Les forces françaises ont « neutralisé » une dizaine de jihadistes dans le nord du Mali

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Après l’opération Vignemale, menée en novembre et au cours de laquelle une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, la force Barkhane ne relâche pas la pression sur les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, et en particulier au Mali.

Ainsi, dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont livré de « violents » combats dans le cercle de Ménaka, situé près de la frontière avec le Niger, contre des éléments terroristes affiliés au groupe al-Mourabitoune, lequel a revendiqué la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Au terme de 4 heures d’engagement, les militaires français ont « neutralisé » une dizaine de terroristes et saisi 2 véhicules de type pick-up et plusieurs motos. L’État-major des armées (EMA) précise également qu’une « quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée ».

« Au Mali, l’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes parvenus à neutraliser en grande partie les groupes terroristes. Barkhane a pour rôle d’éviter la reconstitution de leur puissance, dans un contexte de grande fragilité de la Libye. Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. (…) Globalement, nous avons bien progressé. Notre vigilance reste toutefois intacte », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 14 décembre dernier.

Pour rappel, le groupe al-Mourabitoune est né de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui s’était implanté dans la région de Gao en 2012 avant d’en être chassé par l’opération Serval, avec le groupe des « Signataires par le sang » de Mokthar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme algérien. Récemment, son ralliement à AQMI a été annoncé par Abdelmalek Droukdel, le chef de cette organisation.

Sont également présents, au Mali, au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar Dine Sud et le Front de Libération du Macina (FLM), de création récente.

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