Le Service de santé des armées aura recours à plus de réservistes et de contractuels pour tenir son contrat opérationnel

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

10 contributions

  1. Clavier dit :

    C’est ainsi que procède l’armée américaine ….les médecins étant une denrée rare, ils s’en remettent aux infirmiers en première ligne pas comme nous.
    Mais leurs médecins une fois convoqués ne peuvent guère se défiler….( revisionnez MASH )
    700 médecins pour combien de militaires en opération..? Même si la moitié en a épousé l’autre , ça en fait encore assez il me semble …

    • Ancien du SSA dit :

      Si votre culture du service de santé des forces se résume à MASH, je pense respectueusement qu’elle est un peu ancienne et que vous auriez pu vous abstenir… Pouvez vous m’assurer que plus de la moitié des officiers des armes et des services partent régulièrement en Opex ?

    • Marsouin.doc dit :

      Bonjour @ de Clavier

      Relisez l’article. Il y a 700 médecin au TOTAL (TERRE-AIR-MER-GENDARMERIE-BSPP-LEGION ETRANGERE) en métropole et en OPEX/MCD…..

      En OPEX , il y a en moyenne 1 médecin; 1 infirmier, 3 à 5 auxiliaires sanitaires en poste de secours pour 100 à 150 PAX en moyenne pour l’Armée de Terre.

      Il en manque donc…..
      En métropole, il y a le soutien des terrains/exercices, les incorporations, les visites médicales périodiques, les urgences quotidiennes, les consultations habituelles, l’entrainement, la formation/stage…… Le SSA ne s’ennuie pas.
      Bien cordialement

  2. Toupie dit :

    Faux, actuellement en mission longue durée avec mon épouse a Djibouti, voilà maintenant sept mois que nous attendons son contrat réserviste pour qu’elle puisse exercer en tant qu’infirmière alors que le centre médical interarmées manque cruellement de personnels infirmiers…pathétique l’administration française…vive Gilles et John

    • Xavier dit :

      IDE en réanimation dans un CHU, j’ai fait mes demandes pour entrer au SSA, j’ai relancé, relancé…
      C’est pathétique.

  3. fennec33 dit :

    Noel approche. On peut toujours rêver. Le recours aux réservistes ? Bien sûr mais sur quels postes ? Les OPEX exigent une longue préparation physique, mentale et technique. Cela demande du temps. Difficile de conjuguer les aspirations personnelles les impératifs professionnels et la réalité du quotidien. Il vaut mieux ne pas parler de la gestion actuelle des réservistes. Le recours aux contractuels mais sur quels postes ? La tentative récente en CMA est un échec. La perspective des expertises médicales en CMA n’attire pas foule. Les spécialistes hospitaliers ne se bousculent pas non plus tellement les contraintes organisationnelles sont grandes. C’est plutôt le SSA qui est venu à la rescousse en intégrant des équipes chirurgicales en milieu hospitalier publique. Ce dernier a aussi besoin d’orthopédistes, d’infirmiers de bloc, d’anesthésistes. Les carences actuelles sont la conséquence de l’injustice ressentie par le personnel du SSA lors du dernier rapport de la cour des comptes (les traitant de fénéants), la gestion calamiteuse du SSA avec sa réduction d’effectif menée en dépit du bon sens par le précédent DCSSA (avec l’aval des chefs militaires), la perte d’identité ressentie par les équipes chirurgicales intégrées (plutôt abandonnées) au service de santé publique (qui au passage se réjouit de récupérer ainsi des personnels performants). Même le mindef donne l’impression de ne pas voir dans le SSA des militaires à part entière. D’ailleurs le SSA était absent lors des dernières commémorations de la guerre de 14/18.

  4. unmedecindussa dit :

    Il faut revaloriser les carrières au sein du service de santé des armées. Et le premier plan est financier : un médecin militaire est bien moins payé qu’un médecin dans un hôpital public qui a de plus moins de contrainte, moins d’obligation et ne doit pas subir des mutations tous les quatre matins.
    Il faut sortir du principe des grilles indiciaires des militaires qui font qu’un capitaine de l’armée de terre touche au tant qu’un Médecin des Armées (équivalent capitaine) alors que le métier est différent, les études sont différentes, les responsabilités sont différentes et que la fonction publique rémunère mieux mes médecins (et ne parlons même pas du privée…)

    • fennec33 dit :

      N’importe quoi. L’herbe est toujours plus verte chez le voisin. Le capitaine va être responsable d’une compagnie qu’il doit préparer au mieux et conduire en opérations. Les responsabilités sont très différentes et ne doivent pas se juger à l’aune exclusive de la rémunération. Les médecins militaires ont une prime de qualification adaptée à leur spécialité. . Bien sûr que le métier est différent. Mais le parcours de formation l’est aussi. Les médecins militaires qui passent par l’école de lyon sont rémunérés pendant leurs très longues études. Cela est souvent oublié. Certains médecins civils peuvent également se voir financer leurs études. Le régime. C’est pour travailler en déserts médicaux. Le régime de retraite militaire (et la période des études fait partie du temps compté) permet une seconde vie professionnelle dans des conditions matérielles sereines ce qui n’est pas le cas de la fonction publique hospitalière. Alors quand on compte, il faut tout compter. Bien sûr que la fidélisation doit être travaillée par le SSA. Cela passera peut être par des mesures financières d’ailleurs pour le capitaine aussi. Mais aussi c’est la considération et la reconnaissance d’une spécificité et de la militarité du SSA par les armées elles-mêmes qu’il faut travailler.

      • unmedecindussa dit :

        C’est malheureusement avec des raisonnements comme ça que le SSA ne parviendra JAMAIS à recruter dans la réserve ou d’OSC… Si les rémunérations ne sont pas au minimum alignées sur celles de la fonction publique hospitalière, AUCUN médecin ne viendra signer son contrat de réserviste ou d’OSC.

  5. Ancien du SSA dit :

    Dans ma génération, les médecins recrutés déjà diplômés étaient nommés « recrutés latéraux », ils avaient fait leur service militaire et avaient pu être notés et leur comportement évalué. Il y en avait de moyens et aussi d’excellents… Je me souviens de l’un d’eux, devenu médecin général aujourd’hui retraité, que les médias reçoivent au sujet de son engagement pour la Syrie. S’il me lit, je le salue confraternellement. Mais si on recrute uniquement en CDD, je doute qu’on arrive à avoir ce type de personnalité !
    Quant-au recrutement d’infirmières de salles d’opération diplômées, il ne faut pas rêver, même dans les plus belles cliniques du privé il n’y en a pas, on a de jeunes infirmières très disponibles mais qui ne feront pas cela longtemps, le féminisme est passé par là et ce métier n’attire plus la jeunesse qui souhaite moins de contraintes !