Les opérations extérieures mettent la maintenance du matériel à rude épreuve

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Actuellement, les forces françaises sont engagés dans quatre opérations extérieures (OPEX) majeures, dont Sangaris en Centrafrique, Barkhane au Sahel, Chammal en Irak et en Syrie et Daman au Liban, dans le cadre de la Finul.

Comme le souligne la députée Marie Recalde (PS), qui redigé un rapport sur les conséquences des OPEX sur le Maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels avec son collègue Alain Marty (LR), le « rythme et l’intensité de nos engagements se sont considérablement accrus depuis les années 2010 » et ce « niveau d’engagement, inédit, dépasse le modèle décrit par le Livre blanc » sur la Défense et la sécurité nationale (LBDSN) de 2013.

Et le matériel est d’autant mis à rude épreuve que les conditions de leur utilisation sont nettement plus exigeantes qu’en Europe, avec des chaleurs élevées (jusqu’à 60°c sur certains théâtres), des terrains difficiles et abrasifs (sable abondant, poussières, roches coupantes, etc…). Cela entraîne, par exemple, une surconsommation des moteurs d’hélicoptères.

Qui plus est, à ces conditions difficiles, il faut ajouter des nécessités opérationnelles qui supposent aussi une consommation accrue du potentiel. Les avions de combat de l’armée de l’Air utilisent ainsi davantage la postcombustion en opération et emportent une charge maximale par rapport aux spécifications du constructeur.

Autre exemple, au Mali, un Véhicule de l’avant blindé (VAB) peut parcourir jusqu’à 1.600 km en une semaine contre seulement 400 km par an en métropole.

vab-20151212Et c’est sans compter sur les « dommages de guerre » et les accidents, qui ont détruit, comme le rappelle M. Marty, « 60 véhicules terrestres » entre fin août 2013 et début mars 2015. Mais ce sont « les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque qui subissent les plus lourds dommages au cours d’actions de feu », précise-t-il.

Malgré ces difficultés, le taux de disponibilité des matériels engagés dans ces opérations est au plus haut, atteignant les 90%. Mécaniciens et logisticiens arrivent à faire des miracles…

Mais là où les choses se compliquent sérieusement, c’est au moment du retour de ces équipements en métropole, d’autant plus qu’il faut continuer à assurer la maintenance de ceux encore engagés en opération. Et cela n’est pas sans conséquence sur l’entraînement des forces, en raison d’un manque de matériel, ce dernier étant, en plus, prioritairement affecté aux opérations extérieures.

« La remise en état des matériels rentrés d’OPEX est plus longue, plus lourde et plus coûteuse du fait des conditions d’engagement extrêmes », avance M. Marty. Ainsi, la régénération d’un char AMX-10 RC représente 676 heures de travail pour un coût évalué à environ 190.000 euros.

En outre, la remise en état n’est pas toujours possible. Pour l’armée de Terre, le nombre de véhicules bons pour la casse a triplé depuis 2013, avec une petite trentaine par an rendus inutilisables.

Et environ 17% du parc désengagé a été purement et simplement éliminé, en raison de la vétusté des véhicules ou du coût, jugé trop important, pour leur remise en état.

S’ajoute à cela les déflations d’effectifs qui ont affecté le soutien des armées pour des raisons comptables. « Selon le directeur central de la SIMMAD [ndlr, Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère la Défense], 20 appareils de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) sont, de manière chronique, en attente de techniciens pour assurer la remise en état des équipements et reconstituer leur potentiel ». Un exemple parmi tant d’autres…

D’où un effort particulier qui doit être fait dans ce domaine. « Le renforcement des effectifs de soutien nous paraît particulièrement important. Lorsqu’on analyse les conséquences des déflations d’effectifs opérées entre 2008 et 2015, (…), on arrive à 8.700 supprimés au niveau des MCO aéronautique et terrestre. Aujourd’hui, on constate de fortes tensions sur certains territoires et en OPEX », a souligné M. Marty lors de la présentation de ce rapport.

Et d’ajouter : « L’arrivée de nouveaux matériels très technologiques et hyper-connectés nécessitera à l’avenir le recours à des maintenanciers d’un haut niveau technique », notamment avec le programme Scorpion de l’armée de terre et l’arrivée des frégates multimissions « dont les logiciels nécessaires à leur fonctionnement comprennent quelque 120 millions de lignes de code informatique ».

Aussi, a conclu M. Marty, « en plus des équipes de soutien compétentes pour la maintenance traditionnelle, les forces auront sans doute besoin de véritables ingénieurs militaires au sein de la chaîne MCO, lesquels relèveront des catégories administratives supérieures les plus coûteuses » en terme de masse salariale.

Même si des efforts ont été consentis, notamment au niveau des crédits d’Entretien programme des matériels (EPM), le rapport de Mme Recalde et de M. Marty avance quelques pistes pour améliorer ce qui peut l’être en matière de MCO.

L’une d’entre elles consisterait à « modifier la procédure du décret d’avance OPEX pour assurer un financement ‘au fil de l’eau’ et une plus grande réactivité face aux besoins opérationnels ».

En fin d’année, le dépassement des surcoûts liés aux OPEX fait l’objet d’une loi de finances rectificative. L’idée serait donc de rendre le décret d’avance OPEX semestriel, voire trimestriel.  »

« Cette simple modification de la procédure n’aurait que des vertus et ce, sans dépenser un euro supplémentaire. Elle permettrait, d’une part, d’assurer le financement des priorités en OPEX et, d’autre part, de ne plus ‘cannibaliser’ les ressources nécessaires au soutien en métropole. Elle n’aurait aucune incidence sur le solde budgétaire, et elle permettrait, enfin, de rendre plus efficace les procédures de contractualisation des marchés. En effet, certains sont lancés en urgence, en fin d’année, une fois les ressources du décret d’avance rendues effectivement disponibles », a fait valoir Mme Recalde.

Enfin, une autre recommandation serait de « dégeler au moins partiellement la réserve de précaution dès le début de l’année », dont le montant est de 1,63 milliard d’euros pour la mission Défense. « Ce mécanisme budgétaire est nécessaire au pilotage de la dépense publique. Mais le recours à la réserve ne doit pas se traduire par des tensions opérationnelles pour nos forces, alors que les pouvoirs publics exigent d’elles un engagement sans faille encore renforcé par les événements tragiques que vient de connaître notre pays », a expliqué la députée.

51 commentaires sur “Les opérations extérieures mettent la maintenance du matériel à rude épreuve”

  1. Actuellement seul les États Unis et à la rigueur la Grande Bretagne ont les moyens de continuer à mener des opérations de guerre à long terme et avec des moyens suffisants .
    La France est dans une situation très préoccupante puisqu’elle doit assumer des menaces et des opérations militaires plus lourdes que la Grande Bretagne avec des finances médiocres et qui le seront de plus en plus du moins à court et moyen terme .
    Pourquoi ne pas expliquer aux français que l’état ne peut plus assurer leur defense et instaurer une sorte de « TVA défense  » sur certains produits ou une taxe plus simplement.
    Bien expliqué, ça sera compris . Il suffit de 5 à 10€ par ans par français .

    1. Alors qu’on a clairement changé de braquet d’un point de vue menace, on n’a toujours pas changé de braquet côté moyens alloués à la défense…
      Nos dirigeants sont nuls.

      1. MP3
        Vous dîtes qu’on a pas changé de « braquet »? pourtant on est bien passé d’une politique de réduction a une politique de baisse de la réduction puis désormais a une politique d’augmentation.
        Si vous pensez que la seule chose crédible c’est d’augmenter en 1 an de 10 milliards le budget de la défense, vous pouvez attendre longtemps.Tout se fait progressivement, petit à petit, a vous lire on dirait qu’on vient d’entrer en guerre contre l’armée rouge et qu’on doit booster le budget en conséquence.Dîtes moi si Daesh est une menace qui nécessite plus de moyens que l’armée rouge?
        Le budget 2016 est en augmentation de 3,7% par rapport a 2015 et non ce n’est pas la conséquence d’une inflation de 0,1%…

        1. Oui je confirme on n’a pas changé de braquet.
          A l’époque de la guerre froide la dépense c’était 3% du PIB.
          On est toujours largement sous les 2% et je considère qu’au regard de la menace et de nos ambitions c’est ce chiffre qu’il faut rallier, le plus tôt possible.

          1. A l’époque de la guerre froide on peut aussi dire que notre budget était insuffisant ,les USA dépensait presque 8% de PIB et nous on est jamais arrivé a un certains 4% juger essentiel à cette époque .Aujourd’hui on est à 1,5% sans gendarmerie et les USA entre 3 et 4 ,donc pas grand chose n’a changé en fait et la menace actuelle n’est pas du même ordre capacitaire ,très loin de là d’ailleurs ,au niveau militaire bien sur .

          2. Pour être un peu précis, aujourd’hui on est à 1,7% tout compris alors que les recommandations de l’OTAN serait de 2% hors gendarmerie et dissuasion nucléaire !
            Au moment de la guerre froide, 3% était la norme, mais là, la dissuasion et la gendarmerie en faisaient partie.

    2. La Grande-Bretagne vous dites? La GB qui a sabré encore plus fort que nous son budget défense, qui a abandonné des capacités. Vous vous trompez lourdement sur la Grande-Bretagne qui d’ailleurs a aussi d’énormes difficultés financières, même si c’est compensé par une meilleurs croissance que nous.
      Actuellement la France a un potentiel militaire supérieur aux britanniques.

      1. On verra dans 15 ans . Et même aujourd’hui on est pas au dessus mais chacun à ses lacunes on va dire …
        Avec 10% de PIB en plus et une autre culture « defense  » , y’a pas photos .
        Au delà des 2 PA, avec probablement un en réserve , ils vont créer deux brigades de 5000 hommes .
        Il serait urgent d’en créer une demi en France et on peut toujours se brosser …

      2. « La GB a sabré encore plus que nous son budget défense  »
        Le budget du RU de défense est toujours resté bien supérieur au notre depuis pas mal d’années , surtout si l’on regarde de la manière dont il est dépensé par poste ,après cela ne veut pas forcement dire qu’il est mieux employé ,certaines lacunes actuelles laisse a penser que non .

    3. Pas besoin de taxe supplémentaire. Par exemple, il y a 33 milliards d’euros par an prélevés sur les entreprises au titre de la formation continue. C’est géré par les syndicats, autant dire que les 3/4 de ce budget ne servent pas à grand chose. Il suffit d’en rediriger le tiers vers la défense. Mais en disant cela, on va se mettre les syndicats à dos ….

      1. Chasseur président! Chasseur président!
        J’aime beaucoup les « il faut », « il suffit », « on a qu’à qu’à »,… Tout semble si facile au final, je pense que je vais me lancer dans la campagne de 2016…

    4. Ah bon , la GB apte à mener …?
      Moi je crois plutôt qu’actuellement ce n’est pas le cas parce que les armées de ce pays sont sorties exsangue du bourbier Afghan et qu’elles n’ont plus actuellement cette capacité d’intervention notamment pour leur armée de terre – Leurs désengagement va durer un moment, celui de se refaire une santé matérielle et humaine.
      Notre armée de terre est actuellement en train de subir le même effet d’attrition dans le bande sub saharienne particulièrement « abrasive » et il reste a esperer que la gestion de la MCO des unités soit la plus efficace possible pour ne pas se retrouver dans la même impasse que les brit’s

      1. Lors de l’invasion de l’Irak les anglais ont mobilisés 35000 hommes , en Afghanistan 9 à 10000 sur le long terme . Et parfaitement équipés . Nous ne pouvons pas déployer plus de 4000 hommes sur le long terme correctement équipés à mon avis .

  2. Il faudra bricoler et jongler pendant encore combien d’années avant de se décider à affecter d’office 2% du PIB à notre défense dans les budgets, comme la France s’y est engagée par traité ?
    Si ce rapport met en exergue les problèmes de maintenance et d’attrition du matériel des forces engagées dans les opex, l’insuffisance de moyens est désespérante dans tous les secteurs sans exception.

  3. Cela fait 15 ans, au moins, que le VAB, par exemple mais il y en a tant d’autres désormais, aurait dut être remplacer.
    Le plus incroyable c’est qu’après 20 ans de gabegie presque sans discontinuer et de grand n’importe quoi, certain (e)s semblent découvrir la lune !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Atterrant.

    1. Non, normal, un bon politicien découvre toujours avec étonnement les résultats de ses décisions passées qu’il s’empresse d’affecter à quelqu’un sauter en promettant que demain ce sera différent et qu’il s’y engage personnellement…
      Toute référence avec des discours de récente circonstance ne sait que fortuite…

  4. Si le taux de disponibilité est élevé en opex, c’est principalement en raison de la livraison prioritaire des pièces de rechanges.Bien évidemment les personnels en opération doivent tenir des engagements et arrivent a les tenir dès lors qu’ils reçoivent les pièces.
    Mais comme l’indique la fin de cet article, il reste encore des problèmes de financements pour obtenir ces pièces.Il est certain qu’obtenir une enveloppe trimestrielle plutôt qu’annuelle permettra d’améliorer grandement la rapidité des livraisons, évitant de devoir comme il est écrit, d’avoir une sur-dotation des parcs pour pouvoir piocher des éléments dans des véhicules en attente d’approvisionnements.
    En métropole, le besoin en véhicules ne demande pas une disponibilité proche des 100% mais simplement pour répondre a un besoin d’entrainement et d’alertes.Un véhicule qui casse peut attendre des mois avant d’obtenir la rechange nécessaire, ce sont ces délais qui plombent la DT.
    En augmentant le budget pour permettre l’obtention des pièces rapidement, la maintenance irait beaucoup mieux.
    La réduction en personnels n’est pas la cause de cette chute, car cette réduction suit une évolution de réduction globale du nombre de matériel a soutenir , mais également par une externalisation de la maintenance au niveau national.Prenons le cas du VBCI ou Nexter assure l’essentiel des réparations, des modifications sur l’ensemble du parc en France.
    .
    Comme pour tout les autres services, tout le monde sent qu’on est dans un moment ou on fait des choses pour la défense, que c’est le moment de déposer ses plaintes afin d’obtenir quelques gains.
    Après l’armée de l’air, la marine, l’armée de terre dans les grands ensembles, on a le droit au service de santé, a la maintenance, bientôt les essences, le commissariat, la DGA et tout ceux qui ont peur de se faire oublier au profit de la seule FOT.
    Ces deux députés sont les portes paroles des régiments présents sur leur territoire.Si monsieur Marty prend parti pour les hélicoptères c’est que Phalsbourg et son RHC se trouve dans sa circonscription tout comme la BA 106 se trouvent dans celle de Marie Recalde dont la SIMMAD y est implanté.Ces deux députés font donc un combat pour leur région avant de faire un combat pour le bien des armées, ce ne sont pas les seuls.
    Bien sûre il faut se dire que tant mieux, certains politiciens bougent et bien sûre que si cela permet de faire avancer des choses, c’est positif.Mais il n’empêche que c’est un moyen détourné d’une politique locale et non une volonté de renforcer l’armée dans sa globalité.
    Tout le monde et tout les services des armées devront convaincre les politiciens, même si ces derniers pensent avant tout a leurs intérêts, ce sont quand même eux qui décident de tout et sur lesquels il faut compter pour avancer.

  5. C’est moi ou le véhicule de la photo est en bois ?
    et après on s’étonne de l’entretien nécessaire du matos 😀

  6. « Pourquoi ne pas expliquer aux français que l’état ne peut plus assurer leur defense et instaurer une sorte de « TVA défense » sur certains produits ou une taxe plus simplement ».

    et pourquoi ne pas leur dire que les migrants vont toucher plus de 1000 euros pendant 6 mois, et ensuite auront droit au rsa….
    beaucoup de Français ayant cotisés n’en ont pas autant.
    cela financerait nombreuses pièces de rechange…

    1. On peut discuter longtemps à la française ou être efficace .
      J’ai entendu une bonne idée d’un élu: 1 milliards de voyages SNCF et transport en commun en France chaque année .
      Vous imaginez 20 centimes d’euros de taxe défense sur les billets TGV déjà à un prix astronomique ?

    2. laissons les français tranquilles , ils n’aiment pas le changement , ils l’ont encore prouvés ce soir . les Français aiment bien être dans la merde et y rester …

  7. @Tom
    La couleur bois c’est simplement la peinture jaune sable située sous la blanche !La rouille a fait le reste …Visiblement celui-là a dû rencontrer un IED ou une mine à billes …

  8. Les plus anciens d’entre nous connaissent bien ces matériels VAB …Pour ma part trois générations ont servis dessus !…Habitué du désert ,le sable ne fait pas de cadeaux à ces matériels ,le manque de pièces et la cannibalisation ne sont pas d’hier .!..J’ai même connus des véhicules blindés servir de blockaüs semi-enterrés, sans leurs roues ,les balanciers ayant servis à réparer les autres …
    Nos mécaniciens ,sont de loin les meilleurs qui puissent exister !et cela depuis toujours !…
    Mal récompensés ,élagués dans les effectifs par la LPM ,l’attrait de salaires civils plus confortables ont fait le reste …le besoin de souffler vis à vis leurs familles aussi !
    Nos Armées sont » rodées » aux opérations en » non-stop » ,mais l’usure des matériels flagrante va forcément réduire nos possibilités ( celle des personnels aussi )! L’armée de terre fait avec ce
    qu’elle a ,les autres Armées aussi !
    La France ne peut plus faire davantage les budgets sont trop serrés !
    Nos députés font ce qu’auraient dû faire la « schtrasse » qui a joué la grandes muette durant quarante ans !…

  9. La maintenance dans l’armée de l’air ou la marine nationale est mieux prise en compte pour une raison très simple : on ne peut accepter qu’un hélicoptère ou qu’un avion s’écrase pour un problème de maintenance, ni qu’une frégate coule ou se retrouve immobilisé en pleine mer.
    Un VAB en panne s’arrête sur le bord de la route et ça ne comporte que peu de risque… sauf si ça arrive en plein désert, au contact avec l’ennemi, d’où la priorité aux OPEX.

    1. « La maintenance dans l’armée de l’air ou la marine nationale est mieux prise en compte pour une raison très simple »
      Commentaire étonnant ,ils vont être content mes collègues terriens !car vous savez ,un Vab d’une dizaine de tonnes en panne cela peut effectivement s’arrêter mais aussi provoquer un accident de circulation très grave .

      1. Je ne critique pas l’armée de terre qui fait avec le peu de moyen dont elle dispose mais un accident grave de VAB, ce qui miraculeusement (et heureusement) assez rare, ne sera jamais aussi médiatisé qu’un crash aérien par exemple. D’où une répartition dans l’affectation des budgets de maintenances au profit de l’armée de l’air et de la marine au détriment de l’AdT.

      2. Les règles ne sont pas les mêmes entre un matériel aérien et un matériel sol. La traçabilité, la navigabilité (mais c’était déjà comme cela avant l’apparition de cette dernière),…entre autres, imposent des contraintes énormes en terme de maintenance. Allez aux infos chez vos camarades « bérets bleus ». Ils vous expliqueront. Cordialement.

        1. La traçabilité et la navigabilité …je ne vois pas trop ce que cela vient faire ici ,et il y aurai beaucoup à en dire si vous avez aussi connu avant !
          Mais bon,dans mon cas j’ai mal interpréter le commentaire de Lagaffe qui voulait justifier le niveau de répartition des budgets de maintenance entre arme .

  10. Un emprunt défense ou deux milliards de plus par an pendant quelques années résoudrait une partie du pb notamment investissements vitaux mais on préfère claquer notre fric dans la démagogie écologique et les autres accueils migrants…mais il faudrait d autres dirigeants et on va garder les mêmes voire pires…

  11. Le second Vab a roulé sur une mine ?
    Pour le premier Vab c est le blindage actuel ?
    J espère qu il n y a pas eu de mort ou blessé grave.

  12. J’ai hâte de voir nos futurs ingénieur militaire ,quand on voit déjà l’efficacité des grands diplômés de nos armées .Pour le reste on pourra tourner le problemme dans tout les sens ,les budgets opex et maintenance sont encore trop sous dimensionné pour un pays qui s’engage dans le monde entier depuis de très longues années .Ajouter à cela une gestion du personnel technique et logistique pour le moins hasardeuse depuis 10 ans ( en tout cas dans ce que je connais ,c’est a dire l’ AA ), et vous avez cette situation actuelle ou se mêle de très haut niveau de complexité et de qualité des missions(malgré les sarcasmes de certains) ,mais en gardant cette impression de « bordel » plus ou moins organisé.

    1. C’est pas un problème de compétence de la hiérarchie, c’est un problème de budget.
      Quand le budget est insuffisant, il faut faire des choix pour limiter la casse.

      1. Désolé MP3 ,mais vous vous trompez ,c’est comme en sport vous pouvez avez avoir les meilleurs joueurs sur le papier et fournir un jeu insuffisant et dans le texte on parle bien de perte de compétence ; mais peut être n’êtes vous plus d’active depuis un certains temps et peut être que cela se passe mieux dans les autres armes au niveau technique (mais ce n’est pas ce que des collègues me disent non plus ).Le budget plus haut ou plus bas ne fait pas tout ,surtout si comme certains on reste focalisé sur l’achat des matériels principaux et des chiffres de matériel en ligne plus ou moins en état de disponibilité, sans trop se préoccupé de savoir ce que l’on peut réellement employé en cas d’opérations plus ou moins longue .La France n’est pas la moins bien loti en Europe au niveau opérationnel c’est certains ,mais il y a eu de grosse erreur d’organisation et de programmation depuis un moment et les budgets ont souvent bon dos face à des demandes irréalistes ou des promesses de gain pour le moins douteuse de la part de certains industriels .J’aimerai croire que notre actuel ministre a fait un peu le ménage ,mais on n ‘ aura pas la réponse tout de suite ,a suivre .
        Encore un petit mot ,je ne sais pas ce que vous entendez par hiérarchie ,mais si vous supposez que j’ai une dent principalement contre mes officiers ,vous vous trompez lourdement ,le problemme est bien plus collectif .
        Voilà ,contrairement à vous je pense que les compétences sont un vrai problemme ,mais cela n ‘est pas forcement relié à un problemme d’incompétence ,le monde binaire n’est valable qu’en informatique pas dans la vie de tout les jours .

      2. Les choix d’organisation sont bien la cause de nos problèmes, associés à une politique de changement perpétuelle. Je le dis avec humour, mais dans cette organisation matricielle, dans laquelle les doublons s’accumulent, les acronymes qui ont entre 6 mois et 1 an de durée de vie, les colusions entre industriels et militaires de haut rang, il est devenu compliqué pour le technicien en bas de l’échelle de comprendre pourquoi les flux logistiques fonctionnent si mal. On connait une partie de la réponse: l’externalisation qui donne à l’industriel des tâches autrefois éxécutées dans les ateliers par des militaires. Ça a un coût, et lorsque la défense ne fait pas le chèque….les équipements restent bloqués chez l’industriel. Au final, on obtient moins de 50% de disponibilité sur du matériel neuf.

        1. Pas mieux ,pas toujours facile de comprendre la logique du système sur le long ou même moyen terme !

  13. Je comprends mal pourquoi on ne commande pas une tranche supplémentaire de VBCI en attendant le VBMR, d’autant plus qu’encore une fois on n’a parcouru avec ce véhicule que la moitié du chemin puisqu’on n’en a pas équipé les unités de génie et d’artillerie avec, ce qui est un non-sens opérationnel (discrimination, maintenance…).

    1. Avoir abandonné les autres versions prévues à l’origine (VTT avec tourelleau 12.7, génie, porte-mortier, missile AA, ambulance, etc…) est par ailleurs l’une des causes de l’échec commercial : les pays acheteurs ne veulent pas « panacher » avec un autre véhicule pour remplir toutes les missions pour des raisons de maintenance.
      L’absence pendant 10 ans d’une version VBCI avec canon de 30mm ou 40mm a aussi lourdement nuit à la commercialisation (le VBCI est proposé avec un 40mm que depuis cette année !).

      1. Rappelons qu’à l’époque le 25 mm (et son étonnante tourelle monoplace) a été choisi (enfin pour les raisons que l’on sait), alors que tous les autres en étaient déjà au 30 ou même déjà au 35 mm.

  14. Améliorer l’entretient et les équipements , créer et assumer une demi brigade blindé , 12 rafales , 20 hélico en plus .
    Des portiques de sécurité un peu partout , des entreprises de surveillances privés …
    Tout ça à un coup .
    Je suis prêt à payer 20 centimes d’euros sur mon billet TGV à 180 € aller retour pour ça …

  15. Bonjour ,

    Il aurait fallu se documenter sur l’Afrika-Korps et la VIII th Army …
    Le sable et la chaleur s’attaquent au matériel ! Qui l’eut cru ?

    Daniel BESSON

    1. @Daniel Besson
      …L’armée n’a pas attendu de lire les retex de l’Afrika-Korps ou de la 8°Armée …L’expérience du désert ne date pas de 42/43 ,mais elle est connue depuis qu’existent les moteurs à explosion …relisez « La croisière jaune »!…

  16. Ce ne sont pas les français qui ont décidé de réduire le budget de la défense !
    Ce sont nos politiques qui depuis des décennies considèrent le budget de l’armée comme une variable d’ajustement
    Jamais nous n’avons été à ce point matraqués fiscalement : 47% de prélèvements obligatoires, et l’état dévore 57% du PIB : c’est infernal !

    Donnons à l’armée les moyens de ses missions, décidées par les politiques, c’est à dire 2 à 2,2 % du PIB. Encore faut-il avoir une classe politique qui voit le long terme

    pour l’instant c’est foutu de foutu…….

  17. Faire plus avec moins. Nos soldats font un travail remarquable. Si on veut être engagé de partout, il faut des moyens.

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