Décès de Daniel Cordier, Compagnon de la Libération

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23 contributions

  1. Raymond75 dit :

    Il reste Hubert Germain si je ne m’abuse, dernier Compagnon de la Libération vivant. La page la plus glorieuse de notre histoire contemporaine se tourne. J’espère que leur souvenir et leur exemple perdurera ; mais est-ce que cela a encore un sens pour nos ados actuels ?

    • Donald dit :

      « Il reste Hubert Germain si je ne m’abuse »

      C’est exact
      https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/hubert-germain

      Il était dans les FFL (Forces Françaises Libres) et non pas dans les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur)

      Hubert Germain est l’ultime compagnon survivant depuis le 20 novembre 2020, date de la mort de Daniel Cordier. À ce titre, il est prévu qu’il sera inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien.

  2. Poorfhendeur dit :

    Un homme bien : R. I. P

  3. Robert dit :

    Concernant les « calomnies » de Frenay sur Jean Moulin, c’était un peu plus complexe que ça
    https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/henri-frenay_portrait10.htm

    • Drqgonfly dit :

      Je confirme. Pour avoir lu l ouvrage de Frenay il ne s agit pas de simple calomnies. En face Cordier a plutôt été accueilli froidement par ses camarades résistants lorsqu il se mettera à rédiger son hagiographie de Jean Moulin. Mais l histoire est complexe, et je ne veux pas non plus jeter l opprobre sur un homme qui n a pas réfléchi longtemps avant de s engager dans l action résistante. On notera d ailleurs qu il faisait partie de ces résistants issus de l’extrême droite qui faisait le plus gros du contingent en ce début de guerre.

      • Robert dit :

        Et il serait trop facile d’éluder les divisions politiques dont l’influence grandissante des néo résistants communistes qui poussaient pour prendre une influence sur la résistance.
        Nous parlons d’histoire et il faut toujours chercher à comprendre sans juger mais pour se rapprocher au plus près de la réalité historique, toujours complexe.
        Marie-Madeleine Fourcade, Loustaunau Lacau, le colonel Rémy , Honoré d’Estienne d’Orves, les exemples sont nombreux.
        Beaucoup de héros ordinaires.

  4. Thierry dit :

    L’erreur de Jean Moulin aura été de fédérer tous les mouvements de résistance sous un commandement unique, ce qui a fait de lui l’homme le plus recherché par la Gestapo. Cela n’était nullement indispensable, et il se savait très menacé.

    la force de la résistance française c’était précisément sa multiplicité des réseaux sans contact les uns avec les autre, un coupe circuit en cas d’arrestation qui limitait les dénonciations sous la torture.
    Une précaution que n’aura pas utilisé plus tard le FLN lors de la guerre d’Algérie et ils ont perdu beaucoup de responsable jusqu’au sommet de la pyramide de décision.

    De Gaulle avait besoin d’un intermédiaire avec la résistance, de ce point de vu là Jean Moulin était l’homme indispensable de la situation, chaque mouvement avait besoin de parachutage d’armes, de fournir ou recevoir des informations, mais les coupes circuit n’auraient pas du être supprimé, c’est ce qui a mené à sa propre arrestation puisqu’il avait tout fait remonté directement à lui, la Gestapo n’a eu qu’à remonter la filière.

    Voyez l’exemple des gilets jaunes, s’ils avaient eu un chef unique même caché derrière un pseudo il aurait fini en prison, ou pire. et les gilets jaunes ont tenu bon sur la durée en restant fragmenté. Ce qui n’a jamais empêché de coordonner leurs manifestations.

    • mich dit :

      Les gilets jaunes exemple de résistance ,c ‘est cela oui ! exemple de dépendance aux réseaux sociaux plutôt .

    • Donald dit :

      De Gaulle, la Résistance, l’Algérie, les gilets jaunes … Ho là là quelle voyage intersidéral. Cela sent la manipulation à plein nez.

      « L’erreur de Jean Moulin aura été de fédérer tous les mouvements de résistance sous un commandement unique »

      C’était sa mission.
      Fédérer la résistance intérieure, créer le CNR, faire reconnaitre De Gaulle, Chef de la France Libre comme Chef de la Résistance, cela permettra de passer du CFLN au GPRF et ainsi contrer toutes les manœuvres des Anglais d’un côté, mais surtout des Américains (Darlan, Giraud, l’AMGOT, …) et de leurs idiots utiles « Vichystes » et autre américanolâtre (Monnet, …).
      Et voyez-vous Jean Moulin était totalement en phase avec De Gaulle pour cela.

      • Thierry dit :

        vous confirmez que le but était uniquement politique, et non d’un intérêt tactique ou stratégique, Quand à De Gaulle, sa renommé y compris en France l’a fait devancer tous les autres prétendants, si les alliées voulaient quelqu’un d’autre, le peuple français, lui, avait déjà choisi, et les alliés par la force des choses ont renoncés à leur plan face à la liesse populaire.

        L’unification de la résistance n’aura pas servit à grand chose, d’ailleurs cette union éclatera bien vite et la politique reprendra ses droits quand la France fera sa reconstruction.

        De Gaulle ne savait pas quelle accueil il aurait droit en France, il a pris des précautions inutile, et Jean Moulin s’est sacrifié en connaissance de cause pour pas grand chose. Si l’hypothèse de la trahison a fait couler beaucoup d’encre, celle du suicide n’a même pas été envisagé, et c’est pourtant la raison pour laquelle il portait une écharpe sur une célèbre photo de lui.

        Quand à vos propos d’introduction, personne n’est propriétaire du mot résistance et je trouve qu’il s’applique admirablement bien pour les gilets jaunes face à l’oppression actuelle qui n’est pas un vue de l’esprit mais une réalité palpable, il suffit de sortir de chez soi pour s’en apercevoir ! ou alors vous habitez sur la lune.

        • Donald dit :

          Je vous confirme qu’il n’y a rien de plus important que de gagner la guerre contre l’Allemagne et garantir l’indépendance de la France, Jean Moulin y travaillait avec d’autres à leur niveau comme De Gaulle. La guerre n’est pas que de la tactique, c’est de la Politique.
          Quant aux braudruches galonnées pour anglos-saxons ou autres imbéciles utiles vous êtes libres de les apprécier, mais sans moi. Merci.
          A leur actuelle je préfère parler de résistance quand je pense aux arméniens
          https://artofuss.blog/2020/11/20/le-premier-signe-dun-grand-desastre-michel-onfray-et-larmenie/

        • Donald dit :

          « De Gaulle ne savait pas quelle accueil il aurait droit en France, il a pris des précautions inutile, et Jean Moulin s’est sacrifié en connaissance de cause pour pas grand chose.  »

          Ce sont vos interprétations.
          Elles sont soit édifiantes d’un infantilisme débordant, soit, comme je l’ai déjà précisé, le résultat d’une manipulation avec un bénéfice secondaire à bien comprendre !!!

          Voici pour remettre un peu d’ordre dans de la diarrhée cérébrale de vos logorrhées.
          https://www.france.tv/collection/1337659-moi-general-de-gaulle/

          • Thierry dit :

            encore un post sans arguments, c’était bien la peine d’intervenir si c’était pour sauter comme un cabris rouge de colère.
            je n’ai lu ça que d’un oeil distrait.

          • Donald dit :

            @Thierry
            Documentez-vous mieux que cela, il y a des tas d’ouvrage pour cela et le lien sur ces documentaires en sont un résumé. Je ne vais pas perdre mon temps avec vos montages cérébraux.
            Tchao !!!

  5. Gautier dit :

    Un homme que j’ai appris à connaître grâce à son autobiographie alias « caracalla ». Ce livre m’a passionné, j’ai senti à travers les lignes toutes les tensions et tous les dangers des missions, même celles paraissant les plus insignifiantes, auquel cet homme a pris part.
    Un grand merci monsieur Cordier pour votre bravoure, vois vivrez toujours dans ma mémoire.
    Jonathan

  6. MAS 36 dit :

    Un destin exemplaire, notre jeunesse connait elle seulement son histoire et celle de Jean Moulin.

    • mich dit :

      Non ,ni plus ni moins que celle d’ avant et encore moins si on ne fait pas l ‘effort de lui en parler à la maison .

  7. ClémentF dit :

    à lire, « Alias, Caracalla » autant un témoignage qu’un travail d’historien, mais aussi l’œuvre d’un grand écrivain.

  8. Effectivement, lisons ou relisons « Alias Caracalla », témoignage précis de missions quotidiennes, peu spectaculaires mais épouvantablement risquées. Une œuvre remarquable, riche aussi en rencontres de personnages historiques. Quant aux GJ, laissons-les où ils sont…

  9. Kellermann dit :

    Trop peu de réactions à la disparition de grand monsieur dont les qualités ont déjà été bien décrites ci dessus, ce qui prouve que le devoir de mémoire est une nécessité. Un destin remarquable et édifiant, qui nous rend tout petit, car seules les époques terribles savent fabriquer, ce qui prouve que la nôtre n’est sans doute pas (encore) si terrible.
    Pour ceux qui doutent de la nécessité d’avoir fédéré les mouvements de résistance, relire le terrible amateurisme des années 40 à 43 avec lequel les premiers résistants se lancent et qui leur a couté si cher que M Cordier décrit dans son livre. Pendant ce temps là , les communistes familiers de la clandestinité mais dont les cellules ne sont réveillées qu’à l’été 41 par l’invasion de l’URSS, faisaient leur jeu. Ce jeu a continué jusqu’à la libération. Un membre de ma famille, par exemple, débarqué en Provence à l’été 44, a réellement eu l’impression de n’être pas le bienvenu dans certains villages (où l’on voulait par exemple exécuter tous les notables, ce fut le cas à Pertuis -84-: c’est le haut commissaire Aubrac, envoyé en médiateur, qui en désigne un au hasard). Le risque de guerre civile ou de victoire de certains partis était trop grand et de Gaulle en était parfaitement conscient, risque que les US cherchaient aussi à éviter avec leurs solutions.

  10. Castel dit :

    En tous cas, son exemple montre une chose :
    Quelques soient les idées politiques que l’on peut avoir, c’est pendant ce genre d’événement que l’on voit les vrais patriotes ;
    certains ont cru bon de suivre le maréchal, même lorsqu’il à commencer à « déraper » , parmi ceux-ci , on trouvait à peu près toutes les colorations politiques…
    Mais au final, les vrais patriotes qui ne pouvaient supporter que leur pays soit occupé se sont retrouvés, et cela sans considération de changement d’alliance comme l’ont fait les communistes, qui n’ont rejoins la résistance que lorsque Moscou leur en a donné l’ordre !!

  11. ScopeWizard dit :

    Un autre brave vient de s’ en aller , l’ avant-dernier ……..

    Qu’ il soit assuré de toute notre gratitude , que sa famille en soit fière .

    Ne les oublions pas ……………

    L’ époque était extrêmement troublée .
    De plus , depuis 1870 un violent sentiment anti-Allemand ( et vice et versa ) nous animait , sentiment qui n’ a fait que se renforcer après le premier choc mondial au point que fort peu auraient compris et accepté qu’ une fois victorieuse , la France se montrât magnanime envers cet ennemi mortel d’ où le Traité de 1919 ; mais connaissant notre penchant à la repentance , près de 20 ans plus tard , une fois l’ Allemagne en passe de savourer sa revanche face à une Armée Française aux abois prête à déposer les armes , qu’ aurions-nous fait à la place de ce monsieur ? Aurions-nous bravement poursuivi la lutte , ou aurions-nous culpabilisé au point d’ essayer de sauver ce qui pouvait l’ être de notre France quitte à « collaborer » en espérant que tout cela ne dure pas ?

    Sachant que tu pouvais te prendre une balle au moindre signe de résistance un peu trop appuyé , ça pouvait vraiment aller très vite , la réponse qui à ce jour nous saute aux yeux par son évidence , n’ était peut-être pas si évidente à cette époque aussi désespérante …………..

    Donc , ce que je crois , et ce après avoir lu sur le sujet et discuté au gré de certaines rencontres , c’ est que si tu devais renoncer à te rendre avec la volonté de continuer le combat , fallait surtout pas attendre que tout soit fini c’ est à dire que les Allemands se rendent maîtres du pays en en prenant le contrôle via ses diverses administrations .
    En ton âme et conscience et en dépit du peu d’ éléments te permettant d’ agir dans tel ou tel sens sans risquer de te planter , la décision devait être prise très vite quitte à ce tu sois limite considéré déserteur .
    Il fallait s’organiser et foutre le camp , aller vers ceux qui pouvaient encore se battre , soit vers l’ Afrique du Nord direction plein Sud là où ça ne chauffait pas trop , soit partir vers la zone chaude , vers l’ Angleterre ; mais fallait-il encore que ce soit possible …………

    Bref , bravo à ceux qui l’ ont fait parce que tout ça n’ était pas si simple …………….