CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Au Sénat, on redoute une « déconstruction lente » de la Loi de programmation militaire 2019-25

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124 contributions

  1. NRJ dit :

    On arrive au problème classique : la France est à sec. Et la programmation militaire n’échappera pas au dépeçage en règle. La France est effectivement à 2 pas de la faillites. Ah moins que les économistes du dimanche de ce site ne m’explique comment il en est autrement. Peut-être que c’est Macron qui ne veut pas parce qu’il est méchant et que Bercy ait juré d’avoir la peau de la Défense parce qu’ils y sont tous sans exception bêtes plus antimilitaristes les uns que les autres.

    • chill dit :

      effectivement , on est mal .

    • Plusdepognon dit :

      Il y a des choix à faire que ce soit dans la vie ou pour les civilisations :
      https://youtu.be/2oFARgqG0NA
      Donner la création monétaire privées improprement appelées « banques centrales » est une forfaiture. Seuls les Etats devraient avoir ce droit.
      Laisser le « marché  » sans contrôle (fisc, douane, inspecteurs du travail,des fraudes, de la concurrence), c’est autoriser la criminalisation et la corruption à une échelle jamais vue. Un monde où tout s’achète et où chacun se vend, ça envoie plutôt du cauchemar.

      Je remets une énième fois ce lien sur le fait que nous ne comprenons pas ce qui ce passe tant que nous n’acceptons pas que les USA sont messianiques et que nous sommes le seul pôle de peuplement humain où le délit de blasphème n’existe pas. Plus pour très longtemps, même si la haine de soi-même peut être considéré comme un sacerdoce.
      https://youtu.be/luJBZfVWhXM
      Abdelwahab est un contemporain de Voltaire. Vu comme ça tourne, Voltaire est plutôt en train de perdre la partie.

    • Matrix dit :

      Ouaip, et nos dirigeants , une fois de plus, se sont révélés incapables de diminuer la dépense publique.
      Je me rappelle que Fillon, avait une volonté plus offensive à ce sujet, y serait-il arrivé ? J’en doute. Mais bah, il n’y est pas.
      Nos politiques et nous mêmes, français,à force d’en demander toujours plus, avons créé un ogre, une machine que nous n’arrivons plus à stopper.
      Des drogués , voilà ce que nous sommes devenus, drogués aux transferts sociaux, à la dette, au gazole et à l’uranium.

      • NRJ dit :

        Fillon a réussi à faire de vraies réformes comme la retraite à 62 ans et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. On n’est pas forcément d’accord mais on ne peut pas contester le fait qu’il s’agissait de réformes sérieuses et capables de réduire le déficit en France.

        Mieux encore il a fait la retraite à 62 ans en 2010 soit 3 ans après l’élection (et la pire crise économique depuis 1929) alors que le gouvernement était impopulaire. Macron serait il capable de faire cela aujourd’hui ? Sachant qu’il ne va même pas essayer on peut franchement en douter. C’est aussi pour ces raisons que Sarkozy a conservé 35% de popularité en 2012 bien mieux que Hollande et Macron.

        • Marco dit :

          Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, une réforme sérieuse? Tout le monde s’accorde pour dire que la RGPP a été menée en dépit du bons sens, sans réorganisation préalable. C’est aujourd’hui le modèle de ce qu’il ne faut pas faire en matière de réduction des effectifs de la fonction publique!

          • NRJ dit :

            @Marco
            On peut toujours critiquer et dire que ça aurait pu être mieux fait et plus rapporter. Mais il n’empêche que cette réforme a été faite et que personne n’avait osé une telle chose avant et depuis ce quinquennat.

      • Albatros24 dit :

        C est le Gouvernement de Fillon qui a le plus augmenté la dette.
        Ou le pompier pyromane…ne faites pas ce que je fais mais ce que je dis.

        • NRJ dit :

          Le gouvernement Fillon a du faire face à la pire crise économique depuis 1929. Il ne s’agissait pas comme aujourd’hui d’une crise budgétaire franco-française due à la mauvaise gestion de ce gouvernement. Celui-ci a fait simplement de la relance keynésienne pour relancer la société française qui menaçait de perdre confiance et donc de ne plus rien investir et consommer favorisant ainsi le cercle vicieux de la récession comme cela avait eu lieu en 1929. Vous qui dites avoir des notions d’économie, c’est le moment de les utiliser.

          Les autres pays ont mené des démarches similaires car la relance keynésienne est la méthode considérée comme la plus efficace pour lutter contre une crise économique majeure car son objectif est de restituer la confiance à un peuple qui se dit collectivement  » je vais plutôt économiser et ne rien consommer car je pouvais avoir besoin d’argent demain, ma boite ayant des problèmes », favorisant de facto la faillite d’entreprises et le chômage et par là même ce sentiment d’inquiétude.

          Par ailleurs ce gouvernement a fait de vraies réformes de réduction du déficit malgré l’opposition constante des autres partis. A partir de là, les critiquer d’avoir laisser filer le déficit est ridicule.

          • Albatros24 dit :

            C’est de l’argent reversé à des banques, nullement une quelconque relance keynésienne qui impacte l’économie par des investissements…
            On ne peut justifier l’intolérable sous prétexte de soutenir son champion politique.
            Y compris l’assassinat de Kadhafi (justifiée par une pseudo libération de la Libye, depuis en guerre) témoin gênant dans le financement de sa campagne électorale…

          • Albatros24 dit :

            Sarko a détruit notre Armée et la fonction présidentielle, il voulait en plus enrichir sa famille au détriment de l’intérêt général.
            C est le pire de nos chefs d’Etat

    • Albatros24 dit :

      Allez pour réexpliquer rien qu à NRJ
      La pédagogie est l art de la répétition…
      « La dette n’est pas un problème », tempère Liêm Hoang-Ngoc. « Vous prenez un couple de Français moyen, chacun gagne 2000 euros et a un budget annuel de 50 000 euros. Il achète une maison, il emprunte 100 000 euros, son taux d’endettement est de 200 %. Où est le problème avec une dette publique à 100 % ? Les charges de la dette de l’Etat, c’est 40 milliards d’euros pour un PIB de 2300 milliards, ça fait 2 %. »

      Pour cet économiste, le vrai sujet d’inquiétude, c’est la dette privée. « Elle est supérieure à 145 % en France. Pour le père de famille, ce n’est rien s’il peut honorer les charges de sa dette mais les grosses entreprises, elles, font systématiquement de la dette pour racheter leurs propres actions et faire monter les cours en bourse, et ainsi servir leurs actionnaires et en séduire de nouveaux. » En résumé, s’endetter pour faire monter le cours de son action sur les marchés. Quitte à faire prendre des risques à l’entreprise, et donc à l’emploi.
      In https://www.google.com/amp/m.leparisien.fr/amp/economie/dette-publique-a-bientot-100-de-pib-faut-il-s-inquieter-21-12-2018-7974639.php

      • NRJ dit :

        Ah ce cher Albatros

        Vous partez sur de mauvaises bases pour une simple raison : la banque prête à votre couple parce qu’elle sait qu’ils sont sérieux et qu’ils remboursent chaque mois l’emprunt qu’ ils ont fait à un moment t. A plus grande échelle c’est pour ça que les banques donnent de l’argent en cas de guerre, car elles considèrent les États bien gérés et qu’elles savent qu’on va les rembourser progressivement donc qu’il s’agit d’un investissement. De même avec mes crises financières où l’on emprunte beaucoup aux banques car il s’agit d’un investissement ponctuel pour remettre en marche une machine naturellement saine et bien gérée.

        Or dans le cas de l’État français on est mal géré et donc on est déficitaire naturellement (ça fait peut-être 30 ans qu’on a pas eu de budget à l’équilibre). Donc il y aura forcement un moment ou nos investisseurs cesseront de filer de l’argent. On a gardé leur confiance jusqu’ici en massacrant les entreprises et les particuliers d’impôts ( raison pour laquelle nos entreprises ne sont pas compétitives et qu’elles tombent en faillite selon le dicton « trop d’impôts tue l’impôt ») mais si on ne fait pas les réformes nécessaires on la perdra exactement comme la Grèce en 2010.

        Par ailleurs on n’est pas les USA qui possèdent le dollar (moyen rêvé de pression sur les banques). Il faut comparer ce qui est comparable (ce n’est normalement pas à une personne qui donne des leçons d’économie que je devrais le dire). Dans notre catégorie il y a à la rigueur les pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne et autres (pour le Japon je ne connais pas assez bien leur situation économique).

        Enfin vous dites que la charge de la dette baisse (je n’ai jamais dit l’inverse). Cela est du aux faibles taux d’intérêt. Mais ces taux ne dépendent pas des États et varient pour le meilleur et pour le pire. On peut faire celui qui ne voit rien, mais ce qui est sûr est que dès que les taux remonteront on sera dans une situation catastrophique.

        Pour ces raisons alors qu’on est dans un environnement international porteur (faibles taux d’intérêts, faible prix du pétrole, euro faible), on est déjà incapable de se gérer correctement comme le montre l’article au dessus. Alors qu’ en sera t’il quand la conjecture mondiale nous sera moins favorable ?

        D’ailleurs vous avez « omis » une partie de mon commentaire. Pourquoi Macron ne finance pas l’armée comme il l’a annoncé et qu’il est si facile d’emprunter ? Il est méchant c’est ça ?

        • Albatros24 dit :

          Point par point je vous réponds NRJ…
          1er point.
          On prête qu aux riches si je peux vous résumer ainsi.
          Or on prête à la France et à des taux négatifs tellement on a confiance en ce pays qui ne fait rien comme les autres, surendetté et bourré de fonctionnaires improductifs comme elle est. Les investisseurs mondiaux seraient ils fous ?
          Non ils sont très malins et prêtent à un pays avec un Etat fort…pour simplifier.

          • NRJ dit :

            @Albatros
            Pour l’instant les banques prêtent à la France parce qu’ils gardent confiance. C’est d’ailleurs pour maintenir cette confiance que Macron n’augmente pas le déficit à tout va (je suppose qu’il ne serait pas contre mais il n’a pas le choix) , augmente les impôts sur les particuliers, ne réduit pas voire augmente les impôts sur les entreprises contrairement à son programme et à ses grandes annonces, et pique l’argent ou il peut notamment dans l’armée. Ce n’est en rien une politique saine de long terme mais c’est une politique qui tient a court terme et après lui le déluge (c’est à dire la crise grecque de 2010 en France quand les investisseurs n’y croiront plus et cesseront de prêter)

            Les investisseurs se rappellent probablement aussi la crise grecque de 2010 et savent qu’ils y gagneront quoi qu’il arrive car au pire le FMI remettra de force la France sur les rails.

        • Albatros24 dit :

          2d point
          On va avoir un jour ou l autre un retour de bâton avec les taux. Vous avez raison..mais cela s appliquera à tous les pays qui ont emprunté…c est à dire tous…et cela s appelle une crise écobomique systémique…telle que nous l avons connue en 2008.
          L économie est pleine de crises tout à fait imprévisibles et de rebondissements plus ou moins forts d ailleurs…c est Keynes qui le dit lui même.
          On a tué les entreprises…ha bon ?
          Je ne savais pas que nous étions dans un pays du Tiers monde ou en Corée du Nord…soyez sérieux.
          Rien qu avec Hollande nous avons fait des cadeaux fiscaux par…milliards aux entreprises…mais ce n est pas assez pour les ultra libéraux.
          Bon les chiffreq se discutent mais quand même
          https://www.lopinion.fr/edition/economie/2012-2017-facture-fiscale-a-pres-50-milliards-d-euros-menages-109255

          • NRJ dit :

            La remontée des taux d’intérêts n’a rien à voir avec une crise économique type 2008. Ces taux varient pour soutenir ou non l’investissement selon la décision des banques centrales (sachant que des taux bas favorisent mais n’impliquent pas forcément une meilleure croissance).

            Par ailleurs les entreprises françaises ne sont pas compétitives. Relisez le rapport Gallois de 2013 à cause en particulier d’un excès d’impôts par rapport aux autres pays. Regardez s’il y a eu depuis des améliorations. Sarkozy avait augmenté (comme les autres pays) les impôts (30 milliards par an). Et Hollande a augmenté de 20 milliards également (contrairement aux autres pays) les impôts sur les sociétés. Si vous faites référence aussi aux aides pour la compétitivité des entreprises sachez que le premier bénéficiaire a été la poste. Pour vous dire à quel moi t c’est sérieux

            Lisez l’article https://www.google.com/amp/s/amp.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/09/05/29006-20160905ARTFIG00236-bilan-economique-de-hollande-comment-le-choc-fiscal-a-plombe-la-croissance-et-l-emploi.php

          • Albatros24 dit :

            Vous pzrlez du même Louis Gallois auquel je pense ?
            Haut fonctionnaire socialiste depuis 1981 qui a participé comme di cab à toutes les politiques de la Gauche ?
            Patron d Airbus ensuite ?
            Et vous dites que son rapport pointe du doigt le trop d impôts des entreprises comme cause de leur inefficacité ?
            Il devrait se flageller non pour y avoir participé directement ?
            Avec le CICE ça va donc beaucoup s améliorer alors ?
            Wait and see…

          • Albatros24 dit :

            En periode de crise bancaire les banques centrales peuvent remonter les taux notamment pour lutter contre l inflation..non ?
            Voici un lien pour votre Sarko et sa magnifique politique économique.
            https://www.google.com/amp/s/amp.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-desastreux-bilan-economique-de-139394
            Quant à Hollande..il est indéfendable en éconmie et je suis là dessus d accord avec vous.
            Il a fait Barkhane…ça c est bien par contre. L’assassinat de Khadafi par Sarko..là par contre ça se discute..
            Mais c est si rare de voir un sarkozyste qui s assume…c est beau.

        • Albatros24 dit :

          3eme point.
          Je ne fais pas la morale ou ne donne de cours d économie…quoique. j ai une formation économique et juridique de base.on écoute les économistes de comptoir qui vous racontent que la dette va noys appauvrir et qu il faut rembourser le plus vite possible..pour ne pas quoi ?
          Rien en fait.
          Nis créanciers veulent qu on paie les intérêts et qu on remboursent tous les mois exactement comme une banque…ils vivent de cela et nous font confiance pour les rembourser. Ce que nous faisons très bien et ne nous coûte que 2% de notre Pib annuel environ 50 milliards. C est énorme pour vous et moi mais pas pour un Etat 6eme puissance economique.
          Nous n avons que l Euro une monnaie internationale de référence justement. Et nos banques privées créent de la masse monétaire…voyez mes autres réponses sur ce post SVP.

          • Matrix dit :

            Attendez là, vous vous rendez compte de ce que vous dites?
            D’un coté vous citiquez les cadeaux par milliards aux entreprises. Mais vous vous gardez bien de nous indiquer le montant desdits milliards.
            Pour info, le cice coute 20 milliards par an et il profite aussi aux petites structures.
            D’un autre coté vous considérez que 50 milliards par an de charge de dette c’est peanuts !!!
            Non mais, vous allez bien ??
            Ben evidemment !!!, le pays est riche, alors on peut raquer.
            Et dans le poches de qui ils vont ces 50 milliards, des français modestes peut etre ??????
            Pour info la charge de la dette est le premier budget de l’etat loin devant la def nat, ahhh on pourrait se payer une belle armée avec ça.
            Et svp arrêtez de dire que la dette n’est pas un problème , c’est faux , il y à déjà cette somme trės conséquente que nous remboursons tous les ans ,qui ne sert pas pour autre chose de plus constructif, d’autre part, cela mobilise les ressources du pays depuis très longtemps et nous empêche d’avancer.
            Si la dette n’etait pas un problème cela ferait longtemps qu’on aurait arrêté de la rembourser.
            Quant au financement monétaire du déficit que vous évoquez ,cela à aussi des conséquences, telles qu’une forte inflation comme on l’a connu dans les années 70 et 80 et une perte de compétitivité des entreprises amenant des dévaluations en cascade.
            Ah , aussi…. désolé de vous contredire, mais la France n’est pas une économie libérale, le poids de l’état dans l’économie est de 56%, á ce stade c’est plutôt du communisme mou.

          • Albatros24 dit :

            A Matrix
            Nous avons fait des cadeaux fiscaux pour rien aux entreprises car pas d embauche ensuite et toujours pas le million promis juré de salariés du Pin s de qui vous savez Gattaz. Et c est au moins 20 milliards plus quelques autres…et pour rien au final aucune contrepartie en emplois.
            https://www.google.com/amp/s/www.nouvelobs.com/economie/20141203.OBS6784/les-7-cadeaux-de-hollande-aux-patrons.amp
            Les 50 milliards c est peanuts face à 2300 milliards de dette oui. Qu est ce qui vous échappe ?
            On ne prête pas de l’argent gratuitement encore..quoique… l inflation étant à 2% en zone euro et les taux variant de -2 à +2% pour les créances du Tresor type OAT…On n en est pas loin. Mais il faut bien rembourser pour qu on nous prête à nouveau.

          • Albatros24 dit :

            Non c estle budget de l EN qui est le premier budget ministeriel et les salaires qui sont le premier poste de l Etat..le remboursement de la dette est plus loin…

          • Albatros24 dit :

            Vous dîtes que la France est un pays communiste doux ?
            Nous ne sommes pas d accord et on ne vote pas dans un pas communiste même doux…

          • Albatros24 dit :

            « Si la dette n’etait pas un problème cela ferait longtemps qu’on aurait arrêté de la rembourser. »
            On rembourse d abord pour emprunter ensuite car besoin d equilibrer notre budget..puisqu on ne fiscalise pas tout le monde ou du moins ceux qui devraient l être…

          • Albatros24 dit :

            « Quant au financement monétaire du déficit que vous évoquez ,cela à aussi des conséquences, telles qu’une forte inflation comme on l’a connu dans les années 70 et 80 et une perte de compétitivité des entreprises amenant des dévaluations en cascade. »
            Il me semble que l inflation ne remet pas en cause la competitivité des entreprises puisque ses produits sont…moins chers.
            Vous parlez de l époque du Franc. Nous sommes à l Euro et l inflation est plutôt légère à 2% non ?
            C est quoi le c »financement monetaire du deficit » ?

          • Matris dit :

            Petite précision par rapport aux 50 MM que vous minimisez.
            C’est peut être 2% PIB mais ils sont remboursés annuellement sur le budget de l’état qui est de+- 400 MM
            Donc là on n’est plus à 2% mais à 12.5% , ça fait tout de suite un peu plus.
            Pour info les recettes de l’impôt sur le revenu sont de 70 MM
            Donc charge dette = 71% recettes impôts sur le revenu
            Effectivement c’est juste une « petite » somme, mais je suppose que vous allez nous dire que c’est aux « autres  » de payer

        • Albatros24 dit :

          4eme point
          On ne prêterait peut être un jour…vous allez voir sii si : plus rien à la france.
          Ha bon ?
          Et pourquoi donc ?
          Je vous signale qu on pŕête à Argentine à la Grêce…à des taux moins intéressants. certes…mais on leur prête toujours et encore. Vous croyez que nos créanciers vont s asseoir sur plus de 2300 milliards empruntés ?
          Si la France saute y aura du monde en bas je peux vous le dire…
          Sérieusement cela ne peut arriver qu en cas de crise systémique alors et tput le monde sera impacté.
          Mais vous avez raison Keynes enseignait que les crises étaient inévitables et imprévisibles.

          • NRJ dit :

            Keynes parlait des crises économiques type 2008 et non des crises budgétaires.

            Vous avez vu ce qui est arrivé à la Grèce. Il nous arrivera la même chose, 6ème puissance mondiale ou pas, si on ne fait pas les réformes nécessaires. Du jour au lendemain on arrêtera de nous prêter, et comme on pourra pas trouver les 70 à 80 milliards nécessaires, on fera appel au FMI qui viendra avec de l’argent certes mais également avec des agents qui nous remettront de force à l’équilibre budgétaire. Et on n’aura pas le choix. Les grands gagnants seront les banques là-dedans. Elles nous auront prêté et gagné de l’argent sur notre dos.

        • Albatros24 dit :

          5eme point on se gère mal. 100% raison
          Et ça touche tout le monde. Or on n est pas si impacté que cela en fait…
          Car on est les number one dans le monde pour la redistribution des richesses par l Etat
          http://impotsurlerevenu.org/la-fiscalite-francaise/908-redistribution-qui-finance-et-qui-profite-.php

          et notre secteur bancaire est mieux protégé et un peu plus solide que celui des autres.
          https://www.google.com/amp/s/www.capital.fr/entreprises-marches/stress-tests-les-banques-francaises-demontrent-leur-solidite-1153053%3famp
          Mais ce ne sont que de gros matelas en fait.
          Ce que vous voulez dire en fait c est que notre création d emploi est trop rigide et faible…oui.
          Mais on peut arranger avec de l investissement de la formation de l apprentissage et un peu plus de souplesse oui peut être.

        • Albatros24 dit :

          Dernier point.
          Macron est nul en économie…c est un libéral.
          Il fait des économies de bout de chandelle. Il n est pas méchant…simplement incompétent et pusillanime. Il n y est pour rien il a été formé à ENA.
          Voilà ma pensée.
          Il faut investir et trouver des alliés européens pour faire une relance keynesienne.
          La menace de la Chine et de la Russie est une bénédiction économique ainsi que le terrorisme pour relancer par l industrie de defense justement.
          Pour ma part je mettrai secret defense le budget de nos OPEX des services de renseignement et des investissements pour respecter les criteres de Matrique…qui ne signifient…RIEN.

          • Albatros24 dit :

            Pour resorber notre deficit annuel nous avons le choix en fait …
            Ainsi environ 40 milliards d € sont payés à l Etranger en UE par nos entreprises du CAC40. Suffit juste de les fiscaliser à çette hauteur. Elles se re fiscaliseront vite à Paris vous verrez. Peu importe si on doive ensuite payer 1 ou 2 milliards de pénalités à Bruxelles pour entrave à la liberté fi de circuler de nos entreprises…peu importe on veut bien payer le double même.
            On peut aussi piocher dans le pactole des 60 à 100 milliards d optimisations fiscales annuelles (que certains confondent avec l evasion fiscale par definition impossible à comptabiliser…ici l optimisation est prévue et VOTEE chaque année dans notre loi de finance…on peut donc faire ce que l on veut).
            Bilan : vous n avez plus de deficit mais un excedent…
            Au bout de 15 20 ans votre enorme dette est ramenée à quelques milliards seulement. Si en plus vous investissez comme préconisé vous créez de la richesse des emplois et des rentrées fiscales vous permettant de rembourser et de surinvestir… c est le cercle vertueux du mul iplicateur keynésien…
            Magique…et pourtant nob appliqué.

          • Albatros24 dit :

            Et le jour où vous avez une croissance durable…vous vous moquez du nombre d immigrés du fait du plein emploi.
            Même si je pense que l Islamisme financé par les barbus pétroliers est une menace pour notre démocratie nos libertés et la République.

          • NRJ dit :

            Macron (et tous ses conseillers, plus diplômés les uns que les autres) est nul et vous êtes génial. Au moins vous êtes modeste…

            La relance keynésienne ? Super on a un remède magique pour guérir toutes les maladies économiques.

            Sérieusement, la relance keynésienne sert à se remettre d’une crise économique qui met en récession un système initialement équilibré et sain économiquement. Ces crises provoquent une perte de confiance et entrainent un cercle vicieux de désinvestissement de tout le monde (peuple, financiers, investisseurs). La relance keynésienne sert simplement à remettre en marche la machine et refaire naitre le cercle vertueux qui prévalait jusqu’ici. D’ailleurs Keynes dit que l’État doit mobiliser une partie des ressources créés pendant les périodes de croissance (comme cette fabuleuse croissance internationale qu’on a depuis 2014) pour l’injecter pendant les périodes de récession et rester ainsi à l’équilibre financièrement.

            La crise franco-française actuelle c’est une crise budgétaire comme le subit une entreprise mal gérée avant la faillite. De même que ce n’est pas en rajoutant de l’eau dans un seau percé que vous allez le remplir, ce n’est pas en filant des milliards à la France (ou à la Grèce en 2010) que ça va améliorer durablement la situation.

          • NRJ dit :

            Je crois surtout que ces entreprises du CAC 40 vont partir de France si elle voit que ça leur coute moins cher de partir que de rester. Elles n’ont pas de chaines qui les obligent à être en France au grand dam de nos bons idéalistes anti entreprise.

            Pour l’optimisation, je ne vois pas comment on peut arrêter l’optimisation fiscale. Par nature on peut toujours optimiser ses impôts. Si votre plan est mettre en place de nouvelles usines à gaz au dessus de ce qui est déjà une usine à gaz pour réduire l’optimisation fiscale sachez que ça ne sera pas rentable. Déjà car il faudra payer des personnes en plus pour comprendre et gérer les dites usines. Et ensuite car c’est grâce aux failles inhérentes à ces réglementations complexes que des personnes font de l’optimisation fiscale. Sans compter que là aussi les personnes peuvent partir. Ce n’est pas en taxant plus les « riches » que ça va aller mieux. S’ils estiment que ça leur coute moins cher d’aller à l’étranger que de rester en France ils partiront. Et on n’aura plus rien.

          • Stoltenberg dit :

            « Macron est nul en économie…c est un libéral. »
            .
            Va falloir m’expliquer en quoi vos opinions quasi-socialistes (car keynesiennes) sont plus « efficaces ». Et en quoi cette fameuse « relance » keynesienne (donc par la demande) va impacter l’économie mis à part augmenter notre déficit commercial qui est déjà énorme. Vos visions à courte vue vont améliorer l’économie… Ouai… Les Suisses et les Allemands réduisent systématiquement leurs déficits alors que les pays du Club Med (dont la France) font tout pour suivre la Grèce lors de la prochaine crise. Les Suisses et les Allemands sont des cons et ne connaissent rien à l’économie selon vous ? Les vrais malins s’endettent à tour de bras 100 % du PIB, 200, allez, 300… Et je suis certain que nos milieux universitaires n’y sont pas pour rien. On voit déjà l’état délabré de l’université. Si on laisse ces gens diriger le pays, autant élire des gamins de 6 ans. Peut-être qu’ils seront moins nocifs.

          • Albatros24 dit :

            Vous traitez de socialiste Keynes alors qu il voulait justement défendre le capitalisme…vous êtes un disciple d Hayek alors…et du « laissez faire ». Laisser faire le marché qui va s auto reguler. Il n en est rien – le marché est completement fou et a besoin d être régulé par l Etat.

          • Albatros24 dit :

            Vous niez la crise économique en France..c est que nous sommes alors en période d expansion économique ?
            Nous n avons pas encote résorbé la crise de 2008 en fait.

          • Albatros24 dit :

            A Stoltemberg
            La situation de la Suisse et de l Allemagne est celle de pays qui ont gardé une industrie qui fabrique de la qualité reconnue
            Nos entreprises se sont delocalisées en masse car nous produisons du moyen de gamme et sommes directement en concurrence avec des pays à bas coût. Cela n a rien à voir avec le PS c est comme cela c est une orientation strategique de nos enarques.
            Pour être concurentiel sinon c est baisser le salaire de tout le monde au final. On ne peut faire autrement si on veut eviter le  » socialiste  » keynes… Alors qu en Suisse on a de hauts salaires…leurs clients sont prets à payer plus cher une renommée de qualité. Nous avons un peu cela en france avec les produits de luxe ou de haute technologie à forte valeur ajoutée on vend cher et on des salaires de specialistes elevés. Mais la Suisse généralise de longue date une qualité et des prix eleves qui vont avec de hauts salaires du fait de la rareté des travailleurs specialises.

        • Albatros24 dit :

          Qu entendez vous par réformes nécessaires ?
          Si ce sont des politiques de l offre et une rigueur vous ferez plus de mal que de bien et tuerez la croissance.
          Nous en avons pratiqué plusieurs depuis la réforme Barre acec les succès mitigés que nous avons connus.
          Notre économie a besoin de liquidités et d investissements non de ponctions pour résorber une dette actuelle impossible à éteindre. Où trouver 2300 milliards ?
          Et d abord quel est l intérêt de la résorber puisque ce n est pas notre dette qui empêche nos créanciers de nous prêter ?
          Hormis du masochisme.
          Les entreprises du CAC 40 sont françaises et doivent payer leurs taxes comme tout français. Elles ont suffisamment obtenu de subsides du contribuables avant, notamment les banques.
          L optimisation fiscale à revoir n est pas une usine à gaz mais une simplification de l existant : il s agit de voir ce qui fonctionne de ce qui dysfonctionne et le supprimer je n appelle pas cela rajouter du compliqué à l inutile mais faire un bilan et trancher.
          Je ne me crois nullement génial mais constate l incompétence de tous nos gouvernants Sarko en premier…

          • Albatros24 dit :

            Nous sommes bel et bien en période de crise…vous ne pensez pas ?
            Une politique de relance keynesienne est donc tout à fait indiquée mais nous ne l’avons jamais appliquée jusqu à ce jour.

          • NRJ dit :

            Les autres pays européens on fait des politique de rigueur. Nous pas. Résultat : ces 5 dernières années on a eu à la fois l’une des plus faibles croissances l’un des plus grands taux de chômage et l’un des plus grands déficits. Une politique de rigueur ne favorise pas la croissance à court terme, c’est vrai, mais un pays ne peut pas rester indéfiniment incapable de résorber sa dette. Sinon c’est la Grèce en 2010. C’est d’ailleurs pour ne pas être en récession que la cour des comptes s’egosille à dire qu’il faut faire les réformes structurelles en temps de croissance mondiale comme en l’a depuis 2013. Après c’est trop tard.

            Certaines réformes nécessaires peuvent être par exemple les retraites. On a peut être plus les moyens d’avoir les plus basses retraites d’Europe. On peut aussi faire payer une partie des études aux étudiants. Sans entrer dans le système américains avec 50000 dollars par an, on peut demander une plus grande contribution. Réduire le nombre de fonctionnaires fait également partie des mesures vu que on a l’un des plus forts taux de fonction publique d’Europe (a l’exception des pays nordiques dont la comparaison est difficile en raison d’une culture différente. Un peu comme si on comparait l’Arabie Saoudite et l’Argentine). N’oubliez pas une chose : un état doit être naturellement équilibré.

            En soi on n’a pas à payer notre dette aujourd’hui. Il suffit d’attendre 40 ans et avec l’inflation de l’euro, elle sera beaucoup moins « chère ». En revanche, il faut être à l’équilibre. Ça c’est primordial. Sinon les charges de dette augmenteront, et quand les taux feront de même (ce qui arrivera car ils ne sont que temporairement faibles) on en sera à faire de la dette pour payer les intérêts de la dette, et ça mènera à la faillite.

          • NRJ dit :

            Par ailleurs l’optimisation fiscale ne s’arrête pas. C’est inhérent au concept « d’optimisation ». Le résultat que vous sortez de 100 milliards est simplement un calcul « si on comptabilisait différemment ce qui est perçu comme impôts ». On peut en déduire ce qu’on veut de ces calculs. C’est bidon.

            Par ailleurs les pays européens ont une croissance à plus de 2% en 2018. Si on appelle ça une crise….

            La France est dans les dernières simplement car on n’a pas fait les réformes pour assurer une compétitivité des entreprises et une confiance en l’investissement. En fait une crise budgétaire. Mais ce n’est pas le domaine de la relance keynésienne qui a de fait déjà lieu lorsqu’on s’endetter de 3% tous les ans (a moi s que vous entendiez un déficit au dessus de 10% pour parler de relance keynésienne ?)

          • Matrix dit :

            La politique de relance keynesienne a été appliquée en France en 1981
            Avec l’augmentation du pouvoir d’achat les Français se sont mis à acquérir des télés, magnetoscopes ,chaines Hi-fi ,Made in Japan.
            Au bout de 2 ans le Mitterrand à jeté l’éponge et à changé de premier ministre et de politique, car le pognon de la dette foutait le camp à l’étranger.
            Alors ne dites pas que ça n’a jamais été essayé.
            Dernier détail, vous avez une formation économique « de base », c’est-ca?
            Alors vous devriez savoir que la TGE à été conçue pour être appliquée en économie fermée.
            Par ailleurs , il serait judicieux de s’endetter pour investir, et pas juste pour financer le train de vie du pays

          • Matrix dit :

            Je reviens à votre commentaire sur Hayek et le  » laisser faire »
            Avec un taux de participation de l’état dans l’économie de 56% vous croyez vraiment que c’est du laisser faire ?
            Qu’est ce qu’il nous laisse faire l’état, à part nous laisser payer des impôts, grêver les entreprises de charges, et nous emm…. avec un mille feuilles administratif à donner le tournis????
            Vous avez déjà vu une feuille de paye d’un salarié dans le privé?
            Vous jetterez un coup d’oeil et vous ferez la différence entre la case « coût global salarié » et « salaire net ».
            Vous vous rendrez compte qu’un parasite prend quasiment 50% au passage. C’est ça le laisser faire?
            C’est ça le « liberalisme » ou alors peut être les méchants patrons qui se « gavent » ? bouh .

            Et la dessus vous voulez encore plus d’état ? plus d’intervention ? plus de dette ?

            Est ce que le problème de notre pays ne serait pas trop d’état plutôt que pas assez ?
            Moi Hayek , en France , je le vois très … très loin

        • Plusdepognon dit :

          @ NRJ
          La finance folle est pleine de créativité:
          http://www.lefigaro.fr/conjoncture/quand-les-grecs-empruntent-pour-payer-leurs-impots-20190415
          Emprunter pour payer ses impôts, une solution d’avenir ?

    • Albatros24 dit :

      Il faut examiner la dette d un pays avec un ensemble d autres indicateurs pour se faire une idée de l économie d un pays.
      Le Japon et les Etats Unis sont bien plus endettés que la France…et les 3 ne sont et seront pas en faillite critère comptable réservé aux ménages. En économie un ménage c est un citoyen ou sa famille ou une entreprise. Mais jamais l Etat…qui se finance par l impôt et l emprunt.

      • Davy Cosvie dit :

        @ Albatros 24
        Vous avez tout à fait raison. Malheureusement pour beaucoup de nos compatriotes (ainsi que pour beaucoup de contributeurs de ce blog), il n’y a guère de différences entre d’une part le fonctionnement d’un budget familial ou d’un budget d’entreprise (mais aussi d’un budget de collectivité territoriale : mairie, département, etc.) et d’autre part le fonctionnement du budget d’un État souverain.

        Pourtant il y a deux différences essentielles. Vous le savez certainement mais je le rappelle à voix forte pour ceux qui dorment au fond de la classe près du radiateur et qui voteront n’importe quoi quand on les réveillera pour aller voter :
        Différence 1 : l’État souverain équilibre aussi son budget non seulement comme vous le dites mais aussi en fabriquant la quantité de monnaie dont il a besoin (c’est le cas du Japon et des Etats-Unis que vous citez. L’on est donc pas, comme veut nous le faire croire notre classe politique euro-atlantiste, dans le dilemme « diminuer les dépenses ou augmenter les impôts ». Du moins l’on n’est pas dans ce dilemme quand on est un État souverain, maître de sa monnaie.
        Différence 2 : La dépense publique est génératrice d’activité et donc d’emploi : l’on ne peut (et doit) pas comparer d’un côté un ménage qui diminue ses dépenses pour faire des économies et d’un autre côté des pouvoirs publics qui diminuent leurs dépenses (RGPP, MAP…) : ceux-ci au contraire font de l’anti-économie en diminuant leurs dépenses.

        Je sais que beaucoup de gens ignorent ça, non pas parce qu’ils seraient idiots mais parce que l’on a toujours bien pris soin de leur cacher ces vérités essentielles. Heureusement, @internet permet désormais d’en parler.

        • Anonymous dit :

          Les Etats Unis et le Japon peuvent jouer avec leur monnaie car justement c est la leur, nous on la partage avec 26 autres Etats, on ne peut pas produire la quantité de monnaie que l on veut sans risquer de déstabiliser les autres économies européennes qui ne nous laisseraient pas faire de toute manière. Ensuite la dépense publique génère de l emploi mais a quel prix ? Dois je vous rappeler que l Allemagne avec 82 millions d habitants et un pib moitié supérieur au notre dispose de 2 millions de fonctionnaires en moins, pourtant l Allemagne est loin d etre en faillite, le chomage est plus bas et peut meme se payer le luxe d importer de la main d oeuvre étrangère, car tout simplement le privé a pris le relais et crée de la richesse grace aux baisses d impots sur les entreprises permises par un secteur public moins grévant sur le budget. CQFD

        • NRJ dit :

          @Davys Cosvie
          Vous avez raison. Il y a certaines différences entre le budget d’un état et celui d’un foyer. Mais la différence n’est pas aussi forte que vous le dites pour de simples raisons :

          Un État maître de sa monnaie ne peut pas se permettre de faire d’en créer autant qu’il veut. Le contre-exemple parfait est l’Allemagne des années 20 et le Venezuela aujourd’hui. Faire « tourner la planche à billet » ça réduit certes à court terme des problèmes d’endettement car la dette coûte moins « chère » mais ça n’empêche pas à un état d’être mal géré. Par ailleurs dans un état qui importe beaucoup comme la France ça fait exploser le prix des importations (notamment de matières premières ce qui causerait un nouveau crash pétrolier) et qui fait perdre confiance aux gens en leur monnaie, menant de facto à une nouvelle crise économique comme l’Allemagne en 1921.

          La dette publique est génératrice d’emplois. Certes. C’est pour cette raison qu’on fait beaucoup de déficit en temps de crise économique type 2008 (pour « relancer la machine »). Mais le problème vient quand on devient dépendant de ce déficit pour notre activité. C’est le problème en France actuellement. Et c’est pour ça que les taux de croissance d’une Allemagne en excédent budgétaire sont supérieurs à la France depuis 2012 qui reste à 3% de déficit.

          • Albatros24 dit :

            Pourquoi diable voulez vous qu’un pays qui a une forte dette publique soit « mal géré » ?
            La planche à billet et l’inflation ne sont pas une mauvaise chose en soi, au contraire. Surtout si le tout c’est à dire une dette vous finance des investissements.
            Tout dépend de ce qu’on fait de sa dette de l’inflation de la masse monétaire à sa disposition…
            Nous sommes mal géré pour d’autres raisons que vou spensez en fait. Pas par l’importance de notr edéficit (tout relatif et que nous pourrions combler avec des années de croissance du fait des impôts perçus mathématiquement) mais parce que nous faisons des économies de bout de chandelle, comme par exemple sur le budget de la Défense et que nous n’investissons pas assez dans les secteurs stratégiques porteurs à long terme. Nous n’essayons pas de fédérer d’autre s pays européens avec nous pour imposer ce regain d’investissement en période de crise.
            L’Allemagne n’est pas en crise, et si elle n’a plus de client en Europe, elle gardera ses clients en Asie ou USA. Elle vendra ses véhicules, moteurs machines outils. Voilà pourquoi elle est pour une certaine globalisation économique. Mais il se peut qu’à moyen terme, elle se fasse dépasser par la Chine, et là elle verra les choses sous un autre angle. Nous avons plus de rapports commerciaux avec les autres pays européens en fait, avec la GB notamment (nous sommes excédentaire avec ce pays et nous allons perdre beaucoup du fait du Breixit).
            Si tous les pays font comme l’Allemagne c’est une sorte de désinflation de rigueur continue dans tous les pays européens, on reporte sur les autres son déficit en baissant ses salaires, ses coûts l’intervention de l’Etat. Ce qu’a fait l’Allemagne de Schreider.
            Ce que voudrait que nous fassions Merkel.
            Au final : la montée des fascismes, le Freixit et la sortie de beaucoup de pays de l’Europe car nous serions tous en récession
            D’une manière générale les investissements vous permettent de développer votre économie, vos infrastructures, conditions impérative pour une croissance économique durable, même si nous aurons des crises ensuite.
            Bien sûr comme pour tout point trop n’en faut.
            Mais où placer le curseur de ce « trop  » de déficit, d’inflation ?
            Dire que 100% du PIB pour une dette c’est trop est un non sens en lui même. Si vous reprenez justement votre exemple du ménage endetté pour sa maison : bien souvent à 15 / 20 fois son salaire annuel. Ce ménage endetté n’est pourtant ni insolvable ni failli (en faillite comme vous dites). Doit il pour autant rembourser en deux trois ans sa dette ?
            Alors même qu’il bénéficie de taux très bas (c’est le cas actuellement) ou doit il se dépêcher de rembourser au cas où une crise financière arriverait d’ici 2 ou 3 ans ?
            Ce serait stupide non ?
            Pourquoi voulez vous que les Etats remboursent leur dette, qu’ils se serrent la ceinture parce que ce n’est pas bien, pas moral de vivre « au dessus de ses moyens ?
            quel est le but à part de satisfaire des envies morbides et masochistes ?
            A moins que cela ne serve justement certains intérêts que de se mortifier ainsi et d’augmenter les impôts tout en baissant les salaires : pratiquer la Rigueur en fait.
            Parlons justement de la solution que vous préconisez en tant que néo libéral…
            La rigueur vous mène droit à la récession en tant que telle
            En effet, moins de salaire, moins de dépenses donc. Cela entraîne moins de liquidités, le carburant dont l’économie a un cruel besoin de tous temps. Donc moins d’investissements des salaires à la baisse et plus bas donc moins d’achats (50% de la croissance provient des achats des ménages, prenez bien ce facteur en compte; le reste c’est beaucoup d’investissements), des riches qui thésaurisent en période de disette, des entreprises qui ont moins de commandes ou plus du tout, moins d’impôts qui rentrent – On va vers du moins d’Etat qui vous est sans doute cher, mais qui nous coûtera cher à tous au final.
            En même temps comme dirait Macron, on libéralise la réglementation, on peut embaucher et débaucher plus facilement, donc vous augmentez la précarité, les banques qui adorent les CDI et les fonctionnaires pour la sûreté de leur emploi vont beaucoup moins prêter de ce fait à des CDD ou des stagiaires perpétuels. Vous avez moins de logement de construits, moins de demandes de travaux dans le Bâtiment privé.
            Déjà qu’il n’y a plus de BTP (pas de commande de grands travaux).
            Récession générale donc que vous avez aggravée avec des mesures de Rigueur budgétaire, tout simplement parce que ce n’est pas moral ou bien d’avoir des dettes et qu il faut les rembourser pour qu’on nous prête à nouveau sous entendu à des taux plus intéressants…
            Mais quand notre économie sera en récession, que notre Etat n’aura plus aucun levier, qu’il aura vendu toutes ses participations pour rembourser ses dettes ou la plus grande partie possible, croyez vous qu’on prêtera toujours à des taux négatifs à un tel moribond ?
            Je ne dis pas qu’il faut vivre en faisant des dettes comme une cigale béate et jouisseuse, je dis qu’il faut se servir de ses emprunts pour financer de l’investissement à long terme et se servir de ses impôts et taxes pour avoir le meilleur budget possible, c’est à dire non un budget équilibré mais excédentaire, parce que vous fiscalisez tous ceux qui doivent l’être sans en oublier certains volontairement – parce que vous avez comme arrière pensée d’y faire carrière une fois que les élections vous auront trouvé un remplaçant, si vous voyez ce que je veux dire..
            En comptabilité vous devez dégager des marges en fonctionnement pour financer l’inévitable déficit de votre investissement, afin d’être en excédent.
            Mais pas pour un Etat heureusement.
            Bien sûr que d’autres crises systémiques viendront, c’est le propre du capitalisme (très bien expliqué par Marx d’ailleurs – , très fort pour critiquer le capitalisme et pour s’enrichir lui-même à la fin de sa vie grâce au système capitaliste justement, mais beaucoup moins fort pour donner une solution si ce n’est la mort de ce capitalisme, sans rien proposer de viable à la place).
            On n’a rien à gagner à pratiquer la rigueur salariale, surtout partout en même temps.
            On a tout à gagner à investir pleinement surtout à perte et à fiscaliser ce qui doit l’être et que nous ne faisons pas à desseins.

          • Paul Letissier dit :

            Comparer la France d’aujourd’hui à l’Allemagne des années 20 ou au Vénézuela, ce n’est pas honnête parce que les situations ne sont pas du tout les mêmes : ces pays que vous prenez (à juste raison) comme mauvais exemple sont dans une situation morale catastrophique, ayant perdu toute référence collective. Ce n’est pas le cas de la France aujourd’hui.

          • NRJ dit :

            @Albatros
            Je n’ai jamais dit que la dette était un problème en tant que telle. Le vraie problème c’est qu’on est dépendant de cette dette et c’est pour cette raison qu’on perdra la confiance des investisseurs de la même façon que les grecs en 2010.

            En soi ce n’est pas Macron qui dit qu’il va emprunter telle somme tous les ans. C’est simplement un investissement des banquiers avec lequel il doit gérer la France. Or, cet investissement pourrait être arrêté si on n’arrive pas à montrer qu’on peut se gérer sans déficit. Par conséquent Macron le fait par par ce que je considère être la mauvaise méthode : piquer chez l’armée et toujours plus d’impôts, donc faillite des entreprises et fort mécontentement du contribuable sans que le problème de déficit puisse être résolu pour autant. On décale juste le problème d’1 ou 2 ans.

            N’oubliez pas une chose. On n’est PAS en période de crise économique. La relance keynésienne que vous voulez ne résoudra rien, même si on la mène avec d’autres pays sinon augmenter le budget alloué au remboursement des intérêts de la dette.

            En soi bien sûr la dette sert à mettre en place des infrastructures comme des autoroutes qui permettront le développement économique dont l’équilibre financier à terme. Mais la France ne dépense pas les 3% de déficit pour ces investissements. On a à peu près les mêmes infrastructures que l’UK (moins de 2% de déficit) ou l’Allemagne. Et ces derniers sont en excédent notamment grâce aux exportations (mais pourquoi ne pas faire de même ?)

            Par ailleurs si un excédent budgétaire peut favoriser une récession il n’y a rien d’automatique, car il suffit que la croissance du pays en question soit plus forte que l’excédent. De même ce n’est pas avec du déficit qu’on évite une récession. On peut limiter la récession (c’est le principe de la relance keynésienne) mais investir des milliards ne suffit pas z sortir d’une récession.

            Pour le menage, j’ai déjà expliqué plus haut en quoi la situation d’un ménage et de al France actuelle n’est en rien identique et donc forcément les conséquences ne sont pas les mêmes.

            C’est bien sinon d’investir à pertes, mais vous oubliez les intérêts de dette que l’on doit payer tous les ans. Ces taux d’intérêt ont été faibles depuis 2013. Mais s’ils remontent, ça sera une charge qui nous conduira directement à la faillite. Alors ne dites pas qu’il vaut mieux s’endetter à pertes.

            Il n’y a aucune solution miracle de toute façon. Il faut pouvoir s’endetter un peu mais sans laisser tout filer. La relance keynésienne ne marche qu’en cas de crise majeure avec une état initialement sain économiquement. Et on peut faire tourner la planche à billet un peu (toujours en fonction de la situation) mais pas au point de compter sur ça pour régler un problème de dette trop importante. C’est compliqué l’économie, c’est pour ça qu’il y a des prix nobels pour ce domaine.

            @Paul Letissier
            Je prends les exemples de l’Allemagne en 1920 et du Venezuela car on y appliquer la création massive de monnaie pour régler un problème et que ça n’a pas fonctionné pour certaines raisons. Et pour ces mêmes raisons ça ne fonctionnera pas en France. Avec ou sans « référence collective ».

          • Albatros24 dit :

            L Allemagne fait des excedents du fait de la notoriete de ses produits vendus chers . Ses produits sont assemblés en Allemagne mais fabriqués chez ses voisins de l Est à plus bas coût. Au final un excedent du fait de couts plus bas que le prix de vente…
            Cela s applique pour les vehicules moteurs machines outils…et chaque année ils gagnent en part de marché car la Chine veut de la qualité pour ces produits justement…et la Chine est un consommateur énorme qui augmente d autant plus ses besoins que sa classe moyenne augmente chaque année…

        • Albatros24 dit :

          Certes…oui.

        • Stoltenberg dit :

          Davy Cosvie
          La platitude de vos raisonnements pseudo intellectuels explique pourquoi vous m’avez traité de troll.
          .
          Êtes-vous capable de penser de manière indépendante au lieu de gober la propagande ?
          .
          Si oui, il va falloir m’expliquer en quoi cette dépense publique contribue à l’économie mis à part augmenter notre déficit commercial…

        • Françoise dit :

          @Davy Cosvie : « Différence 2 : La dépense publique est génératrice d’activité et donc d’emploi : l’on ne peut (et doit) pas comparer d’un côté un ménage qui diminue ses dépenses pour faire des économies et d’un autre côté des pouvoirs publics qui diminuent leurs dépenses (RGPP, MAP…) : ceux-ci au contraire font de l’anti-économie en diminuant leurs dépenses. ».
          .
          C’est une vision à court terme, car la dette devra être de toutes les façons remboursé un jour où l’autre (sauf si on envisage de faire défaut, ce qui n’est pas souhaitable) ; donc que l’État dépense son argent ou rembourse la dette en premier ne change la situation de l’emploi qu’à court terme : On fait travailler maintenant pour moins employer plus tard ou inversement.
          .
          C’est une « vérité essentielle » digne d’un politicien qui doit absolument trouver un argument pour justifier son action.

      • Nico St-jean dit :

        @ Albatros24
        .
        Les USA sont endetté à 105% de leur PIB, le Japon est endetté à plus de 250% de son PIB et la France arrive à 100% du siens.
        .
        Disons que le Japon joue dans une autre court, même si le pays détient la grande majorité de sa dette.

        • Albatros24 dit :

          On cite souvent les Usa comme l exemple à suivre
          Maintenant c est l Allemagne.
          Or nous n avons pas d exemple à suivre. Simplement à faire notre propre chemin.
          Car les situations historiques sociétales économiques sont diverses voire opposées.
          D un point de vue strictement économique un fort investissement entraîne une demande plus forte de consommation. C est la politique par la demande (on a essayé les salaires en 1981 …on a financé les boites allemandes et japonaises au final et creusé notre balance commerciale). A l opposee de la politique de l offre de ces deux pays.
          MAIS ils pratiquent aussi les investissements et une certaine politique keynésienne…
          L un joue sur sa monnaie internationale et sur ses colossaux investissement en matière de défense qui dopent tous deux son tissus industriel privé.
          L autre joue sur sa notoriété industrielle et des salaires bas ou qui bougent peu en dopant sa politique exportatrice. Mais actuellement investit dans ses infrastructures vieillissantes.
          La France a un rôle médian à jouer en s appuyant sur ses points forts (industrie de pointe infrastructures productivité formation innovation et investissement …qui reste trop léger) et notamment son Etat redistributeur de richesses et sur une monnaie internationale l Euro (ce sont ses banques privées qui créent de la masse monétaire ne l oublions pas et il s en créé grâce à une politique des taux avantageuse de la BCE).
          Il manque cependant des investissements de l Etat dans les secteurs stratégiques et franco français comme le BTP la Défense les telecoms (internet) les réseaux de communication (train voies nationales) ou l énergie (on a une carte à jouer avec le nucléaire qui garantit une électricité exportable à très bas coût : on exporte à tous nos voisins y compris Suisse Allemagne ou GB).
          Une fois ces investissements effectués on a des retours au niveau fiscal et en consommation de produits industriels qui nourrissent la croissance.
          Le mieux est de le faire à plusieurs pays pour que cette dynamique s enclenche vraiment au niveau macro économique européen.
          L Allemagne amorce un timide allant. Il va de soi qu avec Merkel on bouge peu.
          Mais la France devrait fédérer d autres pays dans le sens vers plus d investissements pour relancer comme l Italie la Belgique l Espagne la Grèce ou d autres pays à l Est par exemple.

          • Stoltenberg dit :

            Le seul exemple que les pays suivent en s’endettant c’est la Grèce. La grande bouffe va finir un jour.

    • Albatros24 dit :

      enfin une bonne nouvelle pour vous NRJ et tous ceux qui la craignent…la charge de la dette publique française BAISSE CHAQUE ANNEE…
      Quoi ?
      Comment ? Pas possible !…
      Ben si
      Explication ici
      https://www.google.com/amp/s/www.liberation.fr/amphtml/france/2019/01/11/la-charge-de-la-dette-une-ardoise-qui-pese-de-moins-en-moins_1698530

      • Vinz dit :

        Sauf que : pour tous les pays endettés, il faut rembourser le captial (ça peut être par l’emprunt) ET les intérêts (ou service de la dette). Qui sont actuellement bas, par la grâce d’une inflation elle-même très basse, mais rien ne dit que cela durera :on voit déjà Trump s’exciter et hurler parce que la banque centrale US a relevé de deux-trois pouillèmes ses taux. Le jour où les taux – anormalement bas – retrouveront des valeurs an accord avec l’économie réelle, ça va faire très très mal (sans parler de la santé des banques qui s’accomodent très mal des taux actuels – cf les banques allemandes qui n’en peuvent plus). La gueule de bois va être terrible pour les Etats obligés de se financer pour… rembourser le simple capital. Alors les US peuvent toujours imprimer leur papier – mais ils risquent aussi de créer de l’inflation si en face plus personne n’achète leur monnaie de singe. Cercle vicieux. Actuellement ils sont dans le cas de l’optimiste qui tombe du 88° étage : « jusque là, tout va bien ».
        .
        Vous pouvez vous endetter pour acheter votre résidence : c’est pas grave (si vous savez rembourser évidemment), en face du passif vous avez un actif solide, pour peu que votre actif n’est pas dans une bulle spéculative. Au final l’endettement est un investissement. Si vous vous endettez d’autant pour acheter une télé, une bagnole, et toute sorte d’objets de consommation courante, là vous courez à votre perte, puisque votre actif se dévalue à peine acheté. Il y a des investissements productifs et d’autres parfaitement improductifs voire nuisibles.
        .
        Dans le même ordre d’idée, l’Etat peut s’endetter pour investir dans des projets d’avenir qui feront des petits (par ex. une ligne de TGV ou une autoroute véritablement stratégique). Mais si c’est pour payer la masse salariale des fonctionnaires administratifs toujours plus pléthorique et des gabegies de toutes sortes, c’est du mauvais endettement. Or la plupart des états occidentaux endettés doivent financer des déficits structurels de cette sorte…
        .
        http://finance.blog.lemonde.fr/2018/05/08/le-tsunami-de-la-dette-souveraine-sannonce-pour-2020au-plus-tard/
        https://blogs.imf.org/2019/01/18/three-steps-to-avert-a-debt-crisis/

        • Albatros24 dit :

          Bon, par quoi commencer ?…
          Notre endettement passe dans le budget de l’Etat lequel finance tout y compris les traitements et soldes…
          On n’ emprunte pas ou perçoit des impôts pour financer telle chose, c’est un tout le budget – c’est le principe d’universalité en finances publiques, mais bon passons.
          Ce que je veux dire c’est que votre dette va servir aux investissements, sauf que nous n’en avons pas assez en France actuellement de ces investissements et il faudrait faire beaucoup plus en fait pour que cela commence à être efficace.
          Il faudrait que d’autres pays européens nous rejoignent aussi et fassent comme nous, il y en a un certain nombre prêts à le faire
          Et il faudrait que nous fiscalisions tous ceux qui doivent l’être (je ne parle pas d’acteurs qui se sont délocalisés, c’est peanuts dans le budget de l’Etat, qu’ils demeurent à l’Etranger et y prennent la nationalité, mais qu’ils ne viennet plus ensuite tourner de films en France : je parle d’entreprises qui défiscalisent et optimisent pour un montant total hallucinant on parle de plus de 100 milliards d’Euros) afin d’avoir un budget de fonctionnement en excédent, c’est à notre portée.
          Vous voulez licencier les fonctionnaires c’est cela ?
          Pas la peine attendez 5-6 ans, la moitiés va prendre sa retraite, il suffit de ne pas les renouveler.
          Mais cela fera des gens en CDI en moins, la croissance c’est 50% de consommation des ménages et les entreprises ne vont pas embaucher des CDI parce que vous aurez libéralisé le Code du Travail, souvenez vous du million d’emploi promis par le MEDEF si l’on voté la Loi Travail de Hollande, et que les naïfs attendent toujours…c’est l’effet d’aubaine des entreprises qui embaucheront de toutes façons mais empochent les ristournes fiscales.
          De toutes façons, pour les administrations et services publics, il y aura des embauches : des gens en CDD en précarité ou en CDI de droit privé au final car le travail qu’ils font est indispensable. Simplement beaucoup de services publics sont effectués par des structures de droit privé avec des salariés de droit privé bénéficiant de conventions collectives ou d’un régime de droit des sociétés associatif – comme les CAF ou les CPAM par exemple…
          Juste pour vous donner une idée de ce que finance le budget de l’Etat…
          https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/budget-comptes-etat/budget-etat/essentiel/s-informer/quelles-sont-depenses-etat#.XLO0pFUzaUk
          Les dépenses de l’Etat englobent plusieurs types de dépenses :
          Les salaires des fonctionnaires d’Etat ou dépenses de personnel comme par exemple les professeurs des écoles, les policiers, les militaires…140 milliards-C’est là que vous voulez faire des zéconomies – voir plus loin ce qe sont ces fonctionnaires…
          Les dépenses de fonctionnement qui englobent l’achat de matériel, de véhicules, les charges courantes comme l’eau, l’électricité, le gaz…52 milliards
          Les dépenses d’intervention qui correspondent aux aides que l’Etat peut octroyer – 102 milliards
          Les dépenses d’investissement qui sont affectées aux différents projets d’investissement comme par exemple la construction de routes – 13 milliards.
          Vous ajoutez le budget de l’aide sociale/les prestations sociales (ou le « pognon de dingue » macronien) : 760 milliards d’Euros dont les pensions…quand même…
          http://www.lefigaro.fr/social/2018/06/13/20011-20180613ARTFIG00108-les-aides-sociales-representent-un-tiers-du-pib-francais.php.
          Voici le détail des fonctionnaires de l’Etat : 5,4 millions dontpresque 2 millions pour la territoriale (mairies, CDépartementaus, CRgéionaux, intercommunalités et divers EPL), 2.3 millions pour l’Etat et 1,2 millions pour les hôpitaux, EHPAD etc…FP hospitalière.
          La comparaison avec les autres pays européens :
          http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/13/20002-20181213ARTFIG00219-nombre-de-fonctionnaires-la-france-n-est-pas-le-pire-eleve-des-pays-de-l-ocde.php
          Détail de l’Etat c’est à dire où vous voulez plus précisément piocher :
          54% Education nationale, principalement des profs environ 1 million et quelques (écoles, collèges, lycées publics et privés car ils sont aussi payés par l’Etat si sous convention…et oui) et quelques administratifs (comptables, intendants, secrétaires pédago, surveillants et CPE…personnels d’académies et du ministère)
          11% Intérieur (police préfectures,…)
          11% l’Armée et Gendarmerie
          6% finance et trésor
          4% le social
          3% l’Ecologie et l’agriculture
          3% la Justice
          3% tout le reste
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise
          https://www.insee.fr/fr/statistiques/2493501
          On supprime où ?

        • Albatros24 dit :

          Par ailleurs nous remboursons tout : intérêt et capital bien sûr – mais à court terme les taux sont négatifs…aucun intérêt de les rembourser par anticipation donc ou d’emprunter à long terme
          Pour vous donner une idée de ces taux une courbe intéressante et aisée à comprendre :
          https://www.aft.gouv.fr/fr/principaux-chiffres-dette#courbe

        • Albatros24 dit :

          Et bis repetita (voir mes autres réponses sur ce post), nos banques privées créent de la masse monétaire.
          https://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro-.html
          On n’a pas la planche à billet certes, mais pas loin…

        • Albatros24 dit :

          Je vous cite :
          « Le jour où les taux – anormalement bas – retrouveront des valeurs an accord avec l’économie réelle, ça va faire très très mal (sans parler de la santé des banques qui s’accomodent très mal des taux actuels – cf les banques allemandes qui n’en peuvent plus). La gueule de bois va être terrible pour les Etats obligés de se financer pour… rembourser le simple capital. »
          C’est quoi l’économie réelle ?
          Si vous voulez dire le jour où les taux vont augmenter, alors nous paierons plus chers nos remboursements du fait d’intérêts plus élevés, comme la Grèce actuellement, mais ce sera du fait de notre politique car actuellement les créanciers nous prêtent à taux négatifs car ils ont confiance en la force de notre Etat et notre capacité de rembourser, à facilement percevoir des impôts et taxes et d’avoir des beaux bijoux de famille au cas où…ils sont comme les banques et on ne prête qu’aux riches, vous le savez.
          Mais ce jour là nous ne serons pas les seuls à morfler alors…
          En attendant ce jour hypothétique, je table plutôt moi tout simplement sur une énième crise systémique qui sera beaucoup plus grave, mais alors là, peu importe votre dette car tout le monde sera dans le même panier et ce sont les USA qui seront à nouveau touchés en premier comme en 2008, je vous en fait le pari.

        • Albatros24 dit :

          Enfin l inflation est à 2% en UE actuellement. Le taux maximum des emprunts à long terme dont nous beneficions…donc on emprunte à taux 0 quasiment actuellement.

    • nexterience dit :

      1er cas: il est possible , vu l’énormité des évasions fiscales et de la mécanique du moins offrant, que recréer un espace européen bien plus protectionniste réenrichisse les Etats au détriment des citoyens.
      2e cas: on crée une taxe de défense exceptionnelle pour les plus riches. Cela relance une industrie peu délocalisée. On appelle cette taxe  » impôt de Sauvetage de la France » (ISF)

      • NRJ dit :

        L’ISF. Bien sur. Comme ça au lieu que les riches paient 10% d’impôts (ordre de grandeur arbitraire) et dépensent leur argent dans des magasins en France qui fassent vivre des entreprises et des employés en France, ils délocaliseront a l’étranger et ne payeront plus rien en France. Mais bon il en restera peut-être encore quelques-uns qui ne pourront pas partir pour une raison quelconque et à qui on prendra la monnaie pendant un an ou deux, et puis après il n’y aura plus rien à prendre et on se retrouvera dans la situation de départ.

        • Albatros24 dit :

          En supprimant l ISF vous n incitez les riches qu à placer leur argent et aucunement à consommer plus ils ont déjà tout ce qu il leur faut…

        • Albatros24 dit :

          Les entreptises délocalisent du fait de salaires plus bas.
          Vous voulez baisser les salaires et supprimer le Smic NRJ ?
          Il faut aller au bout de votre logique…ou alors vous êtes rentier ?

        • Albatros24 dit :

          Arrêtez de dire que les riches s évadent fiscalement…même quand il y avait l ISF ils restaient. Les seuls qui partent sont des retraités qui vont au soleil au Maric au Portugal…beaucoup reviennent.

  2. Polymères dit :

    En dehors de l’aspect « politique-comptable » qui est plus d’ordre de la paperasse et du respect de dates qu’il ne faut pas tout de suite traduire comme étant l’oeuvre d’une volonté de cacher des choses (si dans le système administratif tout se ferait à temps, ça se saurait et ça n’évite pas le Sénat ou l’assemblée), la seule remarque réellement intéressante de ses interrogations (en réalité, son manque d’informations!) ce sont les tourelleaux du VBMR.

    Il faut savoir une chose, c’est qu’outre la nécessité de comprendre les temps de livraisons des matériels (en réalité le décalage d’un an), on parle effectivement bien de véhicules équipés « d’emblée », là aussi ne pas traduire comme une annulation.
    Il est question d’acquérir environ 850 tourelleaux équipés de 12.7 et environ 400 équipés de 7.62 et LG40mm pour l’ensemble du programme VBMR.
    En soit, c’est déjà important par rapport à ce qu’on connait aujourd’hui avec les VAB mais ça indique bien que de toute façon, tous les véhicules n’en disposeront pas d’un en réserve et l’idée de la modularité, c’est aussi cette capacité à économiser sur ces éléments qui sont coûteux. Comprenons donc bien qu’il n’y a pas une tourelle pour un véhicule, ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire comme pour les autres blindés, y mettre un support pour une mitrailleuse, que le véhicule sera sans armements.

    Déjà le fait d’avoir 1200 tourelleaux c’est un sacré bon en avant par rapport à ce qui se faisait avec le VAB, ou il a fallu des achats d’urgence opérationnels (Afgha) qu’on a adapté sur ce véhicule au point de lui donner un contre poids structurel néfaste avec le VAB TTOP, puis l’Ultima qui l’aura un peu mieux fiabilisé. On disposera d’un parc de véhicules multirôle (à dominance transport de troupes) qui auront une bonne dotation en tourelleaux qu’on ne retrouve dans presque aucune autre armée au monde, pour qui, à ce niveau de gamme de véhicules, on en reste largement à une tourelle, bien que de plus en plus protégée, mais toujours servis par un homme.
    Par rapport à ce qu’on va projeter, on peut dire que l’on pourra doter l’ensemble des véhicules avec ce genre de tourelleaux.
    En 2021 il est prévu une capacité à projeter un GTIA Scorpion, la question est de savoir combien de VBMR cela concerne? Car dire que la moitié des VBMR ne pourront pas être projeté avec ces tourelles en 2021, c’est une chose, savoir si on parle des VBMR dans leur ensemble ou de ceux concernés par ce GTIA, c’est autre chose et la phase suivante c’est de connaitre le besoin pour une brigade scorpion à l’horizon 2025.
    Qu’il y ait la moitié des VBMR dans 3 ans (2021 n’est pas une finalité du programme!) qui ne disposent pas d’une tourelle en stock pour une opex, ça rentre en gros dans le ratio final des 1200 tourelles, donc rien de choquant, même si le calendrier prévoyait à cette date un plus grand nombre de trourelleaux que prévu. Qui plus est si sur ce nombre de VBMR en 2021, il en faut seulement 1/4 (ou plus) pour armer le premier GTIA, la ressource en trourelleaux n’est en rien un problème.
    Mais si effectivement, ce politicien est réellement à fond dans le truc et qu’il n’interprète pas juste des chiffres à sa sauce, dit qu’il s’agit de la moitié des VBMR prévus d’armer de GTIA, alors son coup de gueule peut se justifier.
    Même si je sais que beaucoup ici aiment ceux qui poussent des critiques et sont pessimistes, je trouve son approche bien trop axé sur de la comptabilité administrative qui est compliquée par ce qu’il y a des inconnus dans l’équation.

  3. Anonymous dit :

    On s en doutait bien, deja un président qui fixe comme objectif les 2% du pib dans la défense a une date ultérieure à son mandat, ça sentait l enfumade, histoire de remettre la responsabilité de ses engagements à son successeur, soit aux calendes Grecques. L opinion publique qui estime que l on dépense trop dans l armée, c est un signal pour le président, il sait quel budget réduire en cas de nouveaux troubles sociaux ou économiques. Si on arrive à 42-45 milliards de dépenses militaires en 2025, faudra s estimer heureux ! Parler de second PA, de SCAF ou de quoi que ce soit dans ces conditions financières la est impossible.

    • Électeur dit :

      Ce n’est pas l’armée et ses équipements qui posent problème à « l’opinion publique »
      Ce qui pose problème, c’est l’utilisation qui en est faite : des opex coûteuses en hommes et en matériels décidées par des personnels politiques incompétents (énarques ou élus locaux), ça finit par devenir insupportable.
      Ce n’est pas l’armée qui coûte trop cher mais l’utilisation qui en est faite.
      .
      Mais heureusement (si j’ai bien compris) les résultats de ce prétendu « grand débat », tout le monde sait qu’ils sont exploités avec un maximum de malhonnêteté.

  4. Julien dit :

    L’augmentation des crédits alloués à la défense est l’un des rares points sur lesquels je rejoins la politique du gouvernement actuel; j’ai peur cependant que les réalités économiques ne viennent tempérer cette amélioration.

  5. Plusdepognon dit :

    Bon, puisque nous nous sommes échappés sur la LPM. Je dégaine en premier: « je vous l’avais bien dit ».
    S’il y a bien une constante, c’est bien la trahison des politiques par rapport à leurs engagements.
    Enfin, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
    Pour les promesses du « progrès », il faut voir la vilaine patte du fric-roi qui s’en mêle encore. Il va falloir se battre car le veau d’or est une hydre très puissante !
    https://youtu.be/WnxqoP-c0ZE
    1984 n’est qu’une bluette pour adolescents par rapport à ce que permettent les technologies mises en oeuvre.

  6. Forban78 dit :

    Qui a dit que le politique se sentait obligé de tenir parole ? Depuis le départ de Napoléon III, le politique déteste les armées mais ne peut s »en passer car elles leur serve de faire valoir… Ne pas tenir la LPM donnera encore plus de force aux doutes prémonitoires du général de Villiers et mettra plus de sel sur les plaies de Macron…

  7. Forban78 dit :

    Qui a dit que le politique se sentait obligé de tenir parole ? Depuis le départ de Napoléon III, le politique déteste les armées mais ne peut s »en passer car elles leur servent de faire valoir… Ne pas tenir la LPM donnera encore plus de force aux doutes prémonitoires du général de Villiers et mettra davantage de sel sur les plaies de Macron…

  8. Clavier dit :

    On échappe à la disparition des armées (sauf la Gendarmerie , gilets-jaunes oblige…) C’est déjà ça

  9. Pascal (l'autre) dit :

    Encore une démonstration on ne peut plus évidente de l’hypocrisie de nos politiques! Le Sénat est foncièrement « anti Macron » . Entre les commissions d’enquêtes dans l’affaire Benalla . plusieurs textes de lois retoqués par les sénateurs il s’agit ni plus ni moins d’une sorte de « guérilla » contre LREM aux affaires et donc leur chef actuel P.R. Par le passé je n’ai pas souvenance que le Sénat se soit montré aussi « empressé » de fustiger la baisse des crédits militaires, Il est même certain que nos édiles sénateurs aient participé à la constante érosion des moyens de la défense.

    • Polymères dit :

      Oui c’est vrai, mais surtout ici, il n’y a pas d’annonces de baisses ou je ne sais quoi (beaucoup de commentateurs semblent déjà le croire!), c’est juste un politicien qui se plaint de ne pas avoir encore reçu un rapport comptable et qui visiblement a du mal à faire ses calculs pour l’avenir car il y a plusieurs inconnus qui n’ont rien de nouveau.

      Le budget militaire est toujours en hausse, arrêtons de dire qu’il baisse par ce qu’un politicien s’inquiète de l’échéance de son rapport. Un budget en hausse ou il ne faut pas non plus interprété une moindre hausse comme une baisse.
      Je vois que certains ne veulent pas y croire, c’est plus fort qu’eux et cherchent à se « rassurer » d’une drôle de manière à vouloir penser que le plan de hausse finira aux oubliettes, par ce qu’on a envie de voir la France en faillite et que chaque année depuis 15 ans on dit qu’on va demain faire faillite, par ce qu’on se dit que la défense va être ponctionné, on dit que on dit que, mais en attendant il n’y a rien à part des pessimistes qui ne veulent pas y croire. Sans compter ceux qui arrivent à faire des calculs ou une hausse de l’enveloppe opex de 200 millions suffit à dire que la hausse est en réalité une entourloupe, qu’elle n’existe pas, car oui 1.7 milliards moins 200 millions, on sait tous que ça fait zéro. Mais ces personnes là, les pessimistes de la calculette qui ont (surtout l’an dernier) voulu jouer à ceux qui prétendent découvrir une supercherie dans cette hausse (car eux et seulement eux ne veulent pas y croire, trop habitués des années de coupes), ben en réalité ils manquent cruellement d’une perspective à long terme que j’ai tellement de fois expliqués, que je n’ai plus l’envie de recommencer.
      Ils préfèrent dire que tout tombera à l’eau par ce qu’ils semblent aimer voir la France en faillite et par ce que leur désamour de Macron est si forte qu’ils ne veulent pas lui donner le mérite de faire ce que tous ceux qui comme moi, attendions enfin que la courbe s’inverse que les baisses ou la fausse stagnation baissière permettant de payer les nouveaux équipements deviennent des hausses.
      Le gouvernement n’a pris aucune décisions quant à une baisse (ou une moindre hausse) du budget de la défense.Outre le fait que certains pensaient encore il y a 2 ans que ce n’est pas assez, aujourd’hui ces mêmes personnes semblent s’accrocher à un plan de hausses qu’ils constatent en fait, pas si mauvais que ça par rapport à un contexte pouvant le remettre en cause.
      L’important déjà est de rester dans une dynamique de hausse et qu’on aime ou non Macron, on ne peut pas lui retirer jusqu’à maintenant la réalité des promesses non tenues. Alors même s’il a un peu allégé certaines choses par rapport à la contestation populaire, son programme pour la défense (qui va de 2018 à 2025 avec des verrous de sécurité quant à ses financements, celui qui arrivera après Macron ne pourra pas faire ce qu’il veut pour éviter les hausses plus importantes de 2023-2025, arrêtons de faire croire que ce qui n’est plus dans le mandat veut dire que c’est du flan), il est plutôt bon dans sa gestion haussière de long terme.
      Les gilets jaunes ne sont pas une crise financière qui imposera des coupes aveugles, d’ailleurs la réponse du gouvernement devant le fait que la défense arrive en tête des zones d’économies à réaliser dans le grand débat, c’était « non ».
      Je suis convaincu que les économies ne se feront pas dans la sécurité et la défense lorsqu’il s’agira de trouver de l’argent ici ou là.Le pouvoir cherchera à obtenir plus de recettes et non pas à réduire ici ou là pour donner là bas.
      Attendons de voir les annonces qui seront faîtes, même si je pense qu’on aura d’abord les cadeaux avant de connaitre leur prix.
      Qui plus est je reste toujours admiratif devant ceux qui sont farouchement opposés à Macron et sa politique, qu’ils critiquent la situation économique du pays alors même que le programme de Macron était typiquement taillé pour l’assainir, avec une dette en baisse, un déficit proche de zéro, si ce n’est excédentaire à l’horizon 2021 avec une hausse du budget militaire. Il est normal qu’avec ce plan, avec un excédent probable du budget en 2022, les hausses du budget défense de 2023-2025 aurait été assez facile et c’est cela qui fallait comprendre au pourquoi du comment les grosses augmentations interviennent après.
      Malheureusement ou heureusement pour d’autres, les français ne semblent pas vouloir perdre quelques euros pour améliorer la situation globale du pays, au contraire on descend dans la rue pour recevoir plus et donner moins en critiquant le gouvernement de ne pas comprendre les français, d’être un riche lorsqu’il ne veut pas augmenter le degré d’assistance de l’état.

      Beaucoup attendent Macron demain sur ses mesures « cadeaux » moi je l’attends sur le comment il va financer tout cela, car je suis et je reste profondément persuadé que l’on a un devoir de se serrer la ceinture (ce qui ne veut pas dire donner plus, mais aussi accepter de recevoir moins) pour retrouver une base économique saine et vertueuse, il n’y a qu’elle qui peut permettre ensuite de financer correctement la défense, sur le long terme sans avoir l’épée de Damoclès Bercy au dessus de nos têtes pour dire « attention au déficit, on doit combler les trous ».
      Ceux qui s’imaginent augmenter massivement le budget militaire en creusant le déficit ne comprennent pas qu’en fait, faire cela, pousse le pays à devoir peu de temps après à dire « stop » et faire machine arrière.
      Non, moi je ne veux pas d’un scénario à la russe ou à d’autres, ou on profite seulement d’un temps d’une hausse et qu’après, on finit par s’infliger des coupes qui font bien plus mal. Si on monte le budget vers les 2%, on devra le maintenir à long terme!

      • Anonymous dit :

        Excédentaire en 2021 ? Vous fumez quoi ? Deja la crise des gilets jaunes coute 10 milliards de plus chaque année. Le déficit budgétaire est a 17,3 milliards juste pour janvier. La croissance à 1,3-1,5% ne suffit pas pour résorber le déficit, je ne sais pas ce que vous fumez mais c est fort, suffisamment pour que croire qu avec 3 années de croissance molle on peut devenir excédentaire et donc trouver 80 milliards chaque année, alors qu il a fallut 2 décennies de forte croissance pour les Allemands pour y arriver.

        • Polymères dit :

          Je vous parle du programme Macron sur 5 ans comme il était envisagé avec toutes ses mesures, excluez donc la question gilet jaune qui l’aua justement modifié, les gilets jaunes et leurs revendications, ce n’est pas une partie du programme Macron.
          Si vous voulez plus d’informations, allez donc vous renseigner sur la trajectoire financière de l’état comme il était prévu, comme ça vous ne serez pas « surpris » ou « outré » de ce que j’annonce comme si ce serait moi qu’il l’ai inventé ou rêvé.
          Et concrètement, oui, il est totalement possible de trouver de l’argent rapidement, le problème c’est de faire passer les mesures pour y arriver, c’est là que ça coince.
          Pour rappel, en dehors de l’histoire des gilets jaunes, le déficit public français peut rapidement évoluer, par des tendances comme par des mesures. Pouvez vous m’indiquer de grandes mesures qui ont été prises entre 2016 et 2017? Non sans doute pas, pourtant le déficit était passé de 3,4% à 2,7%.
          Parfois il ne suffit pas de trouver les milliards, il suffit d’éviter de dépenser plus, la croissance, même moyenne, peut faire le changement, pas besoin de 2 décennies de forte croissance, même si je sais que vous aimez voir la France dans ses plus mauvais aspects et ses plus mauvaises perspectives d’avenir.

      • NRJ dit :

        Vous êtes difficile à cerner @Polymeres, car tout en étant assez lucide sur la situation, vous oubliez la base.

        Si on critique Macron c’est pour ne pas tenir sa parole. Avant même l’exécution de la LPM, il renie les principes même de celle-ci. Le budget opex devait être assurée par le budget interministériel (pour la part non financée par le budget opex). Et ce  »est même pas le début car la LPM n’était pas entrée en vigueur quand cela a été annoncé. C’est beau d’avoir prévu une dynamique, mais si elle n’est pas respectée ça ne sert à rien.

        Par ailleurs vous n’êtes pas crédible en disant que le programme de Macron était taillé pour 0 déficit en 2021. Vous ne l’avez pas lu. Il prévoyait 60 milliards d’économie obscures (20 milliards d’euros réalisées par les ministères qui feraient comme ils le souhaitaient. Pour annoncer ça je pourrais être moi aussi président). Et 50 milliards de dépense dans divers secteurs. Finalement, y a t’il eu des réformes de structure pour réduire le déficit ? Nommez les moi car je n’en ai pas entendu. Sarkozy avait fait la retraite à 62 ans et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. On y est pas forcement favorable, mais il s’agissait de vraies réformes. Pour Macron ?

        Les gilets jaunes s’opposent à Macron pour son mépris (ses bonnes paroles « qu’ils viennent me chercher », « ceux qui ne sont rien », « fainéants » etc n’y sont surement pas pour rien) et pour faire une politique basée uniquement sur plus d’impôts (80 km/h, taxes diesel pour des soi-disant raisons écologiques). Alors que les agriculteurs se battent pour survivre (deux se suicident tous les jours en moyenne pour rappel), on a des retraités à 62 alors que dans tous les autres pays c’est au moins 65 ans. Mais ça il n’y touchera pas.

        • Électeur dit :

          @ NRJ, ce n’est pas exactement Macron que l’on critique : on met en cause un système qui amène ce genre de personnage au pouvoir. Un* système qui dure depuis trop longtemps. Il se trouve que c’est Macron qui est là au moment où la coupe est pleine mais avec n’importe quel autre président du système les critiques seraient les mêmes.

  10. Nico St-jean dit :

    Quand vous êtes réduit à mettre en vente l’aéroport de Paris pour éviter que la dette publique ne dépasse 100% du PIB .. ça vas mal. Avec la baisse d’impôt à venir, garanti que la dette vas monté. Et comme l’économie est le nerf de la guerre ..
    .
    J’espère que les coupes ne seront pas trop dures avec les armées.
    .
    Consolez-vous, ici l’économie vas très bien et on ne sera qu’à 1.3% du PIB en 2027. Au moins vous avez de la volonté politique.

    • Eric dit :

      Lol votre économie va bien en effet, la principale différence avec nous, c’est que vous êtes à un peu plus de 1 % du pib consacré à la défense… et que vous n’avez pour ainsi dire plus beaucoup d’armée!

    • Franchouillard dit :

      L’on voit un peu (ou beaucoup) de mauvaise foi dans la contribution de Nico St-Jean : les Chinois achètent AdP, c’est à dire qu’ils y injectent de l’argent mais il ne vont pas l’emporter en Chine ni refuser de se conformer aux lois françaises pour son fonctionnement (pour ça, il faudrait que la Chine fasse partie de l’ UE).
      .
      Par conséquent faire mine de se scandaliser parce que l’on vend AdP aux Chinois, c’est nul. Même les journalistes n’osent plus.

      • Nico St-jean dit :

        @ Franchouillard
        .
        Je ne savais même pas que les chinois étaient acheteurs. Ce que je constate par contre, c’est que l’aéroport de Paris est à vendre pour un montant en milliards (entre 12 et 17) d’euros. Un bon lot sur le court terme, mais l’AdP rapporte 100 et quelques millions d’euros à l’état chaque année et nous savons tous que le trafic aérien vas de doublé jusqu’à triplé dans les 2 à 3 prochaines décennies à venir ..
        .
        Il s’agit donc d’une manoeuvre de panique que (j’)estime, très mauvaise pour la France à moyen-long terme.
        .
        Et là vous me dite que la Chine pourrait acheter le plus gros aéroport de France et l’un des plus gros en Europe ? La Chine qui est un ennemi de l’UE, une parfaite dictature au parti unique, au président à vie, au crédit sociale bref, tout le contraire des valeurs européennes ? J’espère que l’état bloquera la vente .. C’est pire que le bail de 99 ans au Sri-Lanka.

        • Alpha dit :

          D’abord, il ne s’agit pas d’une vente de ADP, mais d’une concession pour 70 ans. ..
          Ensuite, ce n’est pas encore fait tant l’opposition -à juste titre- est forte…
          Et enfin pour le moment, personne ne s’est montré intéressé…

          • Nico St-jean dit :

            @ Alpha
            .
            Oui je viens de voir ça : 200 députés coalisés qui demandent un référendum. J’ai vu aussi qu’à Toulouse, ça ce passe tellement mal avec les chinois que ses derniers veulent revendre à Vinci.
            .
            Et l’autre en haut qui nous dis que : « c’est nul. Même les journalistes n’osent plus. » – Lol.

    • Albatros24 dit :

      Vous aller pouvoir financer le Fail 35 au Canada avec 1.3 % du PIB ?

      • Nico St-jean dit :

        @ Albatros24
        .
        Bien sur ! C’est pas grand chose, rien qu’en économisant ce que vous payez en boulets jaunes, vous pourriez vous en payez toute une flotte. 😉

        • Albatros24 dit :

          Sans doute…mais malheureusement le F35 est trop cher encore…même si on pourrait obtenir une ristourne vu que LM cherche à en refourguer une centaine non vendus à Erdogan. Y a de la braderie dans l air…

        • Alpha dit :

          Toute une flotte de F-35 ? En France ? Mais… Pourquoi faire ?… Non, merci bien Nico, à la limite un de chaque version pour le musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, mais guère plus…
          Honnêtement, cet appareil ne nous servirait rien : Libye, Mali, Syrie,… Bref, il nous faut du solide, vous comprendrez…
          Et puis maintenant, il faut des sous pour rebâtir Notre Dame !

  11. trandal dit :

    pour faire des economies afin de donner plus aux paresseux de tout genre français ou pas il serait judicieux de vendre les canons de chars ,de remplacer les fusils par des arcs ( pour les fleches on verra plus tard ,de faire du tourisme avec les rafales ,et des croisières avec la marine ; je suis sur que cela plairait bien à beaucoup de français ; et puis si les russes ou les chinois arrivent , comme en 40 on a notre arme secrete …( les françaises )!!!

  12. Robert dit :

    Combien aura couté aux français, par l’impôt direct ou indirect, l’interdiction de la banque de France de prêter sans intérêts à l’Etat français ?
    Cette dette augmente, l’Etat n’en rembourse chaque année qu’un pourcentage des intérêts non de la dette.
    Si on se libérait de cette servitude qui nous pille pour disposer à nouveau de notre argent au profit de nos citoyens au lieu de vendre notre patrimoine à des affairistes étrangers qui ne pensent qu’à le piller alors qu’il nous rapporte de l’argent ?

    • Vinz dit :

      La France emprunte à des taux ridicules – étant un des rares pays en déficit structurel jugés encore capables de rembourser ses dettes. Ca semble incroyable à certain, mais pour emprunter il faut des volontaires empruntants. C’est à dire des types qui veulent récupérer leur mise au minimum. C’est-à-dire que tout se joue au final sur le concept de « confiance »…
      .
      La dette est une perte de souveraineté et d’indépendance.
      Son service appauvrit notre pays, puisque la dette ne finance quasi aucun investissment.

    • Albatros24 dit :

      En juin 2018, la dette publique française représentait 2 300 milliards d’euros, depuis on a franchi la barrière symbolique des 100 %. Mais les symboles sont importants : l’économiste britannique John Maynard Keynes nous a expliqué depuis longtemps que la psychologie joue un rôle clé dans le comportement des ménages, des entreprises et des investisseurs financiers. Faut-il donc s’inquiéter du niveau actuel de notre dette ?

      Pour les économistes libéraux, la réponse est oui : il reflète une excroissance de la présence de la puissance publique dans l’économie. Et tout ce qui va financer les administrations publiques représente autant d’épargne disponible en moins pour les affaires privées (ce que vous dites Robert).
      Chez les économistes héritiers de Keynes, la réponse est également positive, mais pour une autre raison : plus la dette monte, plus les rentiers reçoivent les intérêts de la dette et accroissent leur richesse sur le dos des contribuables et de l’économie productive.
      Pourtant, aucune étude ne démontre qu’une dette publique pose un problème à partir d’un niveau particulier. Les économistes américains Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff pensaient avoir montré que toute progression de la dette publique au-delà de 90 % du PIB entraînait des conséquences néfastes pour l’économie (nous sommes à 100% en France). Mais de fait, avec une dette publique de l’ordre de 55 % du PIB, l’Argentine est en pleine crise tandis que le Japon vit sans souci avec ses 235 %. En réalité, la situation de la dette publique s’apprécie au cas par cas pour chaque pays.

    • Albatros24 dit :

      La dette publique française augmente, mais ce n’est pas forcément grave. Le problème est que la dette a produit peu de résultats en matière de croissance et menace aujourd’hui le crédit de la France sur les marchés de capitaux. Une réduction de l’endettement semble donc nécessaire, mais avec quels effets sur la croissance ?

      1. De l’utilité de la dette
      La dette publique de la France a dépassé le seuil des 2 000 milliards d’euros en octobre 2014, ce qui représente une année de production du pays. C’est un niveau d’endettement élevé, mais qui n’a rien d’exceptionnel, puisque l’Hexagone se situe dans la moyenne européenne, loin de l’Italie (plus d’un an de production) ou du Japon (deux ans de production). Le rapport Pébereau, en 2005, insistait cependant, à juste titre, sur le rythme rapide de l’augmentation de la dette depuis une vingtaine d’années : environ 6 % par an en euros constants, ce qui est trois fois plus rapide que le produit intérieur brut (PIB). En conséquence, selon Eurostat, la part de la dette dans le PIB est passée en France de 20 % en 1980 à 67 % en 2005, puis à plus de 77 % en 2009 et à 93,5 % en 2013. Dans le même temps, la dette a été nettement réduite dans de nombreux pays européens. Cette situation est-elle grave ?
      Il faut se méfier de l’apparent bon sens qui veut qu’une bonne gestion des finances publiques les maintienne en équilibre, car l’Etat n’est pas un ménage. Loin d’être immoral, son endettement peut être fort utile. A court terme, les déficits publics soutiennent la demande. Le dynamisme de la demande dépend des comportements des entreprises, des ménages, des administrations et de l’extérieur (les « agents », comme disent les économistes). Ces dernières années, le solde extérieur a en général pesé négativement sur la croissance, alors que l’investissement des entreprises a été très volatil. La croissance repose donc sur les ménages et les administrations. La contribution des administrations est très stable en France, autour de 0,5 point ces dernières années, à l’exception de 2009, du fait de l’effondrement de la demande privée. Le déficit public a donc représenté un soutien à la croissance.

      De plus, les dépenses publiques font boule de neige : les dépenses des fonctionnaires ou les investissements publics accroissent l’activité des entreprises, qui à leur tour distribuent plus de salaires et de dividendes. Ce mécanisme, connu sous le nom de « multiplicateur des dépenses publiques », a été mis en évidence par l’économiste Richard Kahn, en 1931. Il est au coeur des propositions keynésiennes de politique budgétaire destinées à relancer la croissance et l’emploi. Mais le multiplicateur ne fonctionne efficacement que si l’argent distribué sous forme de dépenses publiques n’est pas repris sous forme d’impôts. Le déficit est donc nécessaire pour un temps si l’on veut accélérer la croissance. Il faut remarquer néanmoins que, dans cette logique, la dette à long terme est nulle, les excédents des années de vaches grasses compensant les déficits des années de vaches maigres.

      Ce raisonnement a été contesté par l’économiste Robert Barro. Reprenant une intuition de David Ricardo, il affirme que le déficit d’aujourd’hui étant l’impôt de demain (il faut bien rembourser ses dettes), les ménages réagissent au déficit public en augmentant par précaution leur épargne au détriment de leur consommation. Dans ce cas, la hausse des dépenses publiques est compensée par la baisse des dépenses privées et la croissance n’augmente pas. Ce mécanisme hypothétique ne semble pas s’appliquer en France ces dernières années. En effet, les dépenses de consommation et d’investissement des ménages augmentent plus vite que leur revenu, ce qui entraîne une diminution de l’épargne, contrairement au pronostic de Barro.

      Le déficit public est également accusé de dissuader les agents privés d’investir, car les emprunts de l’Etat feraient augmenter les taux d’intérêt. Là encore, ce phénomène ne se confirme pas actuellement, les taux d’intérêt à long terme demeurant très raisonnables. Enfin, l’impact du déficit sur la croissance est fortement réduit dans une économie ouverte, car la demande supplémentaire se tourne en partie vers les produits importés.

      2. Un endettement inefficace
      Les déficits publics, qui nourrissent la montée de l’endettement, sont d’abord le résultat du soutien à la conjoncture. Les variations du solde budgétaire résultent essentiellement du jeu des stabilisateurs automatiques : en situation de faible croissance de l’activité, la progression des revenus et des dépenses ralentit, ce qui déprime les rentrées fiscales et sociales qui sont assises sur ces revenus et ces dépenses. Dans le même temps, des dépenses sociales comme l’indemnisation des chômeurs et le revenu de solidarité active (RSA, ex-RMI) augmentent mécaniquement. Sans qu’aucune décision particulière ne soit prise, le déficit budgétaire se creuse donc (le mécanisme inverse joue en période d’accélération de la croissance). Mais ces variations sont assez modestes : selon le rapport de la commission dirigée par Michel Pébereau sur la dette publique, lorsque la croissance recule de 1 point, le déficit augmente de 0,3 point seulement.

      Cet ajustement compense en partie les fluctuations conjoncturelles. Cependant, le jeu des stabilisateurs automatiques a été entravé par la politique gouvernementale dans les phases de reprise de l’activité. Ainsi, lorsque la croissance s’est accélérée entre 1998 et 2000, la réduction du déficit a été nettement inférieure à ce qu’elle aurait pu être, car l’augmentation de certaines dépenses a été préférée au désendettement. Par la suite, la priorité a été donnée à la baisse des impôts. La dette évolue donc selon ce que les économistes appellent un effet de « cliquet » : elle augmente rapidement dans les phases de croissance lente ou de crise et se stabilise lorsque la croissance s’accélère.

      Mais cette dette en hausse n’a pas empêché un chômage « keynésien », la croissance étant inférieure à la croissance potentielle du pays. Une raison de ce chômage est que la France, abordant les récessions en étant déjà au maximum de déficit possible, a peu de possibilités d’aller plus loin. Cette explication s’applique très bien à la crise de 2008 : le déficit plonge de 3 % en 2007 à 8 % en 2009, mais les plans de relance n’ont représenté que 0,6 % du PIB en France sur 2008-2010, contre 3 % en Allemagne et 5,6 % aux Etats-Unis. En revanche, elle néglige l’incidence des contraintes européennes : la limitation du déficit (et de la croissance) est venue principalement de la norme fixée par le pacte de stabilité.

      Or l’effet récessif du désendettement a été fortement réévalué par les études du FMI consécutives à la crise de 2008 : réduire les déficits publics de 1 point de PIB en période de crise réduit la production de 1,5 point de PIB dans un délai de moins de deux ans. C’est le piège dans lequel sont enfermés les pays de la zone euro : la politique de réduction des déficits affaiblit la croissance, ce qui accroît les déficits et rend inefficaces les efforts d’assainissement des finances publiques. Par exemple, une hausse d’impôts de 20 milliards d’euros entraîne une baisse de la production de 30 milliards à l’horizon de deux ans. Comme le taux de prélèvements obligatoires est d’environ 45 %, le manque à gagner pour l’Etat est de 13,5 milliards d’euros environ. La baisse réelle du déficit n’est donc que de 6,5 milliards.

      Zoom Quel est le bon niveau de dette publique ?

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      Au-delà de la régulation conjoncturelle, l’endettement public peut jouer un rôle positif sur la croissance en dynamisant l’offre. La théorie économique a mis en évidence l’influence positive de certaines dépenses publiques : les infrastructures de transport ou de communication améliorent l’efficacité des entreprises, l’élévation du niveau de formation de la main-d’oeuvre la rend plus productive, la recherche fondamentale publique débouche sur des innovations commercialisables. Le rôle de l’investissement public est particulièrement important dans les premières phases du développement. Dans le contexte de changement technique rapide et profond que nous connaissons, une politique volontariste d’innovation et d’acclimatation des nouvelles techniques peut également favoriser la croissance. Dans le cas des investissements publics, l’endettement se justifie donc de deux façons : l’augmentation du patrimoine de l’Etat compense la dette, alors que le surplus de croissance fournit les ressources nécessaires à son remboursement.

      Toutefois, la montée de l’endettement de la France n’a pas particulièrement servi à investir, et c’est le reproche le plus souvent fait à la politique hexagonale en la matière. Les dépenses en capital de l’Etat sont moins élevées aujourd’hui qu’il y a quinze ans, de sorte que le patrimoine de l’Etat net de ses dettes est en baisse sensible. L’endettement n’a pas non plus servi l’investissement immatériel : en matière de recherche et d’enseignement supérieur, l’effort français est globalement médiocre et stagnant par comparaison avec les pays les plus performants, comme la Suède, ou même avec les nouveaux pays développés, comme la Corée du Sud. Ce constat a incité le gouvernement à lancer en 2009 l’idée d’un « grand emprunt », destiné aux seuls investissements stratégiques. Mais ce lancement est intervenu à un moment particulièrement défavorable, où l’inquiétude sur la soutenabilité de la dette publique domine.

      3. Des marges de manoeuvre réduites
      Mais alors, à quoi a servi la dette ? Pour une large part, elle a permis de payer des prestations sociales en hausse sans augmenter en proportion les prélèvements qui les financent. Ces prestations jouent un rôle important. Pour le comprendre, il faut mesurer ce que représente, pour une économie habituée à la croissance et au plein-emploi, un quart de siècle de chômage massif et durable. Si la société française a pour l’instant traversé cette période sombre sans s’effondrer, elle le doit certainement en grande partie à la protection sociale. Mais celle-ci coûte cher. Une caisse d’amortissement de la dette sociale a été mise en place et le remboursement de cette dernière a été reporté à plus tard. Ces dernières années, le gouvernement a même totalement renoncé à équilibrer les comptes de l’assurance maladie en augmentant les cotisations sociales ou la contribution sociale généralisée (CSG).

      En quelque sorte, la dette est le prix de la cohésion sociale globalement maintenue dans une période de faible croissance. De plus, le déficit a été aggravé à plusieurs reprises par une politique de réduction des impôts et d’exonération de charges sociales, officiellement justifiée par le souci de relancer la croissance, mais qui ne semble pas avoir produit le moindre résultat en ce domaine.

      Est-ce à dire que la dette résulte essentiellement du « choix de la facilité depuis vingt-cinq ans » ? L’affirmation est un peu rapide. Il faut d’abord faire observer que les périodes de croissance soutenue ont été bien rares : depuis 1980, la croissance n’a dépassé 3 % par an qu’en 1988-1990 et 1998-2000. Quand bien même ces périodes auraient été utilisées pour réduire plus franchement l’endettement, nous serions loin d’en avoir maîtrisé la progression. C’est donc toujours la même lancinante question de l’insuffisance de la croissance qui revient. Si un reproche doit être fait aux gouvernements successifs, c’est de ne pas avoir privilégié les dépenses permettant de restaurer la croissance.

      En tout état de cause, l’endettement se creuse : les emprunts publics nets de remboursement passent d’une vingtaine de milliards d’euros par an à 173 milliards en 2014. En conséquence, le service de la dette dépasse 40 milliards d’euros chaque année, deux fois plus que le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il faut un excédent de 56 milliards du solde primaire pour équilibrer le budget, ce qui veut dire que le service de la dette réduit les marges d’action budgétaires de l’Etat.

      Par ailleurs, la crise grecque a montré la nécessité de maintenir la confiance. Celle-ci dépend de trois éléments : du montant du déficit public, de celui de la dette publique et du mode de financement de la dette. La dette française est aujourd’hui soutenable parce que l’épargne domestique limite le recours aux investisseurs étrangers et que les taux d’intérêt sont bas. Pour qu’ils le restent, un programme crédible de retour à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années est nécessaire.
      in https://www.alternatives-economiques.fr/dette-publique-un-probleme/00067501

      • Albatros24 dit :

        « …le déficit a été aggravé à plusieurs reprises par une politique de réduction des impôts et d’exonération de charges sociales, officiellement justifiée par le souci de relancer la croissance, mais qui ne semble pas avoir produit le moindre résultat en ce domaine. »
        Les cadeaux fiscaux qui vont dans la poche de certains…au contraire de l’intérêt général. C’est une constante chez nous en France. Les mêmes qui se plaignent de l’importante dette accordent ces ristournes sans aucune contrepartie et au final aggrave la situation.

      • Albatros24 dit :

        « Si un reproche doit être fait aux gouvernements successifs, c’est de ne pas avoir privilégié les dépenses permettant de restaurer la croissance. »
        les dépenses d’investissement…
        et
        « la crise grecque a montré la nécessité de maintenir la confiance. Celle-ci dépend de trois éléments : du montant du déficit public, de celui de la dette publique et du mode de financement de la dette. La dette française est aujourd’hui soutenable parce que l’épargne domestique limite le recours aux investisseurs étrangers et que les taux d’intérêt sont bas. Pour qu’ils le restent, un programme crédible de retour à l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années est nécessaire. » qui passe par la fiscalisation de tous…pas que de certains la classe moyenne.
        Et de re parler des entreprises qui délocalisent mais restent nationales (40 milliards environ non prélevés chaque année) et les exonérations fiscales à ré étudier de près : pas question de supprimer les optimisations fiscales, juste les ré évaluer et supprimer celles qui ne servent à rien, le montant non perçu par l’Etat est entre 60 et 100 milliards chaque année.
        Enfin faire la même chose pour l’aide sociale (dont les pensions) qui représente environ 760 milliards d’Euros versés par an : ré étudier ce qui est important en terme de redistribution au profit de l’économie et ce qui ne l’est pas ou contreproductif (désincitatif)…
        Avec ce surplus d’argent, il reste ensuite à mettre votre budget en excédent annuel (conséquence directe) et à investir (au besoin en empruntant) dasn les infrastructures, industries de pointe, grands programmes nationaux (surtout l’énergie, les transports mais aussi la communication et la défense ) afin de donner toute latitude aux PME pour se développer. Je rajouterai inciter les banques à financer nos PME notamment nos PME innovantes (car elles manquent de liquidités pour grossier et se développer à l’Etranger ; ce que fait très bien l’Allemagne), par la contrainte fiscale s’il le faut.

      • Albatros24 dit :

        Mais si vous escomptez que nos géniaux énarques le fassent, vous pouvez d’ores et déjà attendre aux calendes grecques : ils ne le font pas depuis le temps qu’ils sont au pouvoir (c’est à dire des décennies) et ceci pour assurer le profit de groupes particuliers au détriment de l’intérêt général, peut être je pense du fait de ce pantouflage, pantouflage dans le privé après avoir servi dans les cabinets ministériels, ceci pour moi est un autre cas de prévarication, de concussion (qui était passible de la peine capitale sous l’Ancien régime sous une forme sévère et après la question..). Bon on a évolué depuis, les traditions se perdent.

      • Albatros24 dit :

        Enfin le fait d’avoir un budget annuel en excédent vous permet mécaniquement de réduire votre endettement. Si vous ajouter la croissance de retour à un taux important, vous augmentez l’effet du multiplicateur keynésien. Mais réduire les impôts dans le but de faire une relance n’aboutira qu’à mettre plus d’argent dans la poche de ceux qui en ont déjà beaucoup ou sur des comptes « aufe chores », voire sur le second marché (l’achat de valeurs mobilières d’entreprises jugées performantes : en fait déjà achetées à l’entreprise depuis longtemps et revendues entre particuliers avec une plus value à chaque fois…bénéfice 0 pour l’économie).
        Mais vous ne verrez jamais la couleur de cet argent au profit de la croissance en France (sinon pour la hausse du prix des demeures de luxe peut être..).

  13. werf dit :

    Cela ne m’étonne pas. On est reparti dans des dépenses à tout va (espace, laser, cyber) sans fixer les priorités et sans arbitrage. Il y a trop de monde impliqué au ministère, on peut réduire les effectifs de 30 % sans problème. Quant aux OPEX, qui ont les meilleurs matériels et qui coûtent 1 milliard par an, je suis contre. On ne peut pas pas,avec nos faibles moyens financiers, se projeter sur tous les théâtres d’opérations pour être les deuxième gendarmes du monde. Ce temps là est fini. D’autant que si les OPEX ont tant de succès, c’est que les primes améliorent l’ordinaire et aussi les retraites futures… Tout est à revoir ou bien il y aura des coupes sombres et sans prévenir. ..

  14. Bernard Hamon dit :

    Je vous trouve un financement de notre défense sans aggraver l’endettement : supprimons l’aide publique au développement qui ne sert qu’à enrichir les dirigeants prévaricateurs africains sans bénéficier à leur population. En 2017, pas moins de 10.1 milliards d’euros ont été déversés à fonds perdus (0.43% de la richesse nationale brute) et ce pourcentage doit atteindre 0.55 en 2022.
    Pour vérifier mes chiffres,taper « aide publique au développement »dans un moteur de recherche.
    Mais surtout,motus de la part de nos médias à propos de ce « pognon de dingue » !!!!

    • Vinz dit :

      Vous avez aussi la contribution de la France à l’UE, nette de qqs milliards. et qui servira indirectement à l’achat des Patriots et F-35 polonais.

    • Albatros24 dit :

      Il y a bien d autres sources de financement plus importantes.
      Comme les 60 à 100 milliards annuels d optimisations fiscales votées dans notre loi de finance.
      Les diminuer du tiers paierait en plus deux PAN avec les aeronefs et tout l équipement militaire urgent en 3 ou 4 ans seulement.

    • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

      @ BH
      L’aide au développement ne sert pas seulement à enrichir des dirigeants africains. Si c’était seulement ça, notre classe politique ne verserait aucune « aide au développement ».
      .
      Non : cette « aide au développement » existe parce qu’elle génère de juteuses rétro-commissions au profit de nos partis politiques et surtout de leurs leaders.
      .
      Passer par l’Afrique permet aux détournements d’argent public français d’échapper aux contrôles tatillons des services financiers (et le cas échéant judiciaires) français.
      .
      Remarque subsidiaire : tous les leaders « indépendantistes » de nos DTOM-COM rêvent d’être dans la même situation que les dirigeants africains : toucher de l’argent français sans être contrôlés par les services français. Verser quelques rétro-commissions en contrepartie n’est que le prix à payer pour pérenniser le système.

  15. Vendée1793 dit :

    On parle beaucoup des fonctionnaires mais je fais remarquer que les prêteurs font confiance à la France car notre administration fiscale est réputée pour sa capacité à faire rentrer l’impôt malgré une législation compliquée. Les fonctionnaires de la Direction Générale des Finances Publiques sont consciencieux et compétents et ont subi ces dernières années des diminutions d’effectifs et des fermetures de sites. Des contractuels mal payés dans ds services réduits à la portion congrue ne seront peut-être pas aussi efficace…

  16. Vendee1793 dit :

    « efficaces »