EuroDrone : La France ne sacrifiera pas les capacités de ses armées sur l’autel des intérêts stratégiques européens

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62 contributions

  1. MP3 dit :

    Surdimensionné et beaucoup trop cher l’Eurodrone.
    Les armées françaises ont d’autres programmes à financer !

  2. Bob dit :

    Cela me fait toujours rire que la cour des comptes donne son avis sur tout et rien. Cette cour se pavane de connaître tout et rien à la fois.

    Il est contradictoire de dire que l’UE n’a pas réussi à mettre en œuvre son drone MALE alors qu’il existe un projet qui a été validé par les allemands et l’EMA de l’armée de l’Air qui a accepté la double motorisation. C’est un souhait aussi de l’armée française, reporter ce choix sur les seuls allemands est un mensonge. Le sujet du coût ne doit pas intervenir si la priorité est de mettre en place une filière européenne, c’est toujours plus cher que d’acheter sur étagère donc le coût du projet n’est pas un argument. A moins que l’absence de filière européenne ne soit pas aussi importante que cela en somme (et donc qu’il n’y a pas de réel débat).
    Macron devrait intervenir afin de proposer une coopération avec la Russie pour développer des drones, cela permettrait de réduire les coûts et de permettre de tisser des liens plus forts avec le Tsarat.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Bien sur que mettre en place une filière européenne est important. Mais cela ne doit pas permettre aux industriels de nous faire payer n’importe quel prix.
      Par ailleurs se montrer très ferme est aussi une façon d’envoyer un message aux allemands qui sont leaders sur ce projet. Pour le SCAF ils nous ont pourri la vie, allant jusqu’à refuser pendant un temps que Safran soit leader sur la motorisation alors même que MTU n’a jamais construit de moteur entier et que la conception des seules parties froides sera déjà un énorme challenge pour eux. Il est bon qu’ils se rendent compte que lorsqu’ils se comportent de la sorte, il y a un prix à payer ensuite.

    • Richard dit :

      Heureusement que la cour des comptes donne de son avis extérieur, car sur ce sujet, l’armée de l’air a bien déconnée.

      • Sam dit :

        J’allais aussi répondre qqchose dans ce goût là. Vu les lacunes des militaires français concernant les drones, la cour des comptes peut bien légitimement s’en mêler !

      • revnonausujai dit :

        la cour des comptes est dans son rôle quand elle critique des gaspillages d’argent public, voire, pire, des irrégularités comptables. Quand elle donne son opinion sur des décisions d’ordre politique ou stratégique en l’occurrence, comment dire, pftt !
        cordonnier, pas plus haut que la chaussure !

    • Eurafale dit :

      Pas besoin d’aller jusqu’à Moscou pour tisser des liens en matière de drone. Le nEUROn, même s’il s’agit d’un démonstrateur, prouve que Dassault maîtrise son sujet. Et par rapport au format, le pays qui se rapproche le plus d’un drone comme celui-ci est le Royaume Uni avec son Taranis. Mais il s’agit plutôt de drone de renseignement / combat à l’instar des RQ-170 Sentinelle et X-47B.

  3. philbeau dit :

    Merci à L.Lagneau pour ce très instructif rappel historique , qui révèle une nouvelle fois , on l’oublie trop souvent , l’excellence des français dans le domaine aéronautique depuis les origines .
    Et évitons de sacrifier cet héritage pour ne pas froisser les allemands lorsqu’il s’agit de coopération , et refuser un leadership qu’ils prétendent s’arroger avec leur firme amiral , Airbus defence , qui cherche surtout imposer ses intérêts , avec les dépassements budgétaires qu’il affiche sans complexes .

    • Albatros24 dit :

      Votre première phrase : vous me l’enlevez de la bouche, ou plutôt du clavier…
      La France a créé l’avion, l’avion de chasse et de bombardement, la première armée de l’air, mais aussi l’aérostat et le dirigeable plus ancien.
      La France est une nation qui compte encore grâce à Airbus et Dassault et qui sera précurseuse encore dans le spatial et la découverte via des robots ou drones spatiaux véhiculés de futures exoplanètes dans le futur.
      https://www.youtube.com/watch?v=kYNZxrt2KJY

      • ULYSSE dit :

        Cet intéressant rappel historique montre également le manque d ‘esprit prospectif tant des armées que des politiques. Gestion à la petite semaine, sans vision à long terme, combat d’égos……
        Ce constat pourrait être multiplié. Je pense spontanément dans le domaine aéronautique aux statoréacteurs de LEDUC, à l’effet COANDA et au Bréguet 941…

    • lym dit :

      Ce constat historique fait également mal sur quelques points: Les taxes sur les carburants n’ont permis à l’aviation de loisir que de vivoter (comparer avec les USA), pénalisant dans une moindre mesure aussi le vol à voile (dépendant d’un remorqueur dans la majorité des cas)… quand on n’a pas eu les réglementations qui ont achevé l’affaire. Les freins à l’hydraviation font que de pionniers nous sommes passés là aussi à quasiment rien (il faut désormais aller au Canada si on veut passer sa qualif).
      Au final, conséquences de ces exploits d’un état-crétin, nous n’avons plus d’industrie d’aviation légère qui auraient pu proposer des plateformes amorties sur d’autres marché à moindre coût pour certains types de drones et éviter de louper le coche, voir en développer pour des besoins plus pointus avec un outil industriel existant.
      Nous avons les meilleurs hauts fonctionnaires et politiques du monde formés à la meilleur école, l’ENA. On aimerait d’ailleurs parfois que cette excellence s’exporte beaucoup plus et très loin…

      • NRJ dit :

        @lym
        En soit on s’en moque d’avoir une industrie d’avions légers. Je vous rappelle qu’en France on a déjà une industrie de trains à grande vitesse, et niveau écologie c’est à revoir.
        Faut aussi prendre en compte que ça n’a rien de compliqué de faire un avion léger ou un drone Male. Ce n’est pas un enjeu de souveraineté impliquant des investissements lourds dans la recherche et le développement comme peut l’être le développement d’un nouvel avion de chasse, car les technologies sont matures et maîtrisées. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison que la France et les autres États de l’Eurodrone refusent d’investir plus de 7 milliards.

  4. R2D2 dit :

    « serait en effet difficilement compréhensible qu’en 2028, les armées françaises ne soient pas dotées d’équipements aussi performants que ceux, d’ores et déjà disponibles sur le marché. ».
    .
    ca, ca fait mal ^^

  5. PK dit :

    7 milliards pour développer un drone… On croit quand même rêver.

  6. Fralipolipi dit :

    Il semble que l’Eurodrone d’Airbus propose des performances (endurance et emport) plutôt similaires à celles du Reaper actuel (en dotation à l’AA), … mais en plus onéreux.
    .
    Forcément, avec une solution optimisée au budget moitié inférieure à celle de Eurodrone, et avec des performances encore supérieures (et nettement) à celles du Reaper actuel, la proposition de General Atomics a de quoi éveiller l’intérêt.
    Cet EuroGuardian américain, est déjà quasi existant.
    http://www.ga.com/skyguardian-surpasses-100-test-flights
    Il franchit tout seul l’Atlantique, il tourne en l’air jusqu’à 40h à 15.000m (à vérifier tout de même), et embarque plus d’armements et de capteurs que son prédecesseur.
    Le UK l’a déjà commandé sous son nom ‘Protector’, et la Belgique sous son nom ‘Skyguardian’ (tout comme l’Australie).
    .
    En laissant la France équiper cette cellule optimisée de ses propres capteurs et dispositifs, il est normal que cela donne des billes au Mindef pour taper sur Airbus …
    Cette concurrence flagrante, et le tel décalage de capacité/coût avec la proposition européenne, implique désormais que Airbus fasse des miracles, … ou en tous les cas, cesse de se contenter du raisonnable.
    Airbus doit désormais sortir une copie sans faute, et vite fait qui plus est.
    .
    Possible ?

    • Albatros24 dit :

      « 40h à 15.000m » c’est plutôt bien…
      Mais cela c’est beaucoup mieux car cela reste plus longtemps bien plus longtemps en vol (jusqu’à 1 mois), vole très très haut (au moins 20 000 m et dans la stratosphère mais aussi beaucoup plus bas), peut voler en stationnaire même, ceci au solaire, c’est quasi gratuit – est très économique par rapport à un satellite et plusieurs drones qu il remplace en même temps (comme dirait l’autre), et…c’est français et très bientôt au stade industriel …
      C’est, c’est ?
      Ceci https://www.youtube.com/watch?v=cMNGFZEAv9g

      • ULYSSE dit :

        Ce n’est pas le même emploi qu’un drone MALE….c’est en revanche un projet à mi-chemin entre drones HALE et satellites.

      • Albatros24 dit :

        oups, pas 1 mois; mais bel et bien 12 (1 an)
        Fichtre

      • egdltp dit :

        Bien vu, mais quelle est la résilience en environnement hostile (combat). UN dirigeable est plus facile à descendre qu’un drone et bien moins réactif en évolution….
        On parle de plateforme militaire là…

      • Fralipolipi dit :

        @Albatros24
        Le Stratobus, il est top. Mais
        .
        1/ il ne sera opérationnel dans nos forces, « au mieux », qu’à partir de 2025.
        .
        2/ il ne peut être mis en oeuvre que dans un ciel totalement dominé et sans aucune menace Sol-Air plus solide qu’un Manpad (pour le Mali Ok / pour l’Ukraine ou l’Irak, c’est exclu) .
        .
        3/ toutes les zones de la stratosphère (vers 20.000m) ne sont pas forcément très adaptées au Stratobus … qui se déplace très lentement. Proche des tropiques, c’est calme. Mais du côté des latitudes européennes, les courants sont plus forts, et il n’est pas sûr que le Stratobus puisse conserver son statique dans toutes les situations.
        Ici encore, pour le Mali, on serait tout bon.
        .
        Donc Harmattan serait le client idéal pour ce Stratobus. C’est évident.
        Mais on ne peu pas non plus tout baser là-dessus … très loin de là.
        Une flotte de drones MALE modernes, polyvalents et les plus endurants possibles doit absolument être constituée au sein de l’AA.
        … et idéalement à partir d’une cellule européenne … pour peu que nos industriels arrivent à relever le challenge (eux qui partent avec un retard certain).

  7. norbert dit :

    Faire comme les américains, piloter les drones armés par des sergents à partir du sol national, voila des économies d’échelle, que la France n’est pas encore décidée à envisager. Les lobbys s’en chargent !

    • lym dit :

      Peut-être que pour cela il faut aussi des moyens de communication que nous n’avons pas? Ou pas à une échelle mondiale.

  8. Wagdoox dit :

    1) j’avais tord, je l’admets quand je disais que la technologie des drones ou plutôt télé mécanique (on avait un terme français sous les yeux depuis longtemps) était une tech de la 2 eme guerre plus qu’on apprend ici que ça date de la première.
    Un grand merci Mr Lagneau.
    2) 100 millions de l’UE sur 7 milliards, c’est negligible…
    3) comment des discussions peuvent elles produire 3 milliards d’économie ?!

    • Leum dit :

      En faisant passer les 3 milliards dans les pertes d’Airbus… Ils ont l’habitude avec l’A400M…

  9. Youbdu29 dit :

    2 moteur et il est sensé être plus performant et plus moderne pourtant il est à peine supérieur au sky guardian

  10. Yannus dit :

    Pourquoi ne peut-on pas créer deux modèles un bimoteur et l’autre monomoteur?

    • dolgan dit :

      euh, vous financez de votre poche? C’est généreux de votre part.

      • Yannus dit :

        Ce qui fait blocage, c’est l’exigence des Allemands d’avoir deux moteurs, le reste faisant consensus. Deux versions, monomoteur ( déjà éprouvé technologiquement ) et bimoteur ne devrait pas engendrer un surcoût énorme; en plus cela pourrait favoriser les exportations.

    • Chanone dit :

      @ Yannus
      on parle déjà d’un engin lourd: (10 tonnes contre 4 pour un prédator US) et pour un monomoteur, c’est trop… Vraiment trop: plus aucune endurance, mécanique en surcharge, un rapport poid puissance aussi faible enlèverait toute capacité… Car le seul moteur adéquat, ce serait… Celui de l’A400M.
      Les seuls réservoirs internes seraient vidées à grande vitesse !
      Et il faudrait tout redessiner pour prendre en compte une modification aussi lourde.
      .
      Et on butte déjà sur le prix.

      • ULYSSE dit :

        @chanone.
        Mais non !. Il existe des turbopropulseurs dans la gamme des 2000/2500CV qui suffiraient à propulser un drone de la classe 10/11T.
        Pour rappel le turboprop de l’A 400M fait plus de 11 000 CV…
        Pour rappel également certaines versions du P47 thunderbolt ou du Corsair F4 U développaient plus de 2000CV.
        Faut réviser ses classiques.

        • Chanone dit :

          Et bien… J’y vais de ce pas.
          Au fait, on en produit encore, des moulins de ce calibre? Il me semble que non.
          De toute manière, la consommation à vitesse de croisière devrait ramener l’endurance à la moitié de ce qui est espéré.
          Le poid, c’est l’ennemi.

  11. Jean (le 1er) dit :

    Comme indiqué, le problème majeur vient des allemands qui imposent, pour des raisons de sécurité, un drône bimoteur. Condition pour qu’il puisse survoler l’Allemagne

    • dolgan dit :

      Et comme de toute façon il restera dans les hangars, les couts d’exploitation c’est pas leur problème.
      .
      Mais nous, avec notre lubie de vouloir utiliser notre matériel, les couts et difficultés d’exploitation ça nous intéresse grandement.

  12. M dit :

    Airbus doit rattraper son retard par rapport à des produits maintenant matures côté US. Et pour faire ça, il faut investir et casser les prix pour entrer sur le marché. Il n’y a qu’Airbus qui croit pouvoir entrer sur un marché en proposant plus cher et moins performant et en activant la fibre patriotique.

    Déjà, faire beaucoup moins cher et à peine moins performant, ce serait une meilleure stratégie pour entrer sur le marché. Et ensuite construire sur cette base la solution plus performante et compétitive.

  13. Durandal dit :

    Plus chère, oui et non, car les couts de développement seront divisés par le nombre de pays EU participant a ce projet.

  14. raca dit :

    Mr Lagneau vous oubliez Mr. Marconi brevet 1896-1897, 1900 liaison transatlantique prix Nobel en 1909 ! essayez d’être objectif …..

  15. Parabellum dit :

    Que de temps d’argent et de capacité indépendante perdus par niaiserie pro allemande europeiste alors des drones stratégiques sont effectivement des armes stratégiques nationales. Il faut que soit le comptable qui le dise…une toute autre défense et d autres moyens sont à vouloir et concevoir et ce avec la même énergie que celle qui fit développer la dissuasion et s’est vcteurs…peut on encore reconstruire une industrie de l’armement nationale capable de construire des armes d infanterie des missiles et des drones etc…espérons que l’on choisira la voie de la reconstruction avant la cata allemande c est à dire leur neutralisme pastèque écolo gaucho…

  16. Albe dit :

    N oublions pas une des raisons du retard occasionné, le fait que l AA soit égocentré sur ces pilotes. Le haut de la pyramide est tenue par essentiellement des pilotes qui sont pret à évoluer culturellement et techniquement uniquement la ou leurs intérêts et carrières ne sont pas en danger. Maintenant, ils vont essayer de nous prouver le contraire voir faire le dos rond. Ils faudrait que les décisions de haut lieu soit tenues par du personnels spécialisés. Les questions rens, à des généraux rens, les questions mécanos, à des generaux mécano, les questions fuscos, à des generaux fusco, etc …
    On en est très loin !

    • haut de games dit :

      des généraux mécanos ,hum z’ont pas dû en faire beaucoup de la mécanique ces goglus ,les lieutenant technique en général sont issus du Rang mais pour faire officier ,ils font pas longtemps du manuel et bosse les cours du soir pour passer Officiers ,après ils sont comme les autres ,ils y connaissent rien mais n’oublient pas de dire il y a qu’à …y’avait qu’à ,faut qu’on ?.?…..et une fois que c’est fait au lieu de dire mon personnel a fait ..ils disent j’ai fait …
      merci les officiers ,on s’ennuyaient sans vous !remarque c’est un phénomène de chef ..,un truc très bien décris par les psychiatres ….les politiciens font pareil et les chefs d’entreprise aussi …y’a qu’à ,faut qu’on ….mais une fois fait ,j’ai fait …..
      et c’est eux qui ont la médaille bien sur ….un monde de faux derches qui ne changent pas !un monde d’égocentrique qui ne changent pas …et une poignée qui bossent pendant que d’autres sont payés à rien faire et brasser du vent …

  17. werf dit :

    Le drone européen est un drone de temps de paix, dans une zone sans risque, en raison même de sa faible vitesse, de son altitude et de sa taille. il serait abattu sans problème dans un combat de haute intensité. On a besoin de drones armés et c’est là que doit être porté l’effort et les moyens financiers. Ou les industriels européens peuvent faire dans les 10 ans qui viennent ou l’on sera obligé d’acheter sur étagère comme aujourd’hui.

    • ULYSSE dit :

      je suis assez d’accord. Plutôt que de consacrer des milliards pour faire, avec 10 ans de retard (je suis gentil) ce que d’autres (USA, Chine, Israël et bientôt Turquie, Italie….) font déjà, aussi bien et moins cher, l’UE ferait bien de passer à l’étape suivante avec un concept qui n’existe pas encore sur le marché.
      Trois voies à explorer à mon avis:
      – la première déjà en cours est celui de drone de pénétration (reco/ISR ou SEAD [Suppression of Enemy Air Defences / Suppression des défenses aériennes ennemies] pour les combats haute intensité. Ce serait la poursuite des projets NEURON et TARANIS (GB), avec une version aéronavale (futur PAN)
      – la deuxième serait un drone tactique de combat, destiné à lutter contre les drones MALE. Cela veut dire capacité de maraudage (loitering) sur la zone de combat , maniabilité (changements d’altitude notamment) et armement air -air (canon et missiles courtes portée).Un drone à turbopropulseur, décollant de pistes en dur avec une une forte capacité en G, capable également de missions CAS.
      – la troisième serait un drone intercepteur anti-drone , décollant du champ de bataille. voir le drone de voltige développé par « Drone Champions AG » (https://www.aerobuzz.fr/breves-aviation-generale/le-premier-drone-acrobatique-habite-a-vole-avec-un-passager/)

  18. outofthebox dit :

    C’est étonnant cette capacité des industriels de réinventer la roue en permanence… De la même manière que l’Armée de Terre s’est cherchée sur le drone MALE avant de retenir le Patroller qui a un très bon potentiel autant en militaire qu’en civil. Et le tout avec une cellule basée sur un planneur de STEMME. Ensuite, on met les capteurs qu’on veut et qu’on aurait de toute façon mis sur un Reaper.
    De la même façon, et si les Allemands y tiennent, faisons un drone HALE lourd (bimoteur) basé sur une cellule connue pour nous concentrer ensuite uniquement sur la dronisation et les capteurs. Et là, je pense à l’ATR 72 MP dont les dimensions ne sont pas très éloignées de ce fameux Eurodrone mais avec une charge utile nettement supérieure (8t vs 2t). Alors oui, il faudra transformer la bête mais on part déjà d’une cellule fiable, utilisée dans l’aviation commerciale, à un coût très raisonnable avant transformation.
    Le militaire a longtemps été pourvoyeur d’innovation dans le civil mais le chemin retour devrait aujourd’hui être plus systématique : se baser sur des technos civiles amorties et fiabilisées pour ensuite y mettre un usage militaire non-critique.

    • ji_louis dit :

      La militarisation d’aéronefs civils est chose courante parce que « relativement simple »: Hélicoptères de transport, patmar, awacs, ravitailleurs, aviation légère . Seuls les aéronefs très spécialisés « mili » ne peuvent pas venir du monde civil: chasseur, bombardier, tueur de chars, avion-espion, etc.

    • Plusdepognon dit :

      @ outofthebox
      L’innovation vient pour une bonne part du civil, surtout dans les hautes technologies, mais cette constatation est à nuancer car le niveau budgétaire consacré au complexe militaro-industriel notamment américain peut être considéré comme une subvention qui irrigue tout le tissu industriel.
      Même s’il y a des échanges surprenants :
      https://vmf214.net/2018/05/14/lockheed-martin-devoile-un-nouveau-missile-de-poche-inspire-de-technologies-civiles/

  19. ULYSSE dit :

    @outofthebox.
    Réflexion générale que je partage. En revanche , s’agissant des drones , la recherche d’une endurance maximale (plus de 40 heures de vol actuellement) ne milite pas en faveur de la transformation d’une cellule d’avion de transport dont la section du fuselage et l’allongement de le voilure ne sont pas optimales. A étudier cependant.les italiens l’ont fait avec la dronisation du Piaggio P180 avanti devenu P.1HH « Hammerhead »…qui aurait une endurance limitée à 16 heures environ.

  20. Hans dit :

    Les allemands qui n’ont toujours pas le droit de déployer des systèmes militaires avec de l’armement réel (pas de bulles de protection antiaérienne par exemple) sur leur propre territoire veulent nous faire croire qu’avec deux moteurs ils pourront peut être les utiliser autrement que en tout de piste pour former des pilotes ?

  21. haut de games dit :

    quand on pense qu’à des Drones mâles pas étonnant qu’ils ne se reproduisent pas ,tout le monde n’est pas hermaphrodite

  22. Koxkol dit :

    Je me souviens d’un CEMAA qui trouvait que les drones n’avaient aucun intérêt…

    • ULYSSE dit :

      Les CEEMA (à l’image de tous les hauts fonctionnaires) sont-ils choisis pour leur esprit d’innovation ?
      C’est un des problèmes de la haute fonction publique française. Les « qualités  » qui permettent une ascension vers les plus hauts sommets ne sont pas souvent ceux qui permettent de voir loin . (même si heureusement des exceptions existent !)

  23. lolo dit :

    Quand on vous dit que les projets européens nous rendent plus fort et que les Américains n’ont aucun intérêt à ces unions qui rendent les décisions impossibles… Qui a dit diviser pour régner ?

  24. Franchouillard assumé dit :

    On aimerait que le titre de cet article soit un principe intangible de notre politique, et pas seulement limité à l’eurodrone.