La malchance du commando qui a tenté de libérer Denis Allex en Somalie

9 mars 2013 – 10:35

L’on en sait un peu plus sur l’échec de la tentative du Service Action de la Direction générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) pour libérer l’un des siens – Denis Allex, le pseudonyme d’un adjudant-chef – alors retenu en otage depuis juillet 2009 par les islamistes du mouvement Shebab, en Somalie.

Certains ont pu – et ce n’est pas à leur honneur – gloser sur l’échec du commando français. L’on peut mettre autant de moyens que possible, préparer minutieusement et au millimètre près chaque détail d’une opération et échouer à cause d’un coup du sort, de l’évènement imprévu.

Il suffit d’un rien pour qu’une opération soit un succès ou un échec. Le raid des Navy Seals américains contre la maison de Ben Laden au Pakistan a été une réussite. Mais n’oublions pas que l’affaire aurait pu très mal tourner après l’accident d’un des hélicoptères mobilisés pour l’occasion…

La tentative de libérer Denis Allex a été longuement préparée, mûrie. D’après l’hébdomadaire Le Point, qui a donné de nouveaux détails sur cette opération dans sa dernière édition, l’otage a été repéré à la fin de l’été dernier, probablement avec le concours des services de renseignement américains.

Des repérages dans le secteur de Bulomareer, une localité située non loin de la côte, sont alors effectués par des agents du SA, lesquels confirment la présence de leur camarade. Ce dernier est retenu dans une maison en pisé, sans étage, avec un toit en tôles ondulées. Un porte donne sur une cour, entourée par des murs. La population semble ignorer la présence d’un otage français dans les parages.

Devant les revendications extravagantes des miliciens shebabs, l’idée d’une opération d’exfiltration de Denis Allex, dont les conditions de détention sont “épouvantables”, s’impose. Le président Hollande donne alors son accord pour les préparatifs.

Mais pour que la DGSE puisse exfiltrer son sous-officier, il lui faut des moyens qu’elle n’a pas, alors que l’opération envisagée est sans doute l’une des plus compliquée qu’elle n’a eu jusqu’à présent à planifier. L’Etat-major des armées va les lui fournir.

Au Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan, les commandos du SA préparent l’assaut qu’ils donneront. La maison où est retenu leur camarade est reproduite en trois exemplaires, l’un d’eux sera installé dans le radier du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, dont l’équipage est laissé dans l’ignorance de ce qu’il se prépare.

Le navire, placé en “Incon Rouge” (c’est à dire que les communications sont coupées) embarque à son bord 2 hélicoptères Caracal de la DGSE, ainsi que deux autres appareils du même type appartenant au Commandement des opérations spéciales (COS). Ce dernier founit également 2 hélicoptères d’attaque Tigre.

Quelques jours avant le 11 janvier, date retenue pour l’opération car elle correspond aux conditions optimales, des répétitions ont lieu à Djibouti. Il s’agit alors d’établir les distances à partir desquelles les hélicoptères ne seront pas entendus à Bulomareer et de s’entraîner, une dernière fois, aux approches par la mer.

Le 10 janvier, le président Hollande donne son feu vert. Et tout s’enchaîne. Dans les airs, les Etats-Unis mettent à la disposition des Français au moins deux avions, dont probablement un AC-130 Gunship. Les 40 commandos du SA sont alors déposés par hélicoptère à 9 km de leur zone d’intervention, qu’ils atteignent, sans avoir été repérés, au bout de 3 heures de marche.

Tout se passe bien jusqu’au coup du sort. Près du mur de la maison où est retenu Denis Allex, un commando trébuche sur une boule de chiffon, qui est en fait un milicien shebab endormi. Que faisait-il là? Pourquoi n’était-il pas près du portail s’il devait surveiller l’entrée? Toujours est-il qu’il a le temps de donner l’alerte en hurlant avant d’être abattu.

Un sergent-chef de 40 ans, qui avait retardé son départ du SA pour participer à l’opération, déploie en quelques secondes une échelle téléscopique pour gravir le mur. Une fois dans la cour, il se précipite pour ouvrir le portail afin de permettre à ses camarades d’entrer. Il n’en aura pas le temps : il est tué par les gardiens des lieux. Sa dépouille sera exhibée par les jihadistes somaliens sur Twitter quelques jours plus tard.

Ces derniers comprennent alors qu’un raid est en cours pour libérer leur otage, qu’ils n’hésitent pas à l’assassiner. Pour les commandos français, la situation se complique : ils doivent faire face à une forte opposition. Et contrairement aux renseignements dont ils disposaient, leurs adversaires sont dotés d’armes de gros calibre.

Pour couvrir la retraite des hommes du SA, les hélicoptères sont obligés d’intervenir. Au final, 4 d’entre eux seront gravement blessés, dont le capitaine Rebout, qui décédera à bord du BPC Mistral. Le bilan aurait pu être encore plus lourd sans l’efficacité des médecins du bord qui réussiront à sauver les trois autres militaires. Quant aux shebabs, ils compteront 17 tués dans leurs rangs.

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  1. 62 commentaires à “La malchance du commando qui a tenté de libérer Denis Allex en Somalie”

  2. j’imagine bien la scène du gars trébuchant sur le gardien endormi, surtout la stupéfaction de ce dernier en voyant cela.
    Oui la nuit il fait noir, oui même avec une JVN ce n’est pas evident, surtout lorsqu’il y a un effet de “zoom” qui fait que ce que tu crois être a 30cm de ta tête est a 1m, il faut s’y habituer
    Il ne faut pas grand chose, pourtant les premieres critiques visaient directement le matériel, le manque de moyen et la mauvaise préparation du commando, alors que c’est un ramassis de conneries.

    Dommages, une mission bien préparée pourtant

    Par toto on mar 9, 2013

  3. Malheureuse infortune. Je suis surpris qu’avec les JVN il ne l’ait pas vu, mais n’en ayant jamais portées, je ne pourrai jamais en juger.

    Le commando en question doit en avoir gros sur le coeur mais ce n’est pas moi qui le jettera la première pierre.

    Respect à tous ces soldats de l’ombre!

    http://www.youtube.com/watch?v=qhTg5SMXMYs

    Par Lucien on mar 9, 2013

  4. lui jettera

    Par Lucien on mar 9, 2013

  5. Une superbe planification, préparation et exécution, dignes d’une “encore” grande nation qui va chercher les siens au bout du désert. Du grand art militaire au niveau des opérations “qui ose gagne”. Et puis la boule de chiffon, le grain de sable …
    Honneur aux morts. Respect aux blessés et aux participants.
    Un regret pour l’avenir: avec les crédits qui vont nous rester, au-delà de SERVAL, même ce type d’opération ne sera plus possible !

    Par Optmiste on mar 9, 2013

  6. Respect immense.

    Par Sam Epate on mar 9, 2013

  7. @optimiste
    N’abuse pas quand même, on ne passe pas de 30mds€ a 500M€ annuel.
    Toujours la dramatisation de tout, même si c’est triste.
    Du côté américain on dramatise de perdre un porte avion, alors qu’ils en ont encore une dizaine.Y aura moins qu’hier, mais on ne va pas se retrouver au niveau de l’armée malienne.

    Par toto on mar 9, 2013

  8. Pour votre information, cette version des faits est totalement fausse !!!

    Par Tom on mar 9, 2013

  9. Merci pour ces précisions, comme d’habitude beaucoup il y avait eu beaucoup de spéculation foireuse juste après l’opération, il est bon de rappeler que l’opération avait été menée sérieusement… mais un aléas à la con en aura décidé autrement :/

    Par Alexandre L. on mar 9, 2013

  10. @ Tom

    Ta source stp? Et pourquoi?

    Par Lucien on mar 9, 2013

  11. @ Lucien

    Un ancien du SA …

    Par Tom on mar 9, 2013

  12. Ils n’ont pas de caméra thermique portable nos forces spéciales ? C’est en location chez Leroy Merlin ! :)

    Par Gwydyon on mar 9, 2013

  13. Lequel Bin Laden coulait une retraite paisible, avec l’aval des services saoudiens (son employeur) et pakistanais, et pour certains, mort depuis 2001…

    Par André on mar 9, 2013

  14. Par respect pour le chef du site je ne mettrais pas le lien sur l’article qui raconte en détail les pourquoi du “foirage planifié” de l’opération “exfiltration de Denis Allex”, les innocentes victimes autochtones collatérales qui en ont découlé, l’attitude des pontes de la Dgse au cours de ses années d’otage, les infos vaseuses fournies par les “alliés” américains…

    Par Memento Legacy on mar 9, 2013

  15. http://www.europe1.fr/International/Le-militaire-qui-a-tue-Ben-Laden-raconte-1412423/ J’adore le passage : “Je l’ai vu prendre ses dernières inspirations, juste une respiration réflexe”, détaille l’opérateur, qui se dit “stupéfait” par la grande taille de Ben Laden.” C’est bizarre parce qu’en vieillissant on rapetisse normalement, ça doit être une curiosité géographique hé hé hé !

    Par Memento Legacy on mar 9, 2013

  16. c’est tellement tiré par les cheveux que je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est faut… comme dit plus haut “les lunettes thermique c’est en location chez Leroy Merlin”

    Par Spi0n on mar 9, 2013

  17. Respect pour leur courage à tous, la Baraka n’était pas là; reste que Denis, il a compris que ses potes étaient là, çà n’a pas fonctionné mais il est mort en sachant que son pays ne la pas laissé crevé comme un chien et çà c’est le principal.

    Par stef74 on mar 9, 2013

  18. Au travers de cet article que veut-on justifier ? L’essentiel est oublié… Près de trois ans otage dans des conditions terribles pour au final se faire assassiner à cause de l’amateurisme de pieds nickelés…

    Par guillotine on mar 9, 2013

  19. On ne pourra jamais vérifier la véracité de ce qui est rapporté, et j’ai tendance à estimer qu’attendre le jour de la nuit sans lune (1 par mois en gros) pour faire l’opération c’était un peu téléphoné.

    Je serai responsable d’un camp avec des otages je renforcerai la garde ces nuit là.
    Mais je me trompe peut être.

    Par donald on mar 9, 2013

  20. Pourquoi avoir confié cette opération au SA de la DGSE (plus spécialisé dans les opérations clandestines).
    Le COS et ses différentes unités spécialisées et plus expérimentées n’aurait-il pas été plus approprié ?
    Sans doute encore une histoire de guèguerre des services redondants.

    Par casimir on mar 9, 2013

  21. @ guillotine

    Prenez un vol pour Kidal et libérez nos otages dans cette région.

    Par Kouak on mar 9, 2013

  22. Le grand public n’aura jamais de certitude a 100% sur ce qu’il c’est passé.
    Ce qui est sur c’est que les éléments du COS et du SA de la DGSE sont des éléments hyper entrainés, parmi les meilleurs du monde dans leurs domaines respectifs, tous comme leurs équivalents dans d’autres pays.
    Leur niveau de préparation et de technicité est sans commune mesure avec celui des preneurs d’otage.
    Comme pour toutes les opérations de sauvetage, il peut y avoir un ensemble de facteurs exogènes qui influent sur le résultat!

    Par Reality Check on mar 9, 2013

  23. 20130113

    Le raid français en Somalie, qui a échoué à libérer l’otage Denis Allex et fait au moins un mort parmi les soldats français, aurait fait des victimes parmi les civils sur place. Au moins huit civils auraient été tués pendant les combats très violents se sont déroulés, selon des témoins interrogés par l’AFP.

    “Quatre civils, dont trois d’une même famille, sont morts. Ils ont été tués hors de Bulomarer, là où les commandos français ont atterri avant d’entrer dans cette ville”, a affirmé un habitant. Il s’agirait d’un couple, leur fils, et un autre homme.

    Quatre autres civils seraient morts dans les combats qui ont suivi entre ces commandos et les insurgés islamistes à Bulomarer, ont rapporté des témoins, interrogés par téléphone depuis Mogadiscio. Parmi eux figureraient une femme, son enfant et le gardien d’un marché local. Leurs corps auraient été retrouvés près d’un lieu appelé Dhaydog, selon un notable.

    Les autorités françaises ont jusqu’ici fait état de 17 “terroristes” tués, on ignore si ce bilan inclut certaines des victimes civiles mentionnées par les témoins.

    “Ils étaient une quarantaine face à cent shebab”
    Selon un des témoins interrogés, les insurgés islamistes ont été prévenus par des habitants de l’atterrissage de plusieurs hélicoptères d’assaut, à trois kilomètres environ de Bulomarer. “Des gens ont vu (les commandos français) débarquer dans des champs, les shebab ont été informés que des hélicoptères avaient atterri et qu’ils avaient débarqué des soldats, et ainsi ils (les islamistes) ont pu se préparer”, a-t-il déclaré. Un commandant local islamiste a confirmé à l’AFP avoir été prévenu de l’arrivée des soldats français, sans préciser comment.

    Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a reconnu samedi que la résistance avait été “plus forte que prévu” pour les commandos français qui étaient, selon une source dans les milieux du renseignement français, une cinquantaine à avoir été amenés dans le sud somalien à bord d’au moins cinq hélicoptères.

    “Ces gens (les commandos français) étaient fous”, a estimé un employé somalien d’une agence humanitaire locale, s’exprimant sous couvert d’anonymat. “On nous dit qu’ils étaient environ une quarantaine face à plus de cent combattants shebab lourdement armés. Leur mission était impossible et très peu professionnelle.”

    Francetv info avec AFP

    Par GrosNez on mar 9, 2013

  24. “Dommages, une mission bien préparée pourtant”

    Evidemment que non puisqu’elle a échoué!

    La “boule de chiffon” low-tech a aussi bien joué son rôle puisque l’alerte a été sonnée…

    Cette opération a été une grosse bourde sinon une grosse connerie!

    Par GrosNez on mar 9, 2013

  25. Certains commentaires sont “navrants” , les champions des opérations derrière un écran me font vomir quand aux civils morts c’est un peu comme des français tués par des bombardement alliés ou des allemands s’ils étaient sympathisants, paix à leurs âmes.

    Par sentinelle 2 on mar 9, 2013

  26. Un coup de Commando reste un coup de Poker même s’il a bien été bien conçu…
    Ne pas le réussir permet à défaut d’en tirer des enseignements…
    PAS VU,PAS PRIS…

    Par Wrecker on mar 9, 2013

  27. la malchance est un hasard malheureux et ce
    mot ne fait pas partie du language des services speciaux,par contre fatalité qui est
    une circonstance facheuse imprévue et inévitable oui,ce milieu ne fait pas de
    privauté avec la semantique

    Par booster1 on mar 9, 2013

  28. Le corps du sergent-chef a t’il été récupéré ?

    Par Palawts on mar 9, 2013

  29. @ guillotine

    vous n’êtes pas sérieux!
    nos hommes du COS sont tout sauf des amateurs.
    c’est évident.
    Maintenant, l’échec est effectivement à mettre sur le facteur “fluctuant” de l’imprévu…que voulez vous ils ont tenté ( c’est déjà énorme…avec des anciens potes de l’otage), ils ont échoué.
    Mais soyez plus respectueux de ces types qui font énormément de sacrifices personnels pour arriver là où ils sont.

    Par socrate on mar 9, 2013

  30. @socrate : le respect c’est pas un dû, ça se mérite ! Et si comme certains l’affirment, et je suis toute disposée à les croire si ça peut les conforter dans leur supériorité, ce groupe de la Dgse était un des meilleurs, genre “on est les meilleurs et on le sait putain de merde !” et ben bonjour le fiasco, bonjour la honte ! Si c’est des pros y’aurait pas dû y’avoir de victimes civiles, comme cette vieille femme égorgée par inadvertance dans le feu de l’action suradréanalinée, alors NON, pas de respect gratos juste parce que quelqu’un t’aboie dessus en te donnant l’ordre de respecter on sait pas qui on sait pas quoi, dans ces cas-la je sors mon doigt, celui pour les grandes occasions et qui veut dire : va respectueusement te faire foutre !

    Par Memento Legacy on mar 9, 2013

  31. Comme quoi l’histoire devient réalité :

    « La grande incertitude [liée au manque] d’informations en période de guerre est d’une difficulté particulière parce que toutes les actions doivent dans une certaine mesure être planifiée avec une légère zone d’ombre qui (…) comme l’effet d’un brouillard ou d’un clair de lune, donne aux choses des dimensions exagérées ou non naturellestrad 1. »

    — Carl von Clausewitz,

    Par lephil on mar 9, 2013

  32. @Memento

    Une veille femme égorgée ??
    Par qui ???

    Par Reality Check on mar 9, 2013

  33. Les commandos n’utilisent pas des explosifs pour ouvrir les portails ?

    J’ai un peu de mal à croire à cette version. Le Point dit qu’un commando, seul et isolé, a franchi le mur avec une échelle pour ouvrir le portail de l’intérieur. Pourquoi faire ça ? Surtout s’il n’y a plus d’effet de surprise.

    Par simple curieux on mar 9, 2013

  34. Cette justification qu’ils ont trébuché sur quelqu’un qui dormait, ne tient pas la ligne. Les membres du commando sont équipés de lunettes à infra rouge de vision nocturnes.

    S’ils n’ont pas utilisé ces lunettes, erreur monumentale et impardonnable.

    Par un passant on mar 9, 2013

  35. Hmmm, je reste dubitatif sur la description de l’assaut final. La poisse, ça existe. Eviter 9 dangers et trébucher sur le 10è, ça existe. Reste que ce fut un fiasco. Le respect dû aux acteurs opérationnels, en particulier aux victimes et à leurs proches, ne doit pas occulter que ce fut un fiasco. En tout esprit militaire, il faut l’analyser et déterminer comment ça aurait pu ne pas en être un. En évitant de faire ceci, ou en s’imposant au contraire de faire cela. Ce n’est pas à nous de trancher mais espérons néanmoins qu’on saura tirer les bonnes leçons de cette opération afin que la prochaine ne se termine pas de la même façon.

    Par francis henri on mar 9, 2013

  36. @ Reality Check

    Ne perdez pas votre temps avec Memento Legacy, son cas relève de la psychiatrie…
    cordialement

    Par thierry on mar 9, 2013

  37. @un passant
    Tu as deja utilisé deslunettes a vision nocturne? j’en doute

    Par maho on mar 9, 2013

  38. “…un commando trébuche sur une boule de chiffon, qui est en fait un milicien shebab endormi”

    si cela est avéré j’appelle ceci une faute grave !Prendre d’assaut une maison sans meme avoir reperé les lieux !!! Il y a une difference entre “une boule de chiffo” est une personne entrain de roupiller !

    Encore une fois le service communication nous a pondu une belle histoire à dormir debout !!

    De plu ça voudrait dire qu ils sont tres reactif bref je me marre devant ce scenario grotesque !

    Par OuLaLa33 on mar 9, 2013

  39. Une version qui a été “vendue” à la presse par les services et le pouvoir.
    J’ai vu les photos sur Tweeter du soldat et dont le corps n’a pas été récupéré: à vue d’oeil il avait 25 ans. Il était jeune,la version du sous off de 40 ans ne tient pas.

    Quid de sa dépouille ? Plus personne n’en a parlé par la suite et surtout pas les journalistes qui se contentent trop souvent des versions officielles. Un membre d’une équipe d’assaut qui est laissé sur place c’est pourtant rarissime. Honneur à ce soldat, au capitaine Rebout et à Denis Alex qui a du vivre l’inimaginable.

    Par Patriote67 on mar 9, 2013

  40. ce que je retiens c’est : ECHEC

    Tout à revoir … meme si sa a été préparé et des moyens ont été mis

    Les Americains eux, n’ont pas échoués chez les pak pak
    Les Algeriens n’ont pas échoués dans la rafinerie meme si il y’a eut des dommages collatérales …

    Par huhu54 on mar 9, 2013

  41. OK, nos camarades n’ont pas reussi; trois ont laissé leurs peaux dans l’opération et sans doute le double à été blessé, mais ils ont tenté et peuvent se regarder dans une glace le matin: ils ont tutoyé le diable pour sauver leur pote Alex.
    Grand respect, messieurs, Qui Ose Gagne, je suis très fier de vous et je ne suis sands doute pas le seul….

    Par Wallace on mar 9, 2013

  42. @Kouak,
    Les otages au Mali parlons en justement…
    @Socrate,
    Il faut arrêter de regarder des films et prendre malheureusement conscience d’une triste réalité : les échecs récurrents et patens du service action, forces spéciales et consorts… Faut se remettre en cause bordel!!!!
    Personnellement j’ai une pensée pour la famille d’Alex et celles des autres otages décédés toujours… Par malchance!

    Par guillotine on mar 9, 2013

  43. 1/ Ne sont connus que les échecs
    2/ Si la version officielle est un jour connue, sera t-elle véridique ? Seul compte le CR du chef de mission ; le reste…

    Par 421 on mar 9, 2013

  44. Bon, on réussira la prochaine fois. Le reste, on le traite en interne.
    Merci à @Reality Check, notre ami algérien, qui se montre plus patriote que certains sur ce site, un comble…

    Par Amusé on mar 9, 2013

  45. «Il n’y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. Les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais.»
    [ Napoléon Bonaparte ]

    Par Lucien on mar 9, 2013

  46. Sans revenir à la version qui nous est ici présentée de cet échec, n’oublions pas que ce genre d’action pour libérer un ou des otages, de surcroît en territoire hostile, est terriblement complexe.

    Et l’accomplissement de ces missions aussi méticuleusement préparées soit-elles, ne tient pas seulement d’une science exacte : on y retrouve forcément les facteurs malchance et chance en cas de réussite…

    L’exemple d’il y a presque 20 ans de Marignane, sans remettre en questions les qualités de l’action du GIGN, révèle aussi la présence du “facteur chance”, quant à la réussite de cette intervention. Cette opération était aussi exécutée dans un contexte relativement moins complexe en territoire ami en France…

    Utiliser des forces spéciales plutôt que le “service action” de la DGSE, n’est pas forcément un argument convaincant au regard des dernières tentatives de libération d’otages dirigées par le COS :
    On se souvient de l’action menée en avril 2009 pour libérer les otages du “Tanit” au large de la Somalie où on peut ici également constater le facteur malchance et incompréhension (Florent Lemaçon se serait interposé pour protéger sa famille?)…

    Quant à l’opération “archange foudroyant” en janvier 2011, là il n’était plus question de malchance, mais d’une succession d’improvisations qui se sont suivies en fonction de l’évolution des renseignements reçus en direct.
    Cette opération n’était aucunement préparée et répondait à une volonté politique d’agir impérativement sur l’instant face à l’opportunité du repérage de cette colonne de pick-up emmenant les otages.
    Antoine Léocour et Vincent Delory n’ont pas survécu à cet “archange aveugle”…
    De fait, en dehors de la libération des otages retenus sur le trois de luxe “Le Ponant” en avril 2008, le COS ne s’est pas forcément montré efficace dans cet exercice.

    Inutile de se tourner vers une autre unité, sensée pouvoir répondre à ce type de mission : la libération d’otage, sachant que le RAID est déjà en difficulté pour mener un simple assaut contre forcené sans otages.
    La prestation effectuée à Toulouse en mars 2012, est suffisamment éloquente, même s’il s’agissait de capturer vivant (à l’insu de son plein gré) l’interessé…

    Enfin en ce qui concerne la “Service Action” de la DGSE, j’ai le souvenir d’un incident qu’on pourrait presque croire révélateur des lacunes de ce SA et prémonitoire de l’échec en Somalie.
    C’était en novembre dernier où cinq agents de la DGSE parachutés clandestinement en Bulgarie, furent capturés et remis aux autorités par des paysans du coin…

    Au-delà des facteurs chance/malchance que j’évoquais, certains des échecs cités tiennent aussi à une mauvaise préparation et réalisation.
    Si on doit apprendre des échecs que l’on subit, il est plus que temps que nos services secrets et forces spéciales nous révèlent avoir retenu les leçons de leurs expériences malheureuses et cruellement répétitives.
    Surtout que l’ensemble de ces unités doit faire face à d’autres défis tels que les libérations des différents otages retenus par les djihadistes, entre le Mali et le Nigéria.

    Par Zayus on mar 10, 2013

  47. 40.000 morts à cause du diesel, 12 sur les pistes depuis janvier. Ca fait 110 morts par jours

    Par JEAN PAUL on mar 10, 2013

  48. “”"”"Les Americains eux, n’ont pas échoués chez les pak pak”"”

    aller flinguer un vieillard empaillé assis depuis 2001 devant sa 36 cm noir et blanc Pathé marconi , et sa cuisiniere, dans un milieu qui n’est pas proprement parlé hostile et cela sans le ramener dans un sac à jambon , bonjour l’exploit.
    il fallait bien faire une repet pour en faire un film.

    Par jean pierre on mar 10, 2013

  49. C’est une opération des services secrets par conséquent tous les details de cette opération sont secrets pour bien des années,toutes les informations recueillies par les journalistes en off ne sont que theorétiques et sujettes a speculations. Ce qui est traduit ici par glosser,c’est a dire commentaires malveillants est une pure erreur,c’est surtout des commentaires d’effarement,car il ne faut pas mentir,la liste des opérations non couronnées de succès est longue depuis un bateau au fond d’un port d’Océanie .
    Pas un commentateur ni lecteur de ce site ne sous estime les difficultés et l’enormité en moyens humains et materiels d’une telle opération,mais ce que nous savions depuis longtemps c’est que ces shebabs sont la lie de l’humananité qui pourraient faire passer Ben laden pour un enfant de choeur,car ces types concentrent tous les vices du monde ramifications et accointances dans la corne de l’Afrique c’est la peut etre la que se trouve un debut de vérité

    Par booster1 on mar 10, 2013

  50. @jean pierre
    l’option de depart pour les US c’etait mort,vivant n’etait qu’une option de substitution officielle mais non officieuse,je ne doute pas que vous fassiez le distingo,un Ben laden vivant derriere des barreaux etant plus dangereux passivement qu’un Ben laden effacé.
    Or pour la France il n’y avait qu’une option et meme s’il y a des similitudes dans le mode operatoire,la semantique de l’opération est tout autre

    Par booster1 on mar 10, 2013

  51. Effectivement, une “boule de chiffons” qui en fait est un homme qui dort, ça fait bizarre pour qui n’a jamais été dans ces endroits du globe ou tout simplement pour y avoir séjourné en hôtel x étoiles avec piscine…
    Au début des années 70 à Djibouti, la nuit, il était fréquent de voir justement ces “boules de chiffons” dormir sur les trottoirs. Mais également dans le train de Addis-Abeba à Djibouti, il y avait ces “boules de chiffons” sous les sièges, sur les porte-bagages, dans des tonneaux recouverts d’oranges….Et au cours de mes patrouilles, je me suis fait surprendre en donnant un coup de pied dans une “boule de chiffons” en voulant franchir une porte..

    Par Christian on mar 10, 2013

  52. erratum
    gloser

    Par booster1 on mar 10, 2013

  53. Un peu de réalisme: une seule balle tirée par les Shebabs sur Denis Alex suffisait a rendre cette opération caduque.

    En face, c’était un coup de poker qui relevait du miracle.

    Je comprends que l’on soit déçu, mais la critique des hommes qui ont risqué leur vie malgré cela me parait injuste.

    A la limite, on peut remettre en cause la décision des chefs d’y aller, mais pas la compétence ni le courage des FS car elles ne sont pas en cause dans ce cas précis.

    Par Reality Check on mar 10, 2013

  54. @Zayus
    J’adhère complétement.

    Par guillotine on mar 10, 2013

  55. Certains commentaires sont tout de même extraordinaires : on croirait que leurs auteurs y étaient. J’espère que la vielle règle des “soldats de l’ombre” est toujours en vigueur : “Tu ne parleras jamais de ce que tu as vu, su, ou entendu”.

    Par BT on mar 10, 2013

  56. @BT : félicitations, “ne jamais parler” , rester entre soi, expertise de consanguins, c’est la méthode des vainqueurs.

    Par francis henri on mar 10, 2013

  57. “”"”Or pour la France il n’y avait qu’une option et meme s’il y a des similitudes dans le mode operatoire,la semantique de l’opération est tout autre”"”"

    Par booster1 on mar 10, 2013

    je ne critique pas le mode opératoire des français bien au contraire estimant que cette derniere action était bien plus difficile.

    Par contre concernant la mort de ben laden, si c’est lui , le donner à manger aux poissons est du plus mauvais effet pour tous les musulmans y compris ceux qui sont pacifistes.

    il aurait mieux valu une chtite photo de son cadavre, celle donnée par les médias s’étant révélée fausse.

    Par jean pierre on mar 10, 2013

  58. @francis henri
    Je veux dire par là que ce n’est pas à eux d’en parler. Il y a des instances pour cela : les services de renseignement agissent sous les ordres des politiques que je sache. De plus, il y a des archives avec une réglementation pour les consulter. Tout cela est évidemment bien contraire à la mentalité actuelle où la communication l’emporte sur l’action : on voit le résultat.

    Par BT on mar 10, 2013

  59. pour mémoire : le beau geste des hommes du Service Action pour Denis Allex

    “… Plusieurs de ses camarades ont demandé à prolonger exceptionnellement leur contrat au Service Action afin de pouvoir participer à la libération de “Denis Allex”. …”

    source : Jean-Do Merchet

    http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Exclusif-le-beau-geste-des-hommes-du-Service-Action-pour-Denis-Allex_a935.html

    Par RP Defense on mar 10, 2013

  60. @BT

    Ok, je comprends.

    La nécessité de “réapprendre” à trier le bon grain de l’ivraie à l’air libre (et non pas en petits comités) constitue une “guerre” , un défi, un objectif tout aussi légitime et important que celui rempli en Mali ou en Somalie.

    Par francis henri on mar 10, 2013

  61. Bonjour,

    Tout ceci n’est que la conséquence de dizaines d’années d’affaiblissement de notre armée; Seuls les chefs sont en cause; Dans les années 70,et bien qu’il nous arrivait d’avoir le feu vert et d’être “couvert” on pouvait déjà entrevoir ce qui allait se passer. Je donnerais un seul exemple Pierre Debizet était parti en reconnaissance à N’Djamena la capitale du Tchad dans le courant du dernier trimestre de 1978. Au retour, il me confia que le but du voyage était de voir dans qu’elles conditions on pouvait monter une opération de représailles contre Hisseine Habré que l’on considérait comme en parti responsable de la mort, en avril 1975, du Commandant Galopin, un officier du SDECE, chargé de négocier la libération de Françoise Claustre, une archéologue prise en otage par les rebelles Toubous en 1974 dans le massif du Tibesti. Quelques temps plus tard, il me confia que les « services » français s’étaient opposés à cette opération. Il ne me donna pas plus de détail mais j’en déduisis que nos service devait utiliser Hisseine Habré comme informateur de haut niveau avec l’épée de Damoclès d’une exécution éventuelle au cas où il se refuserait à collaborer. Je ne crois pas que mon analyse soit le fruit de mon imagination, je devais apprendre des années plus tard que Georges Boudarel donnait des cours à des agents du SDECE.
    Voilà le résultat de ces politique incohérentes.
    Cette histoire d’ancien combattant fera peut-être rire les jeunes mais on peut déjà prédire que l’on fera de plus en plus appel à des “formations privatisées” car comme l’écrit Ernst Junger, “dans les périodes de déclin surgissent des condottiere intelligents”

    Par Bataille on avr 26, 2013

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  2. mar 10, 2013: La malchance du commando qui a tenté de libérer Denis Allex en Somalie | Armée Média
  3. mar 12, 2013: Vous avez un nouveau message #2 | laconisme

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