La piraterie maritime prend de l’ampleur dans le golfe de Guinée

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8 contributions

  1. le sicaire dit :

    Lorsque l’on constate les bateaux et l’armement utilisés par les pirates ne serait-il pas plus pertinent de déléguer à des sociétés privées (Academi, Aegis Defense Service, Aeneas Group, Anticip…), la sécurisation et la défense des navires de commerces plutôt que d’utiliser des navires de guerres « surdimensionnés » (technologiquement et financièrement) pour ce type de mission ?

    • Frédéric dit :

      Non. Pour servir d’escorte a des navires privés ou a des ONG, pas de problèmes, mais c’est aux forces de l’ordre et aux armées officiels de faire respecter les lois et traqué les pirates et autres organisations criminelles.

      Même les corsaires d’autrefois avec les lettres de marque de leurs suzerains ont plus de légitimité que des compagnies multinationales pour cela.

    • Clément dit :

      @le sicaire
      Alors déjà sous traité notre place de « gendarme des mers » ? Ça serait renoncer à un sacré symbole de souveraineté et de puissance. De plus les sociétés de sécurité privées ont fait leurs preuves lors d’opération de protection (et de nombreux bateaux en emporte déjà, y compris des bateaux français) mais par contre pour ce qui est de l’offensive, c’est pas ça … Un vigile, même un super vigile, est là pour surveiller et protéger, pas pour faire le coup de feu.
      Des retours qu’on a sur l’Afghanistan et l’Irak, ces sociétés étaient très bonne pour protéger les installations pétrolières, mais pas d’une grande utilise « sous le feu » : manque de discipline, nombreuses bavures, relations tendus avec l’armée régulières et avec les forces locales, etc …
      Donc en gros, il y a déjà des compagnies de sécurité privé déployées sur les bateaux dans ces zones, mais ça ne remplace pas la mission de police des mers qu’effectue les armées.

  2. petitjean dit :

    « la faiblesse des institutions gouvernementales » ça concerne toute l’Afrique
    Quel est donc le pays africains qui a une marine digne de ce nom ?
    Donc ne comptons pas sur ces états africains pour régler ces problèmes. Les situations à terre sont déjà suffisamment chaotiques
    Bon, c’est aux occidentaux* de faire le boulot et sans fioriture. Prenons exemple sur les Russes qui ne font pas dans la dentelle……..
    *quel est donc l’impact de cette piraterie sur nos échanges économiques et diplomatiques avec les états africains concernés ? (avant d’envoyer une escadre!… )

  3. Faublas dit :

    Le jour où le Nigeria aura une marine digne de ce nom et capable de surveiller quoi que ce soit, les poissons auront des poumons.

    • ji_louis dit :

      Comme les dipneustes?

    • John dit :

      bon… ils ont pas vraiment les moyens je pense d’avoir cette marine digne de ce nom…
      Et honnêtement, les grandes sociétés d’armateurs ont je pense les moyens de se payer une sécurité à bord…

  4. Jérôme Michelet dit :

    Que faire contre la piraterie nigériane ?

    Première solution, la communauté internationale, comme contre les pirates somaliens.
    Sauf que la piraterie dans le Golfe de Guinée est différente de la piraterie somalienne.
    1) Les attaques ont lieu pour moitié dans les eaux territoriales ; le droit international ne permet pas d’intervenir dans le territoire de pays tiers, donc la communauté internationale ne peut pas intervenir.
    2) Autant la protection du trafic dans le Bab-el-Mandeb intéresse tout le monde, autant le trafic dans le Golfe de Guinée n’est vital que pour les riverains, donc la communauté internationale n’a pas envie d’intervenir.
    3) Enfin, les Etats du Golfe de Guinée ont des moyens navals biens superieurs à la Somalie, donc la communauté internationale n’est pas indispensable.

    Deuxième solution possible, les sociétés privées.
    L’expérience somalienne montre qu’elles protègent efficacement les bateaux qui peuvent se les payer. Cependant, elles n’ont jamais contribué à mettre un pirate en prison. Et elles ne protègent pas les petits armateurs, et notamment les pêcheurs locaux qui sont les principales victimes des pirates, même si personne n’en parle. On peut craindre aussi la prolifération d’armes de petits calibres échappant à tout contrôle à laquelle elles contribuent ; faut-il en rajouter dans cette région ?
    Mais de toute façon, c’est illégal dans les eaux territoriales de tous les Etats riverains.

    Enfin, les marines locales.
    Certains commentaires montrent un mépris de principe, dénotant pour le moins une méconnaissance de ces marines. La marine nigériane paye régulièrement le prix du sang durant des combats meurtriers contre les pirates. C’est une des très rares marines au monde à avoir réalisé une reprise de vive force d’un navire aux mains des pirates à plus de 300 milles de ses côtes.
    Ne désespérons pas, il s’agit plutôt de les aider.