Le 94e Régiment d’Infanterie et le 5e Régiment de Dragons vont renaître

Alors qu’une nouvelle réduction d’effectifs des armées s’annonce, il peut paraître incongru qu’un régiment d’infanterie puisse renaître le 14 juin prochain. En fait, il ne s’agit par de former à nouveau un régiment disparu lors d’une restructuration passée mais d’accoler son nom à une unité actuellement active.

Ainsi le Centre d’entraînement aux Actions en Zone Urbaine (CENZUB), implanté à Sissonne, prendra officiellement l’appellation « CENZUB-94e Régiment d’Infanterie » à compter du 1er juillet. Une cérémonie marquant cet évènement sera organisée le 14 juin.

Créée en 1709 sous le nom de régiment royal de Bavière, avec des recrues allemandes, avant de devenir le régiment royal Hesse-Darmstadt en 1780, cette unité prend l’appellation de 94e RI lors de la Révolution française. Il se distingue notamment à Valmy, puis à Marengo, à Austerlitz et à Friedland. En 1832, il prend part au siège de la citadelle d’Anvers.

Après le Second Empire, le régiment tient garnison à Bar-le-Duc. Au cours de la Première Guerre Mondiale, il est engagé dans les batailles de la Marne, de Verdun et du Chemin des Dames. Lors de la campagne de France de mai-juin 1940, il perd 2.800 hommes sur 3.000, notamment dans des combats dans la région de Troyes. Après la guerre d’Algérie, le 94e RI est recréé en Lorraine, avant de s’implanter définitivement à Sissonne. C’est là qu’il sera dissous en 1993.

Ce changement d’appellation ne se traduira donc pas par une augmentation des effectifs du CENZUB, qui compte environ 600 militaires et civils. Centre d’entraînement unique en Europe, sa mission est de préparer les forces au combat urbain dans des conditions les plus réalistes possibles.

Le CENZUB ne sera pas le seul à changer d’appellation. Ce sera aussi le cas du Centre d’entraînement au combat (CENTAC) de Mailly-le-Camp, qui se verra accoler le nom du 5e Régiment de Dragons (RD), dont il garde l’Etendard.

Dans les plis de ce dernier figurent les noms des batailles au cours desquelles il s’est illustré (Valmy, Wattignies, Arcole, Austerlitz, Eylau, L’Ourcq 1914, Vosges 1915, La Marne 1918, La Meuse 1940 et Résistance Bourgogne 1944).

La mission du CENTAC et de ses 600 personnels (militaires et civils) est d’évaluer la capacité opérationnelle des unités de combat de l’armée de Terre.

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