L’armée de l’Air retire ses quatre drones MALE Harfang du service

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27 contributions

  1. R2D2 dit :

    « L’autre, défendu par Airbus (ex-EADS), »
    encore un bon plan airbus military…

  2. Nenel dit :

    Toujours le même problème: l’étalement des livraisons. En attendant les 6 derniers repear, on bouffe le potentiel de 5 en Afrique à vitesse grand V. Sans pour autant être capable de mettre la moindre mine sur la gueule des enflures qui menacent nos troupes. Donc lorsque le dernier drone sera livré, certains n’auront plus beaucoup d’heures de vol en stock. Moralité sur les 12 commandés, le format opérationnel sera plutôt de 8 à 10 appareils après 2020.

  3. ScopeWizard dit :

    Le drone Harfang m’ a toujours paru de conception ( structure ) fragile ; m’ enfin si tout-compte-fait , il a donné satisfaction , tant-mieux ! 🙂

    • Auguste dit :

      L’Harfang observe,24h d’autonomie.Le Reaper c’est 36h,plus rapide,observe et est armé comme un hélico de combat,ou presque.On n’en dira pas plus.

  4. Lara dit :

    Mauvais achat qui aura mis en danger les troupes au sol et qui aura coûté beaucoup trop cher.
    Maintenant plus important: quid d’un futur drone franco-français? Est-ce que la France a les satellites nécessaires pour utiliser pleinement ces drones sans l’aide de pays tiers?

    • S.B-Seguin dit :

      Dans l’absolu, on peut faire un voler un drone sur coordonnées ou sur suivi radar d’un AWACS sans GPS, tout en gardant une connexion visuelle via un des satellites Syracuse.
      .
      Sinon, du fait de tous ses contretemps, la constellation Galileo, qui compte actuellement 19 unités en service sur 30 programmées (depuis décembre 2017 en comptant les 3 unités perdues ou sur mauvaise orbite), ne sera pas pleinement opérationnelle avant d’aligner au moins 24 unités à l’horizon 2020.

  5. personne dit :

    Estimation du coût de l’opération : 100 millions d’euros environ. Dépense réelle 4 fois plus (440 millions). Bravo, ça de la gestion des moyens !

    • Jeb Stuart dit :

      @ personne
      C’est typique de l’administration, les coûts d’investissements sont toujours largement sous-évalués. Regardez par exemple dans nos bonnes villes tous les grands projets engagés par nos élus…

      • personne dit :

        Pas typique de l’administration. Il ne faut pas tromper à ce sujet. Mais typique de ces politiques qui se font embobiner par le premier marchand de tapis venu. Ils s’en foutent de faire des conneries, ce n’est pas leur argent. Au pire ils sont « responsables », mais pas « coupables », viré et remplacé par un autre du même acabit avant de revenir avec les louanges de ceux qui l’avaient viré.
        Lorsqu’un technicien, car il faut bien l’appeler ainsi, un général par exemple, un fonctionnaire, lance une alerte, c’est lui qui poussé vers la sortie. Avec ce drone, comme avec d’autres matériels, la France s’est fait rouler, a accepté de se faire rouler, a aimé se faire rouler, en attendant de se faire rouler à nouveau…

      • Fred dit :

        @ Jeb Stuart
        Il ne faut tout de même pas systématiser ton propos sur les gestions locales.
        Et cela existe aussi dans le privé ; combien ai-je vu de boites qui pétaient le feu, disparaitre brusquement après avoir fait de mauvaises affaires, de mauvais investissements, des choix stratégiques ratés.

    • Roger Dubreuil dit :

      @ jeb
      Effectivement, dans toutes les collectivités territoriales (pas seulement les villes mais aussi les intercommunalités, les départements, les régions, ainsi que tous les établissements publics administratifs qui en dépendent et vivent d’argent public) le budget initial de tout projet est 2,5 ou 3 fois inférieur à ce qu’il sera au final : la décision est prise sur une prévision d’investissement qui est insincère, mais une fois que les contrats sont signés, que le projet est lancé et a reçu un début de financement l’on est bien obligé de continuer.
      .
      Alors le contribuable paie. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui motive cette façon de faire. Certains disent, mais je n’en crois rien, qu’il y aurait des rétrocommissions discrètes pour financer les partis politiques et leurs leaders.
      .
      Dans le même domaine il faut noter que les coûts de fonctionnement d’une installation nouvelle ne sont jamais pris en compte au moment de la décision d’investissement. Mais là, je sais pourquoi : parce qu’une nouvelle piscine ou un nouveau stade, c’est bon pour la réélection du Maire. C’est comme ça que tant de nos collectivités territoriales sont surendettées.

    • Auguste dit :

      Si on avait sorti un engin du niveau Reaper ou mieux,il n’y aurait pas problème.Mais comme souvent quand on fait un bidule seul dans son coin,il sort tard et déjà dépassé ou à l’avant garde et fragile.Faut se rendre à l’évidence,on ne peut pas lutter contre les US sur tous les tableaux,seuls.

    • @nkou dit :

      Eh oui, dans tout nouveau projet, il faut ajouter au budget initial un facteur Pi (3.14)… ça marche grosso modo dans tous les domaines, que ce soit industriel ou même un développement de software.
      C’est un certain Jancovici qui m’a fait découvrir ce facteur Pi dans une de ses conférences

      • Myshl dit :

        Merci.
        Je viens de comprendre l’expression « Tout va de mal en Pi ».
        C’était un essai d’humour.

  6. Harraz Amar dit :

    Encore une fois on discute en pure perte alors qu’il faut équiper nos unités de nouveaux moyens pour faire face. Car l’ennemi n’est jamais au repos.

  7. MD dit :

    Et en France, la pire de toutes les tergiversations qui ont eu cours en matière de drones est bien tous les nœuds au cerveau que nos responsables politiques et aussi militaires ( hélas! ) se sont faits pour savoir s’il fallait qu’ils soient armés !

    • Ancien des opex dit :

      @ MD
      C’est de l’idéologie : en 1981 le président PS nouvellement élu visitait le salon du bourget en faisant retirer les armes des avions de combat.
      Jusqu’en 2005 et une modification de la loi, le Gouvernement envoyait les militaires en opex avec interdiction de faire usage des armes autrement qu’en « légitime défense » mais pour des missions offensives comme par exemple : « désarmer les rebelles » au Tchad en 1978.
      .
      C’est ainsi que les militaires, à la fois par souci d’efficacité et pour leur propre sécurité, ont pris l’habitude de passer outre les directives politiques. L’affaire du pont de Vrbanja en 1995, désormais bien connue, était illégale mais résultait d’une longue réflexion collective à ce sujet dans les régiments professionnels.

  8. lechavenois dit :

    « ….retrait du Harfang libère de la place pour l’arrivée des six drones Reaper block 5 … »
    .
    On retrouve encore ici les lacunes dues à une incohérence des politiques européennes en générale et des politiques de défense européenne en particulier.
    .
    Ne pas êtres capable de produire en Europe, une technologie militaire sensible, indépendamment de l’industrie américaine et une aberration intellectuelle.

  9. SPLS dit :

    Quel fiasco ! 440 millions pour 4 machines, soit 110 millions le bout ! Un appareil motorisé par un Rotax d’ULM (le 914 motorise la majorité des autogires ULM). Au Sahel les un ou deux Harfang auront toujours été appuyés par des ATL2 ou des Caravan loués à CAE. Un Grand Caravan c’est 2,5 millions, un système Wescam un million, faites les comptes ! Une centaine de Caravan pour 4 Harfang ? Moins s’ils sont armés de Hellfire ? Combien d’hélicoptères de reconnaissance pour le prix de ces quatre Harfang à la carrière aéronautique si courte…

  10. Expression libre dit :

    Avec seulement 12 drones MALE, la France seule n’a aucun intérêt à en produire. C’est à l’échelle européenne qu’il faut produire mais là on se heurte à autant de besoins que de pays. On le voit déjà avec le futur drone MALE européen où l’Allemagne essaie d’imposer ses choix. C foutu, on risque d’acheter américain pour longtemps sauf à avoir un décideur européen unique dans le cadre d’une Europe de la Défense. C pas pour demain. Par contre, le futur SCAF , on n’y coupera pas et là, il faudra parler pôle de compétences et le faire avec un partenaire qui aura à peu près les mêmes besoins que nous. Je ne vois que les britanniques.

  11. Galway dit :

    Chantez, chantez mes beaux merles ! Tant qu’une belle et bonne armée européenne ne sera pas créée par une Europe Fédérale, vous chanterez longtemps.

  12. Myshl dit :

    Le Harfang aura été un fiasco, une impasse.
    On l’a voulu pur succéder au Hunter. Un bête successeur donc.
    Et on s’est épargné de le penser comme prédécesseur.

    Après des dizaines d’années à combattre l’ignorance politique,
    et l’inertie pilotesque,
    Le drone UAV va enfin devenir UCAV, et entrer dans le combat.

    Que de temps perdu…

  13. Samados dit :

    C’est quoi cette lubie de vouloir une armée Européenne ?
    On est pas déjà assez dans la m***e comme ça, avec tout ces décideurs politiques corrompus et vous voulez passez à l’étape supérieure en rajoutant la couche Europe alors qu’on sait bien que cette dernière ne soucis pas de nos intérêts ?
    Pire, elle est contre nos intérêts !
    Elle est pro anglo-saxons (Anglaise et Allemande)!
    Prenons le pari d’investir local comme avec le Rafale et le Neuron et appliquons ce modèle à tout ce qui touche à la Défense !
    Zut !

  14. Myshl dit :

    Le drone de combat est mort-né en France. De longue date et encore pour longtemps.
    Parce que le pilotat n’admettait pas, n’admet pas, et n’admettra pas que de l’armement puisse être délivré d’un avion non habité.

    Quand on aura écarté le pilotat (De chasse) de la hiérarchie,
    tout ira enfin mieux.

    Il est tout de même curieux, paradoxal, que le pilotat (De chasse),
    passe si allègrement du siège éjectable au fauteuil non-éjectable,
    histoire de « Finir » une carrière tout en sclérosant les forces aériennes…
    (L’avancement ne fait avancer que le pilotat, pas nos armées.)

    Pendant qu’il méprise et emmerde les pilotes au sol,
    les pilotes de drones, qui eux sont déjà dans des fauteuils.

    Ah mais c’est peut-être ça le problème freudien…
    Une histoire de fauteuil…

  15. Aurore dit :

    « Désormais, le 1/33 Belfort mettra en œuvre uniquement des MQ-9 Reaper, dont les performances sont sans commune mesure avec celles du Harfang. »
    En effet, on se demande pourquoi l’Europe se fatigue à avoir une industrie de défense, puisque les amerloks ont tout ce qu’il faut pour nous !