La France et l’Australie vont partager des informations classifiées

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31 contributions

  1. Cazimir dit :

    C’est-à-dire :
    – la France va donner ses secrets industriels – notamment propulsion AIP – aux USA & divers anglo-saxons au passage qui sont largués dans ce domaine ;
    – le France va donner à l’Australie les moyens – 12 SM-AIP !!! – de se faire ravir ses DOM-TOM du Pacifique : en effet, l’Australie lorgne depuis longtemps sur la Nouvelle-Calédonie, réserve mondiale de nickel; l’Australie aura à terme 12 SM-AIP dans la zone Indien-Pacifique ; la France n’aura à terme que six SNA, basés à… Toulon.
    Si on était encore dans une optique de souveraineté nationale, ce serait une trahison, mais nous n’y sommes malheureusement plus….
    Dans le cas de l’Australie, il fallait laisser les types 212 allemands gagner, car:
    – ils seront très nettement inférieurs aux Barracuda-AIP français ;
    – il fallait mieux laisser les Allemands se casser la tête et même plus avec les chantiers navals australiens, qui ne sont pas du tout, du tout au niveau pour construire des SM modernes, voir la classe Collins. Du coup, se sera nous qui allons souffrir…
    Du beau travail de trahison des intérêts nationaux !

  2. Bebert dit :

    Nous aurons donc l’Australie qui partagera avec la France ce que les USA veulent bien lui permettre de partager et la totalité des données françaises qui finiront chez les ricains…

    • jacques29 dit :

      @ Bebert = excellent résumé, qui correspond à ce qui a pu être vérifié plusieurs fois déjà dans le passé dans le même genre de situation : on prend tout, et on vous donne ce que le patron nous autorise à vous donner…

    • Wagdoox dit :

      Les barracudas françaises et australiennes se seront pas identique biensur. Et le temps que les Australiens aient tout les français auront déjà du nouveau sur la table à dessein.
      Croyez vous que les Qatari ne laisseront pas les americains regarder les rafales ?

  3. ScopeWizard dit :

    Autre aspect de la Mondialisation .
    .
    L’Australie s’éloignerait-elle à grands pas de la tutelle de sa sœur aînée , la Grande-Bretagne ?
    Quid de Woomera ?
    .
    Une histoire que j’ai découvert , il n’y a pas longtemps ( pour ceux que ça intéresse ) :
    .
    En pleine guerre froide , entre 1952 et 1957 , la Grande-Bretagne a procédé aux essais de 12 bombes nucléaires sur trois sites du territoire australien : les îles Montebello, Emu Field et finalement, Maralinga ( Tonnerre ) , un vaste territoire peuplé de quelques centaines d’aborigènes .
    .
    Selon Liz Tynan, Robert Menzies ( né en 1894 , mort en 1978 et par deux fois Prime minister de 1939 à 1941 puis de 1949 à 1966 ) , le Premier ministre australien prit tout seul la décision de laisser les britanniques procéder à leurs essais dans le désert australien et ne prit même pas soin de consulter son propre gouvernement guidé par son inflexible volonté de s’assurer de la protection de la Grande-Bretagne en cas de conflit nucléaire.
    .
    C’est ainsi que le 27 septembre 1956 à 17h , les britanniques firent exploser la première d’une série de sept bombes atomiques au plutonium en plein dans le désert du centre de l’Australie de 80 000 km carrés de superficie .
    Par la suite , cette zone fut baptisée Maralinga par les tribus aborigènes .
    .
    Selon une de mes sources :
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    « Entre 1000 et 1500 aborigènes Anangu-Pitjantjatjarra avaient été préalablement évacués du site. Quant aux militaires présents, ils étaient en short et chapeau. D’après Liz Tynan , « Atomic thunder: the Maralinga story », le nuage est monté bien plus haut – et les vents ont soufflé plus fort – que prévu. Le champignon a donc fait route vers la côte Est de l’Australie.

    Les 7 bombes de Maralinga ont été suivies par plus de 600 essais effectués jusqu’en 1963, et présentés comme « mineurs », mais qui ont libéré des substances hautement toxiques à Maralinga et autour : du plutonium et du béryllium.

    Les familles aborigènes qui vivaient autour de la zone interdite ont été exposées, de même que le personnel militaire. Beaucoup ont souffert de maladies (cancers, leucémies, etc… ) et sont morts prématurément, à la cinquantaine.
    Leurs enfants et petits-enfants également souffrent entre autres de cancers ou de malformations. Mais le gouvernement australien n’a jamais reconnu qu’elles étaient liées aux retombées nucléaires, car le lien de cause à effet n’a pas été établi.  »

    Détail navrant :
    .
    À Woomera, la petite ville d’Australie du Sud où se situait la base militaire des essais nucléaires qui est devenue aujourd’hui une base d’essais de missiles conventionnels , un cimetière héberge 23 tombes de bébés morts-nés entre 1953 et 1968 et 46 tombes d’enfants morts prématurément dans un rayon de 600km autour du site de tests .
    Leurs parents n’étaient autres que des militaires travaillant à la base ainsi que d’autres habitants du coin . De nombreuses familles sont persuadées que cette hécatombe est intimement liée aux retombées nucléaires sur la zone d’expérimentation de Maralinga .

    • Cthulhu dit :

      Et oui….. A cause des essais aux USA, un américain a même eu 72 cancers. Sinon si vous avez des infos sur les essais de l’île du prince Edward dans l’océan indien? J’ai entendu cette info y’a pas longtemps.

      • ScopeWizard dit :

        Absolument rien ; mais je peux faire des recherches .
        Je n’ai pas entendu quelque info là-dessus , juste un ami qui m’en a touché un mot il y a quelques semaines .

        • ScopeWizard dit :

          J’ai trouvé une info sur un double flash mystérieux observé depuis un satellite américain en Septembre 1979 ; est-ce que c’est de cela dont vous parlez ?
          A tout hasard , je vous le livre :
          .
          « Le 22 septembre 1979, le satellite de surveillance américain Vela 6911 détectait un double éclair lumineux dans le sud de l’océan indien, quelque part à mi-chemin entre l’Afrique du sud et l’Antarctique. Selon ses mesures, il s’agissait d’une explosion nucléaire de faible intensité, entre 2 et 3 kilotonnes (l’explosion de la bombe d’Hiroshima a dégagé environ 15 kilotonnes). Cet évènement fut appelé Incident Vela . »

          Un avion de l’US Air Force spécialisé dans l’étude des explosions nucléaires de type Boeing WC-135B fut dépêché sur les lieux de l’observation mais malgré une série de 25 missions sur zone , ne parvint pas à détecter de signes anormaux de radioactivité .
          .

          Le président Jimmy Carter créa une commission d’experts indépendants qui rendit son rapport d’enquête durant l’été 1980 ; selon celui-ci , il était impossible de tirer une conclusion probante cependant l’hypothèse envisagée d’un test clandestin fut écartée sur la base de plusieurs données.
          .
          La durée de vie approximative des deux satellites Vela lancés en 1969 était de 8 ans . S’ils étaient effectivement équipés en instruments de mesure spécialisés dans la détection des explosions nucléaires , certains d’entre-eux s’étaient avérés défectueux sur le 6911 , notamment le détecteur d’impulsion électromagnétique.
          Auparavant , les deux satellites Vela avaient détecté et signalé plus de quarante essais atmosphériques qui furent tous confirmés par la suite .
          Ce coup-ci , le second n’avait quant-à lui rien détecté ou signalé .
          .

          « L’entrée dans l’atmosphère de météorites est susceptible de provoquer une explosion pouvant varier entre quelques kilotonnes et quelques mégatonnes. Il n’y a pas de doubles flash lumineux comme pour les explosions nucléaires mais le satellite aurait pu enregistrer ensuite un éclair ou un reflet du soleil sur l’océan.

          Malgré cela, certaines données semblent confirmer l’hypothèse nucléaire. »
          .
          Une perturbation électromagnétique anormale fut détectée par le radio-télescope d’Arecibo le matin du 22 Septembre 1979 ; peu après , en Australie , on détecta des traces de retombées radioactives ayant pu être amenées depuis le lieu de l’incident par des vents favorables .
          .
          On envisagea l’hypothèse d’un engin nucléaire non conventionnel ; en effet , les bombes thermonucléaires ou bombe H, utilisent comme amorce des bombes atomiques de faible puissance.
          Un autre axe de recherches fut un temps étudié ; celui de la piste de la bombe à neutrons dont l’invention remonte à 1958 et qui fut testée en 1963 présentant les caractéristiques d’une puissance explosive limitée à environ 1 kilotonne et des retombées radioactives nettement moindres pouvant correspondre aux données mesurées .
          .
          Quels sont les éventuels responsables d’un essai nucléaire clandestin ?
          .

          « La France effectua son premier test de bombe à neutrons le 24 juin 1980 sur l’atoll de Mururoa. Elle pouvait disposer de la technologie nécessaire quelques mois plus tôt et l’archipel des îles Kerguelen n’est pas situé très loin de la zone de l’incident. Cependant on n’y trouve qu’une base scientifique sans grands moyens techniques. »
          .
          L’archipel du Prince Edouard situé à 1800 km des côtes sud-africaines et appartenant à l’Afrique du Sud se trouve également à proximité de la zone de l’incident ; en effet , en dépit d’un embargo décrété par les Nations-Unies , le gouvernement de Prétoria poursuivait le développement d’un programme d’armes nucléaires .

          Cependant , les dossiers obtenus depuis la chute de l’apartheid n’ont pas été en mesure de confirmer cette hypothèse ; lors de l’incident, l’Afrique du Sud ne disposait pas de la technologie nécessaire ; de plus , toutes les charges nucléaires créées ont bien été identifiées.
          A moins que la charge en question ne soit pas originaire d’Afrique du Sud mais d’un autre pays soucieux de ne pas rendre public la confirmation d’une grave violation de l’embargo en vigueur à ce moment précis .

          « En février 1994, l’ancien espion soviétique Dieter Gerhardt déclara dans le Johannesburg City Press que l’incident Vela était le résultat d’un test nucléaire conjoint entre l’Afrique du Sud et Israël. Il ne donnait pas de preuves de cette affirmation, ne faisant que relater ce qui lui avait été dit à cette époque, alors qu’il commandait la base navale de Simonstown. »
          .
          Coup de théâtre lorsqu’en 2006, l’ancien officier de la CIA Tyler Drumheller déclare dans son livre « On the Brink » que le gouvernement de Prétoria avait bel et bien effectué un essai nucléaire avec l’assistance des Israéliens en 1979 .
          Aucune confirmation via une quelconque source officielle n’a eu lieu depuis .
          .
          En espérant vous avoir un tant soit peu éclairé ( sans jeu de mots douteux ) ! 😉

      • Zayus dit :

        @Cthulhu:
        @ScopeWizard:
        .
        Bien que ça n’aura jamais été officiellement reconnu par les deux parties, même si c’est depuis devenu un secret de polichinelle, les essais nucléaires dans les eaux territoriales sud-africaines sont ceux qui auront permis à Israel de se doter l’arme nucléaire.
        .
        Entendez que durant les années 70/80 Israel et le régime d’apartheid sud-africain partageaient presqu’une relation fusionnelle sur le plan stratégique et diplomatique (isolation, sanctions de l’ONU) ainsi qu’avec leurs industries militaires (expérience partagée des blocus onusiens et beaucoup d’équipements israéliens produits sous licence par la RSA).
        .
        Israel n’ayant pas la possibilité géographique d’effectuer discrètement des essais nucléaires, l’état hébreux en eut l’autorisation dans eaux territoriales sud-africaines de l’Océan Indien.
        Il s’agissait d’essais sous-marins durant les années 80.

    • Wagdoox dit :

      Depuis que les anglais ne peuvent plus défendre l’australie par eux même ils sont dans les mains US.
      Ni les US ni les anglais ne propose de sous marins conventionnels…

  4. nonmaisdisdonc dit :

    Excellent nouvelle de partenariat resserré qui ne peut générer que des bonnes perspectives communes dans le futur

    • jacques29 dit :

      @ nonmaisdisdonc: je reprends votre message en le complétant légèrement : « Excellente nouvelle de partenariat resserré qui ne peut générer que des bonnes perspectives communes americano–australiennes dans le futur ».. sachant que l’Australie et les USA sont comme deux doigts d’une même main..

  5. théo dit :

    Bonnes perspectives, le problème est que ces armements que nous vendons font de facto de nous les ennemis des ennemis de nos clients (Chine, Russie)

  6. Pierre-Paul dit :

    Je partage l’avis de @cazimir :

    L’Australie a armée les indépendantistes de la nouvelle Calédonie contre nous.
    Il y a un risque évident pour notre souveraineté à moyen ou long terme.
    Ils veulent nous faire partir de cette région du globe
    Nous vendons ou offrons la technologie qui fera couler le sang de nos enfants.

    Cela arrive quand les politiques au pouvoir sont des marchand de tapis cupides sans vue à long termes …

    • Eliot Mess dit :

      Ca existe ça Pierre-Paul? Ah non vlà maintenant que Moscou nous envoie des trolls déclassés?!! Surement encore à cause de la chute du rouble…

    • ravinok dit :

      pouvez vous citer vos sources a propos de  » L australie a armé les indépendantistes de Nouvelle Calédonie contre nous » ?
      Merci

  7. ScopeWizard dit :

    Je me suis renseigné ; il est vrai mais encore une fois personne n’en parle que les choses bougent en Nouvelle-Calédonie en notre nette défaveur , cela s’explique notamment par les convoitises que suscite l’important gisement de Zinc que recèle l’île qui je crois est le deuxième au Monde !
    Donc, je nuance ma réaction envers le dénommé Cazimir et j’attends d’en savoir davantage …

  8. Davy Cosvie dit :

    La France, facteur de stabilité dans la région, c’est vrai. Mais pour les garde-côtes australiens, la France est surtout un facteur de gratuité et de bronzage tranquille parce qu’elle se charge d’intercepter les trafiquants sur le « boulevard de la coke » allant d’Amérique du sud en Australie :
    http://www.opex360.com/2016/02/16/la-fregate-de-surveillance-prairial-saisi-au-moins-de-680-kg-de-drogue-en-polynesie/
    Alors échanger des informations, pourquoi pas. Mais à condition de commencer par transmettre aux Australiens nos informations sur les transports de drogue qui les intéressent et de présenter la facture quand nous intervenons pour eux. Les Australiens ne sont pas et n’ont jamais été nos amis.

    • Eliot Mess dit :

      Confier sa défense sous-marine à la France, est plus qu’un simple échange d’infos. Et puis les australiens savent que la découverte de l’Australie est en partie française, renseignez-vous. D’ailleurs le Vendée Globe vient d’aller leur faire un petit coucou en passant.