La torpille lourde F-21 est entrée dans sa dernière phase de qualification

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

74 contributions

  1. @++ dit :

    « L’une des nouveautés est qu’elle est reliée au sous-marin par une fibre optique, ce qui permet à ce dernier de la contrôler en toute discrétion jusqu’à l’objectif. »
    Je dois mal comprendre car je ne vois pas la nouveauté, c’est du filoguidage comme les autre torpilles avec une transmission sans doute plus rapide en fibre optique.

    • raphlolo dit :

      Le filoguidage précédent n’était il pas électrique? Cela pourrait créer des perturbations électromagnétiques détectables

    • McHarryDentaire dit :

      Bonjour,
      L’avantage de la fibre optique, c’est bien sûr la vitesse de transmission, mais aussi l’absence d’émissions électromagnétiques. En revanche, je ne peux pas m’avancer sur l’intérêt de cette dernière caractéristique dans le domaine de la « discrétion ».
      Il faut par ailleurs noter que les émissions électromagnétiques extérieures n’ont aucune influence sur la transmission via fibre optique; c’est ce qui permet d’éviter les interférences lors de la transmission de données.

      • Vince dit :

        Aussi on transmet plus facilement loin en numérique sur une fibre optique que sur du cuivre (ça fait des lustres qu’on ne pose plus que des câbles optiques océaniques). Donc plus de précision, de fiabilité dans la transmission en temps réel, et donc bcp plus de volume d’information échangée (sans compter les possibilité de muxer des signaux, la transmission à 200/400 gbps est devenue assez courante sur fibre optique).

        La différence de vitesse de transmission entre des données échangées sur le cuivre et la fibre est insignifiante sur ces distances. Se serait même peut-être plus rapide pour le cuivre, puisqu’il n’y a pas la conversion électrique/optique puis optique / électrique dans le processus de sérialisation.

    • Tournicoti dit :

      Vous avez parfaitement compris : La nouveauté réside dans la nature du fil : Très grande bande passante : Cela permet d’utiliser ces torpilles comme de véritables dromes sous-marins : Multi statisme, possibilités de mettre la torpille en pause puis de la redémarrer ….Système d’écoute déporté….Je laisse libre cours à votre imagination

      • Tournicoti dit :

        drome 🙁 –> drone 🙂

      • tounicotta dit :

        Hélas pour l’instant un drone jetable mais on progresse! A 500k 1M le prix du « drone » on calme tout de suite les imaginations!

    • wagdoox dit :

      C’est du meme acabit que le fly by wire and fly by light …

  2. Polymères dit :

    Ils en sont ou dans les autres pays niveau torpille?

    • tschok dit :

      Ils sont très bons.
      .
      Côté portée, les Japonais ont produit dès la 2ième GM une torpille d’une autonomie similaire à celle des générations actuelles.
      .
      Les Britanniques passent pour des maîtres en la matière et les Allemands pour des cadors. Les Américains sont aussi de la partie, mais leur imagination les pousse à créer des armes exotiques, comme le Subroc – missile à changement de milieux dont Bill Gunston disait qu’il avait le plan de vol le plus complexe de l’ère chrétienne – qui rendent difficile l’appréciation de leur capacités opérationnelles réelles.
      .
      Les Russes sont des challengers de qualité, bien que le Shkval soit, à l’image des torpilles françaises de la 2ième GM, un petit Poucet qui sème derrière lui des miettes de pain qui permettent à un opérateur attentif de loger le sous-marin tireur.
      .
      Dans le lot, les Italiens sont des experts, car pour une toute petite raison complètement stupide d’un point de vue historique (la résurgence de l’empire autrichien dans l’Adriatique via les terres irrédentes) ils ont expérimenté des navires dits « torpilleurs » et se sont donc intéressés au projet de couler de grosses unités à l’aide de torpille depuis la fin du XIXe siècle.
      .
      La MU90 est l’héritière de ce savoir faire dans lequel ils ont été assez brillants, car ils ont été les voyous de la Méditerranée, coulant aussi bien des navires autrichiens que Britanniques.
      .
      En fait le domaine de la torpille est absolument passionnant. La concurrence est féroce, l’inventivité grande et l’intérêt du public pour ces questions, pourtant cruciales (95% de ce qu’on consomme nous arrive par un bateau), à peu près nul.

      • wagdoox dit :

        pour la jap il faut voir le gabarit juste 2X plus lourde en sachant que la porté de la F21 doit être plus importante que la com publique veut bien le faire croire. Enfin et surtout l’intérêt d’une torpille aujourd’hui c’est la précision et la discrimination des bruits entre le bâtiment militaire et le civile qui navigue juste à coté. Le but étant de protéger les voies maritimes commerciales.

  3. ScopeWizard dit :

    Et dire que nous ne sommes même pas fichus de donner nous-mêmes un digne successeur au FA-MAS ! Enfin bon , passons …
    .
    Question : 6 mètres de long , plus , moins , j’arrive à comprendre mais pourquoi 533 mm ? Pourquoi pas 420 , 650 ou que sais-je ?
    Souvent , c’est ce diamètre qui revient sans cesse dans les descriptions de leurs caractéristiques or il s’agit d’armes spécifiques conçues pour équiper nos submersibles ; est-ce juste dans le but de disposer de dimensions standard universelles afin d’en doter , sans pour autant devoir se compliquer considérablement la tâche , des sous-marins armant diverses autres marines militaires ?
    Toutes les torpilles ont-elles ce même diamètre correspondant à celui du tube ? Ou pas ? Vu qu’il en existe pouvant être mises en oeuvre depuis des moyens aériens comme les hélicoptères ou les avions de lutte ASM ( Anti-Sous-Marine ) …
    Quelqu’un sait ?
    .
    50 kilomètres de portée me paraît énorme pour une torpille ; serait-il préférable de disposer d’un assortiment de tels engins ainsi que d’autres de portée moindre ( 20/30 km ) mais plus rapides ( 60/70/80 nautiques à l’heure ?
    J’avoue que je m’interroge …

    • Orion dit :

      Je n’y connais pas grand chose mais je pense clairement a une standardisation en ce qui concerne le diamètre, après tout il y a eu des torpilles de plus de 600mm.
      .
      Pour ce qui est de la portée, l’intérêt est toujours le même, plus la portée est grande moins il y a de risque pour que le soum lanceur soit exposé.
      .
      Pour ce qui est de la vitesse je crois qu’il y a un problème majeur avec cette dernière pour les torpilles du fait de son environnement, c’est d’ailleurs pourquoi les torpilles a cavitation ont vu le jour, mais visiblement bien trop dangereuse pour être employé à l’heure actuelle.
      .
      Ceci étant si un quelqu’un de plus avisé peut en parler, je suis toujours preneur d’informations et de précisions!

    • grosminet dit :

      les torpilles lourdes de l’otan font 533mm de diametre,324mm pour les topilles legeres (helicos,avions,etc)

      pour la rapidite….les schkval russes sont effectivement BEAUCOUP plus rapides….mais pas longtemps (DIX km!!!!! )…..et à cette vitesse,adieu le guidage…..

      vaut il mieux une « roquette » (comme la schkval) ou un engin de precision a longue portee (mais plus lent) ?

    • Alain d dit :

      533 mm est le standard pour les torpilles lourdes.
      Comme y’a des standards (occidentaux ou mondiaux) pour les canons et mortiers.
      Standardisation, baisse des couts et de la diversité, interopérabilité, exportations, etc.
      Lorsque qu’un hélico ou un ATL-2 balance une torpille, c’est sans tube, donc no problem !
      Et de toute façon, même en ancrage (aéroporté), le diamètre unique facilite les études et les essais !
      Et puis ces tubes peuvent aussi lancer des missiles ou des drones, d’où l’intérêt d’un standard !

      La portée moyenne des F17 doit être de 25 km.
      La portée peut varier en fonction de la vitesse.
      Sachant que la ou les batteries fournissent une énergie maximum pouvant être délivrée. En rognant sur la vitesse on peut gagner en autonomie, et inversement.
      L’une des spécificité de cette nouvelle torpille, ce sont des batteries innovantes, qui fournissent plus de puissance.
      Saft, le meilleur dans le domaine, y est certainement pour quelque chose !

      La transmission optique permet d’éviter le repérage, la lecture et le brouillage des données.
      L’émetteur et le récepteur sont sensible.
      Pour la réception (torpille), je suppose qu’il y a possibilité de contrer la lecture par « reconfiguration continuelle des données », et je m’arrête là !
      « Mais cela ne nous regarde pas ! »
      https://www.youtube.com/watch?v=AeT0KV0FPnY
      :>)

    • Amida dit :

      @ Scope Wizard: 533mm et 6 mètre de long, c’est à peu près la taille des torpilles allemandes du début de la Seconde Guerre mondiale (G7a: 40 noeuds et 7,5 km de portée,G7e). Quant à la torpille japonaise Type 93 (« Longue Lance »), elle avait un diamètre de 610 mm, une longueur de 9 mètres, 53 noeuds, 40 km de portée à 38 noeuds. On reste donc dans les tailles habituelles. Les torpilles aériennes ont généralement un diamètre moindre.

      • ScopeWizard dit :

        Bravo pour toutes ces références , chère Amida !
        Entre les normes OTAN et les standards de la Seconde Guerre Mondiale , c’est un peu ce que je m’étais imaginé …

        • tschok dit :

          Tiens, c’est drôle, je n’avais pas identité Amida comme une femme.
          .
          Mais, la phrase « On reste donc dans les tailles habituelles » peut vous avoir poussé à le penser.
          .
          A la réflexion.

          • ScopeWizard dit :

            Ayant connu plusieurs Amida , étant à chaque fois représentantes du sexe dit faible …
            .
            La taille ? Je n’ai pas ce genre de préoccupations ; moi c’est le diamètre … 😉
            .
            Mais en tout bien , tout honneur ; sans esprit mal tourné .

    • caton dit :

      Le diamètre de 533 mm des torpilles lourdes (F17/F21) correspond à un diamètre de 21 pouces et celui des torpilles dites légères (MU90) à 12,74 pouces soit 323,7 mm, standards OTAN. Indépendamment des règles, changer le diamètre conduirait à changer les tubes de lancement des sous-marins, modifications considérables pour un résultat sans intérêt.
      Les torpilles lourdes ont pratiquement disparu des bâtiments de surface pour être remplacées par des missiles anti-navires et des torpilles légères lancées du bord ou d’un hélico.
      L’effet d’une torpille lourde est terrifiant et ne laisse aucune chance au bateau torpillé. La torpille explose sous la coque et provoque une bulle de gaz qui coupe littéralement en deux une frégate ou un destroyer.
      https://www.google.fr/search?q=effet+torpille+bateau&client=firefox-b-ab&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwjem8jilNnUAhUGBcAKHeH9BpsQsAQIOw&biw=1920&bih=947#tbm=isch&q=explosion+torpille&imgrc=_T6D1ngAiJSPfM:

    • Kasu dit :

      Pour répondre a vos questions avec mes maigres connaissances de fan :
      Concernant le diamètre, peut importe sois t’il du moment qu’il permet de contenir des armements divers et variés. Le diamètre de 533 mm est historique dans la marine, je n’en sais pas plus ensuite.
      50 kilomètres de portée est nécessaire pour les engagements moderne, tous simplement parce que cela permet de lancer la torpille en restant hors de portée des adversaires. Quant à la vitesse de 50 nœuds elle est largement suffisantes, les sous marin ne dépassent pas cette vitesse sans parler des bateaux qui font au mieux du 35 noeuds. De plus une vitesse trop élevée signifie trop de bruit qui gainerait la détection de l’adversaire par la torpille.

    • Sebu dit :

      Moins de portée signifie une plus grande exposition du sous-marin au risque.
      Plus rapide implique moins discret.
      Pour les 533 mm de diamètre, il s’agit du standard OTAN de 21 pouces déjà utilisé sur les L4 et L5 entrées en service respectivement en 1964 et 1971.

    • ScopeWizard dit :

      Impeccable les gars ! Merci de tous ces éclaircissements ; au moins , me voici déjà moins ignorant …
      https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/52/09/b6/5209b6b1bb1be43452659a067a0c06b2.jpg

    • tschok dit :

      Confucius disait:
      .
      « Quand le doigt montre la torpille, l’imbécile mesure le diamètre du tube ».
      .
      Ceci est une interprétation.

      • ScopeWizard dit :

        Ouais ? Ah , ben alors Confucius ne disait pas que des trucs très intelligents …

        • tschok dit :

          D’un autre côté, c’était qu’un étranger.
          .
          Faut le dire. Appelons un chat un chat, quoi merde. Par rapport à un Français, il y a immédiatement un désavantage. Une carence, ou un manque. Voire, une tare. Grave, la tare.
          .
          C’est un peu comme si on comparait, je sais pas moi, mettons le F 35 et le Rafale. Restons sérieux.
          .
          Surtout si le mec était musulman. Vous n’êtes pas à 100% d’accord?

          • ScopeWizard dit :

            100% d’accord … pour une fois …
            .
            Mais dites , si vous-vous exprimiez autrement que par énigmes sibyllines ou se voulant telles quelles , je suis persuadé que nous gagnerions du temps …
            .
            Vous avez une préférence pour les étrangers dans votre propre pays ? Une fois décodé , c’est bien ça ? Moi pas .
            Qu’est-ce que vous voulez , je suis ainsi fait , je n’aime pas suivre les modes …
            Et puis l’expérience , le fait d’en avoir énormément côtoyé me pousse aujourd’hui à très clairement les rejeter , pas tous mais une très grande partie .
            Je peux aisément comprendre que cela vous « dérange » et heurte violemment vos conceptions d’idéologue avant-gardiste , mais vous pouvez alors en retour parfaitement comprendre que le réac passéiste que je ne manque pas de représenter à vos yeux s’en foute complètement .
            C’est ça le « vivre ensemble » .
            .
            Bon , maintenant si nous en revenions aux torpilles plutôt que de nous en envoyer ? 😉

      • ScopeWizard dit :

        En revanche , ce que disait Confucius vous sied à merveille …
        .
        Au moins , avez-vous le mérite de savoir reconnaître vos propres travers et faiblesses ; allez , on progresse ; encore un peu et vous pourrez même envisager de dialoguer avec n’importe lequel d’entre-nous … mais il ne faut pas vous arrêter en si bon chemin , poursuivez vos efforts , tous mes encouragements vous accompagnent !
        .
        Allez tschok ! On y croit ! 😉

  4. Rb dit :

    90km/h la torpille, au début des années 2000 les torpilles russe faisait déjà du 500 km/h…
    https://fr.wikipedia.org/wiki/VA-111_Chkval
    Ca ce trouve maintenant ils ont des torpilles qui font du mach 1 ou 2.

    Je me dis qu’il ne vaudrait pas qu’il y ait un conflit, nos torpilles m’ont l’air un peu bidon.

    • FredericA dit :

      Relisez bien le lien que vous avait vous-même indiqué. La porté de la torpille Russe est de 7 km pour la Chkval et 11 à 15 km pour la Chkval 2.
      .
      Rien de comparable avec la F21 dont la portée va au-delà de 50 km. Quant à propulser une torpille à mach 2 sous l’eau, comment dire…

    • Khay dit :

      Moi au contraire je trouve qu’un torpille ultra-bruyante qui peut pas tourner ni entendre une cible c’est assez bidon. C’est une grosse roquette sous marine. Amusant pour le concours de b*** mais pas forcément d’un grand usage pratique.

    • Alain d dit :

      Avec un joli sourire si elle vous pètent à la gueule !
      500 km/h, mais pour quelle portée ? Quel guidage? Quelle manœuvrabilité ?

    • Orion dit :

      Oui en effet, mais ces mêmes torpilles ont coulé plus de sous marins soviétique & russe que de sous marins ennemis.
      .
      Les torpilles a supercavitation* sont génial sur le papier, mais extrêmement dangereuse pour le stockage dans un soum, elles ont la fâcheuse tendance à exploser.
      C’est d’ailleurs la première cause supposé de la disparition du Koursk.
      .
      La vérité est que pour le moment il n’existe pas de moyen fiable/abordable (je rappel qu’on parle de stocker dans un sous marin) de propulser les torpilles plus rapidement.

    • Marti dit :

      joli troll mais pas très fin …

    • Sebu dit :

      Regardez la portée de la VA-111 et vous comprendrez. Avec ses 90 km/h, la F-21 pourrait atteindre le sub emportant les Chkvals avant même qu’il ne soit à portée de tir.
      Par ailleurs, vu l’instabilité du système, il n’est même pas nécessaire de s’en servir pour perdre un sub. C’est de la roulette russe même en temps de paix.

    • pifpaf dit :

      Oui mais à cette vitesse, il n’y a pas de guidage ! On fixe l’azimut, la distance et l’immersion avant de lancer. En gros, si la charge n’est pas nucléaire, ça n’a aucune chance de couler un sous-marin.

    • Clavier dit :

      Mieux vaut une torpille un peu moins rapide et fiable qu’une qui fonce tout droit et dont la fiabilité est extrêmement douteuse quand elle n’explose pas dans son tube….

    • mich dit :

      Bonsoir ,torpille à mach 1 ou 2 ,il va être beau le passage du mur du son dans l’eau !vous avez raison c’est nos torpilles qui sont bidons ,mais peut être que vous devriez vous renseignez un peu plus sur la guerre sous marine avant de porter un jugement ,les russes n’ont pas que leurs super torpilles .

      • wagdoox dit :

        Ahahah j’y avais pas pensé mais passé le mur du son ce serait en effet se trouvait dans l’eau et on revient au problème d’inertie dans l’eau. Bien vu. La France avait acheté des torpille dans ce genre après la chute du mur, a étudié la chose et comme les autres pays est restée sur les torpilles classiques. Les US ont eu aussi leur propre programme.

      • Cerealkiller dit :

        Surtout que le son se propageant plus vite dans l’est au dans l’air. …

        • ScopeWizard dit :

          Le son se propage plus vite à l’ est ???
          Moi qui jusqu’à présent pensais que c’était à l’ouest … j’m’a gouré … 😉

    • Hannibal Lektor dit :

      Jean-Pierre Petit, sortez de ce corps!

    • Eric dit :

      Mach 2 sous l’eau… Ben voyons. D’autre part, la vitesse de la torpille n’a guère d’importance, à partir du moment où elle est supérieure à celle de la cible : en l’occurence, il n’existe pas (et il n’a jamais existé) de sous-marin capable de dépasser 45 kts en immersion, ce qui règle le problème.

  5. Vince dit :

    Il y a même la pub qui va avec : https://www.youtube.com/watch?v=2TKDqcGDK_0

    Sinon, le concept de supercavitation (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/VA-111_Chkval) dans le domaine des torpilles, ça donne au final des trucs intéressants ou bien c’est du flan ? Il y aurait des perspectives chez nous ?

    • Vince dit :

      Cf réponses plus haut et plus bas. A noter que les Russes travaillent sur le successeur (http://www.navyrecognition.com/index.php/news/defence-news/2017/january-2017-navy-naval-forces-defense-industry-technology-maritime-security-global-news/4791-russia-developing-khishchnik-high-speed-torpedo-to-replace-va-111-shkval-supercavitating-torpedo.html) ; donc on peut compter qu’ils vont s’appuyer sur leur expérience de 40 ans dans ce domaine pour tirer des leçons. A noter aussi que les Allemands ont essayé des trucs dans ce domaine (Barracuda de Diehl BGT Defence), mais visiblement ce n’est pas un fameux succès.

    • Fifi dit :

      La supercavitation, c’est semi-du flanc. Ça marche mais c’est grossièrement sur-vendu et ça n’a pas grand-chose à voir avec l’arme miracle que certains se plaisent à imaginer (ou promouvoir).
      .
      C’est une très mauvaise arme offensive, en particulier totalement inadaptée pour les sous-marins d’attaque en chasse. La portée est limitée et force le lanceur à s’approcher près de la cible. L’arme est incroyablement bruyante et révèle sa présence et la position du lanceur immédiatement. Impossible de mettre en œuvre un guidage acoustique sur l’arme. Surtout, la vitesse élevée n’apporte pas grand-chose en termes d’engagement de la cible. Ces torpilles sont certes rapides mais le temps d’engagement se mesure toujours en dizaines de secondes, largement de quoi réagir et effectuer des manœuvres d’évitement, d’autant qu’on l’entend venir dès son lancement.
      .
      En fait, ce sont des armes d’auto-défense, de dernier recours, par exemple pour un navire de surface contre des torpilles lourdes, à la course prévisible donc relativement facile à intercepter sur une trajectoire programmée par ce genre d’arme. On peut aussi imaginer un sous-marin qui se serait fait repéré et boxé par une flotte de surface abandonner toute notion de discrétion, foutu pour foutu, et tirer ce genre de torpilles à courte portée pour forcer les navires au-dessus à rompre la poursuite et s’ouvrir une voie pour se dégager de la nasse. Ce genre de choses…

      • Vince dit :

        Ok compris, merci bien pour ce topo ; garder à l’esprit cependant qu’on parle d’une torpille conçue il y a trente – quarante ans.

        • Fifi dit :

          Oui mais les lois de la physique, en l’occurrence de l’hydrodynamique et de la chimie (pour la propulsion), n’ont pas évoluées tant que ça en 40 ans, et c’est ça qui limite les performances de ces torpilles. On voit un peu la même chose en aviation : les chasseurs d’aujourd’hui ne sont pas dramatiquement supérieurs en vitesse ou en endurance aux F-4 Phantom de l’époque du Vietnam ou à nos bons vieux Mirage-III des années 60. Meilleurs, certes, surtout en endurance, mais pas extraordinairement meilleurs.
          .
          La vraie différence avec les années 60 et 70, c’est l’électronique qui, elle, a vraiment progressé depuis : les autodirecteurs pour les missiles (et les torpilles), les commandes de vol numériques pour les avions, les radars embarqués ou au sol, les communications, etc. C’est justement la raison d’être de la torpille F-21 par rapport à la F-17, un vecteur un poil amélioré mais surtout une électronique et des coms avec le bâtiment lanceur considérablement supérieures aux capacités de la F-17 mod 2 actuellement en service (qui, déjà, n’a rien d’une petite blague).
          .
          Sauf que là, ce trend, c’est loupé pour la supercavitation. Il est strictement impossible de coupler un autodirecteur acoustique au milieu ambiant à travers une bulle de cavitation. Des senseurs MAD sont la seule technologie plausiblement utilisable dans un environnement pareil. Mais même avec des algorithmes sophistiqués pour exploiter les données, c’est extrêmement pauvre en terme d’information de guidage et il faut déjà être très près de la cible pour capter quoique ce soit d’utile. Les russes font d’ailleurs état d’un autodirecteur « terminal » sur la Shkval-II et c’est probablement quelque chose de ce genre.
          .
          Donc, bon, je ne dis pas que ces torpilles russes sont parfaitement inutiles ou que la technologie est totalement dénuée de potentiel. Je dis seulement que c’est quand même très limité et étroit en termes d’application et qu’il n’y a aucune raison de penser que les russes aient fait des progrès particulièrement décisifs sur le sujet.

  6. Rigel dit :

    La VA 111 Shkval est une torpille de super cavitation mise en service en 1977 et atteint environ 370 km/h et non 500 pour une portée maxi de 15 km car elle utilise un moteur fusée gourmand en carburant , elle doit être lancée à 90 km/h pour pouvoir créer des bulles de cavitation à son cône par émission d’un gaz très chaud qui vaporise l’eau . Pas de gouvernail car pas de contact avec l’eau donc pas possible de la manœuvrer, elle va tout droit et fait du bruit, pour la discrétion les russes repasseront !
    De plus le navire ou sm porteur se met en position d’être repéré et contre attaqué !

    • Rb dit :

      Depuis 1977 ils ont du faire des progrès tu crois pas…
      Et qu’est ce que tu en as à faire du bruit qu’elle fait, tu te rend compte de ce que c’est 500km/h sous l’eau, c’est impossible à éviter pr un navire de surface tel qu’un porte avion, et le coup au but est de quelques secondes, pas une minute comme sur des torpilles conventionnelles.

      • Fabien dit :

        Certes. Mais comme la portée est faible, l’attaque est ardue ( aucun navire russe approche à moins de dix km) À cette distance, les manoeuvres évasive sont simples et éfficaces.

    • OTOOSAN dit :

      Il n’y a pas création stricto sensu de « bulles de cavitation », (heureusement) c’est juste un néologisme (savant) créé par analogie avec la cavitation hydraulique…

    • Patatra dit :

      Mais tirée à courte distance sur un porte-avion ou autre, après s’être tapis dans les fonds marins…
      Cela laisserait peu de chance à un bâtiment peu manœuvrable de changer de route. La courte distance, la vitesse et l’effet de surprise faisant le reste… Surtout que si c’est une roquette, elle doit aller tout droit et doit être difficile à leurrer sachant en plus que le temps de réaction est cours… Les chinois ont montré qu’ils étaient en capacité de se mettre dans les 6 heures d’un GAN sans être vu.
      Si charge nucléaire, la faible distance et l’onde choc se déplaçant dans l’eau endommagerai le sous-marin lanceur certainement ainsi qu’un GAN complet au passage.
      Si quelqu’un à d’autres cas d’usage …?

    • Eric dit :

      Exactement : le problème du Shkval est que le sous-marin qui en tire une a toutes les chances d’être détruit dans les minutes qui suivent… Il faut bien comprendre que c’est en réalité un missile sous-marin, destiné à détruire de préférence les porte-avions géants américains : la version initiale du Shkval était d’ailleurs équipée d’une ogive nucléaire.

  7. Froggy dit :

    La vitesse du son dans l’eau salée est de 1500 m/s (= 5400 km/h).
    J’ai des doutes sur l’existence de torpilles à mach 1 ou 2.

    • Rb dit :

      Je parlais en étant raisonnable de torpilles allant à des vitesses entre 1000 et 2000 km/h sous l’eau en vitesse maximal, enfin bref, même à 500km/h, on est très loin de la dernière torpille française à 90 km/h.
      Ok elle est peut être silencieuse, mais à de telle vitesse, on s’en fou de savoir si elle fait du bruit ou pas, parce qu’elle mettra jamais plus que 10s à toucher sa cible, ce qui ne laisse pas beaucoup de marche de manoeuvre en face pr éviter le choc.

  8. Redfish dit :

    Et on a quoi en contre-mesure si une torpille filo-guidé par fibre-optique, prend en chasse un de nos sous-marin? Des minis contre-torpilles sont une solution à mon humble avis. Encore faut-il faire des sous-marin avec les tubes idoines d’un tel système. Pour l’instant je ne peux qu’imaginé la torpille atteindre son but, malgré une manoeuvre d’évitement désespéré. Enfin si on a déjà la solution, tant mieux, sinon cela signifie que nous avons construit une belle épée, mais aucun bouclier pour s’en prémunir.

    • Fabien dit :

      Si; le bouclier est une torpille qui, une fois tirée, contourne le sous marin et explose en s’intéressant grâce à son téléguidage. Comme un drone piloté et explosif

  9. tschok dit :

    Comment se déroule le fil?
    .
    Normalement, quand on déroule un fil dans un environnement qui bouge, on a le choix entre mettre le dévideur sur ce qui bouge (donc le fil se déroule derrière le missile antichar par exemple) ou sur ce qui reste relativement statique (sonar remorqué).
    .
    La torpille a un dévideur: elle déroule le câble au fur et à mesure qu’elle avance. Option concevable parce qu’elle va en avant.
    .
    Donc la partie du câble qu’elle laisse derrière elle est immobile.
    .
    Mais, que se passe-t-il si le soum avance? Où va se retrouver le câble, par rapport à lui?
    .
    La question que je me pose est de savoir si une torpille filoguidée est tirée par un soum qui reste immobile ou si le soum a une certaine liberté de manœuvre. Et dans ce dernier cas, quelle est sa liberté de manœuvre?
    .
    Par ailleurs, où fait-on passer le câble? Une torpille est tirée par un tube. Si elle est filoguidée, le câble passe par le tube. Mais si on doit réemployer le tube pour tirer une autre torpille, comme on fait?
    .
    Vous savez, vous, les savants?

    • Orion dit :

      On utilise le bluetooth.
      .
      Comment ça non ? Ah bon.
      .
      En dehors de ma connerie standard, très bonne question et intéressante a laquelle j’aimerais pouvoir voir une réponse également !

    • wagdoox dit :

      Les deux mon capitaine, le cable est déroulé des deux bouts.

    • Lxm dit :

      Et le poids du câble doit influencer aussi la Torpille, celui-ci doit aussi subir le courant.
      Il n’y a pas encore de drones sous-marins tournant autour du sous-marin principal, tels qu’on le voyait dans la série Seaquest( vieille de plus de 20 ans), pourtant ils pourraient servir à parer des torpilles ennemies en tournant autour du sous-marin.

      • wagdoox dit :

        aucun intérêt contre une torpille lourde, la bulle de gaz créer par l’explosion remontera jusqu’a la surface, ou alors il faut que le drone tourne suffisamment loin du SM et donc autant avoir une petite torpille rapide qui aille intercepter la torpille lourde. Pour les torpilles légère une charge électrique entre les deux coques renverra la charge creuse après avoir percer la première. Ce système est déjà en place sur les nouveaux PA US en plus la charge électrique démagnétise le SM.

    • ScopeWizard dit :

      Très bonne question ( pour une fois ) mais toujours ce ton un brin condescendant , l’air de ne pas y toucher …
      Si le submersible avance ou recule , à mon avis , si la longueur du fil est suffisante , ça ne devrait poser aucun problème ; en revanche , s’il manœuvre et change de direction …
      .
      La question qu’on peut également se poser est de savoir ce qui pourrait advenir si un gros poisson ( ou autre chose ) se prend dans le fil … et d’ailleurs que devient le fil après le tir ?

      • tschok dit :

        CF com de Wagdoox: le câble est déroulé des deux bouts.
        .
        Ce qui semblerait logique: la torpille déroule le câble derrière elle. Et le sous-marin, lui, l’enroule, ce qui lui permet d’avancer dans l’axe du câble, ou selon un cap approchant cet axe. Si, mettons, le soum avance à 3m/s, l’enrouleur enroule 3m de câble par seconde. Et zou.
        .
        Mais si le sous-marin doit virer de bord, le câble risque de filer le long de la coque du navire pour arriver à l’hélice. Et là, couic. Je ne vois qu’une seule façon d’éviter cela: il faut qu’il change de profondeur en virant. Et à ce moment-là, évidemment, l’enrouleur déviderait du câble, enfin je me figure les choses ainsi.
        .
        En tout état de cause, j’ai quand même du mal à imaginer qu’un sous-marin qui tire une torpille laissant un câble derrière elle ait une très grande liberté de manœuvre, pendant toute la durée de la phase où elle est filoguidée. Et comme la torpille va quand même jusqu’à 50 bornes, il faut le temps qu’elle y aille avant l’activation de sa tête acoustique.
        .
        La conséquence qu’on peut en déduire est que pendant toute la durée de cette phase, qui peut être longue, le sous-marin a une trajectoire assez stéréotypée, ce qui la rend plus prévisible. Peut-être que je me trompe, mais je crois deviner là un inconvénient du filoguidage.
        .
        En définitive, ce problème se rencontre de façon similaire avec les missiles antichars filoguidés: le lanceur ne doit pas bouger, ce qui est un comportement stéréotypé, donc prévisible, donc dangereux.
        .
        Sinon, si le sous-marin est équipé d’un enrouleur ultrarapide, il peut toujours récupérer le câble, pourquoi pas?
        .
        Mais la question qui me titille reste celle-là: le câble passe par le tube. Si on ferme le tube, on coupe le câble, non? Ca veut dire que pendant toute la durée du filoguidage, le tube reste ouvert et ne peut pas être réemployé. A moins d’imaginer un système permettant le raccordement du câble de la torpille à une connexion extérieure à la coque. Sauf que sur l’image fournit par DCNS, on voit bien que le câble sort du tube. Un tel système, que j’ai du mal à me concevoir, n’existe apparemment pas.
        .
        Conséquence: le tube reste dédié à la torpille tirée pendant la phase de filoguidage, ce qui implique qu’un sous-marin doit avoir plusieurs tubes (6 par ex) si on veut tirer des bordées de torpilles. C’est une contrainte architecturale, alors qu’on aurait pu imaginer de n’équiper un sous-marin que d’une paire de tubes alimentée par un ou deux chargeurs rotatifs.

        • ScopeWizard dit :

          Il est vrai qu’il s’agit là d’un problème qui m’a aussi chiffonné ; pas comme vous , pas autant mais de telle sorte qu’à la lecture de l’article , je trouvais que filoguider une torpille à la manière d’ un missile anti-char était pour le moins … « surprenant » !
          Mais bon , n’y entravant pas grand-chose , je me suis également dit que je ne m’étais pas suffisamment intéressé à ce domaine pour ne pas faire autre chose que tomber du tabouret en découvrant le procédé .
          .
          Ceci dit , je vous félicite pour la pertinence et le sérieux que vous avez su mettre dans l’ argumentation graduée des différentes étapes de votre raisonnement qui , du coup , présente un grand intérêt grâce à la rigueur que vous avez imposée à votre cheminement .

  10. ScopeWizard dit :

    Bon , j’ai de plus en plus envie d’écrire à Poutine , ces torpilles m’intriguent ; c’est quoi l’adresse ?