Un colonel critique publiquement le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur

12 mars 2010 – 20:33

Depuis le 1er janvier 2009, la Gendarmerie nationale est rattachée au ministère de l’Intérieur tout en ayant conservé sa spécificité militaire. Seulement, cette intégration a du mal à passer chez certains gendarmes.

Ainsi, le colonel Philippe Espié, ancien commandant du groupement de gendarmerie de l’Ardèche et actuellement en poste à Haïti, a exprimé ses réserves dans un lettre adressée au préfet de son ancienne affectation et rendue publique ce 12 mars par le sociologue Laurent Mucchielli, qui a étudié les conséquences de ce rapprochement entre policiers et gendarmes.

« De ce qu’il me remonte du terrain, l’intégration de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur n’est pas particulièrement bien vécue par les personnels de l’Arme qui n’y trouvent aucun intérêt ni aucune plus-value » écrit, sans ambages, le colonel Espié.

L’officier ajoute que les gendarmes n’ont pas le « sentiment d’être mieux défendus aujourd’hui qu’ils ne l’étaient au ministère de la Défense » et qu’ils « ne perçoivent aucun changement particulier positif dans ce changement de ministère ». Du coup, ils ressentent de la « résignation », ce qui « ne saurait être de bon augure » dans une situation qui apparaît comme étant « contre-productive ».

Le colonel Espié avance plusieurs éléments d’explication. D’une part, il avance que les gendarmes « se sentent attaqués en permanence par (ces) syndicats » de police qu’il estime être « très corporatistes » et, d’autre part, il estime que les responsables du ministère de l’Intérieur « n’ont pas une connaissance précise et complète de notre Arme (ndlr: la gendarmerie) et de son fonctionnement » et « encore moins (de son) statut militaitre, un gendarme restant pour eux un policier avec un képi ».

Aussi, toujours selon l’officier, les militaires « ne se reconnaissent pas dans les pratiques actuelles » du ministère de l’Intérieur, dont la « cogestion permanente hiérarchie-syndicats ».

D’où les craintes exprimées par le colonel Espié. « Je crains que cette intégration décidée par le politique ne conduise à court terme au démembrement de l’institution », écrit-il, préférant « l’émulation » entre la police nationale et la gendarmerie.

Cette sortie « musclée » du colonel Espié est inhabituelle pour un militaire, tenu au devoir de réserve, contrairement à ses collègues policiers qui ont par ailleurs le droit de se syndiquer. De plus, elle arrive au moment où, justement, la place Beauvau est en train de répartir les domaines de compétences entre policiers et gendarmes.

Pour l’instant, la Direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas répondu aux propos vigoureux de l’officier. Ce que lui reproche, d’ailleurs, le syndicat de police Alliance (gardiens de la paix), qui s’est dit « choque » par les critiques du colonel Espié.

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  1. 30 commentaires à “Un colonel critique publiquement le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur”

  2. Personnellement je partage pleinement ce que dit le Colonel de Gendarmerie. C’est un faux calcul de vouloir rassembler sous une même tutelle deux institutions dont le fonctionnement est à des années lumières dans l’éthique même de la profession de gendarme. Arrêtons de se voiler la face, cela ne peut pas fonctionner ainsi sans changement de statut de l’une ou l’autre institution.

    Par Albuhéra on mar 12, 2010

  3. Enfin, enfin, un colonel qui l’ouvre ; mais malheureusement et encore une fois un gendarme. C’est mieux que rien, mais il serait bien que les terriens emboitent le pas ; mais pour cela ils faudrait qu’ils soient moins carriéristes. Un peu de courage !

    Respect mon colonel.

    Par Mike on mar 13, 2010

  4. Je dis  »BRAVO » à ce colonel, car des officiers comme lui, qui ont ce courage, il en existe peu en gendarmerie. Ils sont vraiment rares. La majorité n’étant que des carriéristes qui n’aspirent qu’à leur grade supérieur et n’en ont rien à faire des subordonnées et de leur « Ã©tat d’âme ». Quand ont est lieutenant on veut le grade de capitaine, de capitaine à commandant de commandant à Lt. colonel, de Lt. colonel à colonel et de colonel bien entendu on aspire aux étoiles de général. Mais ce ne sont en fait que des étoiles filantes… (Sans commentaire). Le gendarme de base a toujours été brimé, et ce, de tout temps, ce n’est donc pas nouveau. Demandez donc au syndicat synergie police ce qu’ils en auraient pensé si on les avaient  »reconvertis » de policiers en gendarmes ou tout simplement  »transvasés » au ministère de la défense??? Ah, j’oubliais ils sont syndiqués, ils auraient donc fait grève… Isn’it? Mais voilà, les gendarmes ne peuvent faire grève, malgré leurs deux couvre-chefs (casquette de police et képi de gendarme). Il est vrai que nos gouvernants n’en ont rien à faire, ils font tout simplement ce qui les arrange, sans demander l’avis de qui que ce soit et sans concertation, normal, ce sont des militaires. Ils ont donc fini par mélanger de l’eau avec de l’huile… L’huile en haut (la police) et l’eau en bas (la gendarmerie, ou ce qu’il en reste). Et c’est bien entendu l’huile qui est en surface qui reste visible et adulée. Mais peut-on se séparer de la gendarmerie? Que nenni, elle est trop maléable, on en fait ce que l’on veut quand on veut, puisque un corps militaire  »bâtard » (moitié civil, moitié militaire), mais qui reste malgré tout soumis aux règles et devoirs militaires (devoir de réserve qui, quoi qu’il arrive ou vous arrive vous devez la fermer).Sans oublier : »LA DISPONIBILITE ». Où est la parité police/Gendarmerie? Où en est l’équité? Les syndicats de police s’insurgent des propos du colonel? Mais si vous aimez tant que ça les gendarmes, pourquoi ne pas les épauler messieurs les policiers? Mais que suis-je bête, vous n’êtes pas des militaires bien que vous dépendiez du même Ministère… Excusez-moi mais je m’y perds un peu dans ce méli-mélo. Alors, avant de vous insurger et de crier au  »voleur » au  »goujat », défendez vos collègues gendarmes au lieu de les critiquer, c’est à ce prix là que peut-être pourra se faire cette intégration et fraternelle collaboration: Police/Gendarmerie. Mais il est vrai que la critique est aisée, mais l’art est difficile. Quoi qu’il en soit, moi je dis, bravo mon colonel, vous avez une sacrée paire de c……s!Et si l’on pouvait me muter à Haïti à vos côtés, je serais votre fidèle servant.

    Par jev on mar 13, 2010

  5. Hummm, je ne comprend pas bien, il me semblai avoir publié un post hier au soir, et il n’apparaît pas…. Bon, quoi qu’il en soit, je crois que le malaise est lplus profond. Les gendarmes sont soldés peut à peut. Plus de budget, besoin de matériel? pas possible, plus de sous…. Les missions, un partage devait être fait, pour le moment, les gendarmes gardent les missions sous terraines (les moins intéressantes hors outremer biensur). Je ne suis pas sur que la majorité des gendarmes souhaitent une vrai parité police / gendarmerie, ils veulent surtout garder leur identité et rester ce qu’ils sont : une force de police militaire apte à intervenir en tous lieux, tous temps, dans toutes les conditions. Une vie aventureuse quoi….?

    Par alf on mar 13, 2010

  6. Mon cher jev,
    Il me semble que vous avez oublié plusieurs paramètres.
    Les gendarmes se font fait porter consultants en 2001. Sont allés en consultation en véhicule de service et ont désobéi à des ordres formels de regagner leurs unités. Leurs épouses ont défilé avec les policiers dans les manifestations.
    Mon commentaire : on est soit militaire, soit civil. Mais pas l’un ou l’autre, au gré de ses humeurs.
    Les gendarmes exigent la parité totale avec la Police au titre de la parité Queuille. Ce qui conduit à revendiquer notamment le même taux d’Indemnité Spéciale de Sujétion Police. Ce qui conduit les divers gouvernements à négocier durement avec les policiers en indiquant « n’oubliez pas qu’il faudra aussi donner aux gendarmes ». Ce qui entraîne une certaine rancoeur des syndicats de policier, surtout Alliance Police Nationale, qui est un syndicat de gradés et gardiens !
    Mon commentaire : La parité me semble dangereuse lorsque l’on a une concession de logement, des charges locatives réduites, des tickets de service et des OPEX.
    Vos arguments sur la disponibilité et sur le droit de grève me laissent, en outre, dubitatifs. Les policiers n’ayant pas le droit de grève et travaillant 35 heures sur le fondement d’une loi qui s’impose à tous. Y compris aux militaires qui bénéficient de TAOPM depuis la promulgation des lois Aubry. (Et qui curieusement indiquent ne pas être soumis aux 35 heures !!)
    Mon commentaire : il faut toujours connaître son adversaire et il ne faut jamais avoir de faux arguments. (Ne pas compter ses heures; Etre très disponible; C’est une culture. Le mettre ensuite en avant comme argument est osé.)
    Il reste un fait : les gendarmes ont le sentiment d’être abandonnés et d’être « cocus ». Ce sentiment étant différemment partagé (Officiers Généraux, Officiers supérieurs et subalternes, Majors, Sous-Officiers). Ce sentiment est oublieux notamment du plan 5000. Ce sentiment est dangereux car les syndicats de police sont puissants, même si le lobby des élus locaux, l’existence d’une commission de la Défense à l’assemblée nationale, l’attitude de la DGGN, fait contrepoids. Ce sentiment est, parfois, instrumentalisé comme le montre la publication par Mr Mucchielli.
    Certains craigent la mort de l’Arme. Mais franchement, en 2001, n’ont ils pas, eux-même, mis les balles dans le chargeur ?
    Nota : Les gardiens de la paix sont recrutés avec le baccalauréat. Les gendarmes sans condition de diplôme. (Quand je dis qu’il faut se méfier de l’exigence de parité)

    Par Gwydyon on mar 13, 2010

  7. messieurs les policiers il existe maintenant une passerelle police vers la gendarmerie(pas encore l’inverse)donc si notre logement et notre disponibilité au coup de sifflet vous attire, faites la demande.

    Par gm on mar 13, 2010

  8. Mon cher gm
    N’étant pas policier, je ne puis m’exprimer en leur nom.
    Ceci étant, suite à votre formule un peu « dynamique », il ne faudra pas vous étonner d’une réponse du style « si les gendarmes ne sont pas contents qu’ils aillent travailler dans le privé »
    Car c’est le risque des formules à « l’emporte-pièce ». Elles se déclinent à l’infini…

    Par Gwydyon on mar 13, 2010

  9. Bien,
    parlons un peu…
    L’outre-mer en premier lieu!
    Si les Gendarmes (mobiles) se sont imposés dans ce créneau ce n’est pas uniquement en raison de leurs compétences mais pour bien d’autre facteurs… En premier lieu, ceux-ci ne rechignent pas a partir plusieurs mois en OPEX, loin de leur famille, culture militaire oblige! Les écoles de gendarmerie étant des écoles militaires, une formation au combat y est dispensée (cf afghanistan), donc on multiplie les compétences et les possiblilités de projection (voir le spectre d’actiobn de la Gendarmerie!).
    De plus, là où il est possible de faire dormir 1 escadron de gendarmes sur des lits de camp dans un gymnase, une compagnie de CRS réclamera 11 m2 par personnel dans un hôtel doté d’un confort certain, tout cela ayant un coût, encore une fois!!! Je me souviens d’une conversation avec des CRS qui n’imaginaient pas faire de l’outre-mer plus de 1 mois d’affilé, on imagine les relèves a effectuer et les frais qui en découlent, payés par le contribuable! Un autre remerciait les « anciens » d’avoir été tellement pointilleux (lire: pénibles!) que lui et ses jeunes camarades ne partaint plus hors de France (hormis en Corse!)
    Les TAOPM? Connait pas pour les hommes de terrain dans la Gendarmerie, uniquement en état major ou dans les services! Ceci dit, c’est tout de même le mouvement de 2001 qui a permis cette avancée, et pour toutes les armées!
    Le logement par necessité absolue de service permet d’avoir toujours du personnel à disposition: pas d’heures supplémentaires à rémunérer! En revanche, pas de prêts à taux zéro pour accéder à la propriété et habitation personnelle classée en résidence secondaire jusqu’à la fin de carrière. Une semaine classique de gendarme de brigade s’étend sur une quarantaine d’heures de travail, pas 35, et pas de TAOPM donc!!! Que dire des escadrons déplacés…
    Les tickets de service: connaît pas!
    En 2001, il fallait bien faire réagir et il y a eu de nombreuses avancées grâce à ce mouvement, donc aucun regret à avoir! C’est l’absence de représentation a conduit à cette situation!
    Les ordres formels donnés de regagner les casernes à cette époque n’ont pas été écoutés car le gendarme n’est pas (toujours) un mouton et doit parfois se faire entendre quand le système le néglige!
    Si les épouses ont défilées avec les policiers c’est tout à leur honneur, elles ne sont pas militaires par union que je sache!!!
    La culture de la disponibilité existe bel et bien, mais peut-on faire cohabiter syndiqués et non syndiqués sous un même toit en leur demandant les mêmes choses?
    Que dire des 20 millions d’euros mutés du budget Gendarmerie à celui de la police? Tout celà pour calmer les syndicats(article lu sur ce forum!) C’est ce genre de pratiques qui rendent les Gendarmes méfiants!
    Le niveau de recrutement n’est pas encore le même, ce qui ne saurait tarder, mais les responsabilitées n’ont pas d’équivalences non plus!!! C’est bien les policiers qui ont adoptés les grades militaires pour plus de reconnaissance en nous faisant croire qu’un capitaine de police était l’équivalent de son homologue Gendarme. La parité est demandée en concordance avec les responsabilitées exercées!
    Enfin, il faut comprendre que policiers et Gendarmes font le même métier mais pas de la même manière…C’est culturel!

    Par STAC on mar 13, 2010

  10. Beaucoup de vérités sont sorties des différents commentaires. Les décideurs feraient bien de s’en inspirer, car la situation ira de mal en pis. La politique de l’autruche n’est pas celle qui convient pour que le respect des lois soit appliqué et que la sécurité des citoyens soit effective. Cette situation du cul entre deux chaises n’a que trop durée. Cela ne marchera jamais, c’est tellement évident que le fait d’être obtus dans le maintien d’une telle décision devient une véritable ineptie qui est intolérable de la part de dirigeants élus et responsables. On peut effectivement essayer des solutions innovantes, mais quand on s’est trompé, faire preuve d’intelligence, c’est de le reconnaître et de faire machine arrière.

    Par Albuhéra on mar 13, 2010

  11. Mon cher STAC
    Vous décrivez votre expérience personnelle. C’est très intéressant mais cela ne donne pas la situation de toute la gendarmerie.
    Que vous n’ayez ni TAOPM, ni ticket de service, ni képi avec des attributs blancs, ne veut pas dire que les TAOPM et les tickets de service ou la gendarmerie départementale ne soient pas une réalité.
    Ceci étant, je considère que la Gendarmerie a raison de craindre les choses. Car le Ministère de l’Intérieur n’est pas donné pour être efficace, en gestion financière comme en gestion des ressources humaines.
    Vous avez donc raison de tout faire pour que la Gendarmerie ne perdre ni son esprit, ni sa culture, ni son excellence. (Il serait, par contre utile qu’elle cesse cette détestable habitude de lorgner dans l’assiette du voisin, au risque de tacher son uniforme)
    Merci également de ne pas vous fixer sur les grades qui ne sont pas la propriété exclusive des militaires. Il existe des Lieutenants de Louveterie depuis 1797 et je ne parle, même pas lieutenants de l’armée du salut.
    Ah si les gens se fixaient sur les avantages de leur profession, en évacuant les inconvénients. Comme ils vivraient sereinement.

    Par Gwydyon on mar 14, 2010

  12. Pourriez-vous me dire ce que vous appelez ticket de service? Parceque là je ne vois pas ce que c’est…

    Par alf on mar 14, 2010

  13. Le ticket de service est la prise en charge par l’état du prix du repas lorsque l’on déjeune dans un mess ou à l’ordinaire et que l’on est de permanence ou d’astreinte.

    Par Gwydyon on mar 14, 2010

  14. Faut il rappeler ici deux épisodes qui montrent a quel point on ne peut pas compter sur la gendarmerie, l’épisode ridicule sous Jospin ou l’on a vu des gendarmes venir pleurnicher au sens propre du terme et enfin ces gendarmes mobiles (et oui la jaune) de Satory qui ont refusé de partir en Afghanistan.

    Ce Colonel se la coule douce en Polynésie avec un sur salaire sans aucune raison valable et sans compter la retraite il faut donc le rappeler à l’ordre et lui montrer la sortie asap.

    Pas content les gendarmes et bien on s’en fout.

    Par claude on mar 14, 2010

  15. Ok, je vois. Le seul moment où se genre de chose existe, c’est en mission. On appel d’ailleur ça un ordre de mission (qui permet de se faire rembourser dans certains cas les frais d’hébergement et d’alimentation). Pour ce qui est de la permanence et de l’astreinte, vous qui parlez de képi blanc, les GD mangent chez eux lors des astreintes. Mis à part ça, je ne vois pas de quoi vous parlez.
    Pour ce qui est des heures (je ne regarde pas ceque font les autres), les journés font régulièrement plus de 12 heures sans relève (tant mieux pour la PN) et de fait, les semaines plus de 35 heures. Cela, sans paiement proportionnel. Néanmoins, je pense que le vrai problème n’est pas là, ce ne sont que des excuses. En revanche, la reconnaissance est elle un vrai problème.

    Par alf on mar 14, 2010

  16. Pour Claude. Haiti n’a jamai été en Polynésie, et je ne crois pas qu’ils aient le temps de chômer là bas en ce moment (cf l’atualité consernant le récent séisme). Pour ce qui est du refus de jeunes gendarmes de partir en Afghanistan, l’armée de terre rencontre actuellement le même genre de problème avec certains de ses personnels. De plus il me semble bien, que la mission était basée sur le volontariat.

    Par alf on mar 14, 2010

  17. Mon cher Alf
    Lorsque j’évoque, c’est toujours dans un concept global. Et pas par rapport à tel ou tel. Le ticket de service existe en métropole, dans les armées françaises et, sauf erreur de ma part, les gendarmes sont des militaires.
    Un ordre de mission…. C’est un ordre de mission. Et cela correspond aux règles de remboursement des frais de déplacement des fonctionnaires.
    http://www.fonction-publique.gouv.fr/article723.html?artsuite=11#sommaire_1

    L’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin. Certes, certes ! Et un verre est soit à moitié vide ou à moitié plein. Et ni le nombrilisme, ni la jalousie, n’aide à travailler sereinement.

    Par Gwydyon on mar 14, 2010

  18. Cher Claude,

    La teneur de vos propos est outrageante.

    Le malaise que représente actuellement le manque de représentation au sein de nos armées est le principal problème que nous rencontrons. Les CFM? Allons…
    A force de dire que nous sommes miliyaires, que nous n’avons qu’à exécuter les ordres, que nous devons être rustiques et endurants et blablabla, ce ne sont plus des couleuvres que l’on tente de nous faire avaler aujourd’hui, mais des baleines !

    Arrêtez-donc avec vos « Celui qui n’est pas content n’a qu’à s’en aller ! »

    Croyez-vous vraiment qu’on peut encore se permettre cela? Bien ignorant de la situation celui qui ose affirmer le contraire à l’heure où nous peinons à remplir nos DUO…

    Si cette grogne existe, c’est qu’à un certain niveau de la pyramide, on n’a pas su voir ni entendre les problèmes de ceux d’en bas.

    Mais peut-être allez vous me dire qu’il est normal qu’un individu qui a choisi de servir son pays paye de sa poche les cartouches d’encre qui lui servent à imprimer les PV que son emploi lui commande de rédiger?

    On n’a jamais vu autant d’incompétence qu’aujourd’hui, où il semble plus utile de penser à sa carrière que de penser aux conditions de travail de ses subordonnés.

    Mission pourtant Ô combien cruciale pour tout chef soucieux de remplir sa mission.

    Bien est fou celui qui croit les choses iront en s’ameliorant.

    Dans cette société où sont contentés ceux qui menaçent, tapent du poing sur la table, en somme, qui font du bruit, ceux qui repassent consciencieusement leur uniforme en silence, dans le noir et sans vapeur s’il le faut, seront toujours ceux qui ramasseront les miettes (et les poils) des autres.

    Ca tombe bien : c’est paraît-il, selon les gens comme vous, eux qui l’ont choisi.

    Lamentable.

    Par Rumi on mar 14, 2010

  19. On parle de gendarmerie, et non des autres forces armées, donc pas de ticket. La gendarmerie est une force armée (?!) avec ses particularitées par rapport aux autres. Néanmoins, l’herbe n’est pas plus verte chez les amis à casquette. Ils ont leur lot de problèmes. Malgrès tout, comme l’a dit Albuhéra, beaucoup de choses intéressantes ressortent des réactions à cet article (même si trop peut de personnes y prennent part).

    Par alf on mar 14, 2010

  20. PS : s’il y a bien un métier au monde où l’on ne doit surtout pas négliger la condition de nos hommes, c’est bien celui de soldat.

    Etre susceptible de donner sa vie n’est peut-être pas suffisant ?

    Lorsque l’on tire trop sur la corde, vous savez quoi…

    Enfin, on ne s’adresse pas à un soldat comme à un employé d’une boîte civile. Pour l simple et bonne raison qu’on ne leur demande pas autant, ni la même chose.

    Tout chef qui ne pense ainsi est indigne de commander des hommes. Ou bien nos belles leçons sur le « style de commandement » ne sont qu’un ramassis d’inepties.

    C’est bien connu : de la théorie à la pratique…

    Par Rumi on mar 14, 2010

  21. Enfin un homme qui ose tout haut ce que tout le monde pense tout bas!!! Si chaque gradé suivait votre exemple peut être pourrions nous sauver l’armée française!
    Bravo.

    Par DPX on mar 14, 2010

  22. 1) Ce colonel de gendarmerie n’est pas content, il sort de son rôle et de ses droits il doit donc être sanctionné comme il se doit en appliquant les textes point barre.

    2) Le volontariat pour les gardes mobiles mais dans quel monde vivez vous pour croire que c’est NORMAL !.

    3) Pour ma part j’ai une autre idée des gardes mobiles pour accepter que l’on en soit arriver là.

    4) Oups pour ma pomme j’ai lu Polynésie car je faisais autre chose

    5) Enfin , Haiti c’est une affectation bidon mais elle n’est pas la seule et il y en a un sacré paquet et c’est un ancien qui vous le dit .

    Je terminerai en souriant en voyant celui qui me répondant parle de repassage dans le noir …. t’as du souvent repasser ta tenue hein ??? comme si tous ces tracas quotidiens rappelés ici qui sont souvent ceux de la condition militaire (hiérarchie, incapacité, éloignement etc …) je l’ai fait plus souvent qu’à mon tour sauf quand on avait des boys tu vois ce que je veux dire … .
    Pour ma part je suis resté des années sans rentrer chez moi et j’en suis pas plus fier que cela.

    Militaire c’est obéir et un « métier » a fortes contraintes, si on ne peut pas rentrer dans ce cadre et bien il faut faire autre chose et ne nous faisons pas trop de soucis pour la retraite de ce gendarme. Moi je m’inquiète plutôt pour la base … et les pensions qu’ils ne toucheront jamais.

    Par claude on mar 14, 2010

  23. TROUPE DE MARINE!!!! Claude, les choses changent, comme la garde mobile qui est devenue la gendarmerie mobile depuis de nombreuses années… Il existe aujourd’hui des missions où on demande des volontaire. La gendarmerie ne désigne plus systhématiquement les personnels (surtout pour une mission type Afghanistan), c’est l’évolution. Pour ce qui est de la dureté des missions, ce n’est pas une question d’époque, mais de type de déplacement. Il existe encore en OPEX et parfois outre-mer des conditions assez difficiles que se soit physiquement, moralement ou dupoint de vue matériel. Les « jeunes » ont encore parfois la vie un peut dûre!

    Par alf on mar 14, 2010

  24. Vous ne risquez pas de m’apprendre ce qu’est « obéir ».

    Eh oui, nous savons tous le faire. Et nous le faisons très bien.

    Cela étant, ce n’est pas pour cette raison qu’il faut tout faire faire et n’importe quoi. Le chef « veille à l’intérêt de ses subordonnés ». Cela ne vous dit rien « l’ancien » ?

    Vous ne m’apprendrez pas non plus que le « métier des armes » (qui est une expression consacrée) est plus qu’un métier. Mais nous avons à déplorer certaines choses qui ne fonctionnent pas tout a fait correctement. Ainsi, selon vous (toujours décidément), « un soldat est une machine qui obéit sans rien dire ni sans se poser de questions » !

    Heureusement qu’il existe des personnes comme le général Delors-Laval qui dans DSI, annonce que le soldat grogne mais que c’est une réaction tout à fait normale !

    Enfin, il ne doit y avoir de rapports plus humains que dans ce métier. Les gens ne se plaignent en général jamais pour rien.

    Et je crois que les choses sont bien plus dures aujourd’hui qu’il y a encore 10, 15 ou 20 ans. Et cela va se détériorer encore. C’est économique.

    Pour ce qui est des affectations « bidons » comme vous dites, tout dépend qui fait quoi. Entre un tournant et un permanent, on ne voit franchement pas le soleil se coucher de la même façon…

    A votre place, je m’efforcerais de ne pas tenir de jugement extrêmes comme vous le faites. S’il y a des troupes là-bas, c’est que c’est dans l’intérêt de notre pays.

    Mais si c’est un « ancien » qui nous le dit, alors… (Doit-on s’incliner pour autant ?)

    Enfin, je prends la peine de vous vouvoyer « mon cher Paul ». En bon ancien que vous êtes, vous devez savoir que les familiarités, dans notre état, sont purement et simplement à bannir.

    Eh Internet, ce n’est pas le « Foyer du soldat ». `

    Bien à vous.

    PS : ce colonel a certes franchi la ligne rouge. Néanmoins, dans une administration en plein marasme économique, cela montre que certains aiment encore profondément l’institution qu’ils servent au point de prendre de pareils risques pour dénoncer des dérives. J’y vois plutôt quelque chose de critiquable que de foncièrement blâmable. Un peu de mansuétude, donc. Mille fois mieux un subordonné qui fait du bruit mais qui est à fond qu’un autre qui est mielleux et qui n’en branle pas une. Après, chacun voit midi à sa porte.

    Par Rumi on mar 15, 2010

  25. Je pense très sincèrement que Rumi a tout dit dans ses commentaires et ne souffre d’aucune critique, car la vérité ne peut être critiquable puisque c’est la vérité.
    Jospin a absout les poilus qui ont refusé le combat en 14/18 pendant que d’autres courageux ne recevaient la Légion d’Honneur qu’au moment du grand départ. Je ne porte pas de jugement. Mais doit on dire aujourd’hui que cet officier supérieur est sorti des clous parce qu’il dit la vérité ? parce qu’il fait parti de la Défense ? Nous devons évoluer dans tout, partout et pour tout, rabâchent les politiques ! sauf, chez les militaires qui ne peuvent pas comme tout citoyen Français jouir des mêmes droits inscrits dans la constitution, le droit d’ouvrir sa gueule et de manifester. Voltaire disait « il n’y a je crois, nul pays au monde où l’on trouve tant de contradictions qu’en France.

    Par Albuhéra on mar 15, 2010

  26. De nombreux commentaires sont très pertinents et j’ajouterai mon grain de sel en disant ceci : » A tous ceux qui critique car il est vrai que c’est plus facile, honnêtement et sincèrement, iriez vous vous faire trouer la peau pour 1200€ en OPEX ? la réponse je la connais, mais pourtant des jeunes le font avec honneur et droiture, mais la France et les médias préfèrent parler de ceux qui font parler d’eux tous les jours, de ceux qui roulent en bagnoles de luxe car leur métier c’est deeler, de ceux qui braquent les vieux chez eux, de ceux qui saccages les églises, de ceux qui violent, pillent etc. Alors les donneurs de leçon, acceptez que ceux qui ont des choses à revendiquer le fasse dans le respect de leur institution mais sans ambages comme vient de le faire ce Colonel de Gendarmerie.

    Par LEONNAPO on mar 15, 2010

  27. Bien vu le PEPS.

    Par Affaff allomax on mar 15, 2010

  28. bravo monsieur espie.. comme quoi il suffit d ouvrir sa gueule pour etre muté a tahiti… joli..;vous connaissez bien l institution mais que dire des milliers de gendarmes obeissants et esclaves… rien … vive la police.. et oui monsieur profite en bien ca ne durerera pas…

    Par michalczakjp on juil 25, 2010

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  3. juin 16, 2010: – Lettre du colonel Espié au préfet de l’Ardèche. « To B Com : osez devenir !
  4. juin 16, 2010: Lettre du Colonel Espié au préfet de l’Ardèche | Relations presse ToBCom association Isabelle Voidey

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