L’opération Sentinelle « révisée » prévoit un dispositif « plus imprévisible », avec toujours 10.000 militaires

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24 contributions

  1. Polymères dit :

    Il est compliqué (et on le comprend) pour le gouvernement d’annoncer une baisse de sentinelle dans le contexte actuel.
    Pourtant sentinelle va bien baisser, il va bien se réduire, on joue sur les forces de réserves pour maintenir dans la communication les chiffres de 7000 et 10 000 hommes engagés alors que concrètement, la moitié des forces engagées ne le seront plus.Bien qu’on dit qu’il y aura des militaires affectés a des postes plus « souples », ces derniers qui viendront renforcés des événements exceptionnels et temporaires ne le seront jamais totalement, peut être 50 ici ou là pendant quelques jours, mais la plupart du temps ils feront ce qu’ils font toujours en caserne ou à l’entrainement.
    Sentinelle perd la moitié de ses hommes, il redevient petit à petit a ce qu’il était avec Vigipirate, se concentrant uniquement sur les gares, aéroports, zones très touristiques, sauf qu’il est un peu plus étendu.
    Oui Sentinelle se réduit, oui le gouvernement joue avec les chiffres pour cacher cette réalité, que ce soit pour les français, comme pour les « ennemis ».
    Le souffle d’air, il est enfin là, on peut se dire qu’avoir encore 3000 hommes déployés c’est trop, mais la pression ne sera plus la même et ça va se ressentir très vite.

  2. Robert dit :

    Ce sont plutôt les agressions, les provocations qu’ils subissent qui sont imprévisibles.
    En civil, en patrouilles rapides et discrètes, là ils seraient imprévisibles. Mais cette méthode, les BAC et autres PSIG la pratiquent déjà avec efficacité, une formation et des droits spécifiques.
    Qu’entend-on sur le projet de s’attaquer aux causes sociales et politiques de cette explosion récente de violence contre les forces de l’ordre et la société française?
    Ah, non, ça c’est pas prévu, idéologie progressiste et clientélisme électoral obligent.
    On devrait déduire les coûts occasionnés par Sentinelle des frais de campagne autorisés pour le pouvoir en place, puisque le vrai but inavoué est de servir à la propagande électorale de celui-ci.

    • MERCATOR dit :

      Vous voudriez répéter votre dernier paragraphe car je crois que vous avez, peut être,un début de syndrome paranoïaque, vous devriez consulter,cela se soigne très bien vous savez .

      • Robert dit :

        Mercator,
        Si c’est à moi que vous vous adressez, je m’exécute
        « On devrait déduire les coûts occasionnés par Sentinelle des frais de campagne autorisés pour le pouvoir en place, puisque le vrai but inavoué est de servir à la propagande électorale de celui-ci. »
        Vous pouvez développer votre réaction, que nous soyons édifiés par votre intelligence lumineuse.

  3. phil dit :

    Des missions aléatoires planifiées connu ni des élus ni de la population ? j’en salive d’avance ! comment maintenir un « secret » avec tous les niveaux hiérarchiques devant être mis au courant afin d’assurer le déploiement d’une unité ? Je plains d’avance l’unité en question qui va arriver dans une ville dont personne n’est informé , bonne chance pour les premiers jours vis a vis du logement et de l’alimentation , ils dormiront dans les camions comme en janvier 2015 ? Et Mme Parly parle d’amélioration des conditions ? Quel sketch !

    • MERCATOR dit :

      « Je plains d’avance l’unité en question qui va arriver dans une ville dont personne n’est informé , bonne chance pour les premiers jours vis a vis du logement et de l’alimentation , ils dormiront dans les camions comme en janvier 2015 ? »
      Mais c’est quoi cette armée de tafioles ? Moi, appelé pour les classes en 1968, on dormait dans des tentes, en plein mois de février dans la campagne sarroise , par moins 17 la nuit, et on mangeait des rations de combat avec pain de guerre et fromage en boite, il est vrai que nous n’étions pas volontaire , mais comme on avait 20 ans et bien on s’en fichait !

      • Jean Luc dit :

        Ah les anciens du gaz qui ont connu le service national… on vous l’a fait pas .
        Ca ne fait pas plus de 5 ou 6 ans voir plus que vous enchaînez 200 jours d absences par an, un divorce voir deux pour certains, des camarades mort ou blessés au combat en agha ou ailleurs. Vous n avez pas été au combat d ailleurs
        Alors le moi de mon temps …. un ton en dessous
        Et je permet de dire ca du haut de mes trois décennies sous l uniforme

        • MERCATOR dit :

          « Alors le moi de mon temps …. un ton en dessous »
          Déjà je ne vous autorise en rien à me parler sur ce ton nous n’avons pas gardé les cochons ensemble que je sache, et je m’en félicite pour ses pauvres animaux, d’autre part des professions où les gens sont absents de leurs domiciles plus de deux cents jours par an , il y en a plein , des camarades, morts ou blessés, dans la pêche maritime, le BTP, le Transport routier, l’industrie sidérurgique il y en a plus que dans l’Armée pour 1000 personnes/an et chaque fois que l’un d’eux vient à disparaitre il n’y a pas un communique du ministre des transports ou de la pêche ou de l’industrie ., ceci pour vous remettre les idées. D’ailleurs tout ceci ne concerne pas que l’armée mais notre société en général, génération d’assistés,  » cellule psychologique » pour le moindre bobos,en Algérie début 1962, j’ai vu dans les rues d’Oran plus de morts civils que vous n’en verrez dans votre vie, à l’époque ce sont les Gardes Mobiles de la Gendarmerie qui nous donnaient des coups de crosse ( j’avais 15 ans ) pour nous empêcher de porter secours aux blesses Français,et dans l’actualité, les événements de Saint Martin, 12 ou 15 morts je crois , la fin du Monde ! ça c’était le bilan d’un -après midi les jours de pluie dans Sidi El Bachir (St-Charles)

  4. minitel dit :

    « Il faut être plus imprévisible, plus discret… »
    Comme ce matin sur BFMTV à propos de l’agression d’un militaire de Sentinelle où l’on voit près du lieu de l’attaque un magnifique utilitaire peint en brun armée de terre siglé OPÉRATION SENTINELLE comme un véhicule de la caravane publicitaire du Tour de France.
    Une telle bêtise est confondante.

    • Lagaffe dit :

      Jusqu’à present on voulait qu’ils soient « visibles » pour être dissuasif.
      Sauf que ça marche pas alors maintenant on veut qu’ils soient « discret », c’est compliqué à comprendre ?

  5. CortoM dit :

    Personnellemenr je préfère l’originale: « La tactique du gendarme » de Bourvil.

  6. Myshl dit :

    Le réaménagement de Sentinelle est hypocrite avant que d’être lamentable.

    La manipulation fait fi de nos soldats, qui ne sont guère que des pions, que le gouvernement compte en dizaines, en centaines ou en milliers, mais jamais comme citoyens. Macron avait dit se préoccuper des familles de nos militaires…. Heureusement que les femmes, épouses, conjointes se bougent.

    Sentinelle va durer, continuer d’user nos soldats, véroler les engagements et les réengagements, pourrir la vie des couples et familles. Pourquoi?

    Parce que Paris a « gagné » les JO de 2024. Parce que d’ici-là la France continuera d’asservir les armées à des missions de présence, de figuration, tout pour faire beau.

    Vous voulez vous engager? Viendez, vous visiterez Paris et Marseille.

    • claude dit :

      ET alors ? Le monde entier s’est donné rendez vous à Paris. On y entend toutes les langues surtout africaines du nord, du centre et d’ailleurs. C’est comme là-bas t’inquiète.

  7. Auguste dit :

    Je continue a penser que les Militaires sont utiles pour rassurer,faire baisser la tension,l’angoisse de la population.Et on voit qu’ils sont utiles pour neutraliser les glinglins,qui sans leur présence,pourraient s’en prendre au premier venu.Tout en sachant que l’essentiel du travail,cellules,préparation d’attentats…etc se fait dans l’ombre.Collomb en a parlé,il a eu tort a mon avis.Moins on en dit,moins on angoisse la population,plus on est efficace.

    • claude dit :

      Faire baisser la tension… non! Ils sont pour certains une provocation et servent de paratonnerre tout au plus. Mais à quel prix et pour quels résultats? J’ai pas l’impression que ce soit très rentable et aucunement une solution au problème posé par l’islam en France.

      • Allobroge dit :

        Oui les militaires en uniforme sont une provocation ! Mais pour qui au final ? J’ai souvenir d’avoir eu des camarades félicités jadis pour n’avoir pas répondu à une provocation alors qu’en uniforme ils étaient agressés par des anti quelque chose de France ou venu d’ailleurs. Rien de nouveau sous le soleil si ce n’est qu’en France un militaire en uniforme excitent certains de plus en plus et que ça ne saurait durer ! Mais dans quel pays vivons nous ! J’ai souvenir aussi d’un général CEMAT je crois qui disait en son temps, porter votre uniforme et soyez en fiers, aux militaires affectés à Paris qui se dépêchaient de sortir en civils pour ne pas exciter certains là encore !. Est ce que ça va durer encore longtemps ?

  8. Robert dit :

    Â la différence des militaires français, les belges semblent avoir des syndicats ou quelque chose d’approchant et, visiblement, la musique ne semble pas être la même.
    https://www.youtube.com/watch?v=j82KwKOxb7o
    Qui dit vrai, qui dit faux ?

  9. Darryl dit :

    Tous les commentateurs de cet article n’ont rien compris.
    Quand la ministre parle de dispositif imprévisible, elle pense aux militaires pour qui la baise continuera de frapper de manière aléatoire et intrinsèquement injuste.
    A lire au second degré, quoique……..

  10. Pat dit :

    Que nos chefs militaires acceptent que nos hommes jouent au « paratonnerre » ça me surprend (je les croyais pus compétents) et ça me déçoit (je les croyais plus humains). On ne devrait y mettre que des généraux, sans arme, ce serait plus efficace et ça ferait de l’avancement.

  11. MD dit :

    Ce n’est qu’une partie de bonneteau . Tout un tas de ministres sont là pour expliquer que les nouveaux dispositifs seront plus efficaces : ils reconnaissent donc bien involontairement que l’ancien et l’actuel ne l’étaient pas . Il sera plus  »imprévisible » : donc tout ce qui se fait actuellement est trop rigide ; aléatoire, avec des :missions non prévues des élus, ce qui est une gentille manière de dire que certains ont de trop grande gueule, et permet d’éviter de dire que la sécurité exige qu’il vaut mieux se méfier de certains d’entre eux ( et pas seulement à cause de leur stupidité) . Etc…
    Dans tout cela, il y a une évidence : 10 000 militaires – fournis essentiellement par les maigres effectifs d’une armée de terre stupidement réduite à 66 000 hommes – ne sont pas suffisants pour assurer la sécurité intérieure de la métropole. Et on évite de supposer qu’on n’aura pas en même temps besoin d’eux ailleurs, ce qui est bien sûr démentis par les faits actuels . Et on veut cependant nous faire croire qu’on y arrivera avec seulement 7 000? Des méthodes ‘imprévisibles’ ? Historiquement, en ce qui concerne l’armée française, celles qui se sont révélées très efficaces en matière de contre-terrorisme en zone urbaine sont celles de la bataille d’Alger. À part l’armée britannique en Irlande du Nord, quelqu’un a-t-il une autre référence à proposer ? Est ce là la source d’inspiration de ces méthodes?

    • jean pierre dit :

      et maintenant les casbahs sont légion…

    • MERCATOR dit :

      Une histoire méconnue ! où l’on voit que le contre terrorisme n’est pas une affaire de militaire, mais de « services spéciaux  »
      Au début du mois de novembre 1961, la DST, assistée d’officiers de la préfecture de police, a mené deux grandes opérations anti-FLN à Paris. La première d’entre elles, le 4 novembre, qui fut largement reprise dans la presse, conduisit à l’arrestation d’Abderrahmane Farès et de deux collaborateurs français (François Baudrillart et Jean-Maris Licuti), en raison de leur rôle dans la centralisation de la collecte de fonds pour le FLN sur l’ensemble du territoire et dans le transfert de ces fonds à l’étranger…. Au cours de cette opération, la DST s’empara d’une masse de documents du FLN, et un grand nombre de ceux-ci furent transmis aux archives de la préfecture …. Tout aussi spectaculaire fut la vaste Opération Flore, au cours de laquelle, dans la nuit du 9 au 10 novembre, presque tous les chefs fédéraux pour Paris et la province, ainsi qu’un grand nombre de porteurs de valises français furent capturés, et une énorme masse de documents saisis.
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      Tout au long des mois de septembre et octobre 1961, au moment même des préparatifs et du déroulement du 17 octobre, la DST se lança dans une vaste opération de surveillance : des cadres du FLN et des sympathisants français furent pris en filature et mis sur écoutes téléphoniques ; leurs adresses et leurs contacts systématiquement recherchés. Dès les premiers jours de novembre, la DST était en possession d’un « organigramme » incroyablement détaillé du réseau, et dans la nuit du 9 au 10 novembre, avec l’aide de la préfecture de police, elle organisait des descentes simultanées dans plus de trente domiciles parisiens. Les suspects algériens et français arrêtés au cours de ces raids furent rapidement transférés dans vingt-huit pièces spécialement aménagées au quartier général de la DST et interrogés par des équipes d’officiers du renseignement… Très vite, la DST synthétisa la masse d’informations recueillies dans un document capital, le « Rapport d’ensemble de la DST », qui fut alors envoyé à Doustin, son directeur, le 14 novembre ; ce dernier en transmit à son tour une copie à Papon le 25 novembre, rapport d’ensemble de la DST, 14 novembre….
      Les historiens doivent se montrer prudents dans leur utilisation des archives de la police, mais dans ce cas précis, nous sommes solidement fondés à accorder quelque crédit aux principales découvertes de ce rapport. Premièrement, les informations de la DST sont issues d’une surveillance rapprochée quotidienne des principales figures du réseau, d’un compte rendu heure par heure de chacun de leurs déplacements et contacts sur la période allant du 22 septembre au 9 novembre. Deuxièmement, même si la plupart de ceux qui furent arrêtés refusèrent de fournir beaucoup de renseignements, la DST réussit à capturer l’un des principaux contrôleurs du FLN, B. H., afin de le soumettre à un « traitement spécial » : on le transporta dans le plus grand secret au Fort de Noisy, quartier général des Harkis, ou au Fort de Nogent pour être interrogé par une équipe du capitaine Raymond Montaner ; celui-ci avait été soupçonné de tortures systématiques d’Algériens au début de l’année 1961 …. B. H. – en tant que contrôleur de la Wilaya 1 (Paris sud) et 1B (Atlantique) – permit d’obtenir une vision détaillée du fonctionnement du FLN au plus haut niveau. Troisièmement, et cela est crucial pour l’historien, la police avait réussi à saisir une énorme quantité de documents internes du FLN écrits à la main. Un grand nombre de ces documents se trouve dans les archives de la préfecture – soit les originaux, soit des photocopies transmises par la DST, y compris des directives concernant la préparation du 17-20 octobre ainsi que des témoignages de militants hommes et femmes présents aux manifestations  La majeure partie des documents saisis dans la nuit…. Les archives de la préfecture de police, dans leur ensemble, éclairent donc d’un jour nouveau les activités clandestines des cadres du FLN et de leurs agents français durant toute la période des préparatifs et de la mise en œuvre du 17 octobre.

      • MERCATOR dit :

        Suite ::::

        ? Conclusion

        Pourquoi les historiens n’ont-ils pas décelé l’importance du réseau Zouaoui ? Pourtant, l’opération de police du 9 au 10 novembre 1961 n’est pas passée inaperçue aux yeux de la presse : Le Monde, sous le titre de une suivant « En Métropole. Une vingtaine des chefs FLN sont arrêtés », relatait la capture du chef de la « fédération de France du FLN » et la saisie d’une presse typographique clandestine, d’environ trois millions de nouveaux francs et de « documents qui constitueraient de véritables archives du FLN .. Le 12 novembre, Roger Frey, le ministre de l’Intérieur, déclarait devant l’Assemblée nationale que ces arrestations étaient le coup le plus décisif porté au FLN en France depuis le début de la rébellion. Il promit alors que la masse de documents saisis fournirait au pouvoir judiciaire les « preuves irréfutables » des assassinats par le FLN de leurs compatriotes algériens et mettrait au jour « l’origine des cadavres de musulmans trouvés dans la Seine » à la suite des événements du 17 octobre.

        Cependant, un certain nombre de facteurs conduisirent à une rapide occultation de l’Opération Flore. Le contexte politique de l’année 1961 constitue sans doute le plus crucial de ces facteurs : en effet, dès le 29 octobre 1961 les contacts avaient été rétablis entre la France et les représentants du FLN afin de reprendre ce qui allait être le dernier round des négociations aboutissant aux Accords d’Évian de mars 1962. Fin 1961, l’opinion publique avait les yeux rivés sur la possibilité de mettre fin à une longue guerre et sur le danger représenté par les campagnes de plus en plus violentes menées par l’OAS. D’autre part, bien que vingt-trois militants algériens et français du réseau Zouaoui aient été jugés devant le juge Chevalier et mis en détention dans les prisons de Fresnes et de La Roquette pour « complot contre l’autorité de l’État et atteinte à l’intégrité du territoire , cette affaire disparut de la scène publique. Le FLN comme le gouvernement français savaient qu’ils n’avaient rien à gagner, au moment décisif de la reprise des négociations, à un procès « spectacle ». Bien que nous manquions d’informations concernant le sort de tous ceux qui furent arrêtés au cours de l’Opération Flore, il ne semble pas improbable que l’amnistie de 1962 ait conduit à la libération discrète des prisonniers algériens, et que les porteurs de valises français, non couverts par cette amnistie, soient restés plus longtemps en détention… Il n’est alors pas surprenant que la recherche historique contemporaine sur le 17 octobre 1961 n’ait pas saisi toute la signification des arrestations du 9 et 10 novembre.

        L’ouverture des archives de la préfecture de police permet de mieux comprendre le fonctionnement interne de la fédération FLN de France, et en même temps de décoder, en la replaçant dans son contexte, la très importante correspondance parue dans Sou’al. Il est clair que les processus qui présidèrent à l’organisation des manifestations d’octobre furent très complexes. Même si Harbi et Meynier accusent le comité fédéral, du fait de son style autoritaire de commandement, d’avoir enterré le dialogue politique et entraîné de ce fait la marginalisation des émigrés algériens en France avec les conséquences terribles que l’on connaît, en réalité, les consultations entre le comité fédéral et les leaders parisiens avaient été très nombreuses. L’organisation parisienne (le chef fédéral et les trois RC) révèle, d’autre part, un aspect jusqu’alors inconnu de la structure générale du FLN : la France métropolitaine tout entière fut placée, entre fin 1960 et 1962, sous le contrôle d’un appareil hautement centralisé. À ce jour, il y a eu peu de recherches concernant l’histoire du FLN en province, mais tout travail futur sur la structure globale de la fédération de France devra tenir compte du fait que, dans les dernières phases de la guerre, le territoire tout entier était contrôlé depuis Paris.
        Traduit de l’anglais par Bruno Poncharal

        • Robert dit :

          Le FLN a donné des chiffres faux des victimes, comptabilisant les morts des règlements de compte entre algériens, poignardés ce qui n’était pas la méthode de la police.
          J’ajouterais qu’il existe toujours une structure de contrôle FLN sur les algériens en France, elle s’appelle amicale des algériens en Europe.
          Voici ce qu’en dit le blog de Bernard Lugan, sources à l’appui.
          Après l’esclavage, le 17 octobre 1961… La coupe de la repentance déborde
          En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961 [1], François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!

          Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

          Il est possible d’affirmer cela sans crainte d’être démenti car :

          – En 1998, le Premier ministre de l’époque, le socialiste Lionel Jospin, constitua une commission présidée par le conseiller d’Etat Dieudonné Mandelkern qu’il chargea de faire la lumière sur ces évènements. Fondé sur l’ouverture d’archives jusque là fermées, le rapport remis par cette commission fit litière des accusations portées contre la police française [2]. Or, ce rapport consultable sur le net n’a visiblement pas été lu par François Hollande.

          – En 1999, Jean-Paul Brunet, universitaire spécialiste de la période, publia un livre extrêmement documenté qui démontait la thèse du « massacre » du 17 octobre (Brunet, J-P., Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961.Paris).

          – En 2003, le même Jean-Paul Brunet publia un nouveau livre (Charonne, lumière sur une tragédie.Paris) dans lequel il démontrait que le prétendu « rapport de police » faisant état de 140 morts le 17 octobre, document qui sert de point de départ à J.L Einaudi, auteur du livre sur lequel repose toute la manipulation (Octobre 1961, un massacre à Paris), n’a jamais existé.
          Reprenant la liste des morts donnée par Einaudi, il montre également que la majorité des décès remonte à des dates antérieures au 17 octobre et il prouve que ce dernier a manipulé les chiffres, additionnant les cadavres non identifiés reçus à l’Institut Médico Légal au nombre des disparus et même (!!!) à celui des Algériens transférés administrativement en Algérie après qu’ils eurent été arrêtés le 17 octobre. Il montre enfin qu’Einaudi a compté plusieurs fois les mêmes individus dont il orthographie différemment les noms…
          Monsieur Hollande pouvait-il ignorer tout cela ? Si oui, la nullité ou l’aveuglement militant de ses conseillers laisse pantois.

          Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

          – Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).
          – Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
          – En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

          Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!

          Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :
          – Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
          – Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
          – Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

          Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!!
          D’autant plus que le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 » [3], nous apprend que du 1° au 30 octobre 1961, sur les 90 corps de « NA » entrés à l’Institut Médico Légal, la plupart étaient des victimes du FLN.

          Plus encore, pour toute l’année 1961, 308 cadavres de « N.A » entrèrent à l’IML, la plupart ayant péri dans la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Ainsi, au mois d’octobre 1961, sur les 34 cadavres de « N.A » retirés de la Seine ou de la Marne, notamment aux barrages de Suresnes et de Bezons puis conduits à l’IML, la quasi totalité étaient des harkis, des partisans de la France ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. La police française n’est pour rien dans ces noyades.

          François Hollande devra donc rendre compte au tribunal de l’Histoire car il a couvert de son autorité un mensonge, une manipulation, un montage grossier qui va être utilisé contre la France par ceux que son ministre de l’Intérieur a qualifiés d’ «ennemis de l’intérieur ».
          Bernard Lugan (Le blog officiel de Bernard Lugan, 17 octobre 2012)
          Notes :
          [1] Voir à ce sujet le dossier spécial de l’Afrique réelle, novembre 2011 intitulé « Pour en finir avec le mythe du « massacre » des Algériens à Paris le 17 octobre 1961».
          [2] « Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 ». Rapport établi à la demande du Premier ministre, M. Lionel Jospin et remis au mois de janvier 1998 par M. Dieudonné Mandelkern président de section au Conseil d’Etat, président ; M. André Wiehn, Inspecteur général de l’administration ; Mme Mireille Jean, Conservateur aux Archives nationales ; M. Werner Gagneron, Inspecteur de l’administration. En ligne.
          [3] Voir l’Afrique réelle, novembre 2011.
          Pour en savoir plus :
          – Brunet, J-P., (2002) « Enquête sur la nuit du 17 octobre 1961 ». Les Collections de l’Histoire, hors série n°15, mars 2002.
          – Brunet, J-P., (2008) « Sur la méthodologie et la déontologie de l’historien. Retour sur le 17 octobre 1961 ». Commentaire, vol 31, n°122, été 2008.
          – Brunet, J-P., (2011) « Combien y a-t-il eu de morts lors du drame du 17 octobre 1961 ? ». Atlantico, 17 octobre 2011.

          http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Ce-qui-s-est-passe-le-17-octobre-1961-entre-30-et-170-morts-570448