Un patrouilleur de la marine vénézuélienne a coulé après avoir percuté un navire de croisière

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

95 contributions

  1. ScopeWizard dit :

    Oui , effectivement , des zones d’ ombre il subsiste ……….

    N’ empêche , ils ne m’ ont pas l’ air bien solides ces nouveaux patrouilleurs made in Spain ………….

    Caramba , lé paquébot il , l’ a pas raté lé barco militar !

  2. Polymères dit :

    Sans doute un conseiller russe à bord 🙂

    • LEONARD dit :

      Plutôt un conseiller Hezb, pour exporter les méthodes iraniennes du Stena Imperio.

      Pour la petite histoire, le paquebot est sous pavillon portugais, le Portugal a reconnu Gaïdp comme Président du Vénézuela et Maduro a accusé la T.A.P de permettre à Gaïdo de transporter des explosifs dans ses bagages.
      Maduro accuse également les banques portugaises de détenir l’argent volé au Vénézuela.
      https://www.portugalresident.com/tap-barred-from-flying-to-venezuela-following-guiado-explosives-row/

      Le Hic, c’est que 1700T contre 8500, ça fait pas le poids, quand on a un patrouilleur Navantia.
      https://pbs.twimg.com/media/EUeYF_MXYAMaET4?format=jpg&name=small

      • Luc dit :

        Belle forme de proue pour …. contact agressif

      • lym dit :

        En effet, même pas eu mal le Resolute… Il faut vraiment être un âne pour aller présenter le flanc de ce que Navantia fait le mieux, des navires coulants (sous-marins compris), à une proue bien pointue faite pour casser la glace! Ou bien être sous l’influence des produits locaux.

        A l’image du naufrage du pays, pas fameux pour celle de Navantia… On attends la réaction de Méluche en cerise sur le gâteau.

      • Ricko dit :

        dites donc ! Pour un navire à la dérive, il aurait pas coupé en deux le patrouilleur ? https://pbs.twimg.com/media/EUeYF_MXYAMaET4?format=jpg&name=small

        • Fred dit :

          @ Ricko
          Ah wé : tu fournis une info essentielle !

          Cela semble plus logique : je voyais mal un navire militaire de 1700 tonnes couler après avoir abordé par l’avant (ce qui aurait été la seule façon possible vis à vis à un navire non manœuvrant).

          • précision dit :

            bien vu c’est effectivement bizarre que le navire cible d’une attaque bélier ait des traces sur… la proue!

        • Fralipolipi dit :

          Ca ne va pas être simple pour rédiger le constat … à l’amiable … avec un Maduro qui crie aux pirates.

  3. bob dit :

    Après la La frégate norvégienne KNM Helge Ingstad, c’est au tour de ce patrouilleur de couler après une collision.
    Pas très bien conçues ces navires Navantia !!!

    • Luc dit :

      Oui un point commun
      « des erreurs dans la conception de l’étanchéité du navire par le constructeur espagnol Navantia ayant entraîné son naufrage particulièrement rapide » » » !!!!!!
      Les « Galions » Espagnols ne sont plus que l’ombre de leurs réputations … Glou,glou..Glou-glou-glou

    • ji_louis dit :

      1 sous-marin (S-80)
      1 frégate (Helge Ingstad)
      1 patrouilleur (Naiguatá)

      Cela fait beaucoup de produits NAVANTIA qui ont coulé quasiment tous seuls! Je ne suis pas sûr qu’il s’en remettent (du COVID-19, entre autres choses).

      • patex dit :

        La frégate norvégienne ne sera pas réparée par ailleurs. Après avoir passé 4 mois sous l’eau, elle a été renflouée et mise à sec. Les travaux de remise en état coûteraient plus cher qu’une frégate neuve.
        Une opportunité à saisir pour DCNS et ses FREMM ?
        https://navaltoday.com/2019/06/24/sunken-norwegian-frigate-will-not-be-repaired-govt-says/

        • Fralipolipi dit :

          « Une opportunité à saisir pour DCNS et ses FREMM ? »
          … ou plutôt pour sa FDI ?

      • BRIMAR dit :

        Autant votre reflexion sur les produits Navantia peut se tenir en termes d’arguments si ce n’est :

        – Aucun s80 n’a encore coulé, étant donné qu’aucun n’a encore pris la mer, mais il y a bien eu des défauts de conception. C’est bel et bien une erreur de conception de la part de Navantia et qui aura couté plusieurs milliards.

        – Concernant la frégate, les articles de l’époque ne prenaient pas en compte la possible non fermeture de certaines cloisons étanches. L’enquête est toujours en cours, laissons-là se terminer 😉

        – 1700T (patrouilleur) contre 8500T (paquebot) pris apparemment par babord, je ne sais pas si d’autres patrouilleurs avec un tel différentiel de tonnage aurait pu y survivre.

        Mais les différentes enquêtes concernant les bateaux de surface pourront nous éclairer effectivement.

        Enfin, l’allusion au COVID-19 est totalement hors de propos, maladroite et si vous intention était de railler Navantia et ou l’Espagne, assez indigne.
        Et je ne parle pas des pseudo imitations d’accents aperçues tout au long des commentaires sur cette news (cela ne s’adresse pas à vous ji-louis)…

        • lapierre dit :

          unespagnol qui parle ….meme le a 400 ades problemes de constructions sa fait beaucoup non………………………il y a vraiment un reel probleme …

          • BRIMAR dit :

            Un espagnol qui parle et alors ?
            On parle de Navantia ou d’Airbus ici ? Avez-vous le résultat du rapport d’enquête qui pointe qu’il y a un défaut de contrôle qualité ou vous basez-vous sur les déclarations de la partie allemande, elles mêmes émises pour camoufler les erreurs dans les développements logiciels ?
            Après, au pire militez et faites une pétition pour reprendre l’assemblage à Toulouse sans rien modifier au niveau des processus établis en commun par tous les.partenaires du programme, si ce n ‘est qu’une question de qualité d’assemblage…

      • BRIMAR dit :

        Erratum : concernant le Helge Ingstad, la marine norvégienne a terminé d’enquêter et aurait disculpé Navantia (à lire en Espagnol dans le texte) :

        https://elpais.com/economia/2019/11/11/actualidad/1573474881_771350.html

        La théorie du personnel non correctement formé et des panneaux étanches laissés ouverts a apparemment eu du crédit suite au renflouement de la frégate.
        A noter que le rapport préliminaire, dans lequel Navantia avait été publiquement mis en cause, a été rédigé sur la base de témoignages de l’équipage, la frégate étant encore sous l’eau.

        L’article Wikipédia francophone est à mettre à jour également car interprète mal le rapport définitif via l’article de Mer et marine…

        • ji_louis dit :

          Concernant le patrouilleur, j’ignorais qu’il avait été éperonné par le paquebot, je croyais que c’était l’inverse… Il faut vraiment être c.. pour couper la route (même en ayant la priorité) en route de collision d’un navire 4 fois plus gros (ça ne se manoeuvre pas comme une bicyclette). A noter que c’est surtout la violence et l’emplacement du choc qui fait qu’un navire survit ou pas à un éperonage (les pêcheurs croisant les routes maritimes des cargos en savent quelque chose, certains s’en tirent avec juste de la casse).

          Concernant la frégate norvégienne, j’avais eu accès, peu de jour après l’accident, à un enregistrement audio/vidéo de l’accident. La faute du naufrage incombe entièrement à l’équipage de la frégate. Le problème technique relevé immédiatement après le naufrage est que les passe-cloisons des câbles de la frégate n’étaient pas étanches alors qu’ils ont été conçus pour l’être, tous les compartiments sous la ligne de flottaison ont été inondés, même ceux où les portes étanches ont été fermées (témoignages de l’équipage). Et ça, c’est la faute de Navantia en tant que maître d’oeuvre de la construction.

          Quant au S-80…

          • BRIMAR dit :

            Pour le s80, c est sans appel.
            Pour la fregate, l enquete norvegienne disculpe Navantia au final… le rapport premiminaire avait été rédigé avec.la fregate au fond de l eau et sur la base de.témoignage de l equipage…. le rapport définitif a été rédigé suite au renflouement et inspection de l epabe qui d ailleurs une.fois renflouée flottait…

    • R2D2 dit :

      Tout ce qui vole finit par tomber, tout ce qui flotte finit par couler.
      Mais bon certains plus vite que d’autres… 🙂

    • J.Charles dit :

      J’ai tellement honte pour les vénézuéliens
      Au moins les somaliens arrivent à monter a bord!

    • Lagaffe dit :

      En même temps, un paquebot, même sur un seul moteur, ça s’arrête pas comme une mobylette, visiblement les marins vénézuéliens s’y sont pris comme des manches s’ils voulaient l’aborder.

  4. Luc dit :

    Fin tacticien le Commandant du RCGS Résolute , un disciple du Capitaine Paul Watson Unité SEA SHEPHERD
    ANBV Naiguatá Touché Coulé

  5. Patbdx dit :

    Exactement ce que je me disais. En cas de combat, il ne fait pas bon être dans un navire Navantia !

  6. Bernard Dhaussy dit :

    Et les Vénézuéliens ont retrouvé la sardine du port de Marseille ???
    ;o)

  7. Euclide dit :

    @ bob
    Vous oubliez le sous marin qui ne peut pas remonter à la surface.

  8. ji_louis dit :

    RCGS RESOLUTE, n° IMO 9000168, navire à passagers de 1991, inspecté 4 fois en un an (Argentine, Irlande, Canada, Brésil), pas de détention, aucune déficience lors du dernier contrôle.

    sources: http://equasis.org et https://www.marinetraffic.com

    image du navire: https://photos.marinetraffic.com/ais/showphoto.aspx?photoid=3809066
    position et derniers trajets: https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:370230/mmsi:255806208/imo:9000168/vessel:RCGS_RESOLUTE

  9. précision dit :

    La vraie zone d’ombre, sur laquelle cet article n’a pas d’explication contredisant celle des vénézuéliens, ce n’est pas de savoir pourquoi les vénézuéliens ont voulu arraisonner un navire qu’ils estimaient dans leurs eaux territoriales. C’est plutôt comment expliquer la collision s’il n’y a pas eu manoeuvre aggressive du paquebot. A moins que l’équipage du patrouilleur soit tellement incompétent qu’il n’ait pas su manoeuvrer?

    • TINA2009 dit :

      Bsr PRECISION !

      Enfin … Plusieurs réflexions interessantes … Je puis vous certifier qu’il n »ya pas de dissonances cognitives vous concernant . Pour les autres, inutile de perdre son temps … !!!

    • dolgan dit :

      Une manœuvre non maitrisée du navire vénézuelien semble la deuxième hypothèse la plus probable. Pas de raison de penser qu’ils soient plus compétents que les marins Norvégiens.
      .
      A priori, le navire civil devait naviguer transpondeur allumé. donc on devrait avoir des données fiables de ce côté là.

      • précision dit :

        Le fait que personne n’ait sorti de carte avec le chemin suivi par le navire soulève quelques doutes sur ce qui s’est passé: position et trajectoire des navires lors de l’abordage.

        • dolgan dit :

          @précision A priori, elles existent, mais je ne les ai pas trouvées. ça va sortir, suffit d’être patient.

    • v_atekor dit :

      Ah, ces trolls. Il suffit de lire : les vénézuéliens ont voulu éperonner le navire portugais ; sans doute trop bien conseillés comme suggéré plus haut). Et un navire de croisière n’a pas de manœuvre agressive, même s’il le voulait il n’est pas taillé pour ça. Le temps qu’un navire de cette catégorie réagisse il y a en a pour une matinée.
      .
      En revanche un navire militaire peut en avoir un et en a visiblement eu un, sauf que lorsque un navire de 8500T éperonne un autre de 17000T ça peut mal se passer. Essayez d’éperonner un autobus sur l’autoroute avec un SUV pour voir qui reste à la fin.

    • dolgan dit :

      La version de l’armateur, c’est que les Vénézueliens sont fous. Bon , ils le disent pas exactement comme ça: ils disent que les venezueliens ont volontairement joué aux autos tamponneuses et ont sans doute rencontré un bulbe d’étrave dans leur démarche.

    • Jean-Marie H. dit :

      @ précision
      « manoeuvre agressive » de la part d’un paquebot, c’est une accusation assez peu crédible.
      Mais vous avez raison : venir au CVenezuela avec une coque renforcée pour la banquise, ça laisse deviner une mauvaise intention.

      • ji_louis dit :

        Le paquebot a été conçu pour permettre des croisières tant dans les mers chaudes que dans les mers froides pour permettre plus facilement de proposer à des touristes les croisières à la mode qui les intéressent. Par exemple, on rencontre des baleines en mers chaudes et en mer froide, cela dépend de la période de l’année.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Apparemment les venezueliens auraient volontairement percute le navire portugais pour le forcer a changer de direction.
      Compte tenu de la différence de tonnage, cela semble difficile a croire mais la réalité depasse parfois la fiction…….

    • mesnews dit :

      Le patrouilleur devait quand même être très proche pour arriver à être percuté par un paquebot … J’avais cru comprendre que plus un navire est gros, plus il met du temps à tourner, donc un paquebot qui change de route (qui plus est, avec un moteur arrêté si on en crois l’article) ne doit pas tourner juste sur quelques mètres.

      • Fred dit :

        @ mesnews
        Il est probable que ce navire, destiné à la navigation polaire, au milieux des glaces dérivantes, parfois très près des glacier, soit plus manœuvrant et puissant que la moyenne. Sans pour autant il est vrai, être aussi manœuvrant qu’une Frégate militaire, bien plus légère qui plus est.

    • Ricko dit :

      En même temps, quand tu veux aborder un navire, il vaut mieux arriver par sa poupe (son arrière). SI le paquebot était bien à la dérive alors il ne devait pas filer 20 nœuds donc le patrouilleur pouvait le rattraper…
      D’après l’image : https://cdrsalamander.blogspot.com/2020/04/the-law-of-gross-tonnage-applies.html
      Le patrouilleur se serait fait éperonner. C’est quand même moche pour un navire sensé être beaucoup plus maniable qu’un paquebot (qui plus est à la dérive).
      Cette histoire ressemble plus à un excès d’ego du capitaine du patrouilleur voulant s’imposer comme navire militaire face à un navire civil : Yé soui une barco militario et yé la priorité absolou porqué yé une groz canon. Ye vé té faire tré peur en té coupant la route y ty va voir commo yé soui lé plus maline. Ay caramba ! Qui cé qu’à fait crak ?

    • Aymard de Ledonner dit :

      Plus d’info ici :
      https://www.meretmarine.com/fr/content/un-patrouilleur-venezuelien-veut-arraisonner-un-paquebot-et-coule-apres-lavoir-aborde
      Le MRCC de curaçao a aussi une version qu’il serait intéressant d’avoir.

    • Vequiya dit :

      Comme tout le monde le sait, les paquebots de croisière attaquent régulièrement délibérément des navires de guerre. Je pense même que le Capitaine savait que sa coque tiendrait le coup et qu’il s’en sortirait sans gros dégât. Franchement… un peu de sérieux…

      • précision dit :

        justement, si vous regardez un peu les manoeuvres typiques entre navires, vous verrez que les menaces d’éperonage (ou en tout cas des trajectoires d’interception) par le gros sur le petit (ou entre gros) avec pour but de faire virer l’attaqué sont loin d’être rares. Le fait que l’un soit un navire de guerre et l’autre civil joue un rôle secondaire. En général ces manoeuvres ne se concluent pas par un abordage car un des navires « cède ». Les vidéos abondent, en particulier entre destroyers US et navires russes, ou entre navires russes et ukrainiens, pour ne citer que ceux là.
        Le capitaine a pu refuser d’obtempérer et choisir de maintenir sa trajectoire, refuser une priorité, etc . Et il a effectivement fort bien pu estimer que ce serait le vénézuélien qui se détournerait, voire qu’il ne risquait pas grand chose en cas de collision, oui. Difficile à dire: les trajectoires n’ont bizarrement été publiées par aucune des parties.

  10. Pascal (l'autre) dit :

    Et le nom du paquebot est en fait ……………………….l’U.S.S. Donald Trump!!!!

  11. Tankaboum dit :

    CareAlaCasse…. le feu dans le corps et l’esprit vif et aiguisé.. partons à l’abordage.. sus aux ….plouf
    On croirait l’Us Navy a ses meilleurs moments

  12. Waroch dit :

    La tradition de la corrida selon Navantia sans doute.
    « eh! Señor Capitan, le barco il est un peu gordo, no?
    – Tou va voir chico, c’est comme los torros del pais, c’est qué dou gras, pas dou mouscle! »

    ça rappelle vaguement certains pirates d’une bande-dessinée gauloise:
    « o tempora, o mores
    – grrr! Tais toi et nages! »

  13. Carin dit :

    Je pense que les vénézuéliens savaient le paquebot vide… ils voulaient infliger des pertes monétaires au Portugal… mais ne savaient pas que ce foutu bateau avait une coque renforcée!!!! Du coup ils perdent un bateau et son armement, et font du mal à une entreprise espagnole dont ils sont clients et qui n’avait vraiment pas besoin de ce genre de pub au moment où cette entreprise case quelques patrouilleurs!

    • Clavier dit :

      Il parait même que les Espagnols espèrent vendre des sous-marins aux Indiens….Mais les Indiens racontent tellement de choses…

    • Robinson dit :

      Quand même, un patrouilleur récent et bien armé, coulé par un petit paquebot de croisière, dans une simple altercation.

    • Blondin dit :

      un bâtiment de guerre n’a pas de coque renforcée ? ça me semble quand meme étonnant de couler aussi vite après un accrochage, le Resolute avec ces 8800 T n’est pas non plus un super tanker de 200 000 T. Quant à la raison de cet éperonne ment, vous avez surement raison, une petite vengeance ratée !!

    • précision dit :

      pour attaquer un bateau même par renforcé par la proue, faut être vraiment …
      Hypothèse irréaliste

  14. vrai_chasseur dit :

    L’angle de 135° par la droite avec lequel le patrouilleur a percuté l’avant du paquebot, est typique d’une manoeuvre où il cherchait sans doute à infléchir la course du paquebot en se comportant comme un remorqueur pousseur, pour l’amener cap vers la terre.
    Mais voilà, pot de terre contre pot de fer, le patrouilleur n’a pas résisté à la coque brise-glaces très solide du paquebot.
    Les marins vénézueliens s’ils veulent arraisonner des paquebots devraient aller faire un stage chez les pirates somalis.

    Pour l’anecdote ce patrouilleur Navantia est le 3eme d’une série de 4 pour le Venezuela. Le dernier (qui n’a pas été construit) devait s’appeler « Comandante Eterno Hugo Chávez », Commandant éternel Hugo Chavez…

    • tschok dit :

      Disons que vont dans ce sens les premiers rapports rendus publics par la compagnie.

      Ils sont cohérents avec les photos de la proue du navire, qui font apparaitre des traces de frottement en partie haute de la proue, très au dessus des oeuvres vives. Et rien au niveau de la ligne de flottaison, sur le flanc de la proue. Mais une trace d’abrasion assez nette au niveau de l’étrave.

      Ce qui laisse penser que le patrouilleur a été proprement culbuté: le rapport dit que des voies d’eau sont apparues lors de l’abordage, qui s’est déroulé en phases de collision répétées, au niveau de la coque du patrouilleur, qui aurait essayé de se comporter comme un navire pousseur (à un angle de 135°, au niveau de l’étrave du paquebot, dans un rapport de masse de 1 contre 4 ou 5, soit un match perdu d’avance) afin d’orienter la trajectoire du paquebot vers la côte.

      Mais il n’est pas impossible que le patrouilleur ait coulé rapidement parce qu’il a embarqué des paquets de mer en raison de sa gite, l’eau s’engouffrant dans ses parties hautes, le navire vénézuélien étant littéralement retourné par le jeu des angles et des forces: l’étrave du paquebot, l’angle d’attaque de 135°, la vitesse relative, et les efforts du commandant du patrouilleur pour drosser vers la côte le paquebot.

      Par une conjugaison assez improbable de phénomènes, il n’est pas exclu que la patrouilleur ait pris un roulis fatal, ce qui expliquerait son naufrage assez rapide. Enfin, plus exactement: une situation immédiatement irrémédiable, suivie d’une agonie relativement longue, ce qui colle mal avec des voies d’eaux multiples en oeuvres vives, ce qui provoque l’immersion rapide du navire, habituellement.

      Si c’est cela, et sans vouloir me faire l’avocat du diable absolu qu’est Navantia – dont il est entendu qu’il s’agit d’une entreprise espagnole, donc horrible, puisque pas française, et traitresse puisqu’elle a trahi son contrat lors d’un programme industriel commun – la conception du navire ne serait pas en cause: embarquer des paquets de mer parce que le navire roule peut être fatal à tout type de navire, même très bien conçu et fabriqué.

      Il s’agit plutôt du bien fondé de la manoeuvre et de la façon dont elle a été exécutée. Sur ce plan, je dois dire que je me demande…

      Mais qu’est-ce qui lui a pris, au commandant du patrouilleur? En plus, il avait l’artillerie nécessaire pour traiter le problème à distance: une pièce de 76 et deux canons de 20 et des 12,7. Que veut le peuple?

      A réfléchir: sur-armer des OPV, c’est un gage de réussite absolue, ou il faut quand même que le commandant du navire soit un minimum compétent?

      • ji_louis dit :

        +1 😉

      • v_atekor dit :

        « Mais qu’est-ce qui lui a pris, au commandant du patrouilleur? En plus, il avait l’artillerie nécessaire pour traiter le problème à distance: une pièce de 76 et deux canons de 20 et des 12,7. Que veut le peuple? »
        .
        Peut être que le navire portugais n’était pas dans les eaux territoriales et que s’il lui venait la mauvaise idée de couler à cet endroit ça aurait pu faire tache… ?

        • dolgan dit :

          Entre message radio et couler, il existe des options . Comme forcer à obéir par un coup de semonce. Ou tirer un obus d’exercice sur le navire. ou tirer un vrai obus sur le navire. Toutes manœuvres n’impliquant pas de s’approcher dangereusement du navire ciblé.

  15. vrai_chasseur dit :

    @LL erreur d’aiguillage – retirer, merci.

  16. Lagaffe dit :

    Maduro a déclaré : « Les autorités de Curaçao doivent mener l’enquête, communiquer officiellement et prendre des mesures car il s’agit d’un acte de piraterie international », a accusé le président Nicolas Maduro. « On peut se poser mille et une questions en ce moment où l’impérialisme (américain) est devenu fou pour agresser le Venezuela de façon multiforme », a ajouté le chef de l’Etat, accusant le bateau portugais de transporter « des mercenaires pour attaquer des bases militaires » vénézuéliennes.
    C’est la théorie du complot la plus grotesque que j’ai jamais lu, et pourtant il en a inventé des tas particulièrement grotesques !

  17. HENRY dit :

    Et si, tout simplement, ils étaient tous bourrés ?

  18. Pluton dit :

    Ne faisons pas comme si les venezueliens avaient aucune raison d’etre « prudent »….
    Un navire au comportement suspect, un contexte de pression et de menace militaire de la part des usa.
    Pour ma part je ne crois pas que les venezueliens aient voulu s’emparer du navire, mais juste verifier que le navire est vide, conformement a ce qui a ete declare (vu la nationalite du pavillon, de la compagnie, y’a pas grand interet pour les venezuleiens de s’en emparer).

  19. Juju le juriste dit :

    Perte monétaire pour le Portugal, c’est très improbable : ces navires sont assurés auprès de compagnies multinationales et si la culpabilité du patrouilleur était prouvée, c’était le Venezuela qui était sommé de payer.

    • Carin dit :

      @juju le juriste
      Votre théorie de juriste ne prends pas en compte l’équipage qui sont autant d’otages dans les geôles du calife vénézuélien!!!

  20. Gégétto dit :

    Aucun mort, on peut en rire alors:
    https://youtu.be/gnLj5Xo4zBc
    Différence entre simple coque et coque renforcée!

  21. Patrick LEVACHER dit :

    Blindé comme un char du meilleur acier….

  22. berger dit :

    Un ptrouilleur vénézuelien coulé, 400 militaires français touchés…La loi des séries

  23. Thaurac dit :

    A vouloir aborder à la façon chinoise contre les pêcheurs des pays limitrophes, ils ont du oublier la différence de gabarit..

  24. Edgar dit :

    Mauvaise période pour les compagnies de croisières: d’abord le SARS-CoV-2, la chute des actions en bourse, les difficultés de refinancement, puis la crise économique générale, ensuite la probable faillite de douzaines de compagnies aériennes partenaires, la disparition de fonds de pension alimentant le budget des clients habituels… et voila maintenant les patrouilleurs vénézuéliens… (Au moins, on peut en rire un peu.)

  25. anatide dit :

    Pour moi quand je lis « l’ANBV Naiguatá s’est approché du côté tribord RCGS Resolute à un angle de 135° »
    ça veut clairement dire que c’est un quasi eperonnage que les militaires ont effectué.
    en clair les militaires ont foncé droit devant en route de collision avec un paquebot qui faisait route presque face à eux…
    45 ° d’angle de collision avec un mamouth c’est presque du rugby de japonais face aux all black 😉
    avantage au plus gros!

    • bob dit :

      Je ne pense pas que ce soit ça. Ca doit être un gisement par rapport au Resolute.
      Pour moi, un angle de 0° veut dire face-to face (gisement zéro). Un angle de 180° serait une route parallèle. 135° correspond à la route parallèle avec une évolution de 45° en rapprochement. C’est la méthode un peu musclée pour faire changer de route un autre navire.

  26. Gloriamaris dit :

    Il n’y a aucun détail sur les caps respectifs suivis et sur la vitesse de chaque navires mais étant donné les capacités de manœuvre de telles frégates, il y a forcément une erreur de manœuvre de la part du navire militaire. Le paquebot ne roulait que sur un seul moteur : avait-il ses marques de  » capacités de manœuvre restreintes  » auquel cas il est prioritaire dans tous les cas sur le navire militaire. Si vous traversez la Manche de France en Angleterre avec un petit bateau de 12 m, hors dispositif de séparation du trafic (Ouessant & Casquets), d’après le RIPAM vous êtes prioritaire sur tous les navires montants (celui qui voit l’autre par tribord doit manœuvrer. Toutefois, si vous croisez la route du Hellespont Fairfax, je vous invite à vous dérouter…

  27. précision dit :

    Une question purement juridique: le droit de passage inoffensif s’applique-t-il au Vénézuela, ce dernier (comme les USA) n’étant pas signataire de la convention de Montego Bay?

  28. mataf36 dit :

    P 4. Touché. B8 coulé caramba !!

  29. pepel_WASSKA dit :

    Je ne sais pas si on aura jamais une explication complète, mais peu importe parce que dans tous les cas, le commandant de bord doit être dégradé, et mis aux arrêts. En temps de guerre, il serait fusillé.
    Excusez-moi, mais le premier devoir d’un commandant de navire est de préserver le bâtiment.
    J’imagine d’ailleurs qu’il a pas dû rigoler quand il était devant le ministre pour expliquer que le navire dont il avait la charge est au fond. Ou est-il resté à bord, pour périr avec son navire ?

    • dolgan dit :

      L’histoire ne dit pas encore si il a agit de sa propre initiative.
      .
      NB: et vu l’état du pays, je ne suis pas sur que la compétence soit encore en haut de la liste des qualités pour accéder à un commandement.