L’armée de Terre expérimente la réalité virtuelle pour préparer ses missions

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32 contributions

  1. Sam dit :

    Pour le soldat de terrain, il est toujours difficile d’entendre qu’on investit dans ce genre de gadget quand on sait les manques criants dans les accessoires individuels en unité.

    • MAS 36 dit :

      Utilité pour les zones urbaines, sans doute, mais en ce moment au Mali pour Barkhane j’ai des doutes.

      • Daniel BESSON dit :

        Cit :[ Utilité pour les zones urbaines, sans doute, mais en ce moment au Mali pour Barkhane j’ai des doutes.]

        Et pourtant …

        https://www.defense.gouv.fr/operations/actualites2/barkhane-le-rehearsal-un-incontournable-dans-la-preparation-d-une-operation

        Pour les zones urbaines l’Armée Arabe Syrienne utilisait déjà il y a 5 ans une modélisation 3D  » rustique  » mais qui permettait , par exemple , de préparer la progression d’une colonne d’infanterie mécanisée en zone urbaine . Dans le cas d’une rue qui se sépare en  » patte d’oie  » avec un immeuble tenu par des terroristes Islamistes au milieu cela permet au chef de bord du blindé de tête d’appréhender ce qu’il verra mais aussi de se mettre à la place d’un terroriste dans cet immeuble .
        Cela doit se trouver sur une vidéo ANNA News™ sur RuTube ?????

    • maxime dit :

      bien d’accord avec vous.. surtout quand on connait le prix du bousin, et la rapacité de Thalès sur ce type de produit.
      Enfin, faut bien faire tourner la machine…

      • Kural dit :

        3 défaitiste pour le prix 1 c’est les solde du dé-confinement et ont ma pas prévenus?… Pour commencer sachez que TOUT les armée puissante ce tourne vers de la réalité virtuelle, les état-unis ont même fait un log rapport qui dit que dans quelque dizaine d’année les soldat américain auront des implant(technologique) pour mieux voir, mieux entendre, mieux courir etc, la chine la russie l’allemagne l’inde etc etc la plupart des pays ce tourne vers la réalité virtuelle, les implant etc, vous avez critiqué sans argument donc entre 3 internaute et des expert de toute la planète je pense que j’ai rapidement fait mon choix 🙂 ensuite c’est de la réalité virtuelle, au mali y’a quoi? des habitation, des grotte, des foret, ont peut très bien utilisé la réalité virtuelle pour s’entrainer à comment faire face a des terroriste dans des grotte, foret, habitation, etc, donc les doutes de MAS 36 sont pas fondé… concernant Sam mon père est sous officier militaire et dans l’armée y’a pratiquement pas de manque d’accesoires individuels, pratiquement tout les soldat qui parte en opération extérieur sont entièrement équipé, les équipement moderne v’ont d’ailleurs en priorité pour les opération extérieur, donc « manques criants » n’est absolument pas le bon mot, y’a des manquement individuel d’accesoires dans toute les armée, mais la france est l’un des pays qui s’en sort le mieux sam. Concernant maxim sache que si ont voulait faire tourner la machine ont aurait investit dans un deuxième porte avions par exemple, sa fait beaucoup plus tourner la machine que une réalité virtuelle, donc la encore l’argument de maxime ne fonctionne absolument pas…. Bref sa critique sans réelle argument donc selon vous tout les expert de plus de 40 pays intéressé par la réalité virtuelle sont dans l’erreur complet? cela me parrait très peut probable…

        • Prof de physique dit :

          La réalité virtuelle a de grosse faiblesses :
          – son manque de rusticité par sa dépendance à des réseaux dont rien ne garanti qu’ils ne seront pas coupés, même avec l’adaptabilité de l’internet et de ses protocoles.
          – sa dépendance énergétique.
          – l’utilisation de matériel microsoft, de processeurs fabriqués en Chine, donc susceptibles de contenir des portes dérobées et autre coquineries informatiques.
          Je ne dit pas qu’il ne faut pas utiliser cette technologie, mais qu’il faudrait de temps à autre revenir à la technique sans électronique, un peu comme les marins qui bien qu’ayant un GPS, s’entraînent régulièrement à l’usage du compas, du sextant et autres technologies dépassées, « au cas où ».

          • Luc dit :

            Le  » Bac à Sable 2.0″ mais avec de l’informatique, de la connectique et du débit… et une tente en plein Sahel

        • Lame dit :

          Oui, toutes les armées « puissantes » se tournent vers la réalité virtuelle en complément des entraînements sur le terrain, pas en remplacement de ceux-ci.

    • John dit :

      Certes, mais il faut bien être conscient que le problème n’est pas dans cet investissement spécifique.
      C’est comme les personnes qui se plaignent de l’argent utilisé pour les migrants… A les écouter, ils pourraient ramener 500 milliards par an en finançant systématiquement dans tout ce qui n’a pas été fait, et donc ça serait de leur faute.
      Ici, l’investissement d’un côté ne dépend pas de l’autre il me semble.

    • Lame dit :

      Je suis bien d’accord, Sam. Dans le cas de la France, l’expérience passée fait craindre que ces gadgets soient acquis au détriment des équipements de base. Après tout, on a financé le développement de la panoplie FELIN avec les fonds qui aurait dû être investi dans notre industrie des armes à feu. Résultat, on a de la fantronique haut gamme et inutile mais plus de fusils: il faut les acheter aux Allemands. Problèmes: 1° On les reçoit après traitement de toutes les commandes, 2° Les Allemands surveillent l’emploi qui en est fait et peuvent arrêter les livraisons, 3° Difficile de pratiquer le combat combiné en OPEX si on ne peut pas fournir de fusils aux alliés locaux, 4° Quel crédibilité géopolitique pour une grande puissance qui ne sait pas produire ses propres fusils quand des pays bien moins puissant y arrive?

  2. behemoth dit :

    bac à sable plutôt que « caisse à sable ».

    • MAS 36 dit :

      Vous n’avez pas été militaire à vous lire. Le bac à sable c’est dans les jardins publics pour les enfants.

      • Kural dit :

        MAS 36 c’est bien de vouloir remettre les gens à leurs place mais quand vous dite que des simulation de réalité virtuelle sont utile pour les zone urbaine mais ne seront pas utile pour le malis (ou y’a des habitation comme en zone urbaine, des grotte sombre comme les cave des habitation urbaine, des foret ou ont vois pas ce qui y’a à coté comme dans des ruelle etc) je pense pas que vous soyez également militaire, ou alors vous êtes critique envers la modernisation, hors vous utiliser internet qui est moderne et que personne ne croyait y’a de cela 40 ans…..

        • Prof de physique dit :

          En 1978, j’ai pu utiliser un ancètre de l’internet dans un centre de recherche français. son utilisation était assez courante pour les chercheurs afin de réaliser des bibliographie, entre autres.
          Le minitel et ses service, moins jolis, moins flashis que le web permettait déjà forum, consultations de banques de données, et de services qui préfiguraient les sites web dès 1980.
          Donc l’idée était plus qu’en l’air.
          Quand on m’a parlé du web la première fois dans les années 1990, je n’y ai vu qu’un prolongement logique de ces technologies.

  3. Plusdepognon dit :

    La vieille caisse à sable ne consomme aucune énergie, avec quelques objets trouvés sur place (ce qui ramène tout le monde à des souvenirs d’enfance et gomme la différence entre les niveaux de vie des participants de différents pays) et fait appel à l’imagination des participants au briefing, il est vrai que c’est désormais une capacité qui fait peur.

    Un projet qui était dans les cartons depuis quelques années :
    https://forcesoperations.com/de-la-caisse-a-sable-a-la-table-numerique/

    La simulation, outre son côté jeu vidéo, est économique et moins pénible à organiser dans des bâtiments à l’abri des intempéries et des saisons. Ce moyen d’entraînement va donc de plus en plus avoir le vent en poupe :
    https://forcesoperations.com/le-simulateur-sittal-de-ruag-defence-france-retenu-par-le-danemark/

    La diminution des coûts offertes par la technologie offre aussi de belles histoires :
    http://mars-attaque.blogspot.com/2018/12/forum-innovationdefense-2018-du-cote.html

  4. Daniel BESSON dit :

    Cit : [ « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours », disait Napoléon Ier. ]

    https://musee-armee.fr/expoNapoleonStratege/
    Voir aussi le Musée des plans reliefs . Je fabrique personnellement des modèles 3D d’éléments de fortifications VAUBAN pour des
    wargames .
    Ce qui est hallucinant c’est que les ingénieurs qui ont modélisé le relief à l’époque avaient une vision  » impression 3D  »

    Cit : [ Et, pour préparer leurs missions, les unités de l’armée de Terre organisent un « briefing » en utilisant ce que l’on appelle une « caisse à sable », laquelle permet de synthétiser les données physiques du terrain, les informations utiles et la situation tactique avant de partir en opération, avec des maquettes, figurines, bouts de bois, etc.]

    Une vidéo de ANNA News™ , malheureusement censurée aujourd’hui , montrait des officiers de l’AAS utiliser dés 2015 la fonction  » vue en immersion de rue  » d’un célèbre site de cartographie sur leur smartphone pour préparer leur opération dans la banlieue de Damas contre les terroristes Islamistes soutenus par  » Fafa  » et nos  » p’tits gars « .
    Les crobards de l’intervention se faisaient justement dans le sable et avec des bouts de bois . Les immeubles dans certaines configurations étaient modélisés par des briques à la bonne échelle et même aux bonnes textures du revêtement des bâtiments en question .
    Par la suite une modélisation sommaire des rues a été faite pour , par exemple , planifier une progression d’une colonne d’infanterie mécanisée dans une rue de la banlieue de Damas.

  5. aleksandar dit :

    Je suis quand même dubitatif.
    D’abord les anciens savaient à partir d’une carte EM avoir une vision 3D du terrain.
    Il semble que ce savoir-faire ce soit perdu.
    D’un autre coté, on restait tributaire d’un mauvais fossé comme Napoleon a Waterloo.
    Les caisses a sable n’étaient pas si petites que ça, je me souviens d’avoir préparé des missions sur des exemplaires ou la manœuvre logistique des km en arrière de la zone de contact étaient possible.
    La manœuvre SAN-RAV-MEC se déroulant essentiellement dans la profondeur selon des itinéraires reconnus et en fonction du positionnement des unités, je ne vois pas l’intérêt pour les logisticiens de ce type de cette réalité virtuelle.
    Mais peut être que cela permettra aux artilleurs de mieux régler leurs tirs et de faire moins de bleu sur bleu.
    Reste le problème de la numérisation, en cas de conflit en centre Europe par exemple.
    Ou l’on se réfère aux image satellites et toutes les conditions ne seront pas prises en compte, par exemple , l’image satellite ne donnera jamais la portance des berges en cas de franchissement, donnée importante puisque qu’il y a sur ce théâtre une coupure a franchir tous les 40 km
    Ou il faudra des milliers de reconnaissances terrains pour affiner les données.
    Autre problème, ce barnum pourra t il être décentralisé au niveau brigade ?
    Il faudra un poste J3 MAN FUT, un J2, un J4, un pour l’adjoint  » Génie « , un pour l’adjoint  » Feux « , un pour le conseiller « Air ‘
    Si ce n’est pas le cas, la manœuvre sera entièrement préparée au niveau supérieur avec une précision qui ne laissera aux EM subordonnés que la conduite.
    Le risque est de voir les capacités des officiers d’EM diminuer dans les domaines de préparation, coordination , synthèse.
    Et quid de l’utilisation et de la maintenance en milieu dégradé ?

  6. aleksandar dit :

    A contrario, cela me semble une innovation intéressante pour le combat urbain si le système est decentralisé.

  7. Arnaud dit :

    L’idée est séduisante car cela peut éviter de partir sur un plan qui s’avère inadapté. Ma crainte, c’est que par pénurie de moyen, on finisse par se limiter à une validation en réalité virtuelle, alors que ça ne remplace absolument pas la réalité. A un moment, il faudra répéter les plans, les tactiques,…en « vrai ». J’espère que c’est bien ce qui se passera.

  8. lxm dit :

    Le dominant( sûr de lui) regarde le sol, le dominé( celui qui doit encore apprendre) regarde le ciel.

  9. Luc dit :

    La  » Caisse à Sable 2.0″ mais avec de l’informatique, de la connectique et du débit… et une tente en plein Sahel

  10. Tannenberg dit :

    @Belzebuth
    Malheureusement ce ne sont pas les fossoyeurs de l’industrie française qui manquent, a n’en pas douter, ce ne sera pas perdu pour tout le monde, merci pour le partage d’article sur le démantèlement de la CNIM…

    le coup de la RV pour la préparation de mission me rappelle une scène des « pingouins de madagascar », genre preparation de mission avec caisse a sable, entre la version « hollywood » et la version « marines ». Je suis comme aleksandar, a mon avis, c’est certain que ca fera joli dans les états-majors, mais avec ce genre d’outil, le risque de perte de compétence dans les niveaux de transmission sur les observations et les ordres de manoeuvres sur le terrain me semble réel. On a deja vu ce que ca pouvait donner quand les gars sur le terrain sont tellement habitues a voir leur position sur smartphone qu’ils ne savent plus utiliser une carte et une boussole quand la batterie est a plat, sans parler du risque averee de relèvement de la position par l’ennemi quand il sait capter les données…

  11. Stef dit :

    Au vu des (justes) contraintes listées dans les commentaires il semble primordial de déterminer l’échelon tactique d’emploi qui devra bénéficier des infrastructures nécessaires.
    On nous parle d’état major, est-il nécessaire de disposer de la fonction secteur de tir? Apres le caporal stratégique, le colonel caporal?
    La caractéristique du champs de bataille, surtout urbain c’est qu’il change rapidement, par l’action amie (bombardement) ou ennemie (valorisation diverse). Ca va nécessiter des moyens permanents de mise à jour (avions, drones, autres) si on veut que le chef de char est la juste vue sur l’immeuble.
    On n’a pas fini de découvrir les limites du système…
    Mais il faut travailler dessus.