Le sous-marin nucléaire d’attaque « Perle » a quitté Toulon pour être réparé à Cherboug

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15 contributions

  1. Sous-marin d'attaque dit :

    L’incendie éteint, restent les problèmes stratégiques que la mise hors-jeu de ce sous-marin implique. Des six « Rubis » à propulsion nucléaire (chargés de collecte des renseignements et d’accompagner les sous-marins lanceurs d’engins), seuls quatre sont désormais opérationnels. « La flotte est déjà clairement sous-dimensionnée. Un sous-marin sur le flanc, c’est une nouvelle catastrophique », poursuit Jean-Marc Tanguy. D’autant que la relève sous-marinière (la génération des Barracuda) avec l’arrivée du « Suffren » qui est actuellement testé en mer, n’est pas prévue avant plusieurs mois.
    « L’incendie du Perle illustre bien les problèmes de notre Marine. La France s’est dotée de sous-marins nucléaires très sophistiqués, donc très chers, donc peu nombreux, et surtout fragiles », analyse François Cornut-Gentille, député (LR) de la Marne et rapporteur du budget de la Défense nationale. « On se targue d’avoir la deuxième puissance océanique au monde, mais vu cette immensité, notre Marine n’est pas adaptée. Derrière la vitrine du Charles-de-Gaulle, la réalité est moins triomphante. Avec des choix technologiques moins coûteux, elle serait sans plus étoffée. Cette crise doit nous inciter à réfléchir à l’avenir. Cela fait vingt ans que ce n’est plus le cas. »
    L’incendie risque en tout cas de souligner un peu plus les difficultés de l’armée française à faire face à ses multiples missions, tant en France qu’à l’étranger où elle est engagée sur plusieurs fronts, notamment dans la longue guerre du Sahel. « Sur les avions de transport, sur les drones et les sous-marins, nous sommes en situation de carence », conclut Jean-Marc Tanguy.
    à bord du sous-marin nucléaire français «Emeraude». Une explosion s’est produite dans le compartiment turboalternateur du bâtiment, là où la vapeur d’eau de la chaudière nucléaire est convertie en électricité. Les installations nucléaires, selon le ministère de la Défense, ne seraient pas touchées.
    Disparu depuis 1968, le sous-marin français la Minerve a été retrouvé au large de Toulon. De nombreux autres sous-marins ou navires ont coulé en mer au fil des siècles, et n’ont jamais été retrouvés.

    • Czar dit :

      « Avec des choix technologiques moins coûteux »

      un pays qui entend jouer en première division n’a pas de « choix technologiques moins coûteux »

      ou alors on équipe 2 millions de trouffions avec des Lebel et quelques Mat 49 pour les troupes d’élite l’on clame que l’on a la première armée du monde.

      le choix technologique coûteux d’aujourd’hui, c’est ce qui nous permet que la prochaine haie fasse pas deux fois notre taille.
      maintenant si monsieur cornut gentille veut des pistes budgétaires je peux lui en indiquer (le ministère de la ville dont la cour des comptes reconnait l’inefficacité totale des milliards engloutis auprès des néo-Frôncis, le ministère du drouâdéfâm, etc)

    • Momo dit :

      Bon bof. Et donc?

  2. albatros24 dit :

    Il manque clairement 3 SNA pour porter à 9 l’effectif total minimal pour assurer une vraie permanence dans les divers coins du globe. (1 en Medor (menace Turquie), 1 dans le Pacifique/Océan indien (menace Chine), 1 avec le CdeG, 1 près de notre base de l’Île longue, 1 avec un SNLE, 2 en maintenance, 2 en entraînement, en réserve ou en formation ou…en congé tout simplement)…

  3. Noël BERGON dit :

    le « reconditionnement » d’un sous marin avec les pièces d’un autre …c’est aussi une façon d’évaluer ce qui est couramment appelé « guerre de haute intensité dans un espace dégradé »…nul doute que cette « opération » MCO aura un retex important à ce niveau…c’est un peu la même chose pour toutes les armes d’ailleurs…rien de mieux ,qu’une bonne mise en situation…et en l’occurrence pas fictive…d’où l’intérêt

    • PK dit :

      Ça se pratique courament partout dans l’armée française : ça s’appelle déshabiller Paul pour habiller Pierre… Ou cannibaliser.

      C’est juste révélateur d’un manque flagrant de pièces détachés et donc d’une logistique défaillante.

      Alors, oui, nos mécanos sont devenus des experts du démontage-remontage, mais pas du tout en vue d’une guerre de haute intensité. Ou alors la haute intensité est la gabegie des civils qui ne donnent pas les moyens à l’armée d’appliquer sa mise en œuvre opérationnelle de façon ne serait-ce que décente.

  4. Philippe dit :

    Voici un petit retour arrière sur la propulsion nucléaire embarquée et sur le beau parcours de son promoteur l’amiral Hyman Rickover lequel était féru de qualité et de contrôles de qualité :
    https://www.laradioactivite.com/site/pages/Histoire_Propulsion_Nucleaire.htm#:~:text=L'amiral%20Hyman%20G.,g%C3%A9n%C3%A9ralement%20de%20la%20marine%20nucl%C3%A9aire.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyman_Rickover

  5. La doxa de la sophistication à outrance tue depuis des décennies nos capacité à muscler notre outil guerrier. Déjà lors de la guerre froide on nous expliquait qu’un char ne valait que par la valeur de l’équipage, ce qui est en partie vrai, sauf qu’à 1 contre 10, il convient de commencer à réviser cet aphorisme. Le jour où on m’expliquera que 15 frégates de premier rang pour la Marine, 129 chasseurs Rafale pour l’armée de l’AAE et 200 chars pour l’armée de terre suffiront jusqu’en 2040 pour assurer notre défense, j’adhérerai à ce projet. Or, tout comme on nous a expliqué que le masque était inutile, pour justifier le fait que nous en avions pas, je crains que ‘l’on nous explique le choix de » la juste suffisance  » dans le domaine de la défense par le fait que qu’on ne peut justifier la réalité de notre juste insuffisance… Info ou intox? lire: https://www.athena-vostok.com/armees-francaises-etat-et-perspectives-1