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  1. pierre Van Langhenhove dit :

    Bonsoir Mr Lagneau,
    En août 2016, vous avez écrit un article sur Amado Granell. Il est malheureusement plein d’erreurs historiques, du fait que votre source est le livre de Mr Cyril Garcia. La Nueve n’est pas entrée seule le soir du 24 août 1944.
    Tous les historiens s’accordent à dire que ce détachement était composé de 22 véhicules.
    Pour la « Nueve » une jeep « Mort aux cons » et deux halftracks (HT) de la section commandement, « Les Cosaques » le HT radio et le HT dépannage « Rescousse », la section Elias avec les cinq HT « Libération », « Résistance », « Teruel », « Nous Voilà », « L’Ebre », la section Campos avec les cinq HT « Tunisie 43 », « Brunete », « Amiral Buiza », « Guadalajara », « Santander ».
    Pour la section du Lt Michard Louis, les trois Sherman « Montmirail », « Romilly » et « Champaubert ».
    Pour la section Cancel, une jeep « le Criquet », une jeep amphibie « Mektoub », trois HT « l’Entreprenant », « le Volontaire » et « le Méthodique », et un GMC.
    A ce stade, force est de constater que seuls 6 véhicules de la colonne portent des noms espagnols.
    Un tiers de cette colonne était composée par des hommes qui n’appartenaient pas à la Nueve, mais au 501 RCC (15 de la section Michard) et au 13 Bataillon du génie (41 de la section Cancel). Sur les 156 officiers, sous-officiers et soldats de cette colonne, 56 n’étaient pas affectés à la neuvième compagnie du Régiment de Marche du Tchad. Doivent ils être oublier par l’histoire?
    Amado Granell n’est jamais arrivé en premier à l’hôtel de ville. C’est le Guadalajara, sous le commandement du S/Chef Haudos de Possesse, qui est entré en éclaireur sur cette place. La colonne n’a jamais été divisée comme le prétend le disciple de Mme Mesquida. L’itinéraire prétendument suivi par Granell est absolument irréalisable en 1 heure 22mn, et aurait nécessité passer au travers du dispositif du sous-groupement Massu au Pont de Sévres.
    La photo de Libération du 25 août 1944 ne prouve en aucun cas, une quelconque arrivée de Granell en précurseur. Cette photo est publiée dans le Populaire du 26 août avec la légende suivante: « Le capitaine Dronne reçu par M. Luizet, préfet de police, hier au soir ». Plusieurs témoignages d’anciens de la Nueve situent d’ailleurs la présence de Granell à bord du HT « Les cosaques » le 24 août. Ces derniers n’ont pas été retenus par Mr Garcia, étant contradictoires à sa version.

    Si la Nueve était composée à sa création de nombreux républicains espagnols, il ne faudrait pas oublier que 350 officiers, sous-officiers et marsouins y ont été affectés, tout au long de la campagne de France et des combats en Allemagne. Dès la création de la Nueve, on y trouve des français FFL de la première heure, d’Afrique du nord et des évadés, mais aussi des étrangers d’une dizaine de nationalités. Nombreux sont ceux qui servirent d’abord au Corps Franc d’Afrique, c’est vraiment le creuset de cette unité. Seuls 136 espagnols servirent au sein de la Nueve. 21 furent tués au combat sur les 40 tués de la Nueve.
    La Nueve ne peut être qualifiée de compagnie espagnole.
    40% des républicains espagnols de la Nueve ne participèrent pas aux combats de la guerre civile espagnole, ils n’avaient donc aucune expérience au combat avant de s’engager au Corps Franc d’Afrique ou à la Légion étrangère. C’est en Tunisie qu’ils combattront pour la première fois.

    Amado Granell était affecté comme officier d’état major, à l’état major du 3ème bataillon du CFA aux ordres de Putz.
    À la dissolution du CFA nombreux sont ceux qui s’engagèrent naturellement à la 2ème DB. Il y est gravement blessé par éclats à la tête, suite à un bombardement.
    Grâce à des contacts de son frère sur Oran, Amado Granell évite l’internement dans les camps d’internement pour étrangers.
    C’est Amado Granell qui demande à bénéficier des mesures au profit des plus de 50 ans, afin de quitter le théâtre des opérations, et être affecté au BR2. Est-il affecté par les absences de ces compagnons d’armes? c’est probable. Il vient de commander la Nueve pendant 15 jours, Dronne ayant bénéficié d’une permission.
    Depuis le 8 novembre 1944, la physionomie de la Nueve a changé, elle est devenue une compagnie franco-espagnole du fait des absences de nombreux blessés espagnols en convalescence. Certains reviendront à la compagnie, d’autres seront mutés principalement dans des unités du 3ème bataillon du RMT en fonction des promotions et des sanctions. 45 d’entre eux feront la campagne d’Allemagne.
    Amado Granell aurait pu demander la nationalité française, il ne l’a jamais fait, contrairement à la majorité de ses compatriotes.
    C’est un choix personnel, il n’a jamais refusé la nationalité.

    Amado Granell a été un fidèle adjoint pour Raymond Dronne. Un respect mutuel a toujours existé entre eux.
    Dronne a tout fait pour lui faire obtenir sa pension d’invalidité en 1970, ce qui permettait à Amado Granell d’avoir de modestes moyens d’existence, mais suffisants pour vivre en Espagne.
    Bien cordialement
    Lt Col (H) Pierre Van Langhenhove

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