Un rapport du Sénat donne une méthode pour porter le budget des Armées à 2% du PIB d’ici 2022

Invité de franceinfo, ce 13 juin, le Premier ministre, Édouard Philippe, a évoqué l’audit des finances publiques que doit lui remettre la Cour des comptes en juillet. Et, dans le cas où l’objectif d’un déficit public de 2,8% n’est pas atteint, alors « il va y avoir toute une série de mesures », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Ce qui est certain c’est qu’une fois qu’on aura le panorama complet, objectif, stabilisé de la situation budgétaire, il faudra qu’on regarde comment est-ce qu’on passe la fin de l’année. »

De quoi faire planer une menace sur le budget des Armées, même si ce dernier peut être considéré comme prioritaire. Pour rappel, le précédent gouvernement a gelé ou mis en réserve près de 2,7 milliards d’euros de crédits de la mission « Défense ».

Cela étant, comme l’ont souligné les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner, dans un rapport qu’ils viennent de publier [.pdf], la France n’a pas le choix de revoir à la hausse ses dépenses militaires. Après des années de coupes budgétaires, de déflation d’effectifs, de restructurations, de ruptures temporaires de capacité et de reports de programmes d’armement à des jours meilleurs, il y a maintenant urgence.

D’autant plus que la situation internationale, marquée par l’accentuation de la menace de la force (affirmation d’une politique de puissance de certains États) et celle des « risques de la faiblesse », ainsi que par le péril terroriste et les tensions régionales, fait que les besoins des armées sont croissants et rend nécessaire de revoir à la hausse leurs contrats opérationnels (actuellement dépassés de 30% environ). À cela, il faut encore ajouter de nouveaux domaines de conflictualité, comme l’espace et le cyber, les évolutions technologiques avec des ressources affectées au maintien en condition opérationnelle (MCO) plus importantes, la modernisation de la dissuasion nucléaire ou encore le soutien aux exportations.

Qui plus est, la France ne peut pas rester à l’écart de la hausse des dépenses militaires constatée dans le monde. « Qu’on le veuille ou non, il n’est pas sérieusement concevable de s’inscrire à rebours de cette tendance générale. Il faut donc, nous aussi, intensifier notre effort de défense, en retrouvant une pente de financement ascendante, en ce domaine, quittée depuis longtemps déjà », écrivent MM. Raffarin et Reiner.

En outre, dans le cadre de l’Otan, la France a pris l’engagement de porter son budget militaire à 2% du PIB d’ici 2024… Si cet objectif n’est pas pertinent en soi, voire « imparfait », il « revêt pourtant un utile rôle mobilisateur », estiment les deux sénateurs. Et comme l’avait souligné, il y a quelques mois, le député Yves Fromion, il « correspond aux réalités de notre défense, qui inclut des forces nucléaires ainsi que des forces conventionnelles d’un niveau suffisamment important. » Et c’est ce que ne cesse de répéter le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), qui le qualifie d' »effort de guerre. »

Aussi, MM. Raffarin et Reiner plaide pour un effort de défense équivalent à 2% du PIB d’ici 2022 (pensions et surcoûts opex/opint compris), ce qui supposerait d’allouer aux armées 2 milliards d’euros supplémentaires par an. « Le budget de la défense se trouverait ainsi porté à 35,5 milliards d’euros constants en 2018, 37,5 milliards en 2019 et 39,5 milliards en 2020 », précisent-ils. Et d’ajouter : « cette cible paraît en ligne avec l’ambition fixée par le Président de la République d’atteindre ces 2 % en 2025 mais hors pensions et surcoût OPEX. »

« L’atteinte de cet objectif est possible, l’ambition raisonnablement soutenable, sous réserve de prendre les dispositions qui s’imposent, selon trois axes d’effort », à savoir un « élan politique, indispensable, à donner clairement et sans tarder », une « trajectoire budgétaire […] rendue crédible par une double exigence de sécurisation des ressources et d’efficience des dépenses » et la poursuite de « la consolidation de la base industrielle et technologique de défense. »

Pour atteindre cet objectif, MM. Raffarin et Reiner donne une méthode précise. En premier lieu, il conviendrait de voter, sans plus attendre, une nouvelle Loi de programmation militaire (LPM) afin qu’elle « puisse prendre effet en 2018, le dépôt du projet de loi correspondant doit intervenir dès 2017. »

Et cela, sans passer par la rédaction d’un autre Livre Blanc sur la Défense, étant donné que les analyses contenues dans celui de 2013 sont « restées entièrement pertinente, mais en basant sur une « revue stratégique » devant être rapidement menée à bien . » Cette accélération du tempo doit permettre de prendre en compte les mesures décidées dans le courant de l’année 2016 par le président Hollande. Mesures qui n’ont pas été intégrée à la LPM en cours.

Par ailleurs, cette remontée en puissance compterait deux phases. La première viserait, entre 2018 et 2020, à combler les déficits capacitaires les plus urgents (accélération du programme Scorpion, aviation de transport, moyens de renseignement et de surveillance, patrouilleurs, etc…) et à mettre l’accent sur le MCO, la recherche et le développement et les infrastuctures. La second concernerait le renouvellement de la dissusion nucléaire.

Mais pour cela, encore faut-il y ait une volonté de politique. « Tout budget est un choix, ou plus exactement la somme d’un ensemble de choix. La situation préoccupante des finances publiques […] et les engagements européens de notre pays en la matière, appellent plus que jamais, comme chacun le sait, des arbitrages budgétaires difficiles », rappellent les deux parlementaires.

Et d’ajouter : « La défense, garante de la sécurité et de la souveraineté du pays, représente au sein du budget de l’État dans son ensemble, pour les autres politiques publiques, une forme de condition de possibilité. Dans le contexte des très fortes menaces que nous traversons, elle doit en conséquence être placée au premier rang des priorités ; et cette priorisation doit naturellement se traduire dans le niveau de son financement. »

Enfin, MM. Raffarin et Reiner mettent en garde le ministère des Comptes publics contre la tentation de rogner le budget des armées.

« Dans la gestion, il faudra proscrire les ponctions financières qui ne seraient pas compensées au budget de la défense, notamment dans le cadre des régulations de fin d’exercice, et assurer de façon ‘nominale’ l’exécution des dépenses prévues, en maintenant la plus grande vigilance sur le niveau du report de charges […] » et il « s’agira de proscrire le recours aux crédits extrabudgétaires et de rester prudent quant aux économies attendues de l’évolution des prix, compte tenu de la possibilité de retournements de la conjoncture économique », font-ils valoir, tout en n’exonérant pas le ministère des Armées des efforts nécessaires pour poursuivre sa transformation.

Les « décisions présidentielles, dans l’esprit de la Constitution de la Ve République, doivent prévaloir sans ambiguïté, même si, notamment, la préparation des projets de loi de finances adoptés en conseil des ministres et celle des choix entérinés en conseil de défense suivent des processus autonomes », insistent les deux sénateurs.

41 commentaires sur “Un rapport du Sénat donne une méthode pour porter le budget des Armées à 2% du PIB d’ici 2022”

  1. La nécessité ce n’est pas en 2022, c’est tout de suite! Je crains le pire.

    1. Sauf que l’actuel gouvernement, qui ne sera vraiment opérationnel qu’après la mise en place d’une nouvelle Assemblée, est bien obligé de « faire avec » l’héritage laissé par ses prédécesseurs, avec des engagements financier, des revenus, des engagements internationaux et une organisation qu’il est impossible de changer en quelques semaines d’un coup de baguette magique. Sauf, bien sûr, sur le zinc du café du coin.
      Ce qui est réellement important c’est ce qui va être décidé d’ici la fin de l’année pour 2018 et les années suivantes, et sur les engagements pris sur la réalisation de ces objectifs. Un peu de patience.

  2. Avec Macron, rassurez vous bonnes gens, tout ira mieux!!
    La défense va servir de variable d’ajustement du budjet comme d’habitude. De plu, la nouvelle ministre des armées ( jeux de mots!! ) a l’air de pas trop s’y connaitre et surtout manque de fermeté par rapport à Le Brian.
    Sic transit gloria mundi amen

  3. Ils sont tous fatiguant !!!! Déjà que les régiments ont toutes les peines pour remplir à 100% leurs compagnies, je pense qu’à force de tirer sur la corde, l’armée dans son ensemble, va avoir non seulement une rupture capacitaire en matière de matériels mais, également en matière de personnels. D’ici que le nouveau gouvernement ne décide pas une nouvelle mesure pour les futures retraites (suppression par exemple des 5 années gagnées sur 25 ans de services, fiscalisation des primes OPEX…) et ont va se retrouver avec une armée à la Britannique, c’est à dire, à la portion congrue. Je pense que cela fera plaisir à certains hommes ou femmes politiques mais j’ai bien l’impression que malgré que l’on soit à l’os, ils vont aller chercher maintenant la moelle !!! Enfin, nous ne pouvons que subir puisque nous n’avons pas la main une fois l’élection entérinée.

  4. c’est ridicule !
    est-ce si difficile de trouver qqs milliards pour la défense
    si ils manquent d’idées, en voici :
    -fraude fiscale égale ou supérieure à 50 milliards par an
    -coût annuel de l’immigration plusieurs dizaines de milliards
    -le « zozial » en France représente 600 milliards par an
    -plus de 600 000 élus ça fait qqs milliards par an
    -subventions diverses et variées aux médias, syndicats, kultureux, associations, ça fait qqs milliards par an
    -le millefeuille administratif ça doit faire qqs milliards par an
    -7 ou 8 millions de chômeurs à indemniser ça coûtent, mais qui est responsable de ce chômage de masse et que fait-on de sérieux pour y remédier ??

    et j’en oublie !!

    bref, les économies à faire sont partout et les milliards sont faciles à trouver
    encore faut-il une volonté politique
    il est vrai que depuis plus de 40 ans et en dépit des alternances politiques, les déficits et la dette ne cessent d’augmenter comme les impôts, les taxes et les prélèvements sociaux.

    Quand l’état dévore 57% du PIB (record occidental) et que les prélèvements obligatoires atteignent plus de 46 % , il y a des questions sérieuses, très sérieuses, vitales même à se poser

    1. Ne vous énervez pas ! totalement d’accord avec vous. N’oubliez pas les véhicules de fonction des administrations et autres collectivités territoriales et municipalités, notamment Marseille plusieurs centaines… et c’est pas avec notre ministre de la Justice garde des Sceaux que la moralité et la transparence vont arriver. Et surveillons nos nouveaux députés afin qu’il n’achètent pas un appartement avec les indemnités parlementaires comme un certain Mélenchon. Mais les textes ne l’interdisent pas, alors. Du travail en fait pour les citoyens en ces temps de guerre larvée.

    2. Notre président va contribuer modestement a l’augmentation du budget de la défense,car il a promis et juré que pour le deuxième tour des législatives il n’utilisera pas le falcon pour aller voté au Toquet en faveur de sa belle fille et de prendre un hélicoptère pour revenir sur Paris,il fera l’AR en bus Macron initié par lui lorsque il était au gouvernement.
      Ligne de bus créé pour les pauvres selon ses dires.

    3. Si vous avez une méthode infaillible pour récupérer instantanément les 50 milliards de la fraude fiscale, téléphonez à Bercy, ils vont vous attribuer un salaire de footballeur international de premier plan…

    4. « est-ce si difficile de trouver qqs milliards  »

      Je suis content que vous ayez trouvé une méthode simple, car pour ma part, j’ai demandé 2 malheureux milliards à mon banquier, et il a eu des réticences.

    5. Vous êtes à point pour vous plonger dans l`étude de l`histoire de l`empire romain, surtout en fin de période…

    6. Si les milliards sont si faciles que ça à trouver, on se demande bien pourquoi ils nous manquent.
      .
      Et ce n’est pas vraiment une question de volonté politique: le mythe de la « volonté politique » repose sur une représentation mentale qui ne correspond pas à la réalité et selon laquelle le chef, élu par le peuple, décide un truc, par sa « volonté politique » et hop, comme par miracle, le truc se réalise.
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      Le problème est plutôt de mettre tout le monde d’accord pour avoir le même objectif.
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      Vous, par exemple, vous voulez sabrer les dépenses sociales et des dépenses qui vous semblent complètement inutiles comme les subventions aux associations ou les budgets culturels. Soit. Mettez vous dans la tête que ce type de discours, vous pouvez le tenir dans une pièce où tout le monde partage le même avis que le vôtre. Donc, dans l’entre-soi, ça passe.
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      Maintenant, quittez la pièce et tenez le même discours à des gens qui ne partagent pas votre avis, tenez, par exemple des syndicalistes ou des gens qui travaillent dans le secteur économique de la culture (car, oui, c’est un secteur économique qui en France rapporte du pognon et fait partie de notre PIB). Et là, vous verrez ce que ça donne…
      .
      Oubliez le mythe de la volonté politique, c’est des conneries, et posez-vous plutôt la question de la démocratie. Il est toujours facile de sabrer le revenus des autres. Vous n’êtes ni le premier ni le dernier des yakafokon à penser cela, mais ne perdez pas de vue que lorsque vous diminuez un budget, vous privez quelqu’un d’un revenu et cette personne n’a pas de raison de le prendre bien. Il faudra donc lui expliquer comment s’en passer et ce n’est pas avec des formules comme yakafokon-volonté-politique qu’on y arrive.

      1. le vrai sujet n’est peut=être pas la volonté politique car c’est une qualité qui se heurte à l’absence totale de leadership dans nos élites. nous venons de choisir un président qui concentre à peine 20% de votes favorables, de fans ou de groupies. on ne fait pas une politique avec seulement un cinquième du pays derrière soi.
        car la question du social en france, il faut l’appréhender de manière plus large : les 600 milliards ne se résument pas en assistanat pur et simple mais en création d’emplois publics de « sociabilisation » (par exemple ;les assistantes maternelles ou les bibliothécaires – je n’ai rien contre, c’est simplement un constat) ou en subventions d’activités de service public (par exemple : le prix de l’électricité, du transport , du sport municipal, etc.) tout ceci nous donne 600 ou 700 milliards par an. dans le même temps, le paritarisme et les conventions collectives ont créé le trésor de la formation professionnelle (35 à 40 milliards par an), véritable impôt perçu et qu’il est obligatoire de consommer chaque année. les syndicats y veillent, en oubliant qu’il faut une structure pour le gérer. ou bien le comité d’entreprise du comité d’entrepris d’EDF, puisque le second est une véritable entreprise en soi.
        c’est ainsi mais le plus grave est ailleurs : comme nous ne pouvons stopper le vent de la mondialisation et de la mise en concurrence, nous allons continuer la désindustrialisation de notre pays. et pour éviter que la cocote minute n’explose , on dit merci à l’euro qui nous sauve de la dévaluation (temps pis pour les salaires) et on dit merci au dispositif de protection sociale dans son ensemble qui rend les choses moins douloureuses. où est passé l’accroissement du PIB depuis 20 ans, si ce n’est pour payer la dette croissante. certainement pas dans l’investissement. alors tout ce petit jeu va continuer et nos élites nouvelles qui ne veulent pas entendre parler de la chose militaire parce qu’elle leur est étrangère, vont la broyer sur l’autel du management d’entreprise, de la rationalisation . de toutes les manières,  » on en veut plus vous utiliser parce qu’on en veut pas avoir à expliquer votre mort. donc si pas d’utilité , pas d’équipements, puis moins de soldats. on fera juste de la condition du personnel comme pour le reste du bon peuple français ». n’est pas Tatcher qui veut…
        il y a pourtant une voix qui préserve l’avenir sans venir gratter sur le « paradis social » c’est d’investir dans l’appareil militaire français en faisant un effort d’équipement .
        lire :
        http://lefauteuildecolbert.blogspot.fr/2017/04/entretien-avec-fabrice-wolf-entretien.html#more

        1. Ben vous démontrez simplement que vous arbitreriez les budgets pour la défense et contre le social, et que vraisemblablement votre gouvernement se ferait censurer fissa par l’assemblée.
          .
          Vos 600G€ de « social » incluent entre autres les assurances maladie, chômage & retraites. Si vous les sortez de l’impôt/cotisations, vous les transformez mécaniquement en assurances privées (obligatoires ou pas), vous n’en percevez plus le montant, et vous ne les avez toujours pas disponibles dans votre budget .
          .
          Pas de baguette magique pour Yakafocon.
          .
          Le paradis social, les français ont croqué la pomme et l’ont quitté il y a fort longtemps.

          1. Pas tout à fait votre honneur. la pression fiscale peut certes s’alléger mais il demeure que les transferts de l’Etat vers les collectivités territoriales, malgré les dotations en réduction pourraient encore se réduire et, à budget inchangé, vous pouvez réaffecter vers la défense. entendons nous bien , il s’agit de 4à5 MD€ supplémentaires par an. Sur la base d’un budget de 320 milliards , on est à un redéploiement de 2 % du budget de l’Etat. il reste encore 1700 milliards d’euros de dépenses territoriales et de couverture santé/maladie. chômage. par an. et on vous dit que ce n’est pas possible , surtout quand on sait qu’un effort supplémentaire de 15 milliards annuels ne coûte in fine que 3 milliards au pays. rapporter aux besoins estimé rien qu’à la défense (4 milliards par an), cela ne coûterait que 1 à 1,5 milliards d’efforts supplémentaires. le hic c’est qu’il faut que Bercy accepte d’amorcer la pompe sur les trois premières années : donner 4 milliards par an en plus pour ne percevoir le retour sur investissement qu’au bout de la 4e année. impensable pour un financier que donne des leçons d’économies.

    7. Tout n’est pas aussi facile et il convient de bien différencier ce qui est du recours de l’état de ce qui est régionale, départementale et communale, car l’état ne gère pas tout et ne finance pas tout, tout ne se passe pas à Paris et on ne trouve pas les milliards comme ça.
      L’état ne « dévore » pas 57% du PIB, il a 401 milliards (2017 et les chiffres arrondis) de revenus fiscal et 21 milliards de revenus non fiscal (422 au total). A cela on retire 108 milliards d’obligations de payements au service de la dette et 63 milliards aux collectivités et à l’UE.Au final il y a 250 milliards de recettes nettes
      L’état dépensera 320 milliards nettes soit un déficit de 70 milliards qui ne sera rien d’autres que de la nouvelle dette.Sur ces 320 milliards, il y a encore 42 milliards dévolus à la charge de la dette (les intérêts), soit en gros l’état a donc 280 milliards dans les mains a distribuer sur les différents secteurs qu’ils gèrent, dont les pensions qui pour 48 milliards, l’école pour 50 milliards et la défense 32 milliards.
      Juste en comparaison, l’Allemagne est en excédant de 25 milliards, leur dette même si en volume est plus importante que la nôtre, elle baisse et s’ils veulent faire un effort dans la défense, ils peuvent le faire.
      Voilà la réalité de nos finances et elle n’est pas rose.

      Il n’y a pas 600 000 élus en France, il ne faut pas prendre un conseiller pour un élu.La somme annuel totale de l’ensemble des élus (maires, députés, sénateurs, présidents et de leurs conseillers et ministres) s’élève a environ 1,4 milliard par an (chiffre du ministère de l’intérieur, 2013), donc non il n’y a pas grand chose à en tirer, d’autant que c’est vous, avec vos impôts locaux qui finance la majorité, l’état n’en est pas le principal financier.Je sais que pour de nombreux français, la quantité de responsables politique donne l’impression de dépenses colossales d’argent, mais ce n’est pas vrai, c’est colossale pour quelqu’un qui vit avec 1200€ par mois, mais pour un pays ce n’est rien et une action la dedans (comme la diminution de député) sera et restera symbolique et non pas efficace.Pour ce qui est des financements aux médias ou d’autres choses de la sorte, là aussi on est dans le symbole et non l’efficacité, si les subventions de l’audiovision baisse, ça ne fera pas de l’argent en plus à l’état, ça fera baisser votre redevance TV, car oui, tout ce qui sort pour tel ou tel chose, vient de quelques part et ce sera toujours vous, qui le payerez.Si vous avez une belle autoroute c’est par ce que vous passez au péage et si vous voulez moins payer, il ne faudra pas critiquer lorsque vous roulerez dans des nids de poules 🙂

      La fraude fiscale, elle est combattue et elle a déjà rapportée pas mal, mais oui, il faut continuer a lutter en simplifiant l’administration et en améliorant les dispositifs de contrôle des personnes et des activités.
      On vient récemment, annonce t-on, combler le « trou de la sécu », c’est à dire qu’on a atteint un équilibre de dépenses sociales à l’équilibre avec les recettes.On pourrait bien sûre faire baisser certains remboursements ou augmenter les cotisations, mais dans les deux cas on serait face a un bras de fer dans la rue et il serait difficile d’annoncer qu’une sécurité sociale excédentaire reverse son argent à l’état pour combler le déficit ou financer l’armée.C’est un système qui s’autofinance et qui n’est pas un impôt collectif, baisser le montant des dépenses sociales n’apportera pas plus d’argent à l’état, mais ça aux français et aux entreprises, il y aura les heureux, ceux qui n’ont jamais de problèmes et qui n’ont pas a aller chez le médecin et les malheureux, ceux qui y vont souvent et qui n’ont pas trop d’argent mais aussi les personnels de la santé, de l’hôpital au dentiste, en passant par l’ambulancier.C’est bien de faire des économies dans ce système, mais vous ne ferez pas des milliards en plus pour le budget.

      Avec le nouveau président, il va y avoir de la récupération d’argent qui va se faire.Outre le fait qu’on va favoriser le marché du travail afin d’inciter l’investissement, l’installation d’entreprise, donc de créer de l’emploi et donc de lutter contre le chômage par une baisse des charges et une meilleure flexibilité (fin des 35h après négociations).
      Macron cherche à faire ces économies avant tout pour l’investir ou pour réduire les charges des entreprises mais aussi de donner un pouvoir d’achat supplémentaire.C’est un programme pour créer et attirer de la richesse et non pour trouver des économies pour réduire le déficit, celui de la rigueur berlinoise.
      C’est ce qu’il faut faire pour relancer le pays et réduire le chômage qui augmentera la consommation intérieure qui rapporte le plus à l’état.Le problème n’est pas le coût des chômeurs, mais c’est le fait qu’ils ne rapportent rien.
      Les milliards qui peuvent servir a augmenter le budget de la défense, il n’y en a pas 50 soit on baisse les dépenses qui sont liés à l’état et non a la sécu ou les collectivités, soit on augmente les recettes, par les 5 revenus

      1. …les 5 revenus principaux de l’état impôt sur le revenu, TVA, taxe sur les produits pétrolier, impôt sur les sociétés, droit d’héritage.

      2. Vous semblez soutenir la politique de Macron…c est celle de la droite et aussi d Hollande.
        Elle est vouée à l échec.
        Vous avez besoin de finances et de commandes pour relancer l économie car le carnet de commande c est ce qui fait embaucher…rien d autre. Assez de restrictions et d économies que vont faire ce Gouvernement on a besoin de grands travaux et de liquidités qui vont à terme remancer la pompe et les rentrées fiscales…on paiera ainsi mieux nos dettes.
        Sinon on ne pourra rien rembourser si on continue à être en récession

        On s inquiète du deficit et de la dette de l Etat voire de l inflation…avec une forte croissance vous réduisez tout cela.
        L Allemagne a utilisé ses partenaires de l Est pour produire moins cher tout en vendant cher…grâce à sa renommée sur ses produits industriels. Fabriquer en Pologne Tchéquie et assembler en Allemagne puis vendre très cher ce produit rend leurs entreprises très competitives et riches. De plus ils ont baissé les taxes et investissent en infrastructures peu : reduisant d autant leur dette et deficit.
        L Euro a perdu de sa valeur depuis 2001 et c est tout benef pour eux. Plus de gain encore. Le nombre de travailleurs pauvres augmente mais aussi de millionnaires..en moins grand nombre.
        C est le modele suivi par Sarkozy et maintenant Macron.
        Sauf que nous n avons plus les industries elles sont parties vers le moins cher à rémunérerr et nous sommes maintenant à moins de 12% de production industrielles en France et nous perdons encore des dizaines de milliers de postes d ouvriers chaque année…
        La nouveautée depuis quelques années est la perte des postes d ingenieurs et des centres de recherches technologiques…
        Nous allons libéraliser le code du travail pour rien gratuitement et il n y aura que peu de creation d emplois en plus les jeunes du mini babyboom des années 1999 2000 arriveront bientôt sur le marché du travail.ils passent leur bac actuellement.
        Bref de plus en plus de très riches mais de moins en moins de classes moyennes et cols bleus.
        Mais vous n avez qu à travailler pour vous payer un costard et une Rolex à 50 ans.
        Rendez vous dans 2 ans avec les manifs de masse et les millions de chômeurs en plus.
        Et pour un budget à 2% vous n avez qu à continuer le cannibalisme sur les matériels…cela marche si bien et de toutes façons les militaires obéient…
        Super Macron notre sauveur l idole des vieilles et des banquiers

  5. Au vu du rôle primordial qu’elle assure, seule ou presque, dans la lutte anti-terroriste au Sahel et ailleurs, je ne comprends pas que la France ne soit pas dédommagée, voire payée par l’Europe et la communauté internationale. En a-t-elle fait la demande, au moins?

    1. Le hic est que « le rôle primordial de la France » est apprécié différemment par les partenaires européens. A titre d’exemple, c’est la France et elle seule qui a décidé d’une action armée au Mali. Du coup, il est délicat de demander à nos voisins de venir renforcer une action militaire qu’ils n’ont ni décidé ni demandé…
      .
      Sans répondre directement à votre question, l’article suivant résume bien la problématique :
      .
      http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/pourquoi-hollande-peine-a-convaincre-les-pays-europeens-de-s-engager-en-syrie_1195071.html

    2. Il me semble que nous pourrions tout à fait et de nous même retirer des criteres de Matrique (les fameux 3%) une partie de notre budget de la defense et securité. Voire la totalité…
      On va nous exclure de l’Euro alors ?
      CHICHE !
      Ce critere des 3% avait été fixé sur le coin de la table par Khöl et Miterrand.
      L industrie de la defense est encore une des rares a être peu délocalisée (mais cela ne va pas durer faisons confiance à M. MACRON pour cela)…il est bon d y investir massivement surtout maintenant. Cest ainsi que Reagan avait procedé et que les etatsuniens procedent economiquement toujours d ailleurs. Au final redressement economique et essoufflement de l URSS qui ne pût suivre.
      Peut être y aurait il des amendes à verser à l Europe…et alors ?
      Montants d amendes bien plus faibles que les benefices pour notre industrie …et nos emplois car le secteur militaire produit dans tous les domaines d ingenierie et mecanique
      Enfin 35 à 40 milliards d impôts nous échappent chaque année par la fiscalisation de nos géants du CAC40 à l Etranger…rapatrier ces versements en France nous permettrait de ne plus avoir de deficit budgetaire ce qui permettrait de faire baisser notre dette…
      Etc…
      Je ne parlerai pas d’évasion fiscale mais d’optimisation fiscale. L évasion est difficile à contrarier et réguler car les boites qui font cela sont trop en avance sur les lois et le fisc…carabinier de service qui arrive toujours en retard.
      Par contre on fait trop de facilités à cette optimisation fiscale et patronale et là ce sont des dizaines de milliards de gaspillés
      Mais on va dire que je fais du yaquafocon…si on ne fait rien on va droit dans le mur et on finira par une guerre. Car c est toujours comme cela que les problemes economiques finissent. Au moins le complexe militaro industriel sera content…mais pas nous parents de futurs conscrits et ex conscrits nous mêmes.

  6. « Aussi, MM. Raffarin et Reiner plaide pour un effort de défense équivalent à 2% du PIB d’ici 2022 (pensions et surcoûts opex/opint compris) »

    Sa technique est simple, il suffit d’additionner les dépenses standards, le nucléaire, les pensions et les opex et on arrive déjà à 2% du PIB en 2017, j’en suis certain, c’est de la poudre aux yeux tout ça.

    1. D’accord avec vous sauf que je me permet de vous corriger ce n’est pas de la poudre aux yeux mais de la poudre de perlimpinpin !

      1. Cette poudre a meilleur effet que le phosphore blanc puisqu il nous enrhume depuis des decennies.
        Mais notre Perlimpinpin est à l Elysée maintenant …cela ira mieux vous verrez..en fait on essaira de voir –
        mais dans la fumee…pas facile.

  7. Même les socialistes avaient compris le nécessaire effort de réarmement des armées (et aussi de la police), il faudra donc un nouveau Bataclan ou un nouveau Nice pour que celui ci se réveille …. du temps perdu .
    M Macron pense peut être que son élection calmera les islamistes, le réveil va être dur .
    Que les institutions européennes n’en fassent pas trop avec leur fameux déficit et n’oublient pas qui est le bras armé de l’UE ( encore plus avec le Brexit)

  8. Songez qu’en diminuant drastiquement le nombre de députés et sénateurs (pour les résultats qu’on connait) on devrait pouvoir « armer » quelques centaines d’hommes supplémentaires et tout équipés ! A voir mais il y a là une mine !

    1. Non, vous n’aurez pas plus de 2-3 militaires par responsable politique en moins, vous ne refaites pas le monde avec ça.Mais il est bien naturel dans ce pays de chercher à couper des têtes en pensant qu’elles vont saigner de l’or qui inondera les gueux de mille merveilles.

  9. Non non ,les promesses de Macron c’était dès maintenant …Mais c’étaient que des promesses !…Il vous a bien baisés non?…

    1. Certains veulent et souhaitent l’échec et n’attendent que cela, ils vivent de cela.
      Macron ne va rien faire avant la nouvelle assemblée, n’importe qui pourrait le comprendre, tout comme Macron n’est pas responsable du budget qui a été établit en 2016 par le précédent gouvernement.
      Ne vous en déplaise, l’année 2017 reste une année Hollande et Macron imprimera sa marque uniquement à partir de 2018 et jusqu’à ce moment vous ne pourrez rien dire sur des promesses non tenues.On ne fait pas un bilan d’un mandat de 5 ans, un mois après l’élection.
      Macron risque cependant de devoir corriger un faux tir du précédent gouvernement si ses prévisions budgétaires 2017 ne correspondent pas à la réalité.

      1. macron ne fera que… 20% de son programme parce qu’il ne représente (hélas pour un président élu au suffrage universel) que 20% des opinions. les extrêmes ont abandonné le champ démocratique du parlement. ils attendent l’exécutif dans la rue. macron ne peut pas ne pas tenir compte q’uil est mal élu (hélas). il fera donc comme ses trois prédécesseurs : une politique au centre de non réforme parce que personne ne veut en France supprimer ce qui la mine d’une part (le paritarisme et la capacité de nuisance des corporatismes notamment syndicaux), parce que personne dans la galaxie financière et commerciale qui dirige le monde ne veut remettre en question le modèle de société fondé sur l’énergie fossile, la surconsommation et le crédit.
        donc la ligne politique sera la suivante :
        1/ on ne change rien sur les grands équilibres financiers et économiques (vive la désindustrialisation)
        2/ on s’aligne sur l’option anglo saxonne en ce qui concerne les échanges internationaux et sur l’axe israel/USA:OTAN / monde sunnite pour le MO;
        3: on gère les déficits par toujours plus d’impôts et de social (la France représente à elle seule 15% des dépenses dédiées au social sur la planète. ce n’est aps moi qui le dit, c’est eric brunet…)
        4/on fait le max et encore plus que le max en créant un truc qui coordonne, dans la sécurité intérieure contre le seul terrorisme (au passage pour dire qu’on est actif, on va tout faire pour aligner la gendarmerie sur la police nationale : surtout ne pas déplaire aux syndicats) mais on ne touche pas au communautarisme. surtout on ne fait rien à notre dame des landes (les gendarmes ont annoncé la couleur ; y aller avec des blindés et il y aura des morts des deux côtés)
        5/on donne le sentiment d’avancer en gesticulant sur les programmes scolaires, le temps de travail des femmes, le sociétal (mariage pour tous , GPA, et politique environnementale de proximité)
        6/ on montre « qu »on en a  » en jouant ici ou là au petit soldat souverain en intervenant avec nos FS ou nos paras, avec le soutien US et en essayant de sortir de l’opération avant le JT de 20h. vous pensez ; « au bout d’un mort et une semaine d’opérations, on est dans l’enlisement »…

      2. pardon pour le point 3 : on ne gère pas les déficits, on gère la colère sociale par toujours plus de déficit (voir le gel des 2,7 milliards ce mois ci, l’ancien MINDEF le savait, il ne dit rien)

      3. On ne veut que le succès de la France et éventuellement de ses armes..
        Mais les annonces qui sont faites et le programme economique de Perlimpinpin ressemblent fort à un programme economuqie déjà lu et vu…en plus fort…que nous pratiquons dejà depuis très longtemps…
        Çela ne va pas assez vite…accélérons…heureusement la poudre du Perlimpinpin de l Elysée nous remplit les yeux, nous evitant de voir le mur qui se rapproche d autant plus vite…
        Mais vous avez le droit d être satisfait de voir votre candidat à 23% régner bientôt sans partage. Rendez vous dans deux ans pour constater les dégâts sur nos emplois.

  10. Alors allez !!!! Je lance un pavé dans la marre, mais c’est une réflexion à avoir. Avons nous besoin d’une force aérienne nucléaire ? Les SNLE ne serait-ils pas, à eux seuls, assez discret et efficient pour établir la « menace de représailles » que l’arme nucléaire doit représenter. Si cela était envisageable, l’économie serait plus que substantielle. Peut être que je viens de dire une énorme bêtise !!!

  11. @ felipe,
    .
    « la France représente à elle seule 15% des dépenses dédiées au social sur la planète ».
    .
    Comment parvient-on à ce chiffre? En faisant comme ça: https://www.lesechos.fr/13/10/2014/LesEchos/21791-044-ECH_la-france—15—des-depenses-sociales-mondiales.htm
    .
    Autrement dit, on applique un règle de trois sur des ordres de grandeurs. D’un point de vue économétrique, c’est assez moyen… En fait, pour le dire franchement, c’est portenaouak.
    .
    Et puis il y a des problèmes de définition et tous les pays n’ont pas les mêmes. Quelques questions idiotes:
    – Selon vous, les retraites sont-elles des dépenses sociales? Si oui, alors il faut intégrer les fonds de pension et leur activité boursière dans les dépenses sociales des pays qui ont un système de retraite par capitalisation géré par le privé. Ce qui ferait des Etats-Unis un pays à fortes dépenses sociales.
    .
    – Selon vous, les dépenses consacrées à la famille, comme par exemple les allocations familiales, sont-elles des dépenses sociales? Oui, assurément. Les congés maternité ou parentaux? Oh oui, sans doute. Les allègements fiscaux? Ah! Ca, c’est plus coton. A une époque, le quotient familial représentait un avantage fiscal important en France. On le comptabilisait dans les dépenses sociales, ou pas?
    .
    – Une dépense médicale est-elle une dépense sociale? La chirurgie mammaire des pulpeuses californiennes accortes doit-elle être comptabilisées sous ce chapitre? Oui, non? Si oui, certains Etats dans le monde, comme le Brésil, montent instantanément dans le classement des dépenses sociales mondiales.
    .
    Etc.
    .
    Alors? Ben Eric Brunet et Julien Damon vont reprendre leur calculatrice et leur règle de trois et retourner à leurs chères études, parce qu’ils sont beaucoup plus sur le terrain du discours de conviction que sur celui de la démonstration.

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