Affaire Skripal : L’Otan retire les accréditations de plusieurs diplomates russes

L’affaire Skripal, du nom de cet ancien officier du renseignement russe empoisonné en Angleterre où il s’était réfugié après avoir travaillé pour le MI-6, continue de faire des vagues. Le 26 mars, et étant donné que Londres n’a pas de doute sur la responsabilité de Moscou dans ce dossier, plusieurs capitales occidentales ont décidé d’expulser plusieurs diplomates russes.

Ainsi, 14 pays de l’Union européenne (qui appartiennent aussi à l’Otan) ont pris une telle mesure (dont la France). De même que le Canada. Les États-Unis sont encore plus loin avec la fermeture du consulat de Russie à Seattle (sa proximité avec la base de Kitsap-Bangor, qui abrite des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’US Navy, a été l’une des raisons) et l’expulsion de 60 diplomates russes.

Ce 27 mars, d’autres pays ont décidé de suivre le mouvement, dont l’Australie, la Moldavie, l’Irlande et la Bulgarie, Sofia ayant décidé de rappeler son amabassadeur en poste à Moscou.

Alors que son secrétaire général, Jens Stoltenberg, avait récemment plaidé pour maintenir le dialogue avec la Russie afin d’éviter une nouvelle Guerre Froide, l’Otan a aussi pris ses sanctions.

Ainsi, 7 diplomates de la mission russe auprès de l’Otan se verront retirer leurs accréditations.

« L’Otan a décidé de retirer leurs accréditations à sept membres du personnel de la mission russe et de rejeter trois demandes d’accréditations […] Un message clair est ainsi adressé à la Russie : les comportements dangereux et irresponsables ont un coût et des conséquences », a ainsi expliqué M. Stoltenberg, lors d’un point presse, à Bruxelles.

La mission russe auprès de l’Otan sera donc réduite d’un tiers. Elle « ne pourra plus accueillir que 20 personnes, contre 30 auparavant », a insisté M. Stoltenberg.

Il y a dix jours, l’ancien Premier ministre norvégien affirmait que l’Otan devait « s’efforcer d’améliorer » ses relations avec Moscou, estimant que « l’isolement de la Russie ne saurait être une alternative. »

« Salisbury [la ville anglaise où le colonel Skripal et sa fille ont été empoisonné, ndlr] vient une tendance que nous observons depuis des années : la Russie devient de plus en plus imprévisible et agressive », avait toutefois souligné M. Stoltenberg, au sujet de l’affaire Skripal , dans les colonnes du journal allemand Welt am Sonntag.

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