Accident d’un hélicoptère Tigre au Mali : La justice allemande ouvre une enquête pour « homicide par négligence »

Le 26 juillet 2017, un hélicoptère d’attaque Tigre allemand, avec le capitaine Thomas Müller et le commandant Jan Färber aux commandes, s’écrasa dans la région de Gao, lors d’un vol réalisé au profit de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA]. Et il apparut que l’appareil avait chuté brusquement alors qu’il volait à 1.800 pieds d’altitude, à la vitesse de 250 km/h, et que son pilote automatique s’était éteint. En clair, son équipage n’avait pas eu la moindre chance de s’en sortir.

Après plus de 18 mois d’investigation, la Bundeswehr est arrivé à la conclusion que la cause de cet accident était dû à une erreur commise par trois techniciens d’Airbus Helicopters, lors d’une opération de maintenance. Ce qu’a reconnu l’industriel, via un communiqué diffusé le 12 décembre.

Désormais, cette affaire a un prolongement judiciaire. En effet, se basant sur les conclusions du rapport de la Bundeswehr, le parquet de Kempten a ouvert une enquête pour « homicide par négligence » à l’encontre des trois techniciens mis en cause, lesquels sont soupçonnés de n’avoir pas « correctement effectués les travaux de réglage de la commande du rotor principal » de l’appareil, quand il était en maintenace à Fritzlar.

« Le mauvais réglage du rotor a donc conduit à une situation qui ne pouvait plus être contrôlée par l’équipage de l’hélicoptère pendant le vol de routine et a donc mené à un accident », a expliqué le parquet de Kempten, qui n’exclut pas de s’intéresser à « d’autres personnes » potentiellement concernées.

Selon le magazine Der Spiegel, qui a eu accès au rapport, les trois techniciens mis en cause n’auraient pas eu toutes les qualifications nécessaires pour effectuer le réglage des commandes du rotor principal. Ou, du moins, ils auraient dû être encadrés par un « personnel expérimenté. »

Par ailleurs, ce mauvais réglage est passé totalament inaperçu avant l’envoi de cet hélicoptère au Mali. « Les techniciens [militaires] chargés d’inspecter les hélicoptères après leur livraison par l’industriel n’étaient pas encore suffisamment formés pour cette tâche exigeante », a souligné Der Spiegel.

En outre, avant de partir en mission, les deux officiers « expérimentés », avaient « testé les commandes avant le décollage » sans pour autant « remarquer que l’angle de flux d’air des pales avait été mal réglé. Ils supposèrent donc les réglages de base du Tigre étaient corrects », explique Deutsche Welle.

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