Paris et Londres ont trouvé un accord « sur les grandes lignes » des travaux à mener pour le système de combat aérien futur

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27 contributions

  1. sergeat dit :

    J’espère que Macron va arréter sa soumission à l’Allemagne et choisir la coopération anglaise.

    • ScopeWizard dit :

      @sergeat
      .

      Je l’ espère aussi mais pour se faire encore faut-il que notre cher président soit capable de penser par lui-même et surtout , indépendamment du contexte budgétaire difficile , qu’ il ait la volonté d’ agir en totale impartialité , libre et indépendant de ses mouvements …
      .
      C’ est pas gagné …

    • John dit :

      Macron n’est pas soumis à l’Allemagne. C’est juste qu’il a plus ou moins les mêmes objectifs que le gouvernement de Merkel.

      Sinon pour cette histoire de UCAV, je vois très mal la France s’engager dans un quelconque programme de drone armé. Elle a plus de dix ans de retard par rapport aux Britanniques (la décision d’armer le Reaper était prise en 2017, mais il faut encore des années pour 1) la mettre en oeuvre et 2) utiliser cette capacité).

      Su point de vue de l’argent et des budgets (car c’est l’esssence même de la guerre), il sera plus difficile avec le Brexit, compte tenu de la cessation du libre-échange. Il faudrait négocier un traité a part, que pour la coopération sur l’armement. Mais les fonctionnaires britanniques sont déjà débordés. Ils ont 12 mois pour réinventer tout ce qui à été fait en 40 ans, et ils ni le personnel ni le temps.

      Theresa May a beau cacher ces difficultés, mais elles sont bien là.

      • Leum dit :

        Les accords de Lancaster House ont été réalisés hors Europe et fournissent le cadre de cette coopération.

        Et le nEUROn est un prototype certes mais un prototype armé.

  2. Titeuf dit :

    Ben dis donc Trappier tape dur sur l’allemand…..perso j’aime ça……

    • U corsu scemu dit :

      Tombé sur un long article en anglais passionnant sur dedefensa..en gros d ici que le f 35 soit opérationnel,le scaf sera déjà construit…..

    • ScopeWizard dit :

      @Titeuf
      .
      Disons que Trappier a sans doute compris et réalisé depuis un bon moment déjà que c’ est l’ avenir même de la construction aéronautique militaire française libre et indépendante qui se joue .
      .
      Si ces « voyous » ( vous allez comprendre ) d’ Airbus prennent le dessus , c’ en est probablement terminé et tout passera par des coopérations européennes plus ou moins pertinentes et fructueuses , en particulier avec une Allemagne au service des USA qui finiront par mettre leur nez partout puis s’ imposer !
      Et SAAB risque de prendre exactement le même chemin …
      .
      Il faut bien savoir qu’ Airbus est un colosse aux pieds d’ argile …
      .
      Déjà , sa situation est des plus délicates et ambiguës …
      .
      Je vous explique ; vous allez voir comme pelote de laine à démêler , ça vaut son pesant …
      .
      Hormis l’ important accord signé avec le canadien Bombardier l’ année dernière qui ne fait pas du tout les affaires de son concurrent Boeing , Airbus est dans la tourmente …
      Cet accord n’ est en effet finalement que peu de choses comparé à la tornade judiciaire qui menace de s’ abattre sur tout le groupe et en particulier sur son PDG , Tom Enders !
      .
      Pourquoi ?
      .
      Et bien parce que , ce qu’ il faut bien appeler aujourd’hui « l’ Affaire Airbus » , peut influer fort négativement à la fois sur les relations franco-allemandes mais également devenir une très grave source de conflit entre l’ Europe et les États-Unis d’ Amérique !
      Il faut savoir qu’ Airbus fait l’ objet de diverses enquêtes que ce soit en Allemagne , en Angleterre , en France , et dans d’ autres pays pour avoir versé des pots de vins afin d’ obtenir des contrats …
      .
      Tout commence en Autriche qui est le point de départ de toute cette affaire risquant de provoquer un grand déballage fort regrettable et fort peu souhaitable !
      .
      Alors , que s’ est-il passé et de quoi s’ agit-il au juste ?
      .
      Tout d’ abord , un peu d’ Histoire …
      Français et allemands décident de regrouper diverses activités dans les domaines de la défense et de l’ aéronautique d’ où la création en l’ an 2000 d’ EADS ( European Aeronautic Defence and Space company ) sorte d’ entité devant concentrer tout ce beau monde …
      Alors comme nous le savons , certaines de ces activités avaient déjà été développées en commun comme Eurocopter ou Airbus ; en revanche , d’ autres avaient fait l’ objet de partenariats extérieurs comme celui des italiens et des britanniques concernant l’ avion de chasse Eurofighter Typhoon dont les allemands assuraient le leadership , les britanniques et les missiles MATRA , etc …
      Pour en revenir au cas de l’ Eurofighter , en fait il s’ agissait d’ un partenariat complexe étant-donné l’ existence d’ un conflit d’ intérêts …
      .
      Quel était ce conflit d’ intérêts ?
      .
      Et bien historiquement , il faut savoir que EADS avait hérité d’ une participation à raison de 49% du constructeur Dassault dont le Rafale est on peut dire le principal concurrent de l’ Eurofighter Typhoon !
      Il avait donc été décidé et acté que EADS n’ interviendrait pas et laisserait Dassault mener sa propre politique , sa propre gestion ; parallèlement , la société Eurofighter restait hors du champ de gestion d’ EADS alors dirigé par les français … seulement attention , son pilotage était sous la responsabilité directe de l’ allemand Tom Enders et de deux de ses adjoints allemands eux aussi …
      .
      Et c’ est maintenant qu’ on va rigoler …
      .
      L’ Autriche lance un appel d’ offres pour un total de 18 avions de chasse … et à la surprise générale alors que le JAS 39 Gripen du constructeur suédois Saab était donné grand favori , l’ Eurofighter Typhoon le coiffe sur le poteau et rafle la mise …
      Stupeur ! et bientôt tremblements …
      À l’ époque déjà des bruits couraient chez Dassault et EADS sur la possible influence d’ une affaire de pots de vins ayant permis de remporter illégalement ce fameux contrat …
      .
      Et bien aujourd’hui nous savons que la rumeur était fondée !
      .
      Tom Enders et ses deux comparses ont en effet carrément monté des sociétés écran à Londres et à Chypre par lesquelles ont transité quelques dizaines de millions d’ Euros à la destination incertaine voire inconnue …
      Ironie ultime de l’ histoire , les allemands avaient demandé conseil aux équipes spécialisées dans les contrats « sensibles » à l’ international d’ EADS , à majorité françaises !
      .
      Par la suite , outre ce point de départ du contrat autrichien , et bien ce qui a été mis en place a servi à d’ autres opérations desquelles les mêmes allemands ont tiré les ficelles … une fois qu’ on y a goûté …
      .
      Évidemment l’ on aurait pu penser que ces affaires faisaient partie du passé , certes un passé peu glorieux , et que depuis , de l’ eau avait coulé sous les ponts au point qu’ elles étaient à présent mortes et enterrées , oubliées de l’ Histoire …
      .
      Que nenni !
      .
      Des individus forcément « bien intentionnés » mais pas forcément désintéressés les ont déterrées il y a environ deux ou trois ans !
      .
      Par conséquent , craignant de subir le même sort que certains grands groupes comme Alstom ou Siemens , l’ allemand Tom Enders , qui ne l’ oublions pas règne sans partage depuis plus de cinq ans sur EADS ( 10 juillet 2000 ) devenu Airbus Group ( 2 janvier 2014 ) , décide de prendre les devants et dans une sorte de « plaider-coupable » façon contre-feu , de porter lui même l’ affaire devant les tribunaux français , allemands et britanniques !
      .
      En gros , sa défense est la suivante : le groupe reconnaît avoir commis des erreurs par manque de vigilance envers certains de ses intermédiaires ; l’ une des conséquences en sera l’ éradication d’ une bonne partie des équipes du réseau spécialisé à l’ international , comme par hasard des français , à présent désignés comme principaux responsables de toute cette affaire ; sous-entendu , ce sont eux les méchants !!
      Dans le même temps , l’ ami Tom , a fait venir des wagons de juristes anglo-saxons , des cabinets d’ audit , dans l’ espoir que cette opération « mains propres » , véritable auto-dénonciation à la justice européenne sous forme d’ un sincère et vif « mea culpa » , serait suffisamment efficace pour empêcher une offensive bien plus redoutée et potentiellement redoutable , celle de la justice américaine !
      .
      Comme vous le voyez , l’ enjeu est colossal !
      .
      Airbus , et là on rigole beaucoup moins , risque ainsi fort de devoir des débourser des milliards de dollars d’ amendes en tout genre , et c’ est un minimum !
      .
      Toute cette pénible histoire affecte d’ ores et déjà les équipes commerciales d’ Airbus qui se retrouvent littéralement paralysées soumises aux procédures tatillonnes d’ une gouvernance à l’ anglo-saxonne qui stérilise les initiatives …
      En fait , en voulant se défausser de ses responsabilités sur le dos des français , Tom Enders prend déjà le risque de provoquer l’ ouverture d’ une crise gravissime entre Paris et Berlin car c’ est bien lui et ses adjoints qui sont les seuls et uniques responsables de la magouille du contrat autrichien et des dérives qui ont suivi !
      .
      Le président français , Emmanuel Macron , serait très préoccupé par cette situation ; si c’ est le cas , il a mille fois raison car une fois de plus l’ État français et son establishment ont failli …
      Et oui , à l’ instar de l’ Allemagne , l’ État français détient 11% d’ EADS devenu Airbus Group mais à la différence de cette dernière , il n’ a pas d’ administrateur direct ; seuls deux administrateurs ne représentant pas l’ État et n’ ayant vraisemblablement pas , de surcroît , actionné les signaux d’ alarme ou en tous cas pas à temps !
      .
      Mais le plus problématique , même si Tom Enders venait à sauter , viendrait des USA et plus spécialement de l’ avionneur Boeing pour qui toute cette affaire est pain béni !
      En effet , si la justice US se saisit du dossier , nous pouvons être sûrs et certains que nous irons à l’ épreuve de force !
      Il reste donc à espérer si la justice américaine venait à passer à l’ offensive que nous ayons nous-mêmes en réserve quelques dossiers compromettants sur les pratiques américaines dans les grands contrats militaires et aéronautiques en guise de contre-offensive !
      .
      Airbus , aux yeux de la France , de l’ Allemagne , de l’ Europe , est non seulement une grande entreprise d’ excellence pourvoyeuse de capitaux , de dividendes , de devises , de prestige , de rayonnement , de savoir-faire technologique et commercial de très haut niveau , mais c’ est aussi et surtout un symbole , celui d’ une Europe qui tient à exister face aux tentations monopolistiques des USA …
      .
      Bref , hors de question de perdre Airbus !

  3. wagdoox dit :

    Les Anglais aussi ont un problème actuellement et on ferait peut etre mieux de faire sans eux.
    Au moins pour le moment et tout spécialement sur ce sujet.
    Ils ont trois programmes de drones UCAV, un national dont les travaux continues, un avec les américains et un avec les français. Il y en a deux de trop. Et avec le Brexit je suis pas sûr que le français soit le plus favorisé. Le royaume uni voudra peut etre 100% du projet industriel pour lui meme, ou alors se tournera vers les US (en fonction de la réussite du F35).
    Dans le meme temps le programme sera beaucoup plus facile à mettre en place avec les anglais, il y aura peu d’exemplaires donc peu de travaille industriel et surtout pas de façon pereine (encore moins si on est seul), techniquement et financièrement ca fera des économies dont on pourrait avoir besoin plus tard sur le NG rafale.
    Bref continuons pour l’instant mais au moindre signe, il faut pouvoir retomber sur nos pieds par nous meme.

    • Fralipolipi dit :

      Oui, il faut absolument conserver le maximum de chances pour que ce drone UCAV Scaf se fasse avec le UK.
      Ils sont les seuls en Europe à avoir une connaissance sérieuse de la furtivité (sans doute complémentaire à la notre). Et leurs axes de recherches sont nombreux.
      Notamment sur celle d’un UCAV sans gouverne mécanique (donc plus discret) lesquelles seraient remplacées par des jets d’air comprimé (si j’ai bien compris).
      Bref, ils sont en avance, ils sont innovants. Ils ont des budgets concrets, ET une volonté politique qui ne laisse pas de place au doute.
      Sun un sujet hyper innovant (et stratégique) comme l’UCAV (et ses systèmes embarqués de dernière génération, AI comprise), c’est plutôt avec ce genre de partenaire qu’il faut s’associer.

      • Wagdoox dit :

        Non juste la volonté de crée une UCav ils l’ont mais avec qui c’est pas du tout claire. C’esr bien ça le problème.
        Ensuite j’ai assez d’entendre qu’ils auraient plus de connaissance que nous sur la furticite. On a la salle anechoique la plus grande d’europe. Ça veut dire quelque chose et en réalité on ne sait pas qui est le plus avancé dans ce domaine.

  4. Math dit :

    Les allemands nous ont souvent planté dans les coopérations militaires. On a fait le transal avec eux, succés. Mais qu’est ce qu’ils ont foutu sur l’A400M… Sur le missile anti-char du Tigre et sur le Tigre en général? Sur les satellites? Optique pour nous, Radar pour eux et puis finalement ils font aussi de l’optique… Que dire… Les anglais sont un peuple que l’on aime détester, mais qui sont un minimum sérieux dans leurs engagements. On aura un drone qui marche et on verra bien pour l’avion. La différence entre les allemands et nous, c’est qu’en France on sait faire des avions. On fait déjà les chars et on a pris leur fusil pourri. Ça suffit comme gage, non? Manquerai plus qu’on écoute Mr Hoke… Il ne me semble pas fiable.

  5. Myshl dit :

    Donc le choix serait de nous compromettre, de « consensuer » soit avec l’Allemagne, soit avec le Royaule-Uni.

    Mitterrand, reviens, ils sont devenus fous.

    Chercher les angliches et les teutons, s’est se résigner à la vassalité. Un UCAV nous savons faire. Un avion de combat nous savons faire. Et nous savons faire sans les angliches et sans les allemands.

    La compromission avec ces deux là ne vise qu’à ouvrir des marchés a priori , tout en sachant que les angliches iront voir ailleurs au moment de fabriquer, et les teutons pareil. Ils iront faire leurs courses aux USA.

    Il faut faire seul, en toute indépendance. Ou alors avec d’autres que les teutons et les angliches.

    Les calculs des décideurs sont industriels. S’ils réussissent nous auront de belles réussites industrielles, mais pas les matériels dont nous avons besoin.

    Qu’on consensu-ce pour les études je veux bien. Mais pas plus. Il faut produire français, nôtre marque. Dassault sait faire, je n’en doute pas.

  6. Carin dit :

    Les anglais n’etaient pas chaud pour continuer l’aventure SCAF avec nous! Intégrer l’Allemagne dans l’equation les a fait réfléchir…. d’autant que dans cette « aventure » ce sont les français qui apportent d’autres contributeurs..( voir la liste des pays ayant contribués au drone de dassault)… notre actuel président ,
    ( peut-être. sans le faire exprès ) a très bien joué son coup… parce que les anglais sont rentrés dans le rang, et les allemands ne vont pas tarder à en faire autant, et le tout aux conditions de la France et de dassault!!! Voilà mon avis.

  7. Dagobert dit :

    Il y a trois leçons à tirer de cet article.
    1- Sortir de l’union européenne n’isole pas celui qui l’a quitte. C’est bien de la propagande, comme beaucoup d’autres arguments pro européen qui versent parfois dans la prophétie apocalyptique.
    2- Les accords industriels se font par intérêts et non pas par volonté de construire un machin utopique ou personne ne s’entend; et comme personne n’est d’accord, alors: » c’est un puissant fédérateur extérieur qui décide » dixit De Gaulle. Il dénonçait les Etats-Unis.
    3- Le mythe du couple franco-allemand, le grand désappointement de De Gaulle. Encor de la propagande européenne. Dans la réalité les allemands n’agissent que pour leurs intérêts et pas dans l’optique d’une union, c’est pour cela qu’ils trahissent leurs engagements à notre égard. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/observation-spatiale-quand-l-allemagne-se-joue-de-la-france-760854.html.

    1500 d’histoire prouve que l’on a raison d’avoir foi en la France. De Gaulle 1942.
    Vive la France libre et souveraine.

    • Hermes dit :

      Le Royaume Uni a toujours sa propre monnaie, quid d’un départ de l’EU quand on a adopté l’€?
      .
      Sortir de l’union isole, ca c’est certains, prendre exemple sur l’UK pour démontrer ce point test totalement bête étant donné la particularité du pays au sein de l’union…

      • Wagdoox dit :

        Regardez la dette privé depuis l’adoption de l’ue. Aujourd’hui elle dépasse largement celle du publique mais chute. Il faudrait pas que les français réalisent que le pays a 300% pib en dette. Le ru c’est pire 440% mais pour les mêmes raisons financières.
        Le ru aurait put s’ouvrir au reste du monde mais a préféré se perdre dans une négociation pour rester dans le marché commun sans en avoir la carte.

    • tschok dit :

      Oui, oui, tout ça c’est très bien, mais vous n’avez pas la vision d’ensemble.
      .
      La France pourrait faire, sur un plan technique, à peu près tout ce dont elle a besoin. Bon, il y aurait des gros manques dans certains domaines, mais pour l’essentiel on arriverait à se démerder seuls avec un recours à l’importation limité à ce qu’on ne sait pas faire (et l’exposition aux risques qui va avec).
      .
      C’est sur le pognon que ça coince: on ne peut pas tout financer, seuls, en même temps. On n’a tout simplement pas la thune pour financer l’avion du futur, le drone du futur, le PAN du futur, l’hélico du futur, etc. Le futur est hors de prix, hors de nos moyens. C’est la technologie militaire, elle est comme ça, elle coûte de plus en plus cher de génération d’armes en génération d’armes.
      .
      Si on la joue en solo, façon sioux qui se retire sous son tipi drapé dans sa dignité souverainiste, il va se passer deux choses, qu’on veut éviter:
      – Comme on n’a pas assez de pognon pour tout financer, on sera obligé de faire l’impasse sur certains programmes, ce qui veut donc dire que les secteurs correspondants de notre outil militaro-industriel seront sacrifiés. Ceci n’est pas une hypothèse, cela s’est déjà produit avec notre secteur industriel armes légères.
      – Et il faudra recourir à des produits d’importation, pour répondre aux besoins qui ne seront pas couverts par notre propre industrie. Comme les abandons de compétences industrielles devront être importants, sinon, nous n’arriveront pas à concentrer les budgets sur les programmes de hautes technologies prioritaires, ces importations seront massives et porteront sur des équipements de plus en plus cruciaux, comme par exemple les AWACS.
      .
      Donc, la stratégie du Sioux drapé dans sa dignité, c’est bien pour la fierté nationale, mais c’est complétement con sur le résultat obtenu à moyen terme. Faut pas faire ça.
      .
      La porte de sortie: c’est la recherche de partenariats avec des pays alliés partageant suffisamment d’intérêts communs avec nous pour qu’on puisse passer des alliances industrielles fortes qui permettront aux uns et aux autres de mutualiser les ressources budgétaires à partir de synergies industrielles sur des programmes communs. Ainsi, on a une chance de préserver le maximum de compétences souveraines.
      .
      Maintenant si on veut se la péter vieux Sioux nostalgique de sa grandeur passée, qui se retire dans son tipi en grommelant « de Gaulle, souveraineté nationale, fuck le monde » on peut le faire, mais ça conduira au résultat que je vous dis.
      .
      Et, chuis navré d’avoir à vous le dire, mais there is no alternative. La seule chose qui soit négociable, c’est la façon dont nous allons faire ces partenariats avec des pays étrangers. Il est là le sujet.

      • Wagdoox dit :

        Sous Chirac le budget militaire était de 3% avec une telle somme on pourrait tout faire. Un budget de 63 milliards avec 7 milliards d’equipement, 7 milliards en salaire et infrastructures et 7 milliards en opex et r&d par armée. Encore 7 milliards pour nucléaire et on redresse l’armee Fr. Ne venez donc pas dire que c’est un problème d’argent mais de choix.

      • ScopeWizard dit :

        @tschok
        .

        Rien à voir avec une question de pognon ; il s’ agit ni plus ni moins que de volonté politique .
        Combien coûte l’ immigration ? Et si elle rapporte davantage qu’ elle ne coûte , combien rapporte t-elle ?
        Combien coûte le fraude fiscale ?
        Combien coûte la perte de notre souveraineté au profit de l’ UE ?
        Combien coûte la perte de pans entiers de notre industrie ?
        Combien coûtent la Mondialisation et les délocalisations qui vont bien ?
        .
        Déjà répondons ( si c’ est faisable ) honnêtement ( si possible ) en tenant compte du maximum de facteurs et nous en saurons bien davantage afin d’ émettre une opinion qui tienne un tant soit peu la route …

  8. themistocles dit :

    Et à partir que quel moment il est prévu que les anglais se retirent du projet pour suivre leurs propre programme ?

  9. so" dit :

    Faut absolument renoncer à la coopération franco-allemande dans le domaine de la défense car ils vont vouloir prendre le lead et spolier nos compétences industrielle militaire afin de rengréner les leurs. Et pis lorsqu’on ce qui se passe pour le futur drone européen lorsque la France voulait un monomoteur et que les allemands ont imposé un bimoteur ce qui va faire grimper significativement les coût de MCO.

  10. Berkut dit :

    T’as qu’à croire : les Britts se sont liés pieds et poings au JSF depuis les années 90, ils sont le SEUL « partenaire de rang 1 », avec un niveau d’accès et de transfert technologique absolument sans rapport avec l’Italie par exemple, Rolls-Royce qui est l’entreprise aéronautique numéro 1 (pas BAe) fabrique tous les ensembles VSTOL de tous le F-35B (100% des commandes UK, pas de « A » ou « C »), Sa Majesté aura bientôt le « Queen Elisabeth » et le « Prince of Wales » qui ne peuvent pas accueillir autre chose (concept partagé par les Italiens, les Japonais, l’Espagne…) et vue la durée de vie des rafiots et de cet avion furtif dont la mission est précisément l’attaque au sol, ils iraient investir dans un drone furtif parfaitement redondant auquel même l’US Navy a renoncé précisément pour cette raison (le drone embarqué US sera un ravitailleur/ISR) ? Ou alors dans un nouvel engin « multirôle » piloté également redondant ? Un remplaçant « pur intercepteur » du Typhoon ? Avec une Livre Sterling en train de plonger, un coût unitaire de F-35 qui ne cesse de grimper, une armée exsangue et un Pays qui vient de se faire jeter des prochains appels d’offre Gallileo pour cause de Brexit ? La couronne Britannique n’a ni amis, ni ennemis, que des intérêts, et ceux-ci sont parfaitement limpides vu les priorités du moment et ses engagements à long terme. Trappier a une posture logique face à la première économie d’Europe et la 4e du Monde, et qui semble vouloir monter à 2% de PIB (donc autrement plus que NOS 2% et davantage encore que ceux du Royaume-Uni) : la peur d’être bouffé capitalistiquement par un plus gros (Airbus), au demeurant pas nouvelle – et d’ailleurs en quoi la « culture » opérationnelle intéresse l’industriel du moment qu’il vend ses avions ? Mais voilà, tant que l’Allemagne n’a pas basculé dans le camp du JSF (ce qui ne saurait tarder si la Belgique le fait, notamment autour de la question nucléaire des B-61 modernisées) pour satisfaire un objectif clair et sans autre alternative – le remplacement des Tornado – il est encore temps de monter quelque chose auquel agréger la Suède et l’Espagne qui privilégieront les aspects industriels. On ne fera rien avec les Britannique, c’est juste des ronds de jambe et les accords de Lancaster un Torche-Bal pour Water-Closet. Et si on ne fait rien avec une Allemagne passée dans le camp du JSF, et bien l’avenir est facile à écrire (même Eric Trappier le dit, autour de la prétendue nécessaire « interopérabilité » qui se résume à devoir acheter américain) : un jour on arrêtera la production du Rafale, nos finances et nos politiques ne permettront pas de renouveler le « cavalier seul » de la fin des années 80, et le dernier avion de combat en production politiquement achetable sera le JSF. Un JSF avec des cocardes tricolores qui survolera les châteaux de la Loire et les vignobles chinois du Bordelais….Je doute même qu’il décolle du « Richelieu » en version C, mais plus probablement du Tonnerre, Mistral ou Dixmude…..

    • Hermes dit :

      Je n’ai même pas pris la peine de lire l’intégralité.
      .
      Le SCAF ne marche pas sur le terrain du JSF, en quoi l’un serait incompatible avec l’autre ? C’est plutôt totalement l’inverse.

      • Wagdoox dit :

        L’idee c’est pas qu’ils seraient incompatible mais qu’ils feraient doublons. C’est une perceptive très française et les anglais ne pensent pas de la même manière que nous. L’ucav c’est pour la raf en complément du typhon peut être un jour sur un Qe si jamais ils les transforment en catobar. En attendant la marine prendra le risque d’envoyer un F-35B la ou la raf enverrait plutôt un scaf. Et pourquoi depuis le CdG.

  11. MP3 dit :

    On croit rêver: on a le pognon pour développer non pas un mais deux aéronefs de combat???