Premier vol d’un drone Reaper français au Sahel

« Dress Down Six ». Tel aura été le nom du premier vol d’un des drones MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air au Sahel, en référence à l’indicatif qu’avait, lors de la Seconde Guerre Mondiale, le commandant Antoine de Saint-Exupéry, passé par l’escadron 1/33 Belfort, qui met en oeuvre désormais ces appareils.

Ce premier vol, qui a eu lieu le 16 janvier, à 7H30, n’aura duré que 40 minutes. Le ministère de la Défense a précisé qu’il « préfigure la prochaine mise en service opérationnelle de ces deux drones MALE (ndlr, Moyenne Altitude Longue Endurance) achetés en 2013 pour renforcer les capacités de surveillance » dans le sahel.

Les deux Reaper français, non armés, sont basés à Niamey, au Niger, après avoir été réceptionnés par la Direction générale de l’armement (DGA) en décembre dernier. Selon la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2014-2019, 10 autres engins de ce type équiperont l’armée de l’Air d’ici 5 ans.

Pour le moment, il n’est pas encore certain que les appareils à venir soient également des MQ-9 Reaper, conçus aux Etats-Unis par General Atomics, dans la mesure où Paris souhaiterait pouvoir les « franciser » en modifiant la liaison à portée optique (LOS) et en leur intégrant des capteurs et des radars fournis par des entreprises françaises et/ou européennes.

Selon Defense News, qui cite une source industrielle française, Airbus Defense and Space pourrait se voir confier une étude portant sur ces modifications et les coûts inhérents dans les 3 ou 4 prochains mois.

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