Les Nations unies évoquent une « hausse inquiétante de la violence » en Afghanistan après l’accord de Doha

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35 contributions

  1. jyb dit :

    Les talibans sont effectivement passés à la vitesse supérieures. Les tergiversations du pouvoir de Kaboul ne sont pas claires, soit très mauvaises lectures du rapport de force, soit un pourrissement de la situation pour faire revenir les us sur leur décision…
    En attendant le calcul est très mauvais. Les talibans ont éliminé effectivement un grand nombre de civils « collabo », ils ont aussi frappés durement les forces de sécurité sur l’ensemble du pays. Les dcd côtés forces de sécurité sont de l’ordre de la centaine en une semaine. Avec un résultat tangible, des désertions en masse et le retournement « d’infiltrés ». Les talibans retournent quelques membres d’unité police/armée/garde frontière qui agissent de l’intérieur au prix de quelques exécutions et de ralliements.

  2. Castel dit :

    A mon avis, il ne faut pas tirer de conclusion trop hâtive de ces événements….
    En effet, il me semble que beaucoup de monde ont intérêt à voir capoter ces négociations en Afghanistan :
    D’abord les partisans de Daesch, bien sûr, qui, même s’ils semblent avoir raté leur coup à supplanter les talibans dans la région, sont encore présents dans certaines régions…
    Ensuite, évidemment Al quaida, qui savent bien que les Américains ont posé comme condition Sine qua non un lâchage de ceux-ci par les Talibans..
    Mais aussi, sans doute des membres du gouvernement Afghan, pas pressés de voir les Américains quitter le pays…
    Sans parler des pressions extérieures des autres pays de la région, tels que le Pakistan, bien sûr, mais aussi de la Chine, de la Russie, et de l’Inde, qui ont souvent des intérêts divergents dans ce pays…
    Donc, cessez le feu ou pas, la paix dans cette région n’est surement pas pour demain !!

  3. jyb dit :

    Le 15 avril une opération des forces afghanes a été lancé dans plusieurs districts afghan. Cette opération a permis de rouvrir deux axes tenus par les insurgés. Lourd bilan selon le ministère de l’intérieur. La réponse des talibans a été des attaques nocturnes sur 13 districts.

  4. ScopeWizard dit :

    « Pour l’exercice 2020, seulement, nous dépenserons plus de 137 millions de dollars supplémentaires pour ces guerres. »

    J’ aurais cru 137 milliards parce que 137 millions , à cette échelle s’ entend , c’ est vraiment très peu ………….

    En ordre de grandeur , je vous rappelle que 137 millions ne représentent que 13.7% d’ un seul milliard or il est question de 2000 à 4000 fois plus tel le prouve ce qui suit …………..

    « « Le Congrès a alloué plus de 2.000 milliards de dollars de dépenses directes depuis le 11 septembre 2001 pour financer les opérations extérieures [OCO]. Et nous avons engagé 4.000 milliards de dollars suppémentaires en coûts associés et à long terme. »

  5. jyb dit :

    déclaration de pompéo : il reste moins de plusieurs centaines de militants d’al qaida en afghanistan. ok cool, exactement comme en 2001 !!

      • jyb dit :

        @pdp
        très bon article.
        – à mettre en relation avec mon post infra. décapitation (virtuelle) de daesh-k avec la capture de abdallah oraksai.
        de « l’agence tribale de Orakzai » pour reprendre l’expression de georges lefeuvre.
        – il me semble que le rôle de omar khalid al khorasani est un peu « gonflé » par rapport à celui de hafiz said khan qui émerge dès 2009 avec la succession de baitullah mahsoud

        • jyb dit :

          en revanche pour la « sociologie » de daesh-k je suis un peu plus réservé. Le gros de daesh-k est exogène à l’afghanistan et exogène aussi au pakistan ce en quoi il empiète plut^pt sur le T au pakistan.
          Autre point : les tensions au sein des talibans bénéficient en premier lieu à al qaida. C’était vrai en 2016 quand un « con » a shooté le mollah mansour, et c’est vrai aujourd’hui avec une partie des talibans « hostiles » aux accords de doha qui grossissent les rangs d’al qaida.

  6. jyb dit :

    daesh-k : le rens afghan a communiqué sur l’arrestation d’une cellule de daesh (auteur supposé d’une attaque anti sikh) dont son chef abda allah oraksai/ aslam farouki…
    Les 5 terroristes capturés sont tous…pakistanais.

  7. petitjean dit :

    L’Afghanistan, ou 1.000 milliards de dollars pour rien
    Dans les Afghanistan Papers révélés en décembre par la presse américaine, il y avait cette phrase d’un ancien officier de l’administration Bush : « Finalement, qu’a-t-on obtenu après avoir dépensé 1.000 milliards de dollars ? Cela valait-il la peine ? »

    https://www.bvoltaire.fr/lafghanistan-ou-1000-milliards-de-dollars-pour-rien/
    Je pense aussi aux 88 militaires français tombés en Afghanistan…………..

  8. bruno dit :

    faut laisser le mistigri aux chinois

  9. Tankaboum dit :

    Après les russes, les Us, la moitié du monde libre ( je plaisante) , le prochain joueur… La Chine… avec l’Inde dans le rôle du Pakistan..

  10. Auguste dit :

    « Une hausse inquiétante de la violence »?.Ils n’ont encore rien vu,le meilleur est à venir.

  11. aleksandar dit :

    Que les US s’en aille et laisse les afghans se débrouiller.
    Ils sauront parfaitement comment régler définitivement les problème Al Qaida et Daesk-k

  12. blavan dit :

    La seule opération qui aurait été utile, c’est la défoliation de toute la production de pavot.Tout le reste n’est que baratin stratégique puisqu’il n’y aura jamais de paix au sens où nous l’entendons en occident.

  13. Noël BERGON dit :

    il devient évident que comme l’on dit certain ,à une certaine époque,la meilleure façon de contrôler cette région,c’est de les laisser se « réguler » entre eux…cela peut sembler être un manque d’humanité…c’est vrai…mais ce qui fait que ces régions n’ont jamais débordées c’était simplement que leur nombre était en permanence réduit par des « guerres tribales perpétuelles »…une grande partie de la jeunesse est soit parti…soit sous l’emprise de la « cam »…à terme,il se passera la même chose que jadis…des zones rurales protégeaient par leur isolement émergeront en lieu et place de ceux d’aujourd’hui…l’exemple le plus connu, est la vallée du Panshir du commandant Massoud et des Tadjik…ils ne sont pas devenu fort par hasard ou grâce aux occidentaux,non !…ils le sont devenu,à cause de l’affaiblissement des autres…nos problème à nous les occidentaux sont venus avec la nécessité que nous avons toujours c’est de croire que « notre modèle » est « la quintessence du vivre ensemble »…qui ,il faut l’avouer, n’est pas très différent du leur…si ce n’est le mode opératoire…le constat ,c’est qu’il y a de plus en plus d’esprit tribales dans nos civilisations …et pas (comme le laisser espérer la « démocratie ») d’esprit collectif…fédérateur…d’union des peuples… »le monde libre »,c’est bien !…mais libre pour qui ?…

    • Lame dit :

      L’intervention américaine en Afghanistan n’avait pas pour but de contrôler la région mais détourner l’attention de l’opinion publique américaine, très critique vis à vis de Georges Bush après les attentats du 11 septembre. Il est évident que l’opération a été lancé dans l’urgence, avec pour seul objectif de renverser l’Etat taliban.
      *
      Il est vrai que Georges Bush a commis deux erreurs dans cette campagne. Au début du conflit, il n’a pas soutenu la prise de pouvoir de l’Alliance du Nord. Par la suite, lors des opérations de guérilla, il a trop tardé à soutenir la création des polices locales, milices d’autodéfense indispensable pour contrer la politique de terreur des Talibans. Sa seule réussite est d’avoir quitté le pouvoir et le scène politique longtemps avant que le fiasco devienne un évidence.

  14. breer dit :

    La violence est quasiment « génétique » chez ces gens aux cultures ancestrales et archaîques, le culte du guerrier féroce dominant a supplanté toute forme de valorisation de l’être (égo) faute d’éducation, d’instruction, de savoir civilisationnel, la religion rajoute ses effets et les interventions étrangères alimentent le « feu »… Les occidentaux ne changeront rien, c’est pourquoi dans ces régions seul des dirigeants limites dictateurs arrivent à maintenir un calme superficiel, ces hommes n’ont aucun attrait pour la démocratie et la quiétude..
    Ils sont comme nos propres peuples l’étaient encore il y a peu de siècles..

    • Lame dit :

      Breer, je pense que l’ancienne monarchie afghane et l’Alliance du Nord contredisent votre vision des Afghans. Ces deux régimes ne se sont battus qu’en réponse à des agressions. Ils ont été aussi civilisés que les circonstances leur permettaient.

  15. Piliph dit :

    Les leçons du passé en Afgha… Les Soviétiques se sont retirés début 1989 mais le régime du Dr Najibullah n’est tombé qu’en 1992, lorsque la Shura-e-Nezar de Massoud s’est allié aux milices pro-régime turcmano-ouzbèques de Dostom. Entretemps, ce fut une des périodes où il y eut le plus de pertes, surtout du côté régime.
    Les Américains ont enfin pris conscience qu’avant d’être un mouvement islamiste/djihadiste, les Talibans sont l’expression du nationalisme paschtoune, frustré de la perte du pouvoir au profit des Tajikes et Turkmènes+Ouzbèques (minoritaires) en 1992 (ils dominaient depuis 3 siècles..). Mais sans les Pashtounes, donc sans les Talibans, majoritaires et stt hégémoniques dans les régions frontalières Sud et Est, par où l’ISI paki infiltre AQ, EI et autres djihadistes, il sera impossible de battre ces derniers et de contrôler la frontière avec le Pak. Et entretemps, il y aura de nombreuses guerres différentes : contre le régime de Kaboul qui se bat dos au mur pour sa survie, entre factions nationalistes et djihadistes des talibans, entre ex-talibans et marionnettes pakistanaises, entre Pashtounes et Tadjikes (voire Hazaras), entre « khans » chefs de milices plus ou moins mafieuses, etc. Puis après quelques années de tueries (heureusement plus ou moins « ciblées »), tout ce beau monde s’assiéra autour de la Loya Djirga, et ça prendra le temps que ça prendra pour trouver le bon compromis, celui où tout Afghan y trouvera plus ou moins son compte (pour le détail de ces mécanismes, lire B. Lugan et les équivalents africains de ces phénomènes). Accessoirement, cela signifie que la solution ne passera pas par des élections générales, qui ne sont que des « primes ethno-mathématiques » à l’ethnie dominante au détriment des minorités, ce que les Afghans ont toujours eu l’intelligence de refuser (ou mieux : on organise des élections pour faire plaisir aux Occidentaux droitsdelhommistes, le candidat pashtoune l’emporte tout naturellement, le candidat des minorités crie à la tricherie, on montre ses muscles, puis on s’assoit et on trouve un compromis avec deux présidents de facto, le Pashtoune et le Tadjike, (ou alors, variante, un homme fort et autoritaire style Roi ou de Gaulle)). Ca prendra encore quelques années…
    Je n’ai passé que quelques 15 années et plus au milieu des moudjes des années 78 à 96, mais mon « instinct » me dit que ça va se passer ainsi…

    Détail : On regrettera que les forces armées US/OTAN, obsédées par le « body count », n’aient pas eu une politique des prisonniers et des camps de prisonniers de chefs talibans, un peu comme les Turcs ont fait avec Ocalan et le PPK. Ca aurait pu permettre de développer des discussions avec ces chefs, donc de susciter une division entre talibans des maquis et talibans « des camps », avec moultes ralliements et surtout une meilleure compréhension des camps d’en face, donc l’élaboration de buts de guerre politiques, à la place de la stupide volonté des Occidentaux de destruction totale de l’ennemi… Sans ces buts de guerre, on va assister à un retrait militaire US en désordre + maintien d’une garnison US sans but ni signification, si ce n’est l’illusion d’entretenir une pseudo-menace militaire sur le ventre mou de la Russie et le flanc oriental de l’Iran…
    PS : merci d’avance de ne pas me reprocher de donner des conseils depuis mon canapé : j’ai proposé mes services à l’armée française comme réserviste dans les années 2000, et un général a mis 6 mois pour m’écrire et la refuser (poliment, certes). PPS : je n’ai jamais appartenu à aucun service…

    • aleksandar dit :

      @Piliph
      Globalement d’accord avec votre analyse.
      L’organisation:
      La pacification se fera par le bas, au niveau des maleks et des shuras parce que c’est les seules formes de pouvoir politique que respectent les afghans.
      Il reste à construire une pyramide à partir de cela pour créer un état qui fonctionne et cela ne sera pas facile.
      D’autant plus que l’habitude afghane de prendre des décisions a l’unanimité dans les shuras ralenti tous les processus de décision et la gestion des projets et que l’extrême pauvreté favorise les riches seigneurs de la guerre et autres mafieux.
      L’erreur des US a été, je pense, de ne pas réinstaller le roi d’Afghanistan pour des raisons idéologiques comme sommet de la pyramide et fédérateur dans une sorte de monarchie parlementaire.
      Parce qu’il n’y a que 2 choses qui rassemblent dans l’inconscient afghan, le roi et les défaites infligées aux envahisseurs.
      Les buts de guerre des talebs:
      Il sont déjà connus.Virer les étrangers qui sont a la fois des infidèles et des envahisseurs.
      C’est un réflexe chez eux. Vous y avez vécu, vous le savez
      Par contre, si on vient chez eux, non armé ou qu’on laisse son arme a l’entrée du compound, cela se passe bien.
      Les camps :
      Pas sur que cela fonctionne, le PKK est une organisation d’obédience marxiste et très structurée.
      Or justement le grand problème de l’ISAF a toujours été de raisonner comme si les talebs avaient eux aussi une structure au niveau militaire.
      Ce n »est pas le cas. Ce qui rend d’autant plus difficile la lutte même en appliquant les tactiques de contre guérilla.
      Un chef de groupe taleb peut très bien aller faire le coup de feu dans un autre groupe ou disparaitre pendant des semaines ou ne plus avoir aucune activité combattante pendant plusieurs mois, ce qui le fait disparaitre des listes des HVT et des plans de recherches rens.
      Un autre prend sa place. Quand on l’a enfin identifié et qu’on est près a aller le taper, il disparait a son tour etc… ( sachant que les autres membres de l’ISAF privilégiaient plutôt le rasage de villages, totalement contre productif )
      La mâchoire se referme sur du vide très souvent.
      Parfois on a de la chance, et on tue un chef par hasard comme en vallée d’Afghanya
      Cordialement

      • Piliph dit :

        @ Aleksandar : vous connaissez bien le coin, on dirait…. (en particulier la guerre actuelle, mais je n’ai plus remis les pieds là-bas depuis…97…). De toutes les façons, le meilleur moyen d’éliminer le N°1 d’un groupe de mudjs, a toujours été de soudoyer le N°2… et d’attendre…. Cordialement.

        • jyb dit :

          @philiph
          probablement toujours d’actualité pour le régime vu le niveau de corruption mais
          ce n’est plus vrai pour les talibans qui ne sont plus des moudjahidines à proprement parler ( d’ailleurs moudjahidine désigne maintenant plutôt les combattants d’aq)
          3 leaders talibans en plus de 20 ans ! omar mansour akundzada…des shadows gouverneurs en place depuis des années…et le turn over des chefs militaires n’est pas le fait de rivalités internes.

  16. jyb dit :

    – « surtout du côté régime », pas vraiment. Entre le départ des soviétiques et 1992, les combats opposent toutes les factions de l’opposition et essentiellement le hezb-e-islami d’hekmartyar faux nez des pakistanais, à massoud et dostom et bien d’autres factions. Mais les violences ravagent aussi les factions en internes, l’exemple de Kandahar est édifiant.
    – en général les connaisseurs de l’afghanistan ne parle pas de loya jirga. La loya jirga est propre au pachtounwali ( code pashtoun)
    donc très mal perçu, voir hostile par les autres ethnies afghanes.
    – l’idée des camps de prisonniers me laissent dubitatif… 1 – l’exemple du pkk et d’ocalan n’est pas évident. 2 – guantanamo, la machine a faire des terroristes n’est pas bluffant, pas plus que bosoa central 3 – abou ghraib et la fameuse lynndie england ne me parle pas 4 – camp bucca comme incubateur de daesh me convainc plus…
    – je réitère : le dronage de mansour en 2016 a été une erreur majeure des us. Non seulement mansour était un maillon faible ouvert aux négociations mais son successeur ( haibatullah akhundzada) a mis en ordre les forces talibanes. Les us n’ont jamais réussi à jouer des divisions talibanes, mieux ils les ont rassemblés. on voit le résultat.

    • Piliph dit :

      Guantanamo, c’est justement ce qu’il ne fallait pas faire en terme de gestion de prisonniers. Mais rien à voir entre des prisonniers hétérogènes venant de la planète entière et un groupe de prisonniers plus ou moins homogène comme les talebs. De toutes les façons, ce n’était qu’une idée personnelle et originale qui n’engageait que moi, mais je suis étonné que le sujet n’ait pas été discuté ou expérimenté dans les théories et tactiques de COIN. Idée de toutes les façons impensable dans « l’esprit stratégique » des Américains, qui justement ont abandonné toute pensée stratégique pour l’objectif irréaliste d’annihilation de l’ennemi par leur supériorité écrasante du choc cinétique. Alors la gestion politique des prisonniers dans un objectif politique, ça doit ressembler à du martien… Les Marines, peut-être….
      Loya Jirga n’est que l’expression pashtoune pour Grande Jirga, grande assemblée. A l’époque l’expression était utilisée par tous les Afghans, toutes ethnies confondues, mais les choses ont peut-être changé…

      • jyb dit :

        @piliph
        Les seuls à avoir obtenu des résultats « politiques » de leurs prisonniers talibans sont les pakistanais mais il est vrai dans des conditions assez particulières. un des négociateurs taliban des accords de doha était prisonnier des paki.
        Pour une fois n’accablons pas plus que çà les occidentaux…les indonésiens, les égyptiens, les jordaniens ( les israéliens) n’ont jamais réussi à concrétiser une ouverture politique (ou sécuritaire) de leurs prisonniers.
        Seuls les algériens et russo-syriens ont obtenu des résultats significatifs.

  17. Lame dit :

    Il est vrai que les forces américaines n’ont tiré aucune leçon des guerres contre-insurrectionnelles antérieures. Une fois de plus, elles se sont déployées dans des réseaux de bases faciles à espionner, se sont exposées aux embuscades lors de patrouilles inutiles et n’ont rien fait pour rallier la population. Sans surprise, ni la réinvention des opérations « Recherche et destruction », ni les bombardements intensifs des drones n’ont anéanti les talibans. Le tout avec l’obsession du « body count ».
    *
    Le seul point positif est le RETEX: discrédit des crupellaires numériques inspirés par la RMA, abandon de la doctrine des Effect Based Operations. Ces concepts ineptes ne seront pas introduits en Europe. Dernier point plus difficile à catégoriser: les difficultés de recrutement des opérateurs de drone et de traitement de leurs syndromes post-traumatiques ont donné l’avantage aux partisans des armées robotiques sur ceux des armées de drones téléopérés.

  18. John dit :

    Bah encore une conséquence du génie autoproclamé qui en a vraiment beaucoup dans le cerveau selon ses propos, dont la compréhension de certains sujets découlerait génétiquement de son oncle professeur au MIT, et qui a « écrit » l’art du deal…
    En réalité, Trump cherche juste à faire un deal, peu importe le contenu et les conséquences. A partir du moment où il en a fait un, il peut s’en vanter. Et si qqch part en cacahuètes, il va blâmer tout le monde, même ses équipes agissant sous sa supervision.
    Il est en train de faire la même chose entre le Kosovo et la Serbie en poussant un deal dont personne ne veut.
    Il le fait en Israël en n’étant absolument pas diplomate et en ne cherchant pas la paix et la stabilité à terme, mais juste de pouvoir dire qu’il a négocié un traité.
    On le voit avec la Corée du Nord. Malgré les promesses coréennes et les discussions, la Corée du Nord a continué les développements de missiles et du nucléaire alors qu’ils devaient cesser. Mais comme il a établi le contact, c’est suffisant pour lui.
    Et au contraire, comme le traité avec l’Iran portait le nom d’Obama, il était mauvais par définition. Il n’a jamais su expliquer en quoi le deal était mauvais. Par contre, ce traité n’était qu’un début, et l’Iran respectait entièrement ses obligations, en ouvrant son pays aux inspecteurs, et en collaborant avec les signataires.
    Trump en brisant ce traité et en imposant des sanctions pour faire plaisir à l’Arabie Saoudite (pays dans lequel il a des intérêts privés), a causer la dégradation de la stabilité régionale.
    L’Iran avait enfin réussi à trouver les moyens pour entrer dans une dynamique positive avec des efforts progressifs pour sortir de cette méfiance mutuelle et commencer à développer un nouvel avenir.

    Ce qui m’agace particulièrement, ce n’est pas tant le fait que le président des USA ait tant de pouvoir et qu’il puisse impacter la vie des personnes parmi les plus vulnérables. Trump étant égocentrique à l’extrême tout ce qu’il fait c’est pour son intérêt personnel.
    Comment est-il possible que l’Europe accepte les sanctions d’un mec qui ne travaille pas pour son pays. Il faut arrêter de le respecter, et le traiter comme un abruti, ce qu’il est.
    Et en plus, ça mettra en avant son absence totale de confiance en soi. Il pleurniche à chacune des critiques. C’est ridicule. Si chaque président faisait ça, il y aurait un nombre incalculable de conflits.

    • Robinson dit :

      Non, l’Iran ne respectait pas ses obligations de non développement de missiles balistiques, et continuait possiblement un programme nucléaire dissimulé.
      L’Iran n’est pas un pays pacifique, tout comme la Turquie, ou même l’Arabie.