Le PHA Mistral et la frégate Courbet ont saisi près de deux tonnes de cocaïne dans le golfe de Guinée

En 2021, la Marine nationale a intercepté près de 45 tonnes de drogue, que ce soit dans le cadre de ses missions relevant de l’action de l’État en mer ou lors d’opérations extérieures. Un record obtenu grâce à plusieurs saisies importantes, à l’image de celles effectuées par la frégate de surveillance Germinal [4,2 tonnes de cocaïne, en janvier, aux Antilles] et le porte-hélicoptères amphibie [PHA] Dixmude, alors engagé dans l’opération Corymbe, dans le golfe de Guinée [6 tonnes saisies à bord du cargo Najlan].

Le volume de produits stupéfiants saisis sera-t-il de la même ampleur cette année? L’avenir le dira… En attendant, les prises se multiplient, comme en témoigne l’action de la frégate de surveillance Floréal, qui, lors de son engagement dans l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta, au large de la Corne de l’Afrique. Durant un mois, le navire français a réalisé sept inspections de boutres suspects, ce qui lui a permis de mettre la main sur plus de 1,3 tonne de métamphétamine, 1,4 tonne d’héroïne et 6 tonnes de résine de cannabis. Soit l’équivalent de 200 millions d’euros « en valeur de rue en Europe ».

À ces huit tonnes de drogues viennent s’ajouter les 2 tonnes de cocaïne saisies par le PHA Mistral et la frégate légère furtive [FLF] Courbet, actuellement engagés dans la mission Jeanne d’Arc 2022, dont le parcours passe par le golfe de Guinée et donc par l’opération Corymbe.

Selon les explications données par l’État-major des armées [EMA], le groupe « Jeanne d’Arc » a d’abord repéré, le 21 mai, un navire de pêche de vingt mètres de long suspecté de se livrer à des trafics illicites. Celui-ci a été mis sous surveillance durant deux jours, grâce à l’hélicoptère Dauphin du PHA Mistral ainsi qu’au drone aérien S-100 Schiebel, actuellement en expérimentation opérationnelle à son bord.

La mise en oeuvre de ce drone, encore appelé « Serval » [Système Embarqué de Reconnaissance Vecteur Aérien Léger], a « permis l’identification du navire suspect et le suivi de l’action de l’équipe de visite du Courbet pendant plusieurs heures », relate l’EMA. Celle-ci a ainsi mis la main sur des sacs étanches contenant au total près de deux tonnes de cocaïne. Une quantité qui représente, selon l’Office anti-stupéfiants [OFAST], 50 millions d’euros. Cela étant, rien n’a été dit au sujet de l’équipage du navire de pêche arraisonné.

À noter que cette saisie a été effectuée sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique et du procureur de la République de Brest. Et qu’elle a pu se faire parce que le contrôle documentaire n’a pas permis de déterminer la nationalité du navire suspect, lequel a donc été déclaré comme sans pavillon.

Quoi qu’il en soit, et d’après le dernier rapport du Centre d’expertise français dédié à la sûreté maritime [le MICA Center, ndlr], « la production de cocaïne explose et les flux vers l’Europe s’adaptent aux contrôles grandissant dans les Caraïbes. Ainsi, la route vers l’Europe via l’Afrique de l’Ouest puis la Méditerranée est désormais considérée par l’ONUDC [Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, ndlr] comme la principale artère de cocaïne ». Et d’ajouter : « Longtemps épargnée, l’Afrique consomme de plus en plus de cocaïne en raison de la baisse de son prix. Une hausse de 40% de la consommation est attendue dans la
décennie ».

Cette tendance qui fait de l’Afrique une plaque tournante du trafic de drogue s’est amorcée vers 2005, quand les trafiquants sud-américain ont commencé à réorienter leur « production » vers l’Europe, le marché américain étant alors saturé. Ainsi, et alors que les flux ne cesse de grossir, l’ONUDC estime qu’environ 50 tonnes de cocaïne transitent chaque année par le seul golfe de Guinée pour ensuite être acheminée vers le continent européen.

Cela étant, il n’est pas impossible que le groupe « Jeanne d’Arc » fasse d’autres saisies dans les jours à venir, étant donné qu’il va prochainement mettre le cap vers le Brésil et remonter vers les Antilles avant de traverser de nouveau l’Atlantique pour rejoindre Lisbonne, puis Toulon.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

38 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    Félicitations.

    Pire que la cocaïne, son dérivé : le crack.
    En prévenant l’arrivée de cocaïne, et prévient une partie des ravages du crack.
    C’est une question de santé et de sécurité publique.

    Je penses que l’on devrait légaliser l’usage de l’herbe de cannabis (et ses dérivés : huile, résine etc …).
    Actuellement, au tabac du centre-ville de Saint-Maixent-l’École, ils vendent du « CBD » (sorte d’herbe allégée, une « bière sans alcool » en quelques sortes [mais c’est un OGM il me semble]).
    C’est autorisé depuis longtemps ça ?
    Il y a même un magasin dédié qui s’est monté. Un peu comme en Hollande, où la vente de cannabis est autorisé aux personnes majeures.
    Je me demandes d’ailleurs comment la sécurité routière s’accommode de ce fait aux Pays-Bas …
    En tout cas, si on légalise : lutte féroce contre la consommation de cannabis par les mineurs, interdiction d’en fumer dans l’espace public (les bars, restaurants, cafés etc … qui veulent permettre à leurs clients d’en consommer sur place doivent le faire à l’abri du regard des passants [et donc, règlementation spécifique pour ces commerces]), prévention en milieu scolaire, accompagnement en santé publique, interdiction d’en faire la publicité …
    En faire un produit de terroir (comme le vin, le cidre, la bière, les alcools forts, la charcuterie …) à la française.

    Mais lutte féroce contre les produits stupéfiants d’origines synthétiques et étrangères.
    Toute consommation sur le sol national doit venir du sol national, avec une traçabilité stricte.

    Les « salles de shoot » semblent utiles d’un point de vue de santé public (prévention de l’apparition et de la diffusion de maladies, suivi médical des populations de drogués etc …), mais un échec cuisant sur tous les autres aspects (sociaux, paix publique, sécurité etc …).
    Quelqu’un a des connaissances sur le sujet ?

    Au moment où je partais de Colombie, la détention d’une petite quantité de cocaïne (comme de cannabis) et la consommation de celle-ci fut dépénalisée, quelqu’un sait ce que ça donne en terme de santé publique et sûreté publique ? Quid de la sécurité routière ?

    Que faire avec l’héroïne ?
    Ne connaissant pas du tout la chose, je vais poser la question de manière ingénue : est-il possible d’avoir une consommation d’héroïne/opium « raisonnable » ?
    Je sais qu’il est possible d’être addict et réduit à néant par contre …

    • Pichouz chez les nippons dit :

      Bonjour Felix

      Beaucoup de question pour un vaste sujet.
      Certaines concerne les effets, d’autres la prévention, d’autres sont politique avec la légalisation.

      Pour les effets, la cocaïne est une des pire au monde, son dérivé probablement le pire, le crack. Le crack fait changer de dimension la personne qui en prends, des amis qui ont testé m’ont expliqué le potentiel malsain de ce produit. Une sorte de bulle molle et infranchissable, impossible de communiquer avec la personne à l’intérieur.
      L’héroïne est très addictive aussi, mais je connais des personnes qui en fume pour redescendre d’autres drogues festives, sans pour autant être  » dedans » , par contre ceux a fond sont pas très beau a voir c’est vrai. Il existe d’autres drogues, qui sont plus récréatives, tout autant dangereuses, mais qui font moins de bruit.
      Le cannabis est un sujet à part de part le nombre d’usagers, et d’autres part par la moindre dangerosité du produit. Ce qui ne signifie pas que ce n’est pas dangereux pour certaines personnes, ceux avec un cerveau un peu mou, lent, c’est carrément destructeur. D’autant que le taux de thc ( la molécule qui agit) a explosé par les manipulations génétiques , ces plantes n’étant soumise à aucun contrôle de fait de l’illégalité.

      Pour la prévention, les salles de shoot ou de fume sont une solution saine pour l’usager, et un contact peut se faire avec les services sociaux. Peut être faire des antennes mobiles pour aller directement à l’usager , probablement qu’il faut inventer des systèmes plus efficaces pour arriver a toucher les plus démunis . En Suisse , ils ont distribué de l’héroïne a leur toxico vers les années 2000 et les parcs à tox, véritables coupe gorges même de jours, ont disparu. 80% des toxos se sont plus ou prou réintégrés, 20% restaient problématique ( je ne suis pas a jour de où ils en sont). Au Portugal , ils ont dépénalisé l’usage de toutes les drogues, et il y a un véritable reflux du nombre de toxicomane. L’Onu, a fait un rapport ou il montre que plus il y a répression, plus il y a de drogue en circulation. En France nous sommes coincés dans une démarche moraliste, où l’on refuse de voir le problème comme médicale, mais comme policier, et donc on n’avance pas.

      Quand à la légalisation, elle ne résout qu’une partie du problème , on le voit aux usa, car le cannabis coute plus cher en boutique que illégal. Donc ceux qui ont les moyens, ne risquent plus rien, mais les plus pauvres eux , continuent d’aller dans les ghettos pour aller chercher, et donc sont encore traqués, doivent dealer pour assurer leur consommation, cercle vicieux dont il est difficile de s’extraire.

      Personnellement , de pars mon passé de consommateur, de un peu de tout, je suis pour une légalisation de toute les drogues, pour assécher les mafias, mais pas en vente libre. Le moyen reste à inventer , mais on est pas parti pour.

      cordialement

      • Félix GARCIA dit :

        Merci pour cette réponse très intéressante.
        J’ignorais que les portugais avaient suivi ce chemin, ainsi que les suisses.
        J’ignorais la question du renchérissement des prix et donc de la persistance des marchés parallèles …
        Pas simple en effet.

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre.
        Cordialement.

      • JC dit :

         » Personnellement , de pars mon passé de consommateur, de un peu de tout, je suis pour une légalisation de toute les drogues, pour assécher les mafias, mais pas en vente libre. Le moyen reste à inventer , mais on est pas parti pour. « ….??? Toutes les drogues, même le sexe ? Au fait, c’est l’offre qui fait la demande ou l’inverse ?

        • Pichouz chez les nippons dit :

          Bonjour JC.
          « Au fait, c’est l’offre qui fait la demande ou l’inverse ? »
          C’est l’histoire de la poule et de l’œuf, juste on remarquera que la seule civilisation qui n’avait jamais connu de substance narcotique sur terre fut les aborigènes australiens. Depuis ils se sont bien rattrapés, entre autre avec l’alcool, donc l’humain apprécie de se défoncer.
          Il est vrai qu’il faut s’entendre sur la définition de drogue, et que si c’est tout ce qui est addictif, alors le champs est large.

  2. kerrien dit :

    avant 6 avril 2022 ^^ les fait si je me trompe pas ou alors c est une autre prise
    https://www.youtube.com/watch?v=UKAXTZ-M3d4

    • Sylvain dit :

      Je vois qu’on regarde les mêmes vidéos !
      Même navire-école, mêmes « écoliers », même mission… Pour moi c’est potentiellement le même pirate.

  3. Félix GARCIA dit :

    Un travail voué à être accompli par les trios de BNE / Gowind 2500 / Patrouilleur, dans le futur.
    BNE qui accueilleront des RACER lorsque ceux-ci seront prêts !
    🙂

  4. Pacha dit :

    Bien joué » la Royale » !

  5. PHILIPPE dit :

    1) bon résultat qui confirme l’implication de différents pays africains dans ce trafic depuis le golfe de Guinée jusqu’en Algérie en vue d’inonder l’Europe.
    2) on aimerait que notre vaste ZEE soit aussi bien contrôlée contre les trafics et le pillage de nos ressources, notamment halieutiques, et attendant la collecte sauvage des nodules à supposer que cette dernière n’ait pas déjà commencé.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nodule_polym%C3%A9tallique
    Donc on se bouge !

    • Simplet dit :

      Vue la taille de notre ZEE, une surveillance constante et efficace serait hors de prix. On a déjà du mal à ne pas se faire piller le cuivre des réseaux électriques en campagne alors le fond de l’océan…

      Quand à l’exploitation de nodule polymétalliques, peu de chance qu’elle voit le jour pour l’instant :

      https://youmatter.world/fr/nodules-polymetalliques-ressource-impact-environnement/

      Attention, je n’ai pas chercher à vérifier les infos du lien. Elles m’ont juste semblées crédibles mais je suis pas expert…

  6. PK dit :

    Mince, il y en a un qui va s’exciter encore plus s’il n’a plus son rail régulier : ça promet 🙁

    • Reality Checks dit :

      Bah, la Marine Nationale a un partenariat de longue date avec la SNCF, c’est bien connu.
      Match nul 😉

      • dompal dit :

        @RC,
        Pour une fois que vous avez un trait d’humour……à moins que ce ne soit un rail ? 😉

  7. Rufus S. dit :

    Encore ? Déjà en mars dernier, le Mistral a fait une capture similaire, avec son sempiternel PV pour les malandrins impliqués. Avec cette fois un amusant blogueur militaire à bord : https://unodieuxconnard.com/2022/04/06/pirates-contre-ecoliers/

    • Sylvain dit :

      Je vois qu’il y a des amateurs de bonnes vidéos dans le coin !

  8. Zigomar dit :

    Les saisies, à grand spectacle maritime notamment, se multiplient année après année…Mais la drogue, de toute nature, continue d’inonder, à flots constants, le marché français des plus florissants…S’il y avait une véritable volonté politique de casser ce marché de la mort, nous serions mieux avisés de frapper à la source dans les pays producteurs-exportateurs…et, également, de démanteler les réseaux qui sévissent, impunément depuis des lustres, dans les inexpugnables bantoustans à la française…
    Mais…ceci est une autre histoire dont nous ne sommes pas près de voir un simple début de commencement…

    • Thaurac dit :

      Si des gens bien placés n’en croquaient pas, ce serait plus facile , mais devant cette éorme masse d’argent, tout le mode mange au râteliers dockers,flics,douaiers……il doit bie y avoir des éléments véreux dans le tas!

      • Royal Marine dit :

        Oui. Surtout plus haut dans la hiérarchie. Qui se frotte le nez de façon sporadique pendant ses discours? Allez! Encore un petit effort, quoi! Je suis sûr que vous allez trouver. Un petit indice? C’est la copine de J-M.

  9. Gros coup dur pour Macron ça!

  10. Anonyme dit :

    Si les cartels vendent de la drogue, c’est qu’il y a de la demande. Ce ne sont pas les habitants des « quartiers sensibles » où les transactions se font qui la consomme majoritairement mais bien les classes moyennes supérieures qui vont aux points de deal comme au supermarché. Personne ne force les gens à se droguer (pas plus qu’à fumer ou à boire)… A force de ne pas vouloir sanctionner le client (ben voyons, électoralement ce n’est pas porteur), on encourage le système! Idem avec l’immigration illégale…

    • Félix GARCIA dit :

      Et encore ! Je crois que vous seriez surpris de voir à quel point la consommation s’est répandue et a explosée ces 15 dernières années.
      Ça vient entre autres des festivals où on va quasiment tous maintenant durant notre jeunesse.
      Dans les festochs, j’ai vu tous ceux qui ne faisait « que boire et fumer des joints » s’essayer aux champignons … mais surtout au speed et à la MDMA (drogue issue de la chimie de synthèse) … ce qui lève pas mal de barrières … et les mêmes qui s’y sont essayé (très nombreux : en ville, dans les bars et discothèques, ou en festival/teuf) prennent aujourd’hui régulièrement (lors des « soirées », quelle que soit l’occasion …) de la cocaïne.
      Et j’ai vu plein de gens qui sont pas riches en prendre … mais c’est vrai qu’en général faut un peu de sous … mais la plupart « budgétisent » ça dans leur « budget soirée » … un peu comme certains « budgétisent » la bouteille qu’ils vont acheter collectivement en rentrant en boîte de nuit (70/100 € tout de même …), certains « budgétisent collectivement » leur gramme de cocaïne pour la soirée (60/90€ le gramme tout de même …) …

      Dans l’ordre, j’ai vu la MDMA se répandre avant la cocaïne, mais celui-ci a suivi le sillage de la première …
      Et tout ça en à peine … euh … beh 12 ans en fait …
      Quand j’avais 18 ans, personne ne prenait de la cocaïne en campagne (en ville, je sais pas). Quand j’ai eu 20 ans, quasiment tous ceux que je connaissais avait essayé le speed et le MDMA. Et tous ceux que je connais qui ont essayé en ont pris régulièrement pour « faire la fête » en fin de semaine durant des années. Les mêmes se sont essayés à la cocaïne, et en on consommé de manière « festive » quand l’occasion se présentait …

      Pour avoir été en Colombie et avoir été voir à quoi ça ressemble dans les tours des cités (où les dealers prennent possession des lieux le temps d’écouler un volume donné) de Toulouse, au Mirail … ça donne pas envie de participer à ça de près ou de loin …

      • dompal dit :

        @Félix,
        Ca m’a pas l’air très bio toutes ces substances, excepté les champ’ hallu…..en vente au marché de St-Girons (09) le samedi matin.
        Nan, chuuuut faut pas l’répéter……! 😉

        Au moins avant les jeunes savaient s’amuser avec un pack de 6 Villageoise, et roule ma poule…..parfois avec la rencontre d’un arbre qui traversait la route à l’insu de son plein gré. 😉

  11. Mantore Gérard dit :

    Comment fait-on pour peser des colis à bord d’un bateau ?

    • dompal dit :

      @Gégé,
      La procédure officielle dans la Royale exige la présence du Capitaine Haddock pour valider la pesée…….mille milliards de mille sabords !!!

      …..une autre question ???

      • Mantore Gérard dit :

        @ dompal
        J’avais l’air de plaisanter, mais non : sur un bateau qui ne cesse de mønter et descendre, bercé par les vagues de la mer jolie, le poids d’un objet varie continuellement.

  12. Frédéric dit :

    Notons les  »narco-sous-marins » de plus en plus fréquents que l’on retrouve désormais jusqu’au large de la péninsule ibérique.

  13. aldo dit :

    Difficile de ne pas se réjouir de cette manoeuvre mais en y réflèchissant est-ce bien le rôle de la Marine Nationale de jouer les douaniers ?

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      @ aldo
      À vrai dire le rôle de la Douane (qui est la police du ministère des Finances) est de percevoir des taxes à l’importation de marchandises LICITES.
      Bloquer la drogue, c’est le rôle de la police des frontières. Quand la Douane le fait, c’est une mission secondaire pour elle.
      .
      Intercepter les trafiquants hors des eaux territoriales, seule la Marine peut le faire juridiquement, au titre de « l’action de l’État en mer ».
      Par exception juridique, la Douane peut aussi le faire, mais seulement jusqu’à 24 milles des côtes françaises (ça s’appelle « la zone contiguë »).

  14. Félix GARCIA dit :

    Exocet MM40 : la Marine nationale passe au tout Block3
    https://www.meretmarine.com/fr/exocet-mm40-la-marine-nationale-passe-au-tout-block3

  15. dompal dit :

    Quelles sont les lois (sans doute internationales) qui autorisent la Royale et les autres marines à intercepter des rafiots dans les eaux internationales ?
    Merci par avance pour vos réponses sourcées. 🙂