiers soient utilisés pour sortir un nouvel hélicoptère, avec une bonne base que semble être le caracal, qui me semble devenu trop proche du NH 90, sur le plan dimensionnel et capacitaire.
        Un léger rallongement de cet appareil avec un moteur plus puissant devrait l’amener au niveau des capacité du « Merlin » par exemple……
        Mais voila, il ne faut pas oublier une chose, en dehors des achats, ce n’est pas le ministère de la défense qui décide ce que doit sortir un fabricant, donc, encore faudrait il qu’Airbus Hélicoptères soit décider à sortir un tel modèle, sachant que les commandes de l’armée Française ne pourraient le rentabiliser à elles seules, et qu’il existe déjà pas mal de concurrence sur le secteur, à commencer par le Merlin, bien sûr, mais aussi , indirectement le Chinook, maintenant largement amortit , et pour lequel de nombreux pays préfèreront sauter le pas, quitte à posséder un hélicoptère un peu surdimensionné pour leurs besoins réels et plus couteux à l’entretien….
        Bref, il faut bien reconnaître que, si sur le papier, la solution peut paraître séduisante, pour Airbus, sur le plan commercial, rien ne serait gagné d’avance !!

    • Castel dit :

      Le commentaire sur cet article d’ @ « Anonyme » apporte toute fois un bémol à cette information.

  5. Durandal dit :

    Et sa charge militaire est de?

    • totoro dit :

      S’il n’est pas limité par la classe hélico « 500kg », mais si on se fie au matos très costaud de M. Guimbal et de normes ad hoc :
      – Un minimum de 160 kg AVEC le plein, beaucoup plus suivant le carburant (200 / 250 kg ?)
      – jusqu’à 700 kms d’autonomie (pour 500 officiels)

      On voit que niveau allonge, ça n’a rien à voir avec les drones multirotor

    • François01 dit :

      Masse à vide du Cabri : 450kg
      Charge max 250kg (il faudra en déduire la masse des équipements qui remplacent le pilote)

      • Fred dit :

        Oui … Mais également déduire la masse du pilote* :o)
        Du coup, la charge utile du VSR700 est donnée pour … 250kg

        * plus le siège, la verrière, le volume de la bulle plus réduit …

  6. Max dit :

    Avec le missile ANL un jour ?

    • bluesmartini dit :

      Le Cabri G2 est annoncé avec une charge utile de 280kg. Cela va être très dur de l’armer.

      • totoro dit :

        280 avec un plein pour 500 kms, une verrière, deux sièges et leur support (support anticrash chez Guimbal) et les instrus.
        AMHO en version militaire et sans avoir à respecter la « classe » des hélicos léger grand public, ça peut être beaucoup plus

  7. R2D2 dit :

    « se déroule comme prévu, ce qui est relativement rare pour un programme d’armement »
    …. exceptionnel quand il y a Airbus Military dans le projet

  8. HMX dit :

    Ces drones seront à l’évidence un gros avantage pour nos bâtiments de premier rang. L’article ne le mentionne pas, mais la documentation d’Airbus ouvre quelques perspectives quant aux usages potentiels du VSR700 dans la Marine Nationale :
    https://www.airbus.com/helicopters/UAS/VSR700.html
    La possibilité de larguer des bouées sonar est clairement évoquée, ce qui renforcerait de fait les capacités ASM des frégates françaises.
    On regrette bien sûr le format « riquiqui » de la flotte, 15 drones, soit 1 seul par frégate de premier rang, et donc absolument aucune marge en cas d’attrition ou simplement d’indisponibilité du drone. Le costume est comme à l’accoutumée taillé « au plus juste »…
    Il serait pourtant intéressant d’étudier la faisabilité d’emport de 2 drones VSR700 sur les FREMM, en plus du NH90. Les FREMM françaises sont données pour une capacité d’emport de « 1 NH90 + 1 drone », tandis que les FREMM italiennes, certes un peu plus imposantes, ont un hangar agencé pour accueillir 2 NH90. Sachant qu’un VSR 700 avec le rotor replié n’occupe une place au sol que 2 mètres de large sur 6.20 mètres de long et 2.28 mètre de hauteur, il serait intéressant de se pencher sur une reconfiguration du hangar des FREMM françaises… quitte à envisager de stocker les VSR700 dans des containers empilables l’un sur l’autre s’il n’est pas possible de les stocker côte à côte. Une FREMM équipée avec 2 VSR700 configurés en lutte ASM, son NH90 et son CAPTAS 4 serait ainsi capable de ratisser une zone bien plus large dans un scénario ASM.
    A plus long terme, on peut aussi espérer un développement du VSR700 dans une version plus « musclée » et armée de roquettes/missiles anti-char. Cette version du drone pourrait intéresser l’Armée de Terre, qui pourrait par exemple l’utiliser depuis les PHA/BPC dans des scénarios d’action vers la terre. Un tel drone pourrait également constituer un effecteur déporté de choix pour les équipages d’hélicoptères Tigre… tout en étant éligible aux financements de l’Agence Européenne de Défense. Alors au boulot, Airbus ! 🙂

    • oryzons dit :

      Je pense aussi que 15 c’est très juste.
      Néanmoins rien n’interdit de penser que c’est une première commande « pour voir », puis en fonction des Retex voir si on en commande d’autres pour d’autres type de batiments, quelles possibilités pour les développer, leur assigner de nouvelles capacités, etc.
      On est ici dans le développement et la prospective.
      Après ce premier jet, faut-il poursuivre le dévelloppement ou prendre les acquis pour les transposer sur un programme plus ambitieux ?
      Laissons les déjà livrer les 15 en question, et voir comment cela se comporte au niveau opérationnel.
      L’énorme avantage de prendre une plate forme déjà existante c’est que pour le fabricant ce n’est que du bonus.
      Si après cela l’armée décide de passer sur une autre plate forme, cela ne met pas l’industriel en posture compliquée par rapport aux investissements consentis.

    • Fred dit :

      @ HMX

      Les quinze Frégates de premier rang n’emporteront pas toutes un VSR700 si mes comptes sont bon : les six POM [Patrouilleur Outre-mer] devraient en emporter un !

      À mon avis c’est exclu pour les trois FLF rénovées (pas la place) et pas prévu pour les deux Classe Forbin (autre chose à faire, pas de CAPTAS) … Zut, il m’en reste un sur les bras … Ben on va le mettre en expérimentation ou en assurance plongeon des copains* ;o)

      * « on » en aurait bien mis un sur le PAG martiniquais – ça aurait fait sens – mais il ne peut pas l’accueillir il me semble.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Les patrouilleurs auront des drones plus petits, à voilure fixe et récupération au filet.

    • twouan dit :

      J aurai commencé plus petit mais plus nombreux. La logique du voir par dessus la palissade me semblait suffisante avec un engin de quelques dizaines de kg.
      Pas que je ne trouve pas l idée de prendre un système éprouvé bonne.

      Mais on est toujours dans un produit non consommable avec des heures de vol reduites et un usage parcimonieux.

      Le quadri/octo ca aurait été le début de la démocratisation du drone.

      Oui il fait plus unitairement, mais LES petits seraient toujours disponibles.

      • Aymard de Ledonner dit :

        La charge utile plus importante permet d’embarquer un radar et une boule optronique performants. Une boule du type de celles embarquées sur les hélicos pèse déjà environ 50kg.
        Il y a un autre programme de drones plus petits pour les autres bâtiments. Le CEMM l’avait d’ailleurs en substance dit : « Gros navire, gros drone et petit navire, petit drone…. »

        • twouan dit :

          Je vois bien mais c est l ordre qui me pose problème. Quand on crée un domaine d emploi, la doctrine/procedure sont caler sur le premier système (chez nous c est le camcopter) qui n est deja pas mineur.
          Je crains qu on est un système capable au compte goutte plutôt qu un système utile en grand nombre. Et qu après on arrive plus a s en dépatouiller parceque tout le monde veut le gros (parceque c est deja développé, qu il est livré plus vite etc…). Bref, on descend rarement en gamme.
          Sur le poid, on peut faire plus léger si le système permet de s approcher un peu plus.

          A part les BPC, je ne crois pas a la différence de taille. Un navire de 2000 tonnes ne contrôle pas significativement moinss de surface qu un navire de 7000 tonnes. Deux navires (de bonne taille) controlent deux fois plus de bateaux. Bref j aurai commencé par les frégates de surveillance et les FLF.

  9. 003365 dit :

    Si j’ai bien suivi, le châssis du Cabri G2 a été sélectionné car c’est une plateforme éprouvé, et qui correspond à la taille/poids voulu, ce qui limite les coûts de développement . Mais est-ce encore pertinent si on en vient à modifier (outre l’avionique et les commandes de vol, vu qu’on passe d’engin piloté à drone) l’aérodynamique de l’appareil ?