LPM : Le ministère des Armées veut avoir « plusieurs milliers » de munitions rôdeuses d’ici 2030

Lancés par la Direction générale de l’armement [DGA] en juin 2022, les projets LARINAE et COLIBRI visent à développer des munitions « rôdeuses » [encore appelées « vagabondes », « maraudeuses » ou encore « téléopérées], dont l’efficacité a été démontrée lors des combats au Haut-Karabakh [2020] et de la guerre en Ukraine. Or, dans ce domaine, et par rapport aux États-Unis, à la Russie, à Israël et à la Pologne, la France a pris du retard.

Les projets « LARINAE et COLIBRI, visent à neutraliser une menace à 5 kilomètres et à 50 kilomètres respectivement. Nous avons indiqué vouloir des solutions peu onéreuses, évidemment efficaces, prévoyant une autonomie fonction de la zone considérée et livrées très vite ; nous voulons aussi que les militaires soient capables de se former très rapidement », a récemment résumé Emmanuel Chiva, le Délégué général pour l’armement [DGA], à l’occasion d’une audition parlementaire.

Depuis, et d’après la LettreA, EOS Technologies et Delair, associés respectivement à Nexter et à MBDA, ont été retenus pour le projet LARINAE. Quant au COLIBRI, il sera développé par le tandem formé par Nexter et Delair. Les propositions soumises par Thales, Airbus et Safran ont ainsi été écartées.

Cela étant, les industriels impliqués dans ces deux projets pourraient toucher le gros lot, à en juger par les déclarations faites par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 24 janvier.

En effet, au regard des enseignements tirés de la guerre en Ukraine, les « munitions rôdeuses » constituent une capacité « clé », a dit le ministre. Au point que « notre horizon 2030 dans la LPM [Loi de programmation militaire], c’est d’en avoir plusieurs milliers », a-t-il annoncé. Et « plutôt que de faire des stocks [de munitions] de manière indifférenciée, on va aussi s’intéresser à la nature même des systèmes d’armes pour regarder ce dont on peut avoir besoin en fonction de la nature de l’engagement et de la réactivité que l’on doit avoir », a expliqué M. Lecornu.

Plus généralement, et s’agissant des stocks de munitions, qui ont beaucoup fait parler ces derniers mois [et pas toujours à bon escient…], M. Lecornu a soutenu qu’il fallait trouver un juste milieu.

« Si on écoute certains commentateurs – peut-être qu’ils travaillent chez MBDA par ailleurs – il faudrait pratiquement faire des réassorts de stocks dignes de la Guerre Froide […] Non, parce que c’est l’argent du contribuable. Car si c’est pour, chaque année, détruire des missiles parce que la date de péremption est passée, [ils seront] les premiers à dire au ministre : ‘comment vous avez géré votre affaire », a fait valoir M. Lecornu.

Aussi, a-t-il continué, il « faut que l’on arrive à trouver une cible sur les stocks de munitions qui corresponde à un niveau d’entraînement de très bonne qualité et à un délai de réactivité en cas d’engagement [ce qui dépendra des contrats opérationnels donnés aux Armées dans l’annexe du la LPM, ndlr]. Ensuite, s’il s’agit de tenir dans la durée, il reviendra aux industriels de faire le nécessaire pour augmenter leurs capacités de production. « C’est là qu’il faudra solliciter l’économie de guerre », a insisté le ministre.

Par ailleurs, si des solutions françaises devraient donc été retenues pour les munitions rôdeuses, des achats « sur étagère » ne sont pas exclure durant la période d’exécution de la prochaine LPM. « Le principe est qu’on achète français » mais ‘il y a toujours eu des exceptions depuis le début de la Ve République », a rappelé le ministre. Et de citer le drone MQ-9 Reaper et le Lance-roquettes unitaire [LRU] « qui n’est pas de marque française ». Et d’ajouter : « D’ailleurs, [son] remplaçant est plutôt le HIMARS [américain] ».

Or, en novembre, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait souligné la nécessité de renforcer la capacité « feux à longue portée », à l’occasion du remplacement des LRU, prévue d’ici 2027.

« La guerre en Ukraine nous enseigne que les feux très longue portée sont décisifs : il nous faut réfléchir sur la solution à retenir », avait expliqué le général Schill, soulignant aussi l’importance de disposer de drones armés, de munitions téléopérées et de capacités  » consolidées » d’infiltration et de frappe longue portée des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT].

Hormis la commande éventuelle de systèmes M142 HIMARS auprès des États-Unis, les « achats sur étagère » devraient être limités. « Je n’en identifie pas beaucoup dans la période qui vient », a assuré M. Lecornu.

Photo : Munition rôdeuse américaine Switchblade, dont l’achat par la DGA a récemment été évoqué

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63 contributions

  1. Expression libre dit :

    2030…On croit rêver.

    • Félix GARCIA dit :

      D’ici à 2030.
      On en aura peut-être déjà 500, 1000 ou 2000 en 2025. Si ça se trouve, on en aura même 15 000 en 2030.

      On peut rêver ! 😀

      • lgbtqi+ dit :

        On peut, mais on doit se retrousser les manches depuis avant-hier. 😉

      • Kaya dit :

        Oui 1000 en 2030 ,des drones achetés sur Aliexpress alors . 🙂 🙂

        • Baguette inflationniste dit :

          Les KIZILELMA et TF-X seront-ils commercialisés sur Aliexpress ? Merci pour vos réponses !

          • Kaya dit :

            Fais pas rire copain ,la France a des années lumières de retard sur la Turquie dans ces domaines. 🙂 🙂

          • Kaya dit :

            Trouves moi un équivalent au KIZILELMA même au projet et après tu reviens me voir copain . 🙂 🙂 A son entrée en fonction le TF-X en 2028-30 sera le meilleur avion de chasse ,tu peux en être certain mon copain ,le Rafale lui sera déjà dépassé par le KIZILELMA et le ANKA-3 MIUS dans à peine deux ans . 🙂 🙂

    • HMX dit :

      « plusieurs milliers »… c’est un peu vague ! de quoi tenir 5 jours, 10 jours, 15 jours dans un conflit de haute intensité ? quel est réellement le niveau d’ambition ?

      Concernant les stocks de munitions, le ministre ne rassure pas vraiment quand il affirme qu’il faudra « que l’on arrive à trouver une cible sur les stocks de munitions qui corresponde à un niveau d’entraînement de très bonne qualité et à un délai de réactivité en cas d’engagement »… en renvoyant ensuite la balle aux industriels lorsqu’il faudra tenir dans la durée. Sur le principe, il a évidemment raison, car c’est dans la production industrielle que se trouvera la clé de la résilience dans la durée. Mais les premiers jours et les premières semaines d’un conflit sont précisément les périodes les plus déterminantes, celles où on va consommer (ou livrer…) sans compter nos munitions. On aurait pu s’attendre à ce qu’il exprime une forme d’ambition sur le niveau des stocks… par exemple « être capable de tenir 1 mois, 2 mois, 3 mois, dans un conflit de haute intensité ». Pendant la guerre froide, les stocks étaient approximativement dimensionnés pour tenir 1 mois, histoire de donner une référence…

      De même, renvoyer la balle aux industriels et à « l’économie de guerre », sans aucun chiffre, aucune volumétrie, et aucun engagement financier est un peu « léger »… quelles capacités de production mensuelle par type de munition, quelle capacités de montée en puissance et sous quel délai ? quel cadre juridique pour sécuriser ces capacités industrielles et s’assurer qu’elles répondront présent le jour où on en aura besoin ?

      On attendra patiemment le vote de la LPM et les débats sur ces questions cruciales, en espérant que la montagne n’accouche pas d’une souris…

      Enfin, sur la question des stocks, la LPM gagnerait à innover sur un point : aux côtés des stocks stratégiques destinés à nos armées, qui sont évidemment ultra prioritaires, pourquoi ne pas commencer à constituer des stocks de matériels, équipements et munitions qui auraient spécifiquement vocation à soutenir des forces alliées ? Ces stocks pourraient bien sûr être alimentés par des matériels issus des armées françaises, mais également par des achats d’occasion partout dans le monde de munitions et matériels très répandus, d’origine russo-soviétique ou chinois (c’est un exemple…), ou de matériels neufs (drones notamment). Ce stock pourrait patiemment être constitué pendant des années, en fonction des opportunités d’achats et des budgets alloués. Il donnerait à la France une capacité d’influence non négligeable pour soutenir des alliés, sans nécessairement avoir besoin d’engager directement ses forces. L’exemple ukrainien est assez parlant. Mais on pourrait demain avoir d’autres alliés à soutenir, ailleurs dans le monde. Il s’agirait en tout cas d’une innovation particulièrement notable…

      • Félix GARCIA dit :

        « On aurait pu s’attendre à ce qu’il exprime une forme d’ambition sur le niveau des stocks… par exemple « être capable de tenir 1 mois, 2 mois, 3 mois, dans un conflit de haute intensité ». »
        Complètement d’accord.

        « Enfin, sur la question des stocks, la LPM gagnerait à innover sur un point : aux côtés des stocks stratégiques destinés à nos armées, qui sont évidemment ultra prioritaires, pourquoi ne pas commencer à constituer des stocks de matériels, équipements et munitions »
        Pour nous déjà, et toute la production supplémentaire (avec rythme « tranquillou » une fois les réserves stratégiques faites) pour nourrir nos réserves suite à l’utilisation de ces mêmes munitions lors d’entrainements, ainsi que pour l’export.
        « Faut c’qu’y faut ! »

        « Il donnerait à la France une capacité d’influence non négligeable pour soutenir des alliés, sans nécessairement avoir besoin d’engager directement ses forces. L’exemple ukrainien est assez parlant. »
        Toutafé !

        • Carin dit :

          @Felix
          Prenons l’exemple d’une munition vagabonde. Ce qui est périssable dans cet engin c’est sa charge propulsive, (piles).
          Rien n’empêche d’en commander plusieurs milliers sans ce composant, qui est facilement et très rapidement fabricable, charge aux armuriers militaires de l’ intégrer…
          Et c’est pareil pour toutes les sortes de munitions dites périssables, ( conteneur à poudre), hormis les petites munitions, les obus, et les bombes lisses (kit propulsif et de guidage à part), mais pour ces produits la date de péremption va très très loin (voir la dangerosité de ce genre de munitions datant de la ww2, voire ww1, qui malgré leurs dégradation due à l’humidité de la terre, la charge explosive est toujours active).

      • Stick dit :

        Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le point « renvoyer la balle aux industriels ». L’état n’a pas fait preuve de grande fiabilité dans ses passages de commande et maintenant c’est un peu facile de dire aux industriels de prendre des risques. Surtout que même s’ils montent en puissance, rien de garantit que dans 4 ans, l’état baisse à nouveau les commandes et les investissements ne seront pas rentabilisés.

        • Frede6 dit :

          Je ne comprends pas cette histoire avec les industriels…ils ne vont pas investir dans capacités de production pour produire 1000 obus/jour s’ils ne reçoivent que des commandes de quelques milliers tous les 2 ou 3 ans. A moins que les capacités de production soient duales, c’est bien le stock, la consommation et, des commandes importantes et régulières qui permettent de conserver ces capacités. Comme une assurance, l’impression est de jeter de l’argent par les fenêtres mais le jour venu on espère que cela en valait la peine

      • tow dit :

        Faut arrêter avec cette question de durée des stocks.
        Cela ne veut rien dire, haute intensité ou non.
        Vous pouvez avoir 2000 missiles que vous allez tirer en 1 mois comme vous pouvez les tirer en 2 ans, la haute intensité ce n’est pas balancer au plus vite tout ce qu’on a avec tous les moyens qu’on a. La guerre ce n’est pas cela, même en haute intensité. Il y a un aspect de gestion et d’actions qui fait que les combats se font toujours points par points avec plus ou moins de points.
        Sachons et comprenons notre situation, nous ne sommes plus face à l’armée rouge et nous ne serons pas dans la situation ukrainienne.
        Bien entendu qu’on a besoin de stocks, mais le ministre a raison, si on va investir des milliards pour au final payer une déconstruction, certains vont regarder de travers…

        • FredericA dit :

          En tout point d’accord avec vous 🙂 !

        • Aramis dit :

          Les missiles arrivant a péremption seraient tirés a l entraînement ou remplacés. L excuse du ministre est absurde.

          • tow dit :

            On ne va pas tirer des missiles périmés à l’entrainement juste pour le plaisir et les remplacer ça coûtera également de l’argent.
            Prenons l’exemple d’un SCALP NAVAL, ou voulez vous le tirer pour l’entrainement? Cela ne rime à rien, car fondamentalement la mise à feu c’est d’appuyer sur un bouton (pour faire simple). Une simple simulation de tir est suffisante, qu’il y ait un missile qui parte ou non ne change rien pour les opérateurs.
            Vous voulez tirer des missiles périmés à la pelle de cette façon? Mais aucun pays ne fait cela, pas même les USA. Un missile ça s’expérimente au début par des essais, puis ça se conserve au mieux avant d’être déconstruit. Car on ne va pas se risquer à tirer de vieux missiles susceptibles d’amener des incidents potentiellement dangereux.
            On ne parle pas là de cartouches pour fusil. Il y a des choses qui ne nécessitent pas d’être tiré pour augmenter son expérience et ses compétences. On peut prendre l’exemple d’un MMP ou le guidage est tellement facilité par la technologie (l’opérateur n’a qu’un joystick et des boutons) que le tir en réel n’a plus la même importance que pour un Milan. Un opérateur sur Milan devait comprendre les sensations et devait acquérir des compétences pour guider un missile. Le type sur MMP, il ne voit pas de différence sérieuse dans la gestion d’un tir entre un simulateur et un tir réel. Je ne dis pas qu’il ne sert à rien d’en tirer en vrai (il existe au passage des munitions d’exercices pour cela), je dis qu’il ne va pas acquérir une expertise grandissante par le nombre tiré contrairement à un tireur Milan. C’est pareil pour un tas d’autres munitions intelligentes, vous pensez qu’un pilote de Rafale a besoin de larguer en vrai un SCALP pour s’entraîner? Ben non, la simulation suffit, car son rôle se limite à appuyer sur un bouton, ensuite le missile fait son job. Par contre s’il faut faire un tir canon ou un largage de bombes lisses, ben il faut s’entraîner, donc consommer des munitions (parfois d’exercices, parfois réelles, parfois inertes).

            Le ministre ne s’invente pas une excuse, sans doute même avant d’être ministre des armées, il n’avait pas conscience de la problématique de la gestion et de la durée de vie des munitions, comme beaucoup qui derrière leur écran pensent tout savoir et ont toujours en 3 secondes la réponse à toutes les questions.

          • Aramis dit :

            @Tow on ne tirerait pas des missiles périmés. Mais juste avant qu’ils le soient. Et oui on devrait alors continuer à acheter au fil de l’eau des munitions.

            « Prenons l’exemple d’un SCALP NAVAL, ou voulez vous le tirer pour l’entrainement? » Là où on fait nos essais de tire.

            Vous n’avez pas compris que là on parle d’une armée. Elle a donc besoin de stock de munition. Comme ces stocks de munition se périment au bout d’un moment, autant utiliser les munitions qui sont au bord de la péremption à l’entrainement car sinon il faut payer leur destruction.

        • Carin dit :

          @tow
          Tout à fait, mais c’est très compliqué de faire comprendre à certains que chaque tirs élimine une cible en face… et qu’ainsi, il vaut mieux 100 tirs sûrs par jour, que 20 000 pour un résultat aléatoire.

          • Mat49 dit :

            @Carin « Tout à fait, mais c’est très compliqué de faire comprendre à certains que chaque tirs élimine une cible en face…  » C’est très compliqué de faire entendre à ceux qui n’y connaissent rien, que, non la réalité n’est pas aussi simple. Ce n’est pas un jeux vidéo.

    • rainbowknight dit :

      Message subliminal pour dire aux électeurs pour qui voter en 2027….. la continuité c’est important.

  2. Lotharingie dit :

    Bonjour,

    « ….Hormis la commande éventuelle de systèmes M142 HIMARS auprès des États-Unis, les « achats sur étagère » devraient être limités. « Je n’en identifie pas beaucoup dans la période qui vient », a assuré M. Lecornu…. »

    Peut on pouvoir espérer n’ acheter que le système d’armes pour l’adapter par la suite sur un camion ( 6×6 protégé ) européen comme celui qui devrait se faire pour les futurs CAESAR-NG ?

    Bien cordialement.

    • Félix GARCIA dit :

      Bonsoir Lotharingie,

      « Peut on pouvoir espérer n’ acheter que le système d’armes pour l’adapter par la suite sur un camion ( 6×6 protégé ) européen comme celui qui devrait se faire pour les futurs CAESAR-NG ? »
      J’aime beaucoup l’idée.
      30 ? 50 ?
      Avec des GMLRS-ER et des GLSDB.
      Des PrSM aussi ? Des PrSM aussi … (peut-être pas nécessaire)
      ^^
      Rien que des GMLRS-ER et des GLSDB, ce serait vachement bien.

      Et, sur châssis de CAESAR-NG —> Des lanceurs terrestres d’Exocet pour nos outremers (ou pour les mettre sur des navires qui ne sont pas prévus à cet effet), ou pour aider les coupains.

    • HMX dit :

      il est bien triste qu’on ait renoncé, avant même de poser la question à Nexter, à l’idée même de concevoir un lanceur 100% français, mais 100% compatible avec les roquettes aux normes OTAN. Le lanceur ne présente aucune difficulté technique particulière, et on aurait pu demander à Nexter et/ou MBDA de concevoir une gamme de munitions adaptées. Une coopération avec quelques pays intéressés aurait même pu voir le jour autour d’un tel programme.

      On suppose que cet achat sur étagère a été décidé pour disposer plus rapidement de cette capacité LRM. Mais vu le carnet de commande du HIMARS, il n’est pas du tout certain qu’on soit « servis » avant 2030. ça nous aurait largement laissé le temps de concevoir un système national, avec des performances techniques supérieures (ce ne serait pas un exploit, le HIMARS ayant été conçu dans les années 1990…). On aurait ensuite pu exporter ce véhicule et ses munitions…

      • Félix GARCIA dit :

        « il est bien triste qu’on ait renoncé, avant même de poser la question à Nexter, à l’idée même de concevoir un lanceur 100% français, mais 100% compatible avec les roquettes aux normes OTAN. »
        […]
        « On suppose que cet achat sur étagère a été décidé pour disposer plus rapidement de cette capacité LRM. Mais vu le carnet de commande du HIMARS, il n’est pas du tout certain qu’on soit « servis » avant 2030. »
        C’est vrai ça … j’avais oublié …
        Bah vos propos sont très pertinents.

        Allez hop ! En avant Nexter et MBDA !
        Un peu d’ambition que diable ! Et on s’en bat les steaks s’il n’y a pas de commandes à l’export !
        « Si on écoute certains commentateurs – peut-être qu’ils travaillent chez MBDA par ailleurs »
        Chuis libre le lundi matin si ça vous intéresse !
        😀

      • john dit :

        La France pourrait très bien acheter aux clients qui lui achètent de l’armement, vous pensez pas?
        – RM-70 tchèque, qui peut autant emporter des roquettes OTAN que soviétiques Et je parle bien d’un panier de roquette utilisé sur HIMARS ou M-270

        Ou alors il y a la solution KNDS avec Elbit, qui proposent une solution européenne. Mais comme c’est KMW, c’est nul j’imagine. Il s’agit du Euro-PULS, et il a qqch de plus intéressant que le HIMARS. Le HIMARS et le M270 ne sont conçus que pour de la moyenne / longue portée.
        Par contre l’Euro-PULS semble avoir une gamme plus vaste dans la portée plus réduite. Et il emporte plus de roquettes que le HIMARS. Dans les munitions guidées, ça va de:
        – Accular 122 mm, 32 pièces, 35 km
        – Accular 160 mm, 26 pièces, 40 km
        – EXTRA 306 mm, 8pièces, 150 km
        – Predator Hawk, 370 mm, 4 pièces, 300 km
        – Delilah, 330 mm, 4 pièces, 250 km.

        Mais ce n’est pas tout, l’Allemagne avait annoncé un missile sol-sol adapté au M270, ou au futur système lance-roquette multiple avec MBDA Germany. Il s’agit du Joint Fire Support Missile, portée de 499 km.

        Ce qui est incompréhensible c’est de voir que ça ne bouge pas dans cette catégorie alors que le besoin est évident !

    • Carin dit :

      @Lotharingie
      La France faisant partie du consortium ayant créé ce système, je pense qu’il est possible de garder le conteneur à roquettes et de le transposer sur un porteur roues…
      Ce conteneur accepte plusieurs types de roquettes, aujourd’hui nos LRU tirent à 80 kms… rien ne nous empêche de modifier la charge propulsive pour aller plus loin, ou d’acheter des roquettes sur étagère chez nos amis américains… Mais en ce cas l’export de ce nouveau LRU sur roues, ne sera pas possible sans l’accord américain… qui nous le refuseront bien entendu puisqu’ils voudront caser leur matos!

  3. Stick dit :

    Tant qu’on a un vrai plan derrière, il n’y a pas de problème à acheter sur étagère pour combler un vide capacitaire. Ceci est vraiment le cas en ce qui concerne les munitions téléopérées.

  4. Félix GARCIA dit :

    Et, parmi les munitions téléopérées/vagabondes/etc … des ch’tits navires/kayaks à l’image de ceux déployés par les Ukrainiens (en version semi-submersible ? [discrétion/furtivité]).
    Ceux-ci pourraient dériver/stationner sur zone en attendant de recevoir un ordre (de repli, de repositionnement ou d’attaque) ou d’être récupérés.
    Pour les munitions téléopérées/vagabondes/etc … aériennes, utiliser un équivalent de l’ANCILLARY comme « vaisseau-mère » pour petites munitions rôdeuses/etc … planantes (avec l’avantage de redimensionner [taille, motorisation, capteurs …] celles-ci pour des vols courts) ?

    • Carin dit :

      @Felix
      Vous savez aujourd’hui l’occident opère des radars qui captent un périscope à plusieurs dizaines de kms… ces munitions dites semi-submercibles, sont non seulement identifiables radars, mais aussi côté électromagnétique, car elles sont guidées radio…
      Si nos amis russes avaient du matériel de détection/destruction moitié aussi efficace que ce que leur propagande annonce, jamais ils n’auraient perdus de navires.

      • Félix GARCIA dit :

        L’idée était justement d’avoir un semi-submersible aux formes plus furtives/discrètes qu’un périscope, à l’image des « drones/kayaks » des Ukrainiens :
        https://www.opex360.com/2022/09/22/guerre-en-ukraine-un-modele-inconnu-de-drone-naval-sest-echoue-pres-de-la-base-navale-russe-de-sebastopol/
        Ensuite, imaginez une antenne rétractable et des optiques rétractables.

        Ce drone pourrait attendre/dériver de manière passive, sans émettre, en partie immergé, en attendant l’émission d’un ordre (qui pourrait être émis depuis un satellite, un navire, un aéronef, un sous-marin [antenne ALSEAMAR ?]) ou depuis la terre.

        « Si nos amis russes avaient du matériel de détection/destruction moitié aussi efficace que ce que leur propagande annonce, jamais ils n’auraient perdus de navires. »
        Il semblerait que la corruption et le manque d’entrainement aient eu raison du Moskva, presque autant que l’action des Ukrainiens (et de leurs alliés [renseignements] ?).
        Mais nos Marins et nos penseurs du monde naval semblent tout de même penser qu’il y a des leçons à en tirer (tout en précisant que le brouillard de la guerre doit encore se dissiper pour tirer des conclusions plus fermes).

  5. Aramis dit :

    « Si on écoute certains commentateurs – peut-être qu’ils travaillent chez MBDA par ailleurs – il faudrait pratiquement faire des réassorts de stocks dignes de la Guerre Froide […] Non, parce que c’est l’argent du contribuable. Car si c’est pour, chaque année, détruire des missiles parce que la date de péremption est passée, [ils seront] les premiers à dire au ministre : ‘comment vous avez géré votre affaire » Mais non ma grosse Cornuche… si le missile arrive proche de la date de péremption on le tire à l’entrainement. Et oui les stocks de la guerre froide, qui n’étaient pas énormes car ils permettaient juste un mois de haute intensité. Cela n’aurait rien d’aberrant de revenir à ce niveau là a proportion des avions qu’on a, donc moins que sous la guerre froide.

    « Ensuite, s’il s’agit de tenir dans la durée, il reviendra aux industriels de faire le nécessaire pour augmenter leurs capacités de production. » T’inquiète ma bonne cornuche en cas de haute intensité en europe les américains feront le boulot et ne s’encombreront pas d’intermittant du spectacle comme nous.

    Sur le plan humain on a aucun moyen de combler les pertes rapidement donc même si on produisait beaucoup de matériel on aurait personne pour l’utiliser.

    « D’ailleurs, [son] remplaçant est plutôt le HIMARS [américain] » Humiliant mais vue l’absence d’ambition en la matière pas le choix. On en va pas faire un programme car on veut pas avoir plus de 13 LRM.

    • Félix GARCIA dit :

      « Mais non ma grosse Cornuche… si le missile arrive proche de la date de péremption on le tire à l’entrainement. »
      Pour le béotien que je suis, cela me parait évident. Le rythme de production une fois les réserves faites, doit être celui du remplacement des munitions tirées à l’entrainement, dont le rythme, doit être, là aussi, en partie synchronisé par « la DLC ».
      Cela, avec un « matelas » permanent de munitions (munitions assemblées et stockées + pièces/composants de munitions prêtes à être assemblées rapidement) nécessaires à l’hypothèse de l’engagement majeur.

      « T’inquiète ma bonne cornuche en cas de haute intensité en europe les américains feront le boulot et ne s’encombreront pas d’intermittant du spectacle comme nous. »

      • Félix GARCIA dit :

        PS :
        Oups, publié avant la fin :
        « T’inquiète ma bonne cornuche en cas de haute intensité en europe les américains feront le boulot et ne s’encombreront pas d’intermittant du spectacle comme nous. »

        « Les armées françaises vues de Washington »
        Invité : Michael Shurkin, Sr Fellow à l’Atlantic Council, directeur des programmes mondiaux chez 14 North Strategies, ancien analyste à la Rand Corporation.

        3:00 La perception de la puissance militaire française par les Américains en 2021
        19:30 La complémentarité des forces françaises et américaines
        31:00 La vision américaine de la présence française au Sahel
        41:30 Les changements de stratégie américaines face à la guerre en Ukraine
        53:00 Les alliances face à la guerre d’Ukraine
        1:03:30 Le rôle de la dissuasion dans l’équation stratégique française
        1:14:30 Les Américains face au redéploiement stratégique français
        1:27:00 L’Indopacifique et AUKUS
        https://soundcloud.com/le-collimateur/les-armees-francaises-vues-de-washington

        « Par exemple, la France ferait très bien la guerre pendant une semaine contre la Russie. La question, c’est après cette semaine. » (de mémoire)

  6. Le Suren dit :

    2030 ? J’ose dire que ça fait un peu loin. J’ai cru voir que notre armée de l’air dans les années 30 expliquait qu’elle serait prête à affronter la Luftwaffe en 1942. Dommage que la guerre ait eu lieu en 1940.

    • JF dit :

      ?????? PLUSIEURS MILLIERS D’ICI 2030… c’est pourtant clair. C’est pas comme s’il avait dit que les livraisons commenceraient en 2030. Vous vous attendiez à quoi concrètement? Je ne comprends pas? Qu’on en est plusieurs milliers d’ici la fin de l’année alors que les deux projets de développement viennent d’être lancés?

    • Yannus dit :

      En parlant de la Luftwaffe en 1942. développer un drone solex pour faire des attaques en piqué et larguer des obus de mortiers de 81 MM?

  7. Félix GARCIA dit :

    Et une tonne, des tonnes, des tas : de « drones-frappeurs » (l’équivalent des Shahed ou des Harpy), comme les nomme Michel GOYA.
    C’est un peu comme des missiles de croisières pas cher à produire et à mettre en œuvre, et on pourrait en mettre des tas en conteneurs (sur véhicules terrestres, des navires, ou encore, des plateformes aériennes [dirigeables, hélicos, A400M, etc …]).
    Allez, hop hop hop ! 🙂

  8. farragut dit :

    Quand je pense que déjà en 1980, le Directeur de la Stratégie Scientifique de DA avait fait un exposé sur les munitions rôdeuses à SupAéro, on peut mesurer le temps perdu en tergiversations entre l’AAE et l’AdT sur qui aura la main sur ces engins !
    Nous aurions une doctrine d’acquisition basée sur le « Ce qui est possible de concevoir, réaliser et utiliser en France est interdit d’achat », que ce ne serait pas mieux. Déjà que l’Europe n’est pas capable de décider d’un « Buy European First Act », c’est à croire que la DGA ou Bercy ont formé la Commission à détruire la souveraineté des pays européens. Collusion anticipée avec Poutine ?
    Quand on pense que Macron ose accuser Marine Le Pen de « parler à son Banquier » lorsqu’elle parle à Poutine en acceptant un prêt des banques russes, on se demande bien si Merkel ne devrait pas être qualifiée de « Grande Usurière de la France » quand il parle à l’Allemagne… 😉
    Quant à Olaf, il ne « parle » pas à Manu le pipoteur frenchie. Sans doute vise-t-il aussi un poste chez Gasprom pour après son mandat…
    Sérieux, lui, quoi ! Le financier de la Défense Européenne, c’est lui (et le gaz russe). Et l’Ukraine n’était pas dans ses plans quand, en tant que Ministre des Finances de Merkel, il a réduit la Bundeswehr à une armée chargée de vendre les stocks de Leopard à un million d’euro pièce (« ça gagne pas, ça débarrasse »).
    Ce n’est pas notre germano-béat de Bercy qui ferait un tel cadeau aux Ukrainiens ! A moins qu’il n’y ait un audit financier sur le « pognon de dingue » pour la conservation des Leclerc, au lieu d’acheter des Leopard à bas prix (et inutilisables contre les Kurdes), ou des Merkava (« combat proven » contre les Palestiniens ou le Hamas)…
    Donc nous aurons des munitions rôdeuses israéliennes, puisque les Allemands de Rheinmetall n’en fabriquent pas… A moins que sa filiale sud-africaine, celle qui vend des obus pour Leopard aux Saoudiens pour contourner « l’embargo » hypocrite ONG-écolo-compatible, ne nous propose des versions « sud-africaines » de ces armements ?
    A suivre, et restez à l’écoute !

    • Jack dit :

      @farragut : « Quand je pense que déjà en 1980, le Directeur de la Stratégie Scientifique de DA avait fait un exposé sur les munitions rôdeuses à SupAéro, on peut mesurer le temps perdu en tergiversations entre l’AAE et l’AdT sur qui aura la main sur ces engins ! »

      Savez-vous que la quasi totalité des grandes nations militaires NE SONT PAS équipées de munitions rodeuses ?

      • farragut dit :

        @Jack
        Certes, vous avez raison, mais cela n’empêche pas de préparer l’avenir, en finançant les études sur ces engins, et surtout, sur la protection des chars contre les munitions rôdeuses de ceux qui en ont…
        Est-ce que les chars de « la quasi totalité des grandes nations militaires » NE SONT PAS équipés de contre-mesures, même pour les engins dont elles ne sont pas équipées ? Des infos ?
        Rien n’interdit d’être intelligent (ou bien économe en équipages de blindés), et de prévoir le bouclier contre un glaive très probable d’autres armées plus rapides à la décision ! 😉

      • Fafou dit :

        @Jack
        France-2030 les stocks seront pleins
        USA- check
        Israël- check
        Chine -check (Chine, je la mets dedans par son nombre son « talent » guerrier reste à éprouver)
        Russie- check (par l’Iran des enturbanés)

        Qui qui reste dans ce que vous classer comme « grandes » nations guerrières?

        Les brits je ne sais pas où ils en sont et l’Allemagne n’est plus qu’un panzer de papier donc je suis curieux de connaître le reste de votre liste,
        Cordialement.

  9. bullnar dit :

    2030 , ces munitions devraient plutot s inspirer des nos politiques pour leur denomination : ce ne sont pas des minutions rodeuses LARINAE et COLIBRI mais plutot des munitions egarees, LATRINES et QUOLIBET

  10. PeterR dit :

    >> Ensuite, s’il s’agit de tenir dans la durée, il reviendra aux industriels de faire le nécessaire pour augmenter leurs capacités de production.
    Ca me fait plaisir de voir que nos édiles sont au top en terme de process industriels. Vu le délai de production il faut espérer qu’un hypothétique conflit ne soit pas trop violent car une fois le stock tiré …
    Il doit confondre capacité et délais (le diamètre du tuyau et sa longueur en quelque sorte). Et même un diamètre ne s’augmente pas d’un claquement de doigts.

  11. Félix GARCIA dit :

    Plusieurs milliers de roquettes AT4 F2 pour l’armée de Terre
    « La Direction générale de l’armement a notifié Saab d’un contrat d’environ 24 M€ pour la livraison de roquettes AT4 de nouvelle génération (AT4 NG ou F2). Cette arme légère, portative et jetable succèdera à l’AT4CS et à un système Eryx parvenu en fin de vie.
    Selon une communication de la DGA désormais supprimée, la cible de ce contrat acté mi-décembre porterait sur plus de 5000 exemplaires. Les premières livraisons sont attendues dès cette année. Elles interviennent au terme d’un processus entamé il y a près de 10 ans avec la sélection de la solution proposée le groupe suédois. »
    […]
    https://www.forcesoperations.com/plusieurs-milliers-de-roquettes-at4-f2-pour-larmee-de-terre/
    Excellent ! 🙂

    L’Eryx est en fin de vie ? J’ai une idée pour l’endroit où on pourrait les démanteler/détruire …

    On fait un MILAN ER+ (4000/5000 mètres) aussi ? Olé pô cher. De la masse pardi !

    Pi achat d’ENFORCER (« notre NLAW ») ?

    PS : Non m’sieur LECORNU, j’bosse pas pour MBDA ! 🙂

  12. phil135 dit :

    quand on regarde le monde actuel, on peut craindre que 2030 soit plusieurs années trop tard, il faudrait que la DGA et ses sous-organismes améliorent leur réactivité. reporter le sujet des stocks sur les industriels , ça veut dire que l’état va leur payer l’existence d’un outil industriel surdimensionné par rapport aux contrats réels ? ce serait une vraie nouveauté. l’ennemi éventuel n’a aucune raison de respecter notre planification et il a des missiles longue portée … ça va être difficile pour les usines, surtout le premier mois (!). si cet ennemi n’est pas idiot il aura lui aussi « des milliers » de munitions rôdeuses: on travaille sur l’interception de 500 drones attaquant une position importante ?

  13. phil135 dit :

    la guerre en Ukraine n’est pas stratégiquement représentative d’un conflit haute intensité en ce que (pour l’instant) tout le monde limite le champ de bataille à ce territoire. « en vrai » ce serait probablement un peu moins concentré sur l’Ukraine tandis que les usines de l’ouest seraient des cibles. nos chers (couteux) politiques ont parfois une vision trop partielle et trop politique

    • dolgan dit :

      C’est une guerre de haute intensité entre l Ukraine et la Russie.

      Si c’était l otan face à la Russie (en oubliant le nuke), on parlerait de guerre assymetrique .

  14. Raymond75 dit :

    Il s’agit d’une arme qui a fait ses preuves et qui est économique.

    Mais pourquoi pas un achat sur étagère avec production en France sous licence ? On va encore lancer une usine à gaz industrielle pour inventer l’eau tiède …

    • Carin dit :

      @Raymond75
      Si les premiers exemplaires sont livrables aux armées dès cette année, c’est que « l’usine à gaz » est derrière nous… ces munitions non seulement existent, mais elles ont également subies tous les tests de qualification…. ce qui comme vous le savez sûrement, prends plusieurs années (2). La pertinence de
      « la fabrication sous licence » c’était il y a 10 ans.

  15. Phil dit :

    il n’y a pas si longtemps, nos têtes pensantes hésitaient à armer nos drones pour des questions etiques …. MDR.

  16. Thierry le plus ancien dit :

    « d’ici 2030 »
    moi je vois plutôt ça d’ici 1 ou deux ans pas plus, sinon c’est trop tard

    Comme si on avait 8 ans à jouer aux dominos pour passer le temps… ils vivent vraiment sur une autre planète ! je crois qu’ils ne se rendent pas compte de la situation, La France ne peut exister ni militairement ni diplomatiquement dans son format de défense actuelle qui est inexistant; La France ? combien de divisions ? (aurait dit Staline…)

    • PeterR dit :

      Disons que ce sont peut-être les français qui ne se rendendent pas compte. Il n’y a qu’à voir les réactions au sujet de la réforme des retraites.
      Les français voudraient :
      – partir à 60 (52 pour certains)
      – ne bosser que 35 heures par semaine
      – être augmentés
      – qu’on ferme les centrales nucléaires (moins vrai ces derniers temps)
      – etc …
      MAIS voudraient :
      – plein d’hôpitaux avec plein de médecins
      – avoir plein d’écoles avec 12 élèves par classe
      – qu’on ait une armée plus musclée (ça c’est récent)
      – des routes mieux entrenenues
      – de l’énergie pas chère
      – etc, etc …

      Il y a juste un petit pb d’adéquation entres ces 2 listes de souhaits. Il n’y a pas à dire, la rhétorique socialiste depuis 1981 a bien pris. Brosser les gens dans le sens du poil et vers la feignantise c’est bien pour se faire élire … moins pour avoir un pays prospère et souverain.

      • Thierry le plus ancien dit :

        Tu parle qu »y a pas de pognon mon mignon.

        Moi je taxe les ultrariche comme cela se fait partout y compris aux USA mais sauf en France…. z’aller voir à quelle vitesse le pognon va leur dégringoler des paradis fiscaux et non seulement on financera tout cela mais encore bien plus et pas dans 10 ans mais maintenant !

        Vous m’avez l’air de quelqu’un qui aime les hommes comme les animaux avec une fourchette à la main et surtout bien cuit…

        Le couplet du fainéant d’assisté c’est has been, ça vient de l’autre justiciable multirécidiviste, Sarkozy, qui s’est viré par la peau des fesses par encore plus nul que lui, on leur demandera pas la recette de la prospérité, ils n’ont aucun échantillon sur eux.

        • PeterR dit :

          Oui, la rengaine de ces salauds de riches (LFI ?) … qui souvent bossent plus de 80h par semaine. Taxons les … cela les incitera à investir leur pognon en France. Une fois de plus vous vous trompez de cible. Votre petit confort dépend de la sueur de petits asiatiques (chinois, vietnamiens, etc …) payés un bol de riz et qui ne sont pas aux 35h ni aux 200j/an (chacun à les valeurs humaines qu’il souhaite. Je vous laisse volontiers les vôtres). Croyez vous décemment qu’ils accepterons de nourir les gras occidentaux encore longtemps ? D’ailleurs ça a déjà démarré et ils ont déjà commencé à nous présenter la facture.
          Par contre je serais partisan de taxer un peu plus les transactions financières (achat / vente d’actions) histoire de limiter la spéculation et d’inciter les investisseurs à privilégier le long terme, le développement des boîtes plutôt que le bénéfice à la nano seconde. Ceci dit vous êtes tout à fait libre d’investir vous aussi en bourse … à merde … c’est risqué. Mais quand on veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière on est forcément déçu.
          Je limiterais aussi les augmentations des grands patrons à 2 ou 3 fois l’augmentation médiane de leurs salariés. Si ils veulent être augmentés de 30% libre à eux d’augmenter leurs salariés de 10% en moyenne. Combien de fois j’ai vu un PDG s’octroyer 40% d’augmente en expliquant aux salariés que les temps étaient durs et qu’il fallait qu’ils de contentent d’1 ou 2%.
          Mais pour ça il faudrait changer les lois.
          Maintenant vous pouvez aussi tenter le lancement d’une boîte, d’y investir toutes vos économies et de vous mettre à bosser 100h par semaine. Vous pourrez vous estimer heureux si vous ne vous retrouvez pas sur la paille, que votre femme soit partie avec un autre et que vous ne songiez pas à vous tirer une balle.
          Je ne dis pas que notre système est parfait et qu’il ne faut pas l’améliorer … mais j’en ai un peu marre de me faire taxer à mort pour nourrir des mecs qui m’ont fait chier toute ma jeunesse en étant en grève au moins une fois par mois, dont l’âge légal de départ est de 52 ans et qui étaient nettement mieux payés que moi.
          PS : vous parlez à une personne qui a commencé à bosser très jeune, qui ne s’est pas contentée de faire ses 43h (à l’époque), qui n’a jamais fait grève, qui a fini par acquérir des compétences et qui n’a pas hésité à changer plusieurs fois de boîte quand il s’estimait mal payé (20 à 30% à chaque changement … beaucoup plus efficace que de se mettre en grève). Tout le monde à le droit de le faire.

  17. Fairplay dit :

    Pour M le ministre: MBDA n est pas le seul munitionnaire en France. Je ne comprends pas cette remarque.
    Pour la participation à Colibri, il y eu aussi deux consortiums composés de plusieurs PME françaises qui ont été écartées en final