Une guerre entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie est-elle à craindre?

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132 contributions

  1. Pravda dit :

    L’armée égyptienne est (était?) une des meilleures de la région, je ne pense pas que le Soudan ou l’Éthiopie ait intérêt à trop jouer, même avec un soutien turc.

    • Barfly dit :

      Face à l’armée egyptienne et à ses soutiens, la turquie ne peut jouer qu’un rôle très secondaire dans cette région du monde au contraire du conflit syrien où là ils sont très impliqués.

    • Lara dit :

      Mise à part quelques frappes ciblées que pourrait faire l’Egypte? Est-ce que l’Egypte a la logistique afin de mener une guerre avec quelques milliers d’hommes projetés en dehors de ces frontières? Quid des sanctions, c’est-à-dire l’arrêt de l’aide américaine en matériel et arrêt total de ventes militaires occidentale, sur l’armée Egyptienne à cours terme?

      • jyb dit :

        @lara
        l’armée égyptienne, toutes armes confondues, est montée en puissance ces dernières années. Elle est bien équipée et bien entrainée (en témoignent les nombreux exercices internationaux récents)
        Si vous lisez régulièrement opex vous avez aussi vu que l’égypte a multiplié ces fournisseurs ( france, usa, allemagne, russie, chine, ukraine…) On a là, malgrès encore quelques carences la première ou seconde armée du continnent (avec l’algérie)

      • Fred dit :

        @ Lara
        Bien sûr, elle le peux, d’autant plus à sa frontière. Elle peut même utiliser (entre autres) les deux BPC made in France qu’elle possède en Mer Rouge.
        L’aide américaine a déjà été suspendue après le coup d’état d’Abdel Fattah al-Sissi, puis rétablie, puis baissée, puis … L’Égypte est trop centrale dans la lutte contre le terrorisme, pour que les américains l’abandonnent.

        • jyb dit :

          @fred
          juste pour info, un seul bpc est affecté à la flotte de la mer rouge. L’autre est affecté à la flotte med.

          • Fred dit :

            @ jyb
            :o) Je reformule ma phrase avec plus de clarté : « Elle peut même utiliser en Mer Rouge les deux BPC made in France qu’elle possède. ;o)
            Et je pourrais même rajouter avec malice : « d’autant qu’elle est pourvu d’un très pratique Canal de Suez, pour les déplacer rapidement là où ils lui font besoin. »

      • Pravda dit :

        Tout à fait.

    • Niccos dit :

      Tu parles d’une armée qui n’est même pas capable de maintenir l’ordre chez elle au sinai. A mon sens les principaux problèmed de l’Égypte est sa surpopulation dans le delta du Nil et son économie arrière. Mais bon, si sa tourne vraiment mal, elle pourra toujours fermer le canal de suez en attendant que les troupes étrangères quitte le pays.

      • Wagdoox dit :

        Que dire de l’armée française dans ce cas là.
        Le metro ne marque plus l’arret à certaines stations en plein Paris.

        • time dit :

          aucun rapport

          • wagdoox dit :

            Ahahah !
            Aller le metro fonctionne plus correctement à paris pour des raisons de sécurité mais vous voyez aucun rapport.
            Vous devez faire parti de ces gens qui ont pris contrôle de ses stations et etre sous l’emprise du crack pour savoir des trucs pareils.

      • Fred dit :

        @ Niccos
        L’éradication de l’islamisme (si c’est ce que tu signifie par « maintenir l’ordre ») n’est pas absolu chez nous non plus, hélas.

      • S.B-Seguin dit :

        L’exemple du Sinaï pour l’Égypte trouve aussi des équivalences avec le Kurdistan en Turquie, la Tchétchénie en Russie ou le Xinjiang en Chine.
        On pourrait aussi parler de la très relative souveraineté de l’état français dans ses banlieues…
        Ce n’est donc certainement pas un critère fiable d’évaluation de la qualité d’une armée.

        • Niccos dit :

          Comparons ce qui est comparable. Si un jour une banlieue Française déclare son indépendance et que l’armée Française est incapable d’en reprendre le contrôle, là on pourra dire qu’on aura une armée inefficace (scénario donbass, tchetchenie,)

          • S.B-Seguin dit :

            De fait, les armées turques russes et chinoises ne sont pas plus efficaces que l’armée égyptienne dont vous mettez l’efficacité en doute.

      • oeilouvert dit :

        S’il font cela l’Ethiopie (source du Nil Bleu) et le Soudan (pays où le Nil blanc -20% du débit global- rejoint le Nil bleu ) n’ont qu’ à obstruer le fleuve pour transformer l’Egypte en aval en désert complet.

        • Fred dit :

          @ oeilouvert
          « obstruer (un) fleuve » ?
          Ça finira par déborder, à moins effectivement qu’ils n’aillent pécher plein d’éponges dans la mer rouge.

        • Amida dit :

          @ oeilouvert: On n’obstrue pas un fleuve. Il finit toujours par passer. 😉

        • oeilouvert dit :

          Qu’importe que ce soit facilement réalisable ou besoin de la création d’une discipline spécifique pour créer un tel désastre, mais le fait qu’un pays en aval s’en prennent militairement ou économiquement, au travers d’étranglement par-çi par là, à des pays en amont de la « seule source d’eau douce de ton pays » est du suicide. Que l’Egypte bloque la mer rouge et what else, ils peuvent toujours faire le tour par le Cap de Bonne éspérance, mais un fleuve peut se détourner, se faire polluer intentionelememnt…etc… Des individus qui vous détestent en réaction peuvent vous casser les pieds de mille et une façon et dans la durée. Donc, l’Egypte à intérêt à calmer le jeu au lieu de gonfler des muscles qu’elle n’a pas. C’est juste la loi du Talion qui l’attend dans le cas contraire.

          • S.B-Seguin dit :

            L’Égypte n’aura aucun mal à détruire toute tentative de travaux sur le Nil, aussi bien en Éthiopie qu’au Soudan.
            La surveillance satellitaire de ses alliés russes et occidentaux aidera l’Égypte à prévenir ce genre d’initiatives.

          • oeilouvert dit :

            Tout comme les americains ont reussi à trouver toute les bases nucléaire sécretes Nord Coréene? La surveillance satellitaire est une blague juste assez bonne pour trouver des stades de foots en construction en pleine journée avec les ouvriers qui vous font coucou mais la guerre n’est pas affaire de suffisance mais de volonté, et une personne motivé comme dit plus haut peut effectuer toutes les travaux de nuisance si en plus cela se trouve sur son terititoire loin de toutes troupes d’occupation ou de surveillance.

    • Fabien dit :

      On comprend mieux les investissements militaires à marche forcé O_o.
      D’un autre côté, un seul fleuve pour autant de monde, on comprends que les utilisateurs soient à cran.

    • Nihilo dit :

      L’Arabie saoudite serait soutenue par les USA. La Turquie serait soutenue par… l’OTAN…

      • Fred dit :

        @ Nihilo
        :o) Belle figure diplomatique. J’aimerais que certains sur ce site aient une vision moins binaire du monde, ta formule est un pied de nez salutaire à la logique aristotélicienne.

      • Pravda dit :

        La Turquie serait soutenue par l’Otan en cas d’attaque sur son sol, ce ne sera pas le cas. Les Turcs énervent pas mal de monde en ce moment

      • S.B-Seguin dit :

        Mis à part en cas d’agression sur son territoire, la Turquie n’est pas soutenue par l’OTAN.

      • sonata dit :

        Si elle s’aventure assez loin de ses frontières, ce serait douteux. Après tout, elle n’est pas soutenue en Syrie.
        Et franchement, qui voudrait payer les pots cassés par une enflure telle qu’Erdogan qui mange à tous les râteliers et serait le premier à tourner le dos à l’OTAN ? La Turquie est ridicule et tout le monde se paie sa tête : monde arabe, Russie et OTAN notamment. Il n’y a qu’Erdogan et ses idolâtres pour se faire encore des illusions.

    • Deniz dit :

      Une des meilleures de la région peut être, mais à quelle hauteur se place « la région » ? L’Egypte avec ses problèmes internes a-t-elle besoin de s’en créer en externe ? Les autres pays cités même question. C’est dans ce sens que vont les paroles de Al-Sissi, ces trois pays ont plus à perdre qu’à y gagner. Qu’ils se mettent autour d’une table et évite les tentations de nations extérieurs qui les utilisent pour contrer l’influence de nation rivale.

      • Fred dit :

        @ Deniz
        Oui, la légitimité d’Abdel Fattah al-Sissi et la contestation en interne est une, voir LA clef de voute de la problématique de ce régime.

    • al dit :

      L’armée égyptienne est, à l’image de l’Etat égyptien, gangrenée par la corruption, et il ne faut surtout pas confondre (surtout pour le cadre de l’armée égyptienne) la force d’intervention de l’armée dans le cadre intérieur, national, et la force d’intervention de l’armée dans un cadre extérieur (et cela malgré l’achat d’armes étrangères et la possible installation égyptienne en Erythrée via la base d’Assab). Concernant le cadre extérieur, il ne faut pas oublier qu’Israël a réussi à imposer sa vision politico-sécuritaire de la frontière dans le Sinaï à l’Egypte (concernant les migrations – Cf. L. Anteby-Yemini)
      L’armée éthiopienne a connu une mauvaise phase dans les années 90 (Cf. la chute de la junte militaire éthiopienne, M. Fontrier), mais depuis le début des années 2000, elle connait un regain de professionnalisme impressionnant : malgré les problèmes récurent de la dimension ethnique, elle a écrasé l’armée érythréenne pendant la guerre 1998 – 2000 et demeure aujourd’hui l’une des meilleures armées du continent. Elle intervient à la fois en tant qu’armée nationale dans des opérations de maintien de la paix aussi bien que via l’Union Africaine (où l’Ethiopie fournit une part importante des soldats de la force U.A.).
      Concernant les forces armées turques, il ne faut pas les sous-estimer. Ils ont surpris une bonne partie de la communauté internationale suite à la signature et l’installation d’une base armée turque à Mogadiscio, en Somalie.
      Enfin, l’article ne mentionne pas le poids de la Chine dans la Corne de l’Afrique. La Chine aura certes tendance à rester neutre, mais l’importance de sa présence et des moyens humains et financiers déployés sur le couple Ethiopie – Djibouti, la poussera peut-être (vu que l’article est déjà hypothétique) à intervenir sur la situation d’un possible conflit, en tant que médiateur pour la paix – si ce n’est pour l’Ethiopie. (On est encore une fois dans l’hypothétique).

      • Wagdoox dit :

        Vous n’y connaissez rien mais alors du tout.
        L’armée n’est pas corrompu en tant que tel, c’est les très hauts gradés qui se partagent les richesses du pays. La police est complétement corrompu, au point de ne plus fonctionner. L’armée fonctionne encore et c’est peut etre la dernière institution de pays à fonctionner normalement.
        Ensuite on parle pas d’une opération à l’autre bout du monde et avec ojectif 0 mort, c’est une opération terrestre plutôt proche dans un climat et une géographie connue des égyptiens.
        Pour les autres acteurs mise à part la Turquie et le Qatar, ils auront tout intérêt à rester en dehors de ca. Le Qatar ne fera rien de significatif et la Turquie a déjà largement à faire.
        Dans cette histoire c’est une guerre de l’eau donc de survie, il n’y aura pas politique détournée possible.

        • jyb dit :

          @al
          @wagdoox
          L’armée égyptienne est la colonne vertébrale et politique de l’égypte. A ce niveau on ne parle plus de corruption mais de système économique. Le mod égyptien EST leur ministère de l’economie, de l’industrie, du développement.
          depuis la chute du roi farouk : Nasser, Sadate, Moubarak, Sissi…un seul civil morsi qui a tenu quelques mois.
          Rien de très original, on a des schéma peu ou prou semblables au pakistan, en algerie, en iran…

          • wagdoox dit :

            Je suis assez d’accord là dessus, on peut aussi le comparait avec nombre de pays occidentaux jusqu’à il n’y a pas si longtemps.

          • Vince dit :

            En Iran il y a un jeu de pouvoir très complexe (déjà du fait du fonctionnement des institutions, ensuite des rapports des forces) ; les Pasdaran ou Gardiens de la Révolution ont acquis un poids économique très important (surtout sous Ahmadinejad), mais ce n’est pas non plus une entité monolithique ; elle est elle-même traversée par des courants diverses. En face (ou à côté), l’ayatollah Khamenei dispose de ressource non moins négligeable (estimées à plus de 90 milliards de $) via un organisme qu’il contrôle (SETA), et qui assure son autonomie.
            (cf https://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20131112trib000795268/iran-la-fortune-du-guide-supreme-ali-khamenei-evaluee-a-95-milliards-de-dollars.html)
            .
            Bref, l’Iran, une devinette dans une énigme entouré d’un grand mystère plongé dans un épais brouillard…
            .
            Pour revenir à cette histoire de barrage, ce serait assez étonnant de voir le litige dégénérer en conflit militaire ouvert qu’aucun protagoniste ne souhaite – et où chacun aurait gros à perdre. Il s’agit là juste d’un étalage de rapport de force avant les négociations.

      • S.B-Seguin dit :

        La Chine, pas plus que la Turquie n’ont les moyens d’intervenir militairement pour soutenir Soudan et Éthiopie.
        Les accords ayant vu la création de la base chinoise n’autorisent pas la Chine à mener une guerre depuis Djibouti.
        .
        Et les turcs soutenant l’Éthiopie depuis la Somalie serait un comble…
        D’ailleurs si la Turquie entre en guerre contre l’Égypte, elle se verrait interdite de tout accès au Canal de Suez ce complexifierait toute projection turque en Afrique.
        .
        Ne perdons pas de vue que les capacités projection turques sont quasi nulles.

      • Owl dit :

        Je souscris à votre analyse ! Je compléterai seulement en mettant en perpective l’importance du canal de Suez pour le commerce extérieur de la Chine.
        Cette grande puissance a toute intérêt à voir régner la paix sur cette région. Et elle a des moyens de levier économique très important même sur l’Europe.

    • batgames dit :

      et le nil va baisser en volume plus le temps va passer ,même sans le barrage ,car le réchauffement fait fondre les glaces du Kilimandjaro ,donc à terme cette eau coulera beaucoup moins ,le désert avance ,avance,donc il faut trouver des solutions et il faudrait aussi que ce barrage puisse servir à l’egypte ….quand on est con on ne s’entend pas ….des peuples à l’ego surdiomentionné attisé par une soit disant religion de paix dont les textes incitent à tuer les mécréants ,c’est certains que rien ne doit être facile pour avoir un consensus dans cette région de dingues

      • Amida dit :

        @ batgames: Ce ne sont pas tant les neiges du Kilimandjaro qui alimentent le Nil (d’Egypte) que les pluies sur les haut-plateaux d’Ethiopie et celles tombant sur l’Ouganda et le Soudan. Mais il est très vrai que le bouleversement climatique risque fort d’affecter le régime de ces pluies. Vous avez, là, parfaitement raison.

    • Rigel dit :

      Plutôt que de se faire la guerre, on a tous intérêt à collaborer, sinon, couic on saute tous !
      Vu ??

      • revnonausujai dit :

        kollaborer ?
        comme à Montoire ?

        • Fred dit :

          @ revnonausujai
          Totalement H.S. Causer pour causer.

          • revnonausujai dit :

            ah bon ?
            collaborer pour collaborer, par ce que l’idéologie est de toujours céder, ça ne finit pas par mener à l’asservissement ?
            heureusement que Churchill a préféré la guerre au deshonneur !
            A propos de hors sujet, vous avez noté que le freluquet s’est dégonflé; un vrai brochet, ce type, tout dans la gueule, rien dans le ventre et tout juste capable de s’en prendre aux petits poissons !

  2. jyb dit :

     » En décembre, des centres de réflexion s’essaient à la prospective… »
    merci @corto m de nous avoir affranchi depuis bien avant décembre sur la situation.

  3. Auxsan dit :

    La guerre de l’eau commence….

    • Marcel dit :

      Vous avez tout compris. Il y a trente-cinq ans déjà qu’on nous bassine avec l’eau et les réfugiés aux frontières de l’Europe. C’est dingue comme au lycée déjà nos profs avaient de l’avance sur nos grands stratèges actuels.

    • Thaurac dit :

      C’est Sissi qui avait dit que le barage serait un « Casus Belli »?
      Je pense qu’ils mettront de l’eau dans le vin, et décideront que le remplissage du lac se fasse sur un temps plus long, pour moins affecter le débit en aval.

    • Intox dit :

      C’est le début des guerres de l’eau, plus vitale que les guerres pour le pétrole. Quand on a une démographie galopante et que les ressources en eau diminuent cela devient critique, encore plus si un autre pays vient par dessus vous priver de 15% d’eau. Le barrage d’Assouan est souvent nommé la 8ème plaie d’Égypte car il a privé l’aval du barrage des crues fertiles en limon. Le barrage en Éthiopie est un quasi casus belli.

  4. Tyrion dit :

    @ Pravda: un soutien turc ? Que peuvent faire les turcs ? Ils n’ont aucun contrôle sur le Canal de Suez.
    L’armée turque toute seul ne pourrait gagner une guerre contre l’Égypte.
    Au vu des batailles contre l’État Islamique, l’armée turque est médiocre.

  5. L'autre Frederic dit :

    Il faut livrer les rafales avant que l’embargo ne tombe. vite! 😀

    • toutan dit :

      Le soudan va peut etre bientot commander des Aster 30. Pourvu qu’ils fassent vite avant l’embargo

  6. Bricoieur dit :

    Il est certain que chaque jour qui passe nous rapproche du déclenchement de la « première guerre pour l’eau ». Il reste à savoir où et quand elle arrivera. Pour les eaux du Nil, du Tigre, de l’Euphrate, du Jourdain ? « The clock is ticking » dit-on à Londres …

    • Fred dit :

      @ Bricoieur
      Les guerres de l’eau ont déjà commencé depuis longtemps, par exemple :
      – Annexion du plateau/château d’eau du Golan par Israël et épuisement du Jourdain, réduit à un filet d’eau pour les palestiniens.
      – Captation des ressources en eau himalayennes par les chinois, au détriment des indiens.
      – Mékong siphonné par la Chine et la Thaïlande, au détriment du Vietnam pour lequel le delta est vital.
      – Pollution du Rhône par les usines pharmaceutiques Suisses.

      • Obelix38 dit :

        Ou encore les tensions entre USA et Mexique autour du fleuve Colorado (même si on ne parle pas de « guerre » au sens propre ici). . .

  7. Thaurac dit :

    J’aime cette expression « Frères » ils sont tous frères et s’entretuent allègrement au premier motif

    • Rigel dit :

      « Ils » les arabes, musulmans ….. oui et nous ?? que n’a t’on pas fait, nous les chrétiens….
      Vous n’avez pas souvenir des guerres, des massacres, des génocides commis au nom du christianisme et d’autres idéologies aussi « foireuses »…..
      On arrivera bien à se refoutre sur la gueule en Europe tôt ou tard !
      On ne vaut pas mieux que ces « frères »

  8. CortoM dit :

    Il y A tout un contexte international, notamment le fait que l’Erythrée sert de base arrière aux EAU et Saoudiens, pour qu’une confrontation directe ne soit pas certaine. Seulement la même Erythrée étant dans le jeu avec ses intérêts propres, trop heureuse de disposer d’une immunité totale, sachant qu’elle joue sa survie politique, l’activisme de certains mouvements d’oppositions ou terroristes est plus sûrement à craindre, directement ce serait une tentative de destruction des infrastructures hydrauliques par des attaques armées ou des attentats mais également un soutien accru à des mouvances politiques (G7), ethniques (Beni shangul, oromo, afar, amhara,,) et islamistes (Al Shabaab). Djibouti n’est pas à l’abri, les cellules s’activent à Balbala, Pas certain non plus que la Coalition soit favorable aux ambitions et aux prétentions egyptiennes dans la région.

    • Contractor dit :

      Des camps existent déjà dans le sud Érythréen et ceci depuis un bon moment. Des armes pour la BSS et la zone du Lac Tchad passent par l’Érythrée depuis la Somalie, les milices du gouvernement Érythréen sont formées par des rebelles Éthiopiens reconnaissables à Asmara par leurs grosses voitures.

    • S.B-Seguin dit :

      Inutile de chercher dans tous les sens, ‘Érythrée n’aura aucune influence sur un raid de l’armée de l’air égyptienne en Éthiopie.

  9. Renaud dit :

    Certes, l’armée Égyptienne est certainement plus puissante que son homologue Éthiopienne, mais si on s’arrêtait là, le raisonnement serait un peu faible, et heureusement que je ne l’étend pas à d’autres pays, la Chine, la Russie, les USA,…

    Que fait l’Egypte pour réduire sa consommation en eau, pour améliorer son environnement ? Quelle compensation peut-elle proposer à l’Ethiopie pour lui fournir les avantages de ce barrage (énergie propre, indépendance énergétique, prix de l’énergie,… )

    L’Egypte à elle même choisit cette voie avec Assouan.

    • Wagdoox dit :

      Il y a un accord déjà existant fixant les ressources allouées à chaque pays. L’Egypte aurait besoin de plus mais ne fait là que demander le respect de ces accords.

    • Scronyeunyeu dit :

      Tout à fait d’accord. La vraie question est comment gérer ses ressources.

  10. Tournicoti dit :

    15000 GW/h par an. Cette donnée me laisse perplexe, comparée au pic de conso en France, lors des périodes les plus froides, qui se situe autour de 90 GW (en une journée).
    Faut-il les ramener à 41 GW par jour? (15k/365)
    Merci pour vos lumières!

    • VilGredin dit :

      Probablement une énième confusion entre le Wh (énergie) et le W/h (unité qui n’a aucun sens)

    • Seraphin Lampion dit :

      Déjà juste le climat joue énormément, il faut voir les différences de consommation entre les pays nordiques et méditerranéens. Ensuite je ne sais pas comment est leur réseau électrique mais à mon humble avis, il doit être moindre que chez nous, où tous les foyers (ou presque) sont raccordés et qui contiennent masse d’équipements électroménagers.

    • Gertrude dit :

      D’après Wikipédia la puissance du barrage est de 6 GW. Le chiffre de 15 000 GWh (et non GW/h, soit 15 TWh) est donc la taille du réservoir. Le barrage peut donc fournir à plein régime 6 GW pendant 2500 heures, soit 104 jours.
      Toujours d’après Wikipédia, la production d’électricité de l’Ethipie en 2014 était de 9.62 TWh, ce qui signifie que le barrage permettrait de plus que doubler la production.
      Mais effectivement au regard de la production française c’est bien peu (531 TWh en 2016)

      • oeilouvert dit :

        Comparer la production d’une poignée de barrages en Ethiopie à une vngtaine de centrale nucléaire francaises est un peu inutile. pas besoin d’avoir fini la primaire pour le comprendre

    • Montcalm dit :

      La puissance du barrage Great Ethiopian Rennaissance (donnée à 16GWh par an) est globalement équivalente à la puissance de la centrale de Golfech qui produit près de 18 GWh par an. On est donc pas dans les mêmes ordres de grandeurs quand on compare la France à l’Ethiopie.

    • Technix dit :

      La consommation de la France est de 478 TWh par ans soit 478 000 GWh/an. Le barrage en question représente seulement 3% des besoins Français.

    • Orion dit :

      6450 MW, au dernière nouvelle voilà la puissance du barrage

    • dodudindon dit :

      il faudrait déjà avoir les bonnes unités de puissance GW ou d’énergie GWh (et par GW/h) et de durée. A priori 15 000 GWh fournis en une année correspondent à une puissance continue de l’ordre de 15000/(360*24) ~ 1.7 GW qui produirait donc 1.7*24 ~ 40 GWh en un jour (soit aussi l’énergie produite en 1 heure par une puissance continue de 40GW)

    • dodudindon dit :

      il faudrait déjà avoir les bonnes unités de puissance GW ou d’énergie GWh (et pas GW/h) et de durée. A priori 15 000 GWh fournis en une année correspondent à une puissance continue de l’ordre de 15000/(360*24) ~ 1.7 GW qui produirait donc 1.7*24 ~ 40 GWh en un jour (soit aussi l’énergie produite en 1 heure par une puissance continue de 40GW)

    • Pour Info dit :

      Le GW/h n’existe pas !
      Ce sont des GW.h. Par exemple, si on consomme 90 GW pendant 24h, ça fera 90×24 = 2160 GW.h.
      .
      On est sur un blog de défense, ce n’est pas trop grave de voir une telle faute, ce n’est pas comme si c’était des ministres en charge de ces sujets …

      • Rigolo dit :

        @ « pour info »
        Vous insinuez donc que les ministres ne sont pas au courant ? Ah ah.

  11. Niccos dit :

    L’Égypte et l’Erythree ont beaucoup à y perdre surtout que la guerre est loin d’être gagnée même en théorie. Si je résume (bien) l’Égypte doit intervenir au Soudan et pendant ce temps là l’Erythree doit intervenir aussi en Ethiopie. La dictature d’Erythree risque une révolution de palais en cas de guerre prolongée et l’Égypte risque d’y perdre le peu de prestige qu’il lui reste surtout que les soudanais et les éthiopiens joueront à domicile en position de force. J’imagine juste la chaîne logistique égyptienne pour transférer ces armées du Nord au sud…. Le seul avantage qu’à l’Égypte c’est sa force aérienne qui est clairement au dessus des autres. Les Abrahams égyptiens sont des tigres de papiers.

    • maxime dit :

      En cas de conflit, nul besoin pour l’Egypte de projeter son armée.
      Détruire le barrage est à la portée de son aviation.

      • Fred dit :

        @ maxime
        Pas du tout facile de détruire un barrage, les turbines peut-être (si elles ne sont pas trop protégées ?), mais le barrage lui-même (ce qui retient l’eau, et c’est cela qui est important dans cette affaire), c’est très, très, très costaud.
        En 1943, les anglais on du créer des bombes et procédures spéciales très délicates pour casser des barrages allemands d’assez petite taille et construits en pierre de taille bien moins résistants qu’en béton armé, ce qui est le cas du Grand Barrage de la renaissance éthiopienne ; qui plus est, il s’agit d’un « barrage poids », structure très nettement la plus massive qui existe dans cet art : dix millions de mètres-cube de béton en l’occurence !
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Opération_Chastise
        Des moyens anti-aériens basiques interdiraient de la renouveler de cette manière.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_la_Renaissance
        (la « Vue du chantier (2014) » vs. les « 10 000 000 m3 de béton » me fait un peu marrer :o)

    • S.B-Seguin dit :

      Bonjour monsieur Niccos,
      vous n’avez absolument rien compris aux moyens qu’engagerait l’Égypte dans ce conflit, vu que l’objectif se limiterait à la simple destruction du barrage éthiopien.

      • Niccos dit :

        Tout comme la guerre de 14 qui devait être juste être une opération de justice destinée à punir un état qui avait soutenu des terroristes et on a vu ce que sa a donné…. Mais bon, c’est pas à la porté de tout le monde de pouvoir déclarer une guerre mondiale. Donc une fois le barrage démoli à coup de rafale, tout le monde rentre sagement à la caserne ? Vous êtes optimiste ou vous croyez à la sagesse humaine ? Une fois le pétard allumé, personne n’est capable de dire comment il va péter.

        • S.B-Seguin dit :

          Comprenez simplement que l’Éthiopie n’a pas les moyens de soumettre l’Égypte militairement et que cette dernière pourra toujours détruire le ou les barrages du Soudan à l’Éthiopie.
          .
          La comparaison avec la guerre 14/18 confirme votre vision imprécise de ces questions.
          .
          Alors je vais vous donner des exemples de raids aériens qui n’auront que laissé sonnés les états ciblées:
          -1 Le réacteur nucléaire Osirak détruit par Israël en Irak.
          -2 Destruction par les USA de la base aérienne d’Assad depuis laquelle était parti sa dernière attaque chimique ( il n’y en a plus eu depuis).
          On attend toujours la réplique de l’AAS positionnée à quelque kilomètres des forces US.

  12. Deniz dit :

    N’est ce pas au sujet de ce même barrage que l’équivalent d’un Conseil des ministres de l’ex-président Morsi avait été retransmis en direct à la télé ? Et qu’un des hommes autour de la table avait proposer des mesures types soutient à des groupes rebelles pour retarder sa construction ?
    Je me souviens de quelque chose dans le genre, ça enchaînait par quelqu’un qui leurs apprenaient la retransmission en direct à la télé et suivit d’un rire général nerveux …

  13. GHOST dit :

    ::Qui finance ce barrage en Ethiopie ? Trouvez la reponse et vous allez admettre que l´Egypte doit reflechir deux fois avant de se lancer dans une guerre où le plus grand risque serait de voir une grande partie des pays africains au sud du Sahara soutenir l´Ethiopie où se trouve le siège de l´Union Africaine..

    • oeilouvert dit :

      [Source Wikipedia]
      « Le gouvernement éthiopien n’a pas pris en compte les conséquences environnementales, par conséquent les autres pays se sont désolidarisés du projet. Devant les refus des bailleurs de fonds internationaux, le gouvernement éthiopien a donc entrepris de financer seul la construction du barrage. Des contributions spéciales ont été demandées aux fonctionnaires et à tous les Éthiopiens, à cette fin. Le gouvernement a ainsi émis des bons pour le financement du barrage. Les turbines et les équipements électriques associés seront financés par des banques chinoises pour environ 1,65 milliards d’euros (1,8 milliards de $ US), laissant 2,75 milliards d’euros à la charge de l’Éthiopie16. Étant donné le PIB éthiopien de 30 milliards de $US en 201117, le projet coûtant 4,8 milliards de $US correspondrait à 15 % du PIB éthiopien. Djibouti a participé à hauteur de 1 million d’euros au projet »

  14. jyb dit :

    la dictature érythréenne ne prendra pas le risque d’une aventure militaire. L’armée n’est ni prête, ni équipée, ni fiable. Le noyau dur de l’armée est trop occupé à tenir la population pour se voir confier une autre mission.

    • lxm dit :

      Mais elle pourrait laisser l’égypte débarquer sur sa côte et soutenir une rébellion organisée ou un coup de force. Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’un conflit prenant une tournure religieuse, alliance islamique contre éthiopie chrétienne.

  15. toutan dit :

    La meilleure armée d’Afrique
    https://youtu.be/sR9h2GAzCJM?t=433

  16. toutan dit :

    16 rafales en éthiopie
    16 rafales au soudan
    Et le probleme sera réglé

  17. Tyrion dit :

    Il suffit que l’Égypte détruise le barrage avec des missiles de croisières qu’elle doit certainement disposer… l’Éthiopie est perdante à tout les coups.

    • Miaou dit :

      Je me disais là même chose.

      Endommager un peu le barrage pour laisser passer suffisamment d’eau sera politiquement plus simple à assumer; et cela coutera moins de munitions.

      Reste alors juste pour Ethiopie à peser le prix d’un remplissage plus lent, contre celui des réparations du barrage et d’un remplissage encore plus lent.

    • lxm dit :

      C’est évidemment ce qui semblerait le plus logique, mais un barrage c’est énormément de béton.
      Un seul pays au monde est spécialiste de ce genre de coup d’éclat aussi précis, Israël, et plus loin la France en second qui fait en passant l’admiration des américains qui restent pétrifiés s’ils n’ont pas l’énorme machinerie derrière( ils n’ont jamais varié de stratégie depuis la guerre de sécession).

  18. jyb dit :

    mutallat al hala’ib, zone frontalière avec l’égypte contestée par le soudan.

  19. Dede dit :

    Mais qui a raison ?

  20. librexp dit :

    Le fameux Council on Foreign Relations se frotte déjà les mains : Wall Street gagnera la guerre peu importe qui pourrait la gagner sur le terrain

  21. Charlot dit :

    Faut positiver dans cette histoire, notre industrie de la défense tourne…

  22. Parabellum dit :

    Ça sent la poudre généralisée…la moindre étincelle dans le golfe entre le Qatar et les émirats bloqueraient le golfe persique et toucherait l économie mondiale…et maintenant une guerré vitale pour l eau…avec derrière des grandes forces comme la Turquie ou l iran…et nous fournissons nombre de ces pays en avions et autres…La politique stratégique française est à revoir et nos équipements doivent ne pas seulement rattraper les manques…des missiles des drones des avions longue portée et une volonté sont urgent face à ces nouveaux enjeux qui sont à nos portes.

  23. S.B-Seguin dit :

    Il est impressionnant de voir à quel point personne sur ce site n’est capable d’anticiper la forme que pendrait dans cette circonstance un engagement armé entre l’Égypte et l’Éthiopie.
    .
    D’aucuns imaginent déjà une offensive terrestre égyptiennes avec division mécanisées et blindées traversant le Soudan pour imposer la politique du Caire en Éthiopie…
    .
    Alors pour remettre à l’heure toutes les pendules,
    observons que dans ce cas de figure, un conflit n’excéderait pas quelques heures le temps pour l’Égypte d’envoyer par exemple quelques Rafale + SCALP pour détruire ledit barrage éthiopien. Sans avoir engager plus de moyens, l’affaire sera vite réglée.
    Turcs, chinois et autres acteurs liés à la région ne seront rien d’autres que mis devant le fait accompli, point barre.
    .
    Alors stop, arrêtons délirer avec des scénario foireux qui verraient une guerre totale.

    • Fred dit :

      @ S.B-Seguin
      « Alors pour remettre à l’heure toutes les pendules » « Quelques SCALP » contre dix millions de tonnes de béton armé, skuz moi, mais c’est toi qui « délire avec (un) scénario foireux ».

      • revnonausujai dit :

        les Brits, qui savent qu’impossible n’est pas anglais, l’ont fait contre les barrages de la Ruhr avec des moyens beaucoup plus rudimentaires que la panoplie actuelle.
        comme dit James, never say never !

        • Fred dit :

          @ revnonausujai
          J’ai répondu à cet argument plus haut.

          • revnonausujai dit :

            non !
            vous avez dit que la technique employée par les Brits ne fonctionnerait pas contre un barrage « masse ».
            Depuis , les armes anti béton ont fait des progrés et sont capables de s’enfoncer profondement dans la structure avant d’exploser; l’onde de choc fragiliserait gravement l’ouvrage et rendrait la mise en eau hasardeuse et /ou si elle est déjà faite affaiblirait suffisament le barrage pour qu’il craque.
            la question est plutôt de savoir si les Egyptiens peuvent ou non se procurer de telles armes.
            principe de base: dans la lutte entre l’obus et la cuirasse, c’est toujours l’obus qui finit par gagner !

      • S.B-Seguin dit :

        Alors de remettre votre petite pendule à l’heure monsieur Fred,
        il ne s’agit pas raser les « millions » de M3 de béton mais bien de mettre HS ledit barrage éthiopien, ce pour quoi une poignée de SCALP serait largement suffisante.
        .
        Dires-vous qu’au regard de la pression qui s’exerce déjà sur un tel barrage, il suffit de pas grand chose pour le pétarder sachant que c’est la pression hydraulique qui fera le reste d’une faille ou fissure.
        Même de simples torpilles suffiraient!
        Votre problème mon cher monsieur Fred est qu’au travers des « millions de tonnes de béton armé » que vous évoquez, vous confondez bunkers et barrages hydrauliques qui structurellement n’ont rien à voir.
        .
        De fait monsieur Fred, je vous donne l’exclusivité du règlement de cette crise:
        L’Éthiopie va se mettre à table et étaler le remplissage de son lac.

  24. S.B-Seguin dit :

    Armée de l’air éthiopienne:
    – 15 MiG-21
    – 10 MiG-23
    – 14 Su-27
    – 8 Su-25
    .
    Armée de l’air égyptienne:
    – 14 Rafale
    – 223 F-16
    – 19 Mirage 2000
    – 58 F-7B
    – 46 MiG-29
    – 48 Mirage 5
    – 34 F-4
    – 57 MiG-21
    .
    Nous pouvons donc raisonnablement penser que l’Éthiopie étalera plus longuement dans le temps le remplissage du lac au coeur de la polémique, car elle n’a pas les moyens de risquer la destruction de son barrage qui la verrait pour le coup tout perdre sur plusieurs années.

    • Alain d dit :

      Il me semble bien que l’Egypte n’a pas commandé de ravitailleurs, à moins que dans les transports commandés se cachent des ravitailleurs…….. Ca risquerait d’être un peu court pour des missions. sans remontant ! Y’aurait la possibilité de passer par l’Arabie Saoudite, qui aurait certainement du mal à s’opposer à une demande du voisin et allié.
      Enfin, je pense que la Somalie a intérêt à se calmer, et à ne pas assécher l’Egypte, et tout ira bien !
      Et l’Egypte peut revendiquer ses droits sans mettre de l’huile sur le feu !

      • Miaou dit :

        Les rafales en configuration super-nounous peuvent se ravitailler les uns les autres.
        Il faudra sortir une escadrille pour que seulement deux puissent frapper, mais c’est envisageable.

        Le moyen belliqueux le moins couteux pour différer les remplissages reste d’envoyer des commandos pour saboter les contrôles et éventuellement tirer quelques roquettes. Si les commandos gèrent bien leur affaire, l’Egypte pourra même nié être intervenue.

        • Alain d dit :

          Oui, je sais pour les Rafale à tétines, mais ça me semble un peu boiteux comme organisation pour l’Egypte, sauf à lui refiler du renseignement pour le contrôle de l’espace aérien.

          Les commandos dans ce cas, ce serait idem à déclencher une guerre !
          « l’Egypte pourra même nié être intervenue. » Ca ne convaincrait personne.

          • S.B-Seguin dit :

            Les égyptiens ont leur AEW et pourront bénéficier d’un support des AWACS saoudiens voire même des renseignement russes et US…

      • S.B-Seguin dit :

        En partant du Sud de l’Égypte, l’Éthiopie n’est pas si lointaine et observons que les pilotes égyptiens de Rafale sont formés au ravitaillement en vol buddy-buddy par l’Aéronavale.

      • Alpha dit :

        @Alain d
        @Miaou
        Pour l’Egypte, il n’y a pour l’instant que le ravitaillement en vol «buddy-buddy»…
        http://www.defens-aero.com/2016/03/pilotes-de-chasse-egyptiens-rafale-formes-ravitaillement-buddy-buddy.html
        Et pour ce qui est du contrôle de l’espace aérien, les égyptiens disposent de 6 E-2 Hawkeye.

  25. Rigel dit :

    Chacun lutte pour sa survie, l’eau est vitale, mais il est plus sage de rechercher le compromis que la guerre qui ne mène à rien.
    Si l’Egypte déconne en armant l’Erythrée par ex, sûr que l’l’Ethiopie ne lui fera aucun cadeau, pas plus le Soudan, même pas par confrérie religieuse.
    Dégarnir le nord pour aller guerroyer au sud, c’est laisser la porte ouverte aux terroristes de EI installés dans le Sinaï, qui seront armés par d’autres puissances néfastes pour prendre Le Caire et entrainer le pays dans une guerre civile.
    On les a vus à l’œuvre, on les a buttés, et encore, militairement, mais l’idéologie d’EI est enracinée.

  26. Galibertine dit :

    « En décembre, des centres de réflexion s’essaient à la prospective »
    Oups, déjà étudié au sein de commissions de l’Ihxxn il y a des années.
    Les rapports entre l’eau, la capacité de nutrition sont connus depuis près de 15 années…
    Bref, vieux motard que j’aimais !

  27. Jeb Stuart dit :

    Pas besoin de grande guerre et d’envahir Soudan et Ethiopie pour régler ce problème.
    Un bombardement aérien ou une attaque genre commando et on fait péter le bazar.
    Rien que de faire sauter les turbines serait déjà suffisant pour stopper ce projet.

    • Fred dit :

      @ Jeb Stuart
      … Et bien sûr, les éthiopiens n’auront pas anticipé le risque et pas pris des mesures de protection adéquates.
      Ce barrage servira aussi à l’irrigation ; faire sauter les turbines n’arrêterait pas le remplissage, ni n’obèrerait une partie de son intérêt, ni ne résoudrait les problème des égyptiens.

      • Jeb Stuart dit :

        @ Fred
        C’est sûr qu’anticiper les risques permet de parer à tout. Vous devriez relire des papiers sur quelques opérations commandos qui ont eu lieu avec succès en temps de guerre, donc alors que l’ennemi était sur ses gardes…
        A rpiori, ce barrage n’est pas encore en eau. Donc faire sauter les turbines maintenant, ça veut dire retarder la mise en service le temps qu’elles soient remplacées. Et une turbine de barrage, c’est pas la bougie de votre voiture !

        • Fred dit :

          @ Jeb Stuart
          Briser les turbines n’empêche pas de remplir le barrage : les vannes se trouvent à priori sous la plus grande épaisseur des dix millions de mètres-cube de béton. La salle des turbines est un bâtiment ultra-massif pour résister à la pression et aux vibrations des turbines, et pour supporter les énormes ponts roulants servant à déplacer ces mêmes turbines. Pas sûr qu’un Scalp (dont on n’est pas totalement sûr que les égyptiens aient pu faire l’acquisition) parvienne à en perforer les parois.
          .
          Et puis ces turbines sont d’origine française : si y z’y touchent, y vont m’entendre :o)

          • Jeb Stuart dit :

            @ Fred
            Relisez bien l’article, la production d’énergie est la raison d’être première de ce barrage.
            Donc sans turbine, ce serait dur.
            Et c’est la deuxième option que j’évoquais après une frappe aérienne sur l’ouvrage lui-même.
            Donc ici, pas de scalp, mais plutôt des Rambos 🙂 Car comme vous le dites, pas sûr que les Egyptiens aient ce qu’il faut pour perforer tout ce béton.

  28. Logos dit :

    Question d’un naïf :
    Il est blindé, leur barrage, aux éthiopiens?
    Si non, il lui faudrait combien de dragées type Ukeep pour céder (ce qui mettrait un terme aux idées de « projection d’une force terrestre » etc etc, car à quoi bon projeter une force si on peut projeter des bombes?
    Et quand bien même un seul missile / roquette / bombe classique toucherait la construction, cela ne suffirait pas à annuler ou grandement retarder sa mise en eau?
    Y a pas un ingé dans la salle?

    • Logos dit :

      ha oui, zut… j’ai la même question pour Assouan.
      S’il y a plus de moyens aériens d’un coté que de l’autre, je ne doute pas que la logique soit la même – un barrage touché par une bombe / missile, je ne pense pas qu’il tienne longtemps la pression de l’eau derrière son mur .
      une idée d’un bilan humain en cas de rupture de l’un et l’autre (sachant que le barrage éthiopien casserait en étant presque vide)?

  29. v_atekor dit :

    S’ils préfèrent se battre plutôt que d’imaginer de nouvelles infrastructures pour avoir plus d’eau ce sera un nouveau pas pour la déchéance de cette région. Car bon, avec autant de soleil et de l’eau de mer pas trop loin, il y moyen de faire des choses plus intelligentes que la guerre.

  30. Fabien dit :

    Quand on regarde les besoins en électricité de l’Ethiopie, une simple centrale thermique permettrait de faire le joint-venture avec la mise en route du barrage… Les Chinois ferais mieux de mettre la main au porte-monnaie

    • Fred dit :

      @ Fabien
      Le problème de l’éthiopienne est avant tout une question d’irrigation : gros déficit d’un pays potentiellement riche en production agricole.

      • Fabien dit :

        Pardon donc. L’article portait surtout sur les besoins de l’Ethiopie en électricité, ce qui ne m’étonne guère vu que le région s’industrialise et que les usines textiles s’y délocalisent depuis la Chine.

  31. Amida dit :

    La question de l’eau est une vieille question en Egypte… On peut citer la vulnérabilité du barrage d’Assouan, le faible taux de dépollution des eaux usées urbaines, le manque de normes et de contrôles sur les rejets industriels, les habitudes de gaspillage chez les particuliers, la consommation excessive d’eau dans l’agriculture (probablement 80% de la consommation totale)… Les pistes pour économiser et réemployer l’eau potable sont très nombreuses. Israël a une considérable expérience de la question qui pourrait servir à sa voisine. Agir de manière constructive coûterait bien moins cher que de s’engager dans une aventure militaire. « En 2012, seules 20% des eaux usées rurales étaient traitées. Cette situation est particulièrement marquée en Haute-Égypte, l’une des régions les plus pauvres du pays. La pollution du Nil et du système de canaux d’irrigation par les eaux usées s’en ressent et a des conséquences graves. Elle menace l’agriculture et la production d’eau potable, et constitue un danger pour la santé de la population avoisinante.  »
    https://www.afd.fr/fr/ameliorer-les-services-deau-et-dassainissement-en-haute-egypte

    2009 : « … la station de Gabal el-Asfar a été inaugurée, en 1998.  … l’usine traite aujourd’hui, selon Nabil Amer, manager de CAPW,  » les eaux usées de quelque 10 millions d’habitants de la rive est de la capitale, soit un volume total de 1,9 million de mètres cubes par jour « . … En fin de cycle, l’eau n’est pas potable, mais elle est  » beaucoup plus pure que celle du Nil. Le taux de particules solides en suspension est six à neuf fois inférieur à celui du fleuve « , s’enthousiasme Mohamed Bahgat, l’ingénieur en chef de l’usine.   »
    https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/des-eaux-usees-plus-propres-que-le-nil_1423010.html

    2007 : « Le « Centre égyptien pour le droit au logement » (CEDL) a récemment révélé, dans un rapport intitulé « La catastrophe de l’eau potable en Egypte », beaucoup de non-dits s’agissant de la conformité de l’eau potable en Egypte aux normes sanitaires. … Le rapport affirme que 25 % des maladies prévalant en Egypte sont des maladies hydriques, transmises par l’eau. Ces maladies sont responsables de la mort de 10% des personnes âgées comme on leur impute entre 5 à 10 % des décès d’enfants. Ces eaux ont ramené en Egypte des affections d’un autre âge comme le choléra, la fièvre typhoïde ainsi que les maladies rénales et hépatiques que l’on rencontre maintenant à des taux inconnus ailleurs. Ces pathologies affectent l’économie nationale et provoqueraient une chute du PNB de l’ordre de 17,5 à 35 %. … Se référant aux statistiques nationales et internationales, le rapport affirme que la moitié des Egyptiens – des ruraux essentiellement – n’a pas accès à un verre d’eau propre.  »
    http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-446_fr.html

    2017 : « Au pays des Pharaons, on ne plaisante pas avec le Nil. La chanteuse de pop égyptienne Sherine Abdel Wahab est bien placée pour le savoir. Elle a été renvoyée devant la justice pour avoir insinué lors d’un concert à l’étranger que boire l’eau du Nil pouvait être dangereux pour la santé.  »
    http://geopolis.francetvinfo.fr/egypte-pour-avoir-critique-le-nil-la-chanteuse-sherine-abdel-wahab-poursuivie-168949

  32. lxm dit :

    100 millions d’égyptiens face à 100 millions d’éthiopiens en pleine industrialisation.
    On se rappelle des tentatives égyptiennes calamiteuses de conquérir l’éthiopie au XIXe siècle, la géographie n’est pas en leur faveur, les distances sont considérables.
    On peut penser donc du point de vu égyptien à 2 opérations en cas de crise, le débarquement sur la côte éthiopienne ou le bombardement à distance( voir même le bombardement du barrage lui-même); dans les 2 cas, il manque des ravitailleurs nécessaires pour le soutien aérien ou des missiles ballistiques, donc à priori , l’égypte parle dans le vide, cela fait 20 ans qu’elle parle de ce problème d’eau avec l’éthiopie et elle ne semble pas s’armer en prévision d’un échec des négociations, et depuis quelques années grâce aux délocalisations chinoises, l’industrie éthiopienne se développe et donc est demandeuse d’énergie à flux régulier. Notons aussi que les carte satellites des années 80 montraient une éthiopie pleine de forêts, et depuis 10 ans, c’est comme Haïti, il n’y a presque plus rien, l’eau qui va couler le long du nil sera sale, polluée, et empoisonnée, là sera peut-être la vraie raison d’un conflit plutôt qu’un barrage. A plus long terme, il y a de quoi être pétrifié si l’Afrique suivait le même modèle que l’europe avec le nationalisme pour suivre des buts géopolitiques, le concept d’ivoirité( créé de toute pièce par un politicien) a été une calamité pour la côte d’ivoire.

    • S.B-Seguin dit :

      Bonjour monsieur lxm,
      avec votre histoire de débarquement sur la « côte éthiopienne », sachant que l’Éthiopie est un pays enclavé, on mesure votre réel manque précision sur le sujet.
      Et observons qu’autour du problème du délais de remplissage de ce barrage éthiopien, que l’Égypte ne va pas s’engager dans une incommensurablement couteuse et aventureuse invasion terrestre de l’Éthiopie quand de simples raids aériens suffiraient depuis l’Érythrée.
      .
      « dans les 2 cas, il manque des ravitailleurs nécessaires pour le soutien aérien ou des missiles ballistiques, donc à priori , l’égypte parle dans le vide »
      __ C’est vous qui parlez dans le vide vu qu’apparemment, vous incapable de situer géographiquement ce barrage éthiopien… 😉

  33. CortoM dit :

    C’est un peu simpliste comme raisonnement de penser que n’importe quel pays peut déclencher une opération terrestre ou aérienne sans fondement juridique et qu’ensuite le problème est définitivement réglé. L’Égypte ne dispose pas du droit de veto à l’ONU et aucune grande puissance ne la soutiendra, Le barrage c’est de l’ingénierie italienne, des firmes chinoises, des intérêts économiques internationaux. D’autres pays en Afrique Centrale sont concernés, L’Égypte est assez isolée rt a perdu son droit de véto de l’ancien accord 1929/1959 et maintenant le soutien soudanais, Ce qui montre bien qu’il y a des contreparties à long terme à obtenir. Il y a un refus des Égyptiens de négocier .
    En choisissant une autre voie et en détruisant le barrage d’une manière ou d’une autre, l’Égypte priverait le Soudan, Djibouti, d’électricité, d’eau. La déstabilisation de la région entraîner la chute du pouvoir Érythréen. ce qui irait à l’encontre de ses intérêts mais encore plus de ses alliés Saoudiens et EAU.

    • S.B-Seguin dit :

      Il faut comprendre que l’Égypte a probablement des intérêts plus vitaux que la stabilité de l’Érythrée ou l’alimentation en électricité du Soudan ou de Djibouti.
      Et de Suez à Al-Chaayrate en Syrie, l’histoire nous laisse de nombreux exemples de raids restés sans suite sur le plan militaire n’ayant pas ouvert de conflit plus lourds.
      .
      Sur le plan international, le contrôle du Nil depuis la seule Éthiopie n’est pas non-plus légitime et l’Égypte se trouve de facto en position légitime défense.
      Gageons que les éthiopiens étaleront dans le temps le remplissage, sujet des protestations égyptiennes, du dudit lac.

  34. S.B-Seguin dit :

    2e REMISE À L’HEURE DES PENDULES pour tous ceux qui ici jasent dans le vide le plus total en évoquant l’absence de ravitailleurs en vol des forces aériennes égyptiennes.
    .
    Ce fameux grand barrage éthiopien est situé au nord-ouest de l’Éthiopie, quasiment à la frontière du Soudan. Ce barrage est en fait à moins de 700 km de l’Égypte à vol d’oiseau:
    https://www.google.fr/maps/place/Barrage+de+la+Renaissance/@11.2144586,26.1365852,5z/data=!4m5!3m4!1s0x0:0x578c28f81ae0671c!8m2!3d11.2144586!4d35.0926743
    .
    Bref, rien d’inaccessible aux F-16 et Rafale égyptiens avec des réservoirs supplémentaires.