Défense antimissile : Un second radar d’alerte avancée américain a été installé au Japon

En 2012, le Japon autorisa les États-Unis à installer un second radar d’alerte avancée de type AN/TPY-2 (Army Navy/Transportable Radar Surveillance) sur son territoire, un premier ayant déjà été déployé sur la base Shakiri, près de Tsugaru City, dans le nord du Japon.

Les choses sont allées relativement vite car le Pentagone a annoncé, le 26 décembre, avoir installé ce radar X-band à Kyogamisaki, dans l’ouest du Japon. Cet équipement, a-t-il fait valoir, vise à « améliorer les systèmes de détection de missiles balistiques » au profit du Japon, Tokyo et Washington ayant convenu d’un accord en matière de défense antimissile en 2004.

Mais ce second radar sera également utile au bouclier antimissile américain… Officiellement, il s’agit de prendre en compte la menace des missiles balistiques nord-coréens. Mais la géographie étant ce qu’elle est, la Chine peut s’estimer concernée par cette capacité de détection accrue. De même que la Russie. Et cela d’autant plus que le Pentagone entend en installer un troisième dans la région d’ici 2020.

Plus généralement, les États-Unis, qui disposent en outre d’une batterie Thaad [ndlr, Terminal High Altitude Area Defense] sur l’île de Guam, appellent leurs partenaires de la zone Asie-Pacifique à coopérer plus étroitement en matière de défense anti-missile. En particulier pour faire face à la menace balistique de la Corée du Nord.

« Des progrès dans ce domaine augmenteraient notre confiance face aux provocations persistantes nord-coréennes », avait expliqué, en mai dernier, l’amiral James Winnefeld, le vice-chef d’état-major interarmées américain, pour qui les « les capacités balistiques développées par Pyongyang sont plus avancées que celles de l’Iran, même si la Corée du Nord n’est pas en mesure à l’heure actuelle de frapper le territoire continental américain ».

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