Dassault Aviation lance un défi aux entreprises innovantes pour la maintenance future de ses avions

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

13 contributions

  1. ScopeWizard dit :

    Il y a un truc qui m’ échappe ……………..
    .
    Certes , lancer de tels appels peut permettre d’ avancer dans la bonne direction dans bien des domaines mais qu’ en est-il des personnels propres à Dassault Aviation , sont-ils à sec d’ idées ?
    .
    Je répète , je comprends très-bien l’ intérêt d’ un tel appel aux « talents » mais n’ empêche que cette démarche , qui semble du reste se banaliser , a le don de m’ interpeler au plus haut point , un peu comme s’ il y avait PLUS à comprendre ou à prendre en compte ……………….. et pas forcément sur un plan positif …………………..
    .
    Bon , si inspiration , vous me direz …………… 🙂

    • Dufay dit :

      Je pense que les ingénieurs de Dassault savent bien innover (il suffit de voir le Rafale et ses différentes versions) mais peut être que rester dans le « bocal » Dassault peut trop restreindre leur façon de réfléchir. Dans ces grands groupes il est difficile d’échapper à un certain formatage dans la façon de travailler et donc de résoudre certains problèmes.
      De plus vu que le premier prix est à 8000€ si j’en crois l’article (pour monter un projet de « start-up » ou juste pour répondre à une demande) ça ne fait pas cher pour la/le réponse/travail fourni… J’espère que Dassault se rend bien compte qu’il ne va pas attirer les grands esprits des start-ups avec aussi peu d’argent pour financer un projet ou alors il y a promesse de collaboration derrière sinon cela ne semble pas très intéressant.

    • Raphael dit :

      @ScopeWizard
      « sont-ils à sec d’ idées ? »
      Probablement pas non, mais cela ne coute pas grand chose de chercher des idées complémentaires. Toutes ces pratiques « corporate » de l’ère moderne ont pour but d’amener les idées de gens certes créatifs mais sans avoir les moyens ou l’expérience nécessaire à concrétiser leurs idées à des personnes qui, sans être dépourvu d’imagination, n’ont aucune raison pour cracher sur une bonne idée qui finira bien par être concrétiser par quelqu’un et ont l’expérience et les moyens nécessaires à cette concrétisation. Si l’exécution peut donner l’impression que l’on est à sec d’idées, c’est parfaitement voulu. Il s’agit d’attirer les créatifs en leurs donnant l’impression que l’on a réellement besoin d’eux, voir même qu’ils sont indispensables. Cela aide les personnes à faire le pas au lieu de rester dans leur bulle avec des idées qu’il suffit d’exprimer ouvertement au bonnes personnes. Les capitalistes ne sont pas connus pour perdre leurs temps, en général les méthodes qu’ils adoptent apportent des résultats.

      • ScopeWizard dit :

        @Raphael
        .
        Parfaite réponse dans le sens où elle complète à merveille la première , celle de @Dufay , tout en allant dans le même sens , merci ! 🙂

    • John dit :

      L’uberisation de l’économie est en route !
      Ce qui semblait être une bonne chose ne l’est pas vraiment. Les entreprises rechignent à engager, et préfèrent faire appel à des consultants qui maîtrisent le sujet.
      La maintenance est un sujet « à la mode ». Les drones apportent des capacités nouvelles. Mais aussi, avec la compétition qui devient très forte dans l’industrie aéronautique, ce ne sont plus seulement les constructeurs historiques qui parviennent à vendre. Les facteurs économique et sécuritaire sont les plus importants. Et avec cela, les constructeurs offrent plus de solutions à leur client concernant la MRO, et ils font plus d’efforts pour obtenir une meilleure fiabilité avec le travail préventif, et en essayant de réduire le temps passé au sol !

      Il se trouve que tous ces facteurs ont mené des ingénieurs à plancher sur le sujet et à proposer à des entreprises des solutions nouvelles qui sont vendues avec des services de consultation.
      Et en faisant cela, ils évitent d’engager à temps plein, et surtout, ils profitent de l’expérience des ingénieurs auprès d’autres constructeurs.

      Ces pratiques de hackathon, startup days, etc… sont de plus en plus communes. Le monde de la finance et le monde de l’analyse de données, du deep learning et de l’IA en sont particulièrement friands.
      Cela permet à de jeunes talents de se faire connaître. Et surtout cela permet aux entreprises de bénéficier de leur travail à une somme ridicule, tout en donnant l’impression d’être cool…
      C’est une approche assez intelligente. Dans le pire des cas, si y a rien qui en ressort, cela leur aura coûté presque rien. Par contre si il y a du bon à en tirer, c’est tout bénéf…

  2. le sicaire dit :

    Pour répondre à ScopeWizard, je pense que c’est une facette, peu onéreuse et efficace de faire de la veille technologique, en faisant venir à soi directement des offres…

  3. Tonton Charlie dit :

    Il faudrait plus de liberté à nos entreprises et moins de pression fiscale, ça favoriserait encore plus l’innovation.

    • Carin dit :

      A tonton charlie
      Moins de pression fiscale je vois bien… mais plus de liberté ?? Là je cale. Pourriez-vous développer ce point?

    • ScopeWizard dit :

      @Tonton Charlie
      .
      Heureux de vous retrouver , il y a un moment que nous n’ avons pas échangé ………. 🙂
      .
      Ça dépend à quelles entreprises vous faites allusion ; les PME et les TPE , oui assurément ! Les très grandes , beaucoup moins ……………
      .
      En aparté , alors , et ce projet de rentrer dans l’ Armée de l’ Air et de devenir pilote , où ça en est ?
      C’ est bien ce que vous souhaitiez , n’ est ce pas ?
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=eb_jp_NLC80

  4. Petros Mans dit :

    La photo avec le drone et le rafale est bien trouvée et illustre bien l’ironie sur pas mal d’expérimentation. En l’occurrence toute la mécanique s’accorde à dire que le projet ne sert à rien et en plus il ne se révèle pas fiable.

    • John dit :

      Lorsqu’il y a des développements, des innovations, la fiabilisation est l’un des défis. Mais vous ne pouvez pas conclure après quelques mois / années que c’est inutile…
      L’imagerie permet de vérifier tout l’appareil en peu de temps. Il y a la possibilité de bras articulés qui feraient le tour d’un avion… Mais comme chaque avion a des mensurations différentes, difficile de les utiliser.
      Le drone s’adapte parfaitement à tous les avions ! Et l’avantage est qu’avec un drone il est possible de faire de l’imagerie 3D et avec des référentiels installés dans les ateliers, il est possible de mesurer des déplacements non conformes impossibles de voir à l’œil nu. Il est aussi possible d’utiliser différents types de longueurs d’ondes. Et à nouveau, des fissures qui ne se voient pas à l’œil nu pourraient être repérées.
      Il ne s’agit pas de remplacer l’humain, mais de compléter son expérience avec de nouveaux outils.