Guyane : Une information judiciaire ouverte un an après la mort de 3 militaires lors d’une opération contre l’orpaillage illégal

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15 contributions

  1. personne dit :

    Bonjour,

    La rivière Abounamy située dans la partie Sud-Ouest de la Guyane ?

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/61/Guyane_map-fr.svg?uselang=fr

  2. Carin dit :

    Si la défaillance vient du détecteur en lui-même, c’est une chose… si ces morts sont dues à une mauvaise mise en œuvre du détecteur… ca va être encore plus dur pour leurs familles et frères d’armes sur place. Quoi qu’il en soit, il faut que ça sorte, ne serait-ce que pour mieux gérer ces destructions de galeries.

  3. PK dit :

    Avec les SP, on a toujours un détecteur de CO¹ sur nos sacs. Ça parait étrange que les régiments de génie n’en soient pas équipés. Petit, fiable et ça rend rudement service…

    ¹ : c’est plus complexe en réalité, mais dans la pratique, ça sert à ça.

    • Clément dit :

      C’est aussi pas mal utilisé en spéléo et même en urbex quand on explore des souterrains.

  4. petitjean dit :

    et nos gars sont descendus la dedans sans masque de protection ??!!
    cette lutte contre les orpailleurs est une lutte sans fin, presque dérisoire, car elle ne s’attaque pas à la racine et avec la détermination, la vigueur qu’il faudrait.
    Quand on ne veut se fâcher avec personne……………………….

    • Pascal (l'autre) dit :

      « et nos gars sont descendus la dedans sans masque de protection ??!! » Si mes souvenirs sont bons toute intervention en milieu confiné (une galerie de mine est qualifié de milieu confiné)* rend l’ A.R.I. (Appareil Respiratoire Isolant) obligatoire. Du fait de la promiscuité du milieu la concentration en gaz toxique peut être importante et le taux d’O2 inférieur à 19% une cartouche filtrante est très vit saturée.
      *Dans le cas qui nous intéresse la galerie de mine est plutôt un « boyau » qu’une galerie de mine d’une exploitation minière d’importance ou des systèmes de ventilation forcée renouvelle l’air avec des valeurs de plusieurs m3/seconde.
      Il y a apparemment suspicion de monoxyde carbone néanmoins les minéraux contenus dans les filons peuvent dégager des gaz extrêmement toxique en particulier l’hydrogène sulfuré et même l’hydrogène arsénié. Dans le cas de filon (comme semble être le cas en Guyane) l’or est rarement « seul » dans les filons. D’autres minéraux peuvent se présenter en plus ou moins grandes quantités ou souvent l’or peut s’y retrouver à l’état inclu. Ces minerais peuvent être des sulfures, sulfure de cuivre comme la chalcopyrite, la bornite, sulfure de fer comme la pyrite (ou souvent l’or se retrouve disséminé bien qu’invisible à l’oeil nu) et surtout les « sulfosels » combinaison d’un ou plusieurs métaux avec le soufre et l’arsenic, l’antimoine, le tellure. Tant que ces minéraux se trouvent « séquestrés » dans la gangue (de quartz, de fluorite voire de barytine) tout va bien. Le problème survient quand ces minéraux sont au contact suite à l’extraction. Air libre et humidité provoque des réactions chimiques qui émettent des gaz toxiques. Dans une galerie de mine étroite, une descenderie, un puit exigu mal ou non ventilé et du fait que ces gaz sont plus lourds que l’air ambiant ils ne s’évacuent pas, s’accumulent et sans appareil respiratoire adapté la sanction est sans appel!
      En tant que collectionneur de minéraux et à l’époque ou étions u groupe de prospecteurs je me rappelle d’une mine dans le Massif Central que nous envisagions de visiter, après avoir progressé dans une galerie et décidé d’atteindre les niveaux inférieurs au moment d’équiper (technique spéléo)un dépilage une une odeur caractéristique d’oeufs pourris caractéristique de l’hydrogène sulfuré nous a très très rapidement fait faire demi tour!

    • Fred dit :

      Si je ne me trompe pas, aucune cartouche de masque ne peut filtrer le monoxyde de carbone.
      Seul un respirateur peut en protéger.

    • Marco dit :

      « elle ne s’attaque pas à la racine et avec la détermination, la vigueur qu’il faudrait » : faites nous donc part des solutions simples dont vous avez connaissance et qui mettraient fin au problème…, sinon votre commentaire est parfaitement inutile. Yaka…

  5. Un Sapeur dit :

    C’ est dégueulasse comment on tu une deuxième fois ces nobles sapeurs experts dans leur domaine.

    L’ État français ne protège pas assez ses propres soldats.
    Une honte.

  6. MAS 36 dit :

    Une commission rogatoire un an après les faits ? ça me paraît très long. L’enquête de flagrance ne dure que quelques jours, pour basculer en enquête préliminaire qui n’offre pas tous les moyens de la commission rogatoire. D’après l’article de nombreuses analyses ont été faites par des experts , et il y a même une explication de la cause de la mort des militaires.

    Je pense qu’il s’agit plutôt des conclusions de l’information judiciaire. La commission rogatoire a été donné aux enquêteurs OPJ de la gendarmerie qui travaillent sous la direction du juge d’instruction.

  7. Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

    J’approuve sans réserve que l’on veuille savoir exactement ce qui s’est passé, ne serait-ce que pour éviter que ça se reproduise.
    .
    Cependant je désapprouve la procédure : placer cette affaire dans le domaine pénal est un excès de pouvoir commis par l’autorité judiciaire à l’encontre de la hiérarchie militaire dont les connaissances juridiques, c’est notoire et on l’a déjà dit sur ce blog, pâtissent d’énormes lacunes.
    .
    Le rôle de l’autorité judiciaire est de constater, évaluer, punir le cas échéant les manquements aux lois, aux décrets et aux arrêtés publiés au JO et donc, comme l’on dit, « opposables ».
    Or selon l’article de LL, le procureur de la République a précisé que « les investigations du juge d’instruction auront pour objectif de déterminer si les conditions de mise en œuvre des protocoles militaires de sécurité applicables à ce type d’opération […] ont été respectées ou pas. »
    Mais ces protocoles ne sont pas des textes parus au JO et par conséquent ils sont hors du champ de compétence des magistrats judiciaires.

    • Électeur dit :

      V’z’inquiétez pas : le nouveau ministre des sceaux va remettre de l’ordre dans tout ça. Nan, je blague !
      Mais blague à part, je crois que notre système judiciaire a, lui aussi, subi tant de décisions politiques aberrantes (et tant de ministres incapables, et tant de pressions syndicales) qu’il est, parmi beaucoup de services publics à la ramasse, l’un des plus mal-en-point.

    • Badaboum dit :

      Commentaire juridiquement inexact de la première à la dernière lettre. Vos connaissances juridiques patissent d’énormes lacunes.

  8. Luc dit :

    Le CO un Eni reoutable. Incolore, inodore et sans saveur… Le ghost des mines

    • Fred dit :

      Emmener un oiseau en cage ou un chien, comme autrefois, pour le détecter ?
      (il me semble que des détecteurs électroniques existent)