Avec le SMX-31E, Naval Group dévoile un sous-marin à propulsion exclusivement électrique

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76 contributions

  1. Corsu dit :

    Quelle fierté d’avoir de telles industriels dans nos rang , j’aimerais rendre hommage aux ingénieurs qui , a leur niveau , contribuent à La Défense nationale . Bravo messieurs

    A nous de préserver tout ça.

  2. Thierry dit :

    ce qui me pose question c’est la capacité électrique, est ce que ce système délivre une puissance électrique suffisante pour faire fonctionner tous les systèmes de façon optimal sachant que les besoins électrique ne cessent d’augmenter avec tous ces nouveaux systèmes embarqués de plus en plus gourmand.
    Moins d’équipage = plus d’automaticité de gestion à distance et donc plus de consommation électrique. C’est surtout à ça qu’il faut penser.

    • 에르메스 dit :

      Presque sûr que les ingénieurs de Naval Group ont pensé à la consommation électrique quand ils ont calculé l’autonomie potentielle.

    • jean dit :

      Ce qui m’inquiète ce sont les batteries et surtout les matières premières pour les fabriquer….
      A-t-on une chaîne de production souveraine pour tout cela ?

    • EchoDelta dit :

      Moins d’équipage c’est aussi moins de repas, moins de chauffage, moins de distraction etc. Et c’est aussi une économie énergétique bien supérieure.

    • Ératosthène dit :

      @Thierry : Moins d’équipage = plus d’automaticité de gestion – toute l’énergie requise pour faire vivre cette partie d’équipage économisée (volume de sous-marin, machine à laver, repas, eau pour se laver, oxygène en réserve, etc…)

    • Alzoc dit :

      Non moins d’équipage = moins de besoins en énergie en chauffage, éclairage, recyclage de l’atmosphère et nourriture (cuisine, conservation).

      Un ordinateur de plus, voir même une machine de puissance de plus (gestion automatique des munitions par exemple) ça utilisera toujours moins d’énergie qu’un humain pour remplir une tache donnée.

      Cela étant dit, je suis d’accord qu’un sous-marins tout batteries, sans le moindre système AIP va tomber à plat en moins de deux en situation de combat où tout sera potentiellement utilisé à pleine puissance.

    • James dit :

      Heureusement que vous êtes là pour rappeler aux ingénieurs de Naval Group de vérifier que tout dans leur sous-marin…doit fonctionner

    • ;-) dit :

      @Thierry
      N’ayez pas peur !!! Garder sa furtivité par l’ignorance publique de ses capacités. Et ne chinoisons pas.

    • totoro dit :

      quand on regarde le rapport énergie / besoins d’une simple auto électrique, on comprend que c’est bien la propulsion qui « bouffe ». Aujourd’hui une élec de milieu de gamme c’est 64 kWh.

      De quoi alimenter 10 foyers complets pendant une heure au maximum de ce que tient un compteur élec de 6 kilos, c’est à dire toutes lumières allumées, TV, plaques de cuisson, four, eau chaude, tout à bloc dans ces 10 foyers sauf peut être le chauffage s’il est uniquement électrique ( car même avec une pompe à chaleur ça pourrait tenir)

      imaginons ce qu’aurait en réserve un sous marin de 70m avec une propulsion sur batterie, AMHO on est très large sur les « consommables » hors propulsion

  3. lxm dit :

    le prix ?

    • 에르메스 dit :

      C’est un concept, y’a pas de prix, c’est uniquement pour faire travailler la réflexion des bureaux à ce qui serait possible de réaliser avec les connaissances actuelle et développement attendu.

    • wagdoox dit :

      aucune idée tant que les études n’ont pas été commandées, le concept peut être proposé par l’industriel, les études c’est forcement l’état qui paie.

  4. philbeau dit :

    Impressionnant ! Autant l’engin que la foisonnante capacité de recherche appliquée des ingénieurs de Naval Group .
    Et en ce soir de commémoration , on ne peut s’empêcher de s’interroger sur ce pays à deux faces qu’est devenue la France , d’un côté une excellence toujours intacte dans l’intelligence , qui devrait le porter loin devant les autres , de l’autre une médiocrité crasse de nombre de responsables qui le tirent de plus en plus vers le bas .

    • Le Suren dit :

      Je plussoie à votre commentaire !

    • Paddybus dit :

      Nous sommes nombreux à le penser…. mais guerre de place à l’expression de ce genre de sentiments dans la « grand presse »….. et beaucoup de bourrage de cranes…. tout va bien…. (le bateau coule normalement)….

  5. Raymond75 dit :

    Un sous marin électrique bourré d’électronique et qui pourrait rester en immersion 40 jours ! Si cela est vrai, alors il doit être possible de construire des poids lourds électriques et de remplacer les locomotives ou autorails diesels par des électriques autonomes. A suivre donc.

    • 에르메스 dit :

      La masse maximale d’un véhicule roulant ainsi que la vitesse nécessaire sont déjà plus problématique pour caser suffisamment de batterie pour une autonomie correcte.
      .
      Mais c’est déjà le cas, les PL électrique pointent le bout de leur nez.
      .
      Mais l’intérêt est tout relatif, électrique ne veut pas dire écologique.

    • Auguste dit :

      M’étonnerait qu’ils mettent sur le marché un système qui sera considéré comme secret-défense.

    • Grosminet dit :

      Techniquement,il est possible de construire des tracteurs routiers électriques….Pour le moment,leur autonomie est trop limitée pour être viables,surtout vu leur prix (déjà qu’un classique au diesel n’est pas offert! )

      Les trains français sont tous électriques sur les lignes courantes….
      les trains motorisés thermiquement ne le sont que sur les petites lignes régionales ou bien quand l’électrification est quasi impossible….
      Certes,ces lignes sont nombreuses (régionales et les autres)…

      Implanter dans une locomotive un GROS stock de batteries est largement faisable,elles sont dimensionnées pour….SAUF QUE! Comme sur les PL,cela entrave le poids à vide des machines…..ce qui pénalise donc la charge utile….

      Hors,ce qui fait que ces transports soient viables,c’est leur capacité à transporter BEAUCOUP de marchandises pour pas cher……si vous diminuez le volume de marchandises dans le véhicule,vous augmentez le coût du transport…..

      • 3175alpha dit :

        « Implanter dans une locomotive un GROS stock de batteries est largement faisable,elles sont dimensionnées pour….SAUF QUE! Comme sur les PL,cela entrave le poids à vide des machines…..ce qui pénalise donc la charge utile »
        Je ne sais pas ce qui vous fait dire que les locomotives sont dimensionnées pour recevoir un gros stock de batteries. En effet ce qui est déterminant dans la masse d’une locomotive est la charge à l’essieu qui est limitée à 22t5/essieu sur les lignes les plus performantes (D4). Or bon nombre d’entre elles sont déjà proche de ce seuil (90t pour les machines à bogie de 2 essieux qui sont les plus courantes dans le parc: BB26000 et 36000 , 7200 et 22 000). Enfin concernant le surcroît de poids qui pénaliserait leurs performances si des batteries pouvaient se substituer à l’alimentation électrique par caténaires (ce dont je doute fort), sachez que cela aurait un effet très limité car même si vous rajoutez 10 tonnes à une machine qui peut tracter des trains de marchandises de 1500tonnes ou plus, la conséquence en termes de nombre de wagons remorqués serait très marginale (1/4 d’un wagon de 40t ou 1/8 de wagon de 80 tonnes). Par contre, pour les poids lourds routiers la conséquence ne serait pas la même.

    • Harambe dit :

      ça dépend, si ça n’est pas possible de produire en masse et de miniaturiser les batteries, oublie. Ce qui est possible pour un navire de 3000 tonnes n’est peut être pas possible pour un camion 3,5 tonnes…

      C’est comme le graphène…

      • NRJ dit :

        @Harambe
        Le problème est différent. Dans un sous-marin, le poids n’a pas beaucoup d’influence, donc on peut se permettre d’ajouter des batteries, contrairement à un camion. Surtout, un moteur Diesel dans un sous-marin nécessite d’embarquer de grandes quantités d’oxygène, même pour une durée limitée.

        • vno dit :

          Tu travailles chez Navantia ou tu n’as pas dépassé la sixième ?

          • Alain d dit :

            :>))
            Il est vraiment très mauvais, il n’y a plus aucun doute !

          • 에르메스 dit :

            Êtes vous idiot ou vous n’avez pas atteint la sixième ?
            .
            Un sous marin peut prendre volume et masse sans guère de difficulté.
            Un véhicule roulant sera toujours limité par son PTAC, dont le max pour un ensemble tracteur + remorque est de 44t (sauf spécifique).
            L’avantage d’un ensemble étant qu’avec l’avènement de panneau solaire bien plus performant et la surface de la remorque, il devient envisageable de prolonger l’autonomie de ces derniers.
            .
            Par contre j’aimerais pas être le chauffeur qui accroche la remorque solaire…

          • Alain d dit :

            Quelle prise de volume pour un sous-marin?
            Quand il plonge, sous la pression et le froid il gagne du volume?
            Gaz liquéfié ou sous-pression, mais pas d’extension de volume !
            Pour les Navantia, les espagnols ont été aidés par les américains pour recalculer leurs sous-marins-enclumes.
            Les sous-marins ont été finalement allongés, et ça ne s’est pas fait en claquant des doigts, puis les quais aussi pour s’adapter à la bavure corrigée.

    • Archimede dit :

      Peut être parce que, le problème du poids n’est pas du tout le même sur terre et sous l’eau.

      • Yannus dit :

        Ca fait un déplacement d’eau de 1739 tonnes/s pour 20 Knots
        (13*13*1,852*20000/3600)

      • Fred dit :

        @ Archimede

        Peut-être que … Si tu allais prendre un bon bain pour te détendre, tu en ressortirais plus affirmatif ;o)

    • E-Faystos dit :

      C’est en chemin. Les modules proches de la pile à combustible qui vont aller rouler en Suisse.
      De mon côté, j’ai vu un article hyper intéressant sur Alsthom.
      Après avoir encaissé le produit de la vente de sa filiale « turbines », il a évité de passer sous contrôle Allemand grâce à un véto de la cour Européenne.
      Du coup, l’argent lui sert à acheter la division « train » de Bombardier.
      Et là, c’est prévu pour 2021. Alstom, outre qu’il devient numéro 2 du secteur derrière la Chine, aligne les premiers trains à hydrogène, ce qui reboucle sur votre remarque.
      Donc si les camions électriques de « Nikola » sont dans la tourmente, l’électrification progresse.

      • Vinz dit :

        Si en plus « on » parvient à récupérer les Arabelles pour l’euro symbolique, carton plein.

    • EchoDelta dit :

      Un détail important : pour un sous marin la masse n’influe pas beaucoup sur l’autonomie au contraire d’un moins lourds. Après si l’on accepte des poids lourds de 150 tonnes sur nos routes alors c’est possible … après ça coute quand même très cher en batterie mais dans le principe c’est pas impossible.

    • yoann L dit :

      Tout est un problème d’échelle .
      Des trains, des tram électriques oui, en lieu et place de voitures thermiques, oui, mais pourquoi autonomes? Quel intérêt?
      De là à penser que la mobilité pourra rester la même et passer au tout électrique est un fantasme.
      en France, se sont, 54 milliards de kilos d’équivalent pétrole qui sont consommés par an par les transports. Soit 628 TWh alors que le par nucléaire de notre pays produisait 379 TWh en 2017 en énergie primaire.
      Si demain il y a tentions sur les apports en pétrole (dont le pic de pétrole conventionnel est passé en 2008 et les pétroles de roche mère ont des difficultés financières ), il n’y a aucune alternative viable et les tentions sociales et géopolitiques risquent d’être graves.

    • James dit :

      Tout (ou presque) est possible à condition de ne pas regarder à la dépense

    • Rémi Mondine dit :

      3000Tonnes et dans l’eau C’est très différent

    • En passant dit :

      Pour les locomotives (fret essentiellement), les automotrices (voyageurs), les motorisations sont depuis longtemps diesel/électrique, Bimode (diesel/électrique ou électrique seul), ou électrique sur caténaire ; quand à de l’électrique pur sur batterie, cela me semble difficilement possible sauf tout petit trajet pour du voyageur, et impossible pour du fret, la puissance demandée pour tirer un train de 1800T se calculant en MWh sur son trajet.
      Je vous laisse de plus imaginer les temps de charge (donc d’indisponibilité du matériel pour des locs tournant en relève 20/24h parfois) et les emmerdes en cas de manque de batterie en ligne (on ne gare pas un train sur le bord du rail comme un camion en panne pourrait l’être).
      Pour la partie voyageur, 90% du transport est déjà assuré en électrique, seul 1 ou 2% supplémentaires pourraient être fait sur batteries, donc hormis la vitrine technologique, l’intérêt est moindre. C’est peut-être réalisable sur du tramway lorsqu’il est difficile d’installer un autre moyen, avec un matériel léger, des trajets courts et des temps d’arrêt où il est possible de recharger.

    • wagdoox dit :

      Vous confondez bien des choses…
      40 jours c’est un max et ne représente en aucune façon une distance et encore moins une vitesse.
      Comparer un sous marin de 3000 t et un camion de 18 tonnes, c’est complément à coté de la plaque, le volume est clairement pas le meme.
      Enfin la friction au sol et celle d’un sous marin qui reste « porté » par la poussée d’archimede réduit encore votre comparaison.
      Ensuite les stations d’essence devenu électrique devront être entre 7 à 8 fois plus grande, s’il faut attendre 30 minutes pour faire le plein, plus sans recharge rapide (payante). Résultat on aura encore plus de parking, pas très écolo non plus.
      Bref, doucement, c’est pas si simple, c’est une avancée mais clairement pas celle que vous décrivez.

      • nexterience dit :

        La pollution de fabrication des batteries lithium asiatiques est si importante que voiture électrique a peu d’intérêt en économie de CO2.
        Donc pour camion ou train, c’est pareil.
        L’hydrogène sera limité par l’énergie disponible. Voir Jancovici.

    • yoann L dit :

      Tout est un problème d’échelle .
      Des trains, des tram électriques oui, en lieu et place de voitures thermiques, oui, mais pourquoi autonomes? Quel intérêt?
      De là à penser que la mobilité pourra rester la même et passer au tout électrique est un fantasme.
      en France, se sont, 54 milliards de kilos d’équivalent pétrole qui sont consommés par an par les transports. Soit 628 TWh alors que le par nucléaire de notre pays produisait 379 TWh en 2017 en énergie primaire.
      Si demain il y a tentions sur les apports en pétrole (dont le pic de pétrole conventionnel est passé en 2008 et les pétroles de roche mère ont des difficultés financières ), il n’y a aucune alternative viable et les tentions sociales et géopolitiques risquent d’être graves.

    • totoro dit :

      bombardier propose déjà ça

  6. Titeuf dit :

    Bahhhh….le bestiaux !!!!!
    Manque plus que l’homme de l’Atlantide en arrière plan …
    Sacré concept quand même , respect.

  7. albatros24 dit :

    Le Chant du Loup…
    S ils arrivent à mettre au point ce système très impressionnant on en gardera pour notre sous marinade j’espère…

    • John dit :

      Est-ce réellement nécessaire avec les ss-marins nucléaires?

      • Paul Letissier dit :

        @ John Sans être du tout compétent dans ce domaine, je crois avoir compris que les sous-marins nucléaires n’ont plus la discrétion suffisante pour échapper aux sonars de la prochaine génération.
        .
        Ceci parce que l’on ne peut jamais arrêter complètement une chaudière nucléaire : il faut toujours des pompes qui fonctionnent pour assurer le refroidissement du système.
        .
        Au contraire un moteur électrique arrêté est totalement silencieux.

        • vno dit :

          La pompe en question faisant moins de bruit que la vapeur, sont arrêt ne présente aucun intérêt en puissance, C’est même possible en dessous d’une certaine puissance qui permet de limiter la puissance résiduelle à l’arrêt et donc de s’en passer à l’arrêt. Seul les consignes suite à un défaut de surveillance l’interdisent en temps normal. Ce n’est plus des réacteurs à boucle. Le risque d’un accident de refroidissement lié à la puissance résiduelle est quasi nul. Quant au bruit de la vapeur, il ne rayonne pas à l’extérieur.
          La prochaine génération de sonar occidentaux c’est nous qui la construisons. Les autres nations sont très en dessous. Nous fournissons les américains pour certains d’entre eux. Les classiques n’ont pas assez d’énergie pour suivre un nucléaire pour obtenir une solution de tir avant qu’il soit hors de portée et pour cela il faut l’entendre avant lui.
          Un sous-marin n’arrête jamais sa propulsion car il est obligé de reprendre sa pesée et c’est bruyant à cause des pompes. S’il est posé sur le fond pour un classique, c’est par petit fonds sableux, pas vraiment l’endroit ou circule les nucléaires en dehors de certaines missions peux pratiquées ou en surface. Le temps de se décoller du fond en faisant beaucoup de bruit, le nucléaire est loin mais pas forcément sa torpille.

      • Vinz dit :

        La quantité est aussi une qualité. Vu le nombre de sna en service…

        • John dit :

          Certes, mais en même temps, une attaque contre un SNA français est suffisamment grave pour risquer une frappe nucléaire…
          La dissuasion me semble trop peu prise en compte dans les risques potentiels….

  8. Stoltenberg dit :

    Pourquoi pas d’AIP? L’avantage majeur qu’ont les U-212 par rapport aux Scorpène c’est justement l’AIP plus performante.

  9. Nike dit :

    J’aimerais bien savoir si les batteries LIB(RT) seront fabriquées en France. Cela pour permettre un contrôle qualité à la hauteur et l’indépendance stratégique nécessaire.
    En toute logique naval group a du développer la batterie avec un fournisseur Français (Saft / total ?)
    Le gros problème des batteries lithium est que ces technologies évoluent tellement vite qu’au bout de 3 à 4 ans elles sont déjà obsolètes.
    J’espère qu’ils ont prévu un contrat de SAV pour toute la durée de vie de leurs futurs navires. Voire un système « évolutif « , pour pouvoir intégrer de futures batteries encore plus performantes.
    On n’est plus du tout avec de la batterie au plomb qu’on remplaçait par une autre batterie au plomb !

  10. vrai_chasseur dit :

    Le point notable ce sont les batteries LIBRT.
    C’est une ‘Team France’ d’excellence qui les a conçues et mises au point : Naval Group, Saft, CEA Tech, EDF R&D.
    Le résultat est à la hauteur : elles ont 20 ans d’avance. De telles performances énergétiques des batteries n’étaient attendues qu’à l’horizon 2040, dixit Naval Group.
    Chapeau les ingés.

    • Alain d dit :

      Oui, on peut aussi rappeler que le CNRS et Bolloré Technologie ont aussi fait avancer l’industrie des batteries, tout comme certainement Alcatel-Alstom, dont Saft était une filiale, avant le dépeçage.
      J’allais oublier le CEREM (matériaux et procédés, CEA), qui bossait avec le LETI. C’est vieux, certainement renommé et réorganisé, parce que je n’en n’entends plus parler.
      Non, pas le Centre d’études et de recherches de l’enseignement militaire supérieur:
      https://www.irsem.fr/search/centre-d-etudes-et-de-recherches-de-l-enseignement-militaire-superieur-cerem.html
      Et le MINATEC, incontournable à Grenoble, lié au CEA, CNRS et autres :
      https://www.minatec.org/fr/

      2006, Michèle Alliot-Marie, Grenoble :
      « La Défense joue depuis longtemps un rôle de premier plan en matière de recherche. »
      « La Défense est aujourd’hui en France un acteur majeur de la recherche. »
      « Elle appuie les recherches civiles et militaires, qui sont de plus en plus imbriquées. »
      15 années plus tard, les recherches civiles et militaires sont encore plus interdépendantes.
      Les recherches sur les batteries, comme dans d’autres secteurs, valident cette réalité!
      Comme le fait que Saft, qui était jusqu’à maintenant, principalement orienté défense, aéronautique et spatial, va élargir sa gamme aux automobiles, et ainsi sauver l’UE de la domination asiatique (Corée et Chine) dans ce domaine stratégique des voitures électriques.
      http://www.european-security.com/n_index.php?id=5558

      « Pour les Nuls » :
      https://www.youtube.com/watch?v=VQyooUrr5B8
      https://www.youtube.com/watch?v=n4PzflXG3Rk
      https://www.youtube.com/watch?v=Ln7m3_mquY0

  11. Bohé dit :

    J’adore. Magnifique ce bâtiment. J’avais déjà flashé sur le concept SMX31, là on a encore progressé avec la prise en compte de retours de clients/marins. Problème : le prix?
    Dans la montée en puissance des Armées, j’en verrai bien 6-7 pour les baser outre-mer : 2 à la Réunion, 1 Polynésie, 1 Nouméa, 1 Antilles/Guyane, et 1 ou 2 en métropole pour la formation et périodes d’entretien. Je ne suis pas un militant des listes de Noël mais il me semble que l’investissement dans quelques sous-marins de ce type pour l’outre-mer aurait un impact opérationnel très fort pour un investissement « limité ». Enfin on a pas le prix…
    Effectifs réduits, capacités impressionnantes, cela renforcerait lourdement nos capacités outre-mer. Je pense surtout à l’Océan Indien et au Pacifique. En Atlantique on est plutôt tranquille pour le moment. Autre avantage : cela libérerait les SNA.
    En tout cas bravo aux architectes et ingénieurs de Naval Group 🙂

  12. ULYSSE dit :

    Ce que ne précise pas l’excellent L. Lagneau, c’est que , selon ses concepteurs le SMX 31 E se base sur des technologies existantes , mais que son aboutissement nécessiterait 10 ans d’études complémentaires et 10 ans de construction…ce qui nous reporte à 2040. Un SCAF sous marin en quelque sorte. Entretemps la technologie des batteries aura considérblement progressé (notamment sous l’impulsion des constructeurs auto) ce qui conduit l’ingénieur porteur du projet à considérer que les performances annoncées en termes d’autonomie (40 jours) seront certainement largement dépassées…..

    A noter , cela faisait l’objet d’un précédent post, que les nouveaux SM japonais incorporent déjà des baterries au lithium, en remplacment des AIP cycle Stirling de la précédente génération…

  13. wil dit :

    Moi ce qui me pose question c’est la discrétion acoustique et électromagnétique d’un système de système avec tous ces drones embarqués qui vont graviter autour du SM « mère ». le concept est intéressant et rappelle le SCAF (avec 800km/h de décalage en vitesse…), mais il faudra que ces drones soient aussi discret que le sous marin qui les emploie sans quoi sa discrétion deviendra inutile.

    • lxm dit :

      seaquest, police des mers. date de 1993, ceux qui ont regardé et aimé cette série sont maintenant ingénieurs seniors.

  14. Bob dit :

    3000 tonnes le cachalot. Il est lourd.
    Il semble bien utile dommage que son armement soit revu à la baisse en ces temps troubles surtout pour 3000 tonnes, il devrait être bourré d’explosif. Il servira surtout à gérer les côtes avec ses multiples capteurs, à terme il remplacera les patrouilleurs océaniques.

  15. Le Suren dit :

    Impressionnant ! Sur le plan de la propulsion électrique, ça me rappelle le Nautilus de Jules-Verne mais avec la technologie du XXI ème siècle.

  16. Gandalf dit :

    Superbe mais j’ai une question : quid de la sensibilité à une EMP, une bombe à impulsion électromagnétique ? Si la portée dans l’eau serait moindre que dans l’air, cela pourrait être contourné par l’augmentation de la puissance ou le largage de patterns. Une telle arme constituerait un danger létal imparable.

    • Fred dit :

      @ Gandalf

      Difficile d’imaginer une meilleure Cage de Faraday qu’une coque de sous-marin, avec une mise à la terre (à la mer ;o) parfaite.

  17. anon dit :

    Ne vous torturez pas sur les capacités de la bète, ce n’est qu’un concept ship tout comme le smx-26 qui lui pour le coup j’aurais bien aimé le voir doté dans notre marine, pour les opérations des FS et d’espionnage il aurait surement eu une plus value de ouf

    • Fred dit :

      … D’ailleurs, si sa technologie à écailles était mature, elle ornerait le Suffren, ce qui ne semble pas être le cas.

      • Alain d dit :

        Faux, même si la technologie « écailles » était mature ce jour, l’architecture des Barracuda a été figée depuis bien longtemps.

        • Fred dit :

          @ Alain d

          On ne peux pas dire que le revêtement anéchoïde fasse partie de « l’architecture » …

        • Alain d dit :

          @ Fred
          Oui, éternel débat entre architecture, structure et design.
          Selon les industries, les approches sont différentes et pour une même industrie, par exemple l’automobile, l’approche allemande diffère beaucoup de la française.
          C’est l’enveloppe du sous-marin qui encaisse la pression, 1ère force sur un sous-marin, donc le calcul de l’enveloppe, écailles ou pas, est vital, le reste de la structure renforce, transmet et amortit.
          Ceci étant, de quelle enveloppe parle t’on?
          Les deux mon Amiral, la coque intérieure évidement, que je pense comme structure, tandis que l’extérieure est plus design et fonctionnelle.
          Mais, hors furtivité, l’env. ext. embarque des systèmes et va conditionner la vitesse de déplacement et la maniabilité du sous-marin, donc son design doit certainement être figé très rapidement sur les premières études qui suivent les préliminaires (Amont).
          Donc la matière et sa finition doivent être très importantes.
          Noté que design est aussi un mot de plus en plus utilisé à toutes les sauces, et je m’y perds quelquefois.
          La R&D, ça me connaît, mais malheureusement, à l’exclusion des industries navales.
          Je suis donc preneur pour toutes des infos et corrections, tant que j’ai encore de la place pour les stocker dans ma caboche.

  18. Durandal dit :

    Un équipage de 15?
    En demi bordée ça donne 1 pacha et 7 équipages.
    J’ai du mal a imaginer que l’équipage quitte la demi bordée, le tout en bannettes chaudes, galère!!
    Sinon c’est un beau jouet…

  19. HMX dit :

    Ce SMX 31E est un magnifique concept, qui pourrait aisément être décliné en version drone sous marin avec des dimensions potentiellement réduites (1000 tonnes ?). Drone qui pourrait utilement venir épauler nos Barracuda en les faisant travailler en réseau, étendant ainsi largement les zones contrôlées par les Barracuda. Outre les données fournies par ses capteurs, le drone servirait également de « réservoir » à torpilles et missiles, notamment les MDCN pour des scénarios de frappe terrestres (point sur lequel la classe Suffren est un peu « juste » en terme de capacité d’emport).
    Le développement et l’acquisition de tels drones par la Marine Nationale permettrait de démultiplier nos capacités ASM, anti-surface, et AVT, et de pallier au format minimaliste de notre flotte de SNA. L’intérêt étant que de tels drones ne représenteraient à l’unité qu’une fraction du coût d’un SNA.
    Sachant qu’il faudra en parallèle développer et acquérir des drones beaucoup plus petits et non armés, type glider, potentiellement mis en oeuvre depuis les tubes lance torpilles. L’utilisation conjointe de drones « low cost » légers étant complémentaire de l’usage de drones « lourds » mettant en oeuvre de l’armement.

  20. Royal Marine dit :

    Superbe projet!
    Mais c’est amusant ce retour aux 800 tonnes type Daphnée, avec des tubes arrières!

  21. Qui ça dit :

    À propos de Naval Group, il a été annoncé que le sous-marin Perle, qui avait subi un incendie lors d’une maintenance à Toulon, est finalement sauvable et ne connaitra donc pas une fin prématurée. Il sera « greffé » au Perle la face avant récupéré du Saphir, sous-marin de même classe et qui avait été désarmé l’année dernière. C’est certes du bricolage, mais au moins ça sauve le Perle…

    Source: Le Point https://www.lepoint.fr/societe/le-sous-marin-nucleaire-perle-sera-repare-avec-l-avant-du-saphir-22-10-2020-2397595_23.php

  22. wagdoox dit :

    Un projet plus réaliste possible mais je préférais l’original.

  23. MERCATOR dit :

    Une autre piste à mon avis à creuser .

    « Système innovant basé sur l’emploi de piles à combustible de seconde génération.

    Augmenter l’autonomie en plongée des sous-marins

    Historiquement, les sous-marins à propulsion diesel-électrique sont obligés de remonter régulièrement vers la surface, au moins en immersion périscopique, pour faire tourner leurs moteurs et, ainsi, recharger les batteries qui les alimentent en plongée. Ces phases sont considérées comme des périodes de grande vulnérabilité, les bâtiments étant plus facilement détectables. C’est pourquoi cela fait plus de 20 ans que les grands constructeurs cherchent à augmenter l’autonomie en plongée des sous-marins à propulsion conventionnelle afin de limiter les indiscrétions.

    Des chaufferies nucléaires au MESMA

    DCNS s’est appuyé dans un premier temps sur son expérience du nucléaire (10 SNLE réalisés et 12 SNA construits ou en train de l’être pour la Marine nationale) pour développer le MESMA, qui reprend le même principe d’utilisation des chaufferies à vapeur (la source d’eau chaude étant remplacée par un carburant, éthanol ou gazole). (…)

    Fabriquer l’hydrogène directement à bord du bâtiment

    C’est pourquoi DCNS, pour succéder au MESMA et prendre une longueur d’avance sur ses concurrents, a décidé de développer un système de piles à combustible de seconde génération (FC-2G) avec production directe de l’hydrogène à bord du sous-marin. Pour y parvenir, les ingénieurs français ont imaginé une solution visant à obtenir de l’hydrogène à partir d’un carburant classique (gazole) via un processus chimique de reformage. En parallèle, DCNS a conçu un système breveté permettant d’injecter de l’azote au niveau de l’arrivée d’oxygène, dans des proportions telles que l’on reconstitue de l’air synthétique, moins corrosif que l’oxygène pur. L’air est alors injecté dans les piles à combustible où il réagit avec l’hydrogène pour produire de l’électricité ».

    Les Allemands en 1942/1945 puis les Russes avec le moteur « walter »au peroxyde d’hydrogène avaient essayé un système anaérobie abandonné eut égard aux risques d’explosion .

  24. ULYSSE dit :

    @Mercator. pour ceux que cela intéressent (même si ça date): http://zone.sousmarins.free.fr/Sous-marins%20anaerobies.htm
    L’avantage des batteries me semble-t-il est d’éviter beaucoup de machineries et donc du bruit, de la complexité, et d’économiser de l’espace.
    De plus le logement des batteries permet d’imaginer des architectures originales.

  25. pier marny dit :

    Bonjour a tous . Comment peut on situer d’un point vue operationnel ce projet par rapport au barracuda  » australien  » non nucleaire ?