Le ministère des Armées obtient une rallonge budgétaire de plus d’un milliard d’euros pour 2022

Par le passé, les surcoûts des opérations extérieures [OPEX] furent systématiquement sous-estimés au moment de voter le budget de l’État. La différence devait alors être comblée par un financement interministériel, dans le cadre d’une loi de finances rectificatives qui, votée en fin de gestion, prenait également en compte d’autres dépenses imprévues. Et cela n’était pas sans conséquences sur les ressources du ministère des Armées dans le mesure où celui-ci y contribuait à la hauteur de son « poids budgétaire », ce qui se traduisait généralement par des annulations de crédits, en particulier dans le programme 146 « Équipement des forces ».

En 2017, il fut décidé de faire autrement, avec une provision « OPEX » devant être progressivement portée à 1,1 milliard d’euros d’ici 2020 [voire à 1,2 milliard, en tenant compte des missions intérieures ou MISSINT]. Et si cette enveloppe s’avérait insuffisante, un recours à la solidarité ministérielle était prévu, comme précisé par l’article 4 par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25.

Seulement, ces dernières années, et malgré cette effort de « sincérité », les surcoûts liés aux opérations extérieures ont toujours plus élevés que prévu. Pour autant, le gouvernement n’a pas fait jouer la clause décrite dans l’article 4 de la LPM, la différence ayant été financée par le ministère des Armées, via des redéploiements internes de crédits. Du moins était-ce vrai jusqu’à maintenant.

En effet, on s’attendait à une facture des opérations extérieures et des missions intérieures pour 2022 particulièrement salée, notamment en raison du départ de la force Barkhane du Mali [le retrait d’un théâtre est toujours coûteux], du renforcement du flanc oriental de l’Otan après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de la contribution françaises à d’autres opérations en cours, tant au Levant qu’au Moyen-Orient ou en Méditerranée. Et effectivement, celle-ci va dépasser les 2 milliards d’euros. Ce qui ne s’est jamais vu jusqu’à présent.

Pour financer la différence, le gouvernement n’a toujours pas l’intention de recourir à la solidarité ministérielle. En revanche, grâce en partie à des recettes fiscales plus importantes qu’attendu, le ministère des Armées bénéficiera d’une ouverture de crédits supplémentaires, à hauteur d’environ 1,4 milliard d’euros. Tel est en effet ce que prévoit le projet de loi de finances rectificative [le second de l’année, nldr] qui a été dévoilé lors du dernier Conseil des ministres.

Dans le détail, une enveloppe de 1,1 milliard d’euros sera débloquée pour financer les surcoûts des OPEX/MISSINT, cette somme devant s’ajouter à la provision initale de 1,2 milliard. En outre, et comme le prévoit l’article 5 de la LPM, le ministère des Armées bénéficiera de 200 millions d’euros de plus pour tenir compte de la hausse du coût des « carburants opérationnels ».

« Au-delà des ouvertures prévues à hauteur de 0,2 Md€ sur les carburants opérationnels, ce PLFR prévoit également 1,1 Md€ d’ouvertures de crédits sur le programme 178 ‘Préparation et emploi des forces’, dans un contexte notamment marqué par la guerre en Ukraine », est-il en effet expliqué dans le projet de loi.

Et celui-ci de préciser : « Il s’agit de couvrir les surcoûts liés aux activités opérationnelles des forces armées [qu’il s’agisse du coût des opérations extérieures, de celui des missions intérieures ou encore de la contribution de la France au renforcement du flanc oriental de l’OTAN], mais aussi de financer de manière plus globale la mise en cohérence des moyens de nos forces armées avec l’évolution actuelle du contexte géostratégique, que ce soit en matière d’activité des forces ou de financement d’achats de matériels de déploiement et de munitions ».

À noter que, comme l’a souligné le député François Cormier-Bouligeon dans son avis sur les crédits devant être alloués à l’armée de Terre en 2023, les missions opérationnelles sont pour le moment financées « par dérogation » au titre des surcoûts OPEX.

« Les missions opérationnelles, bien qu’assimilables à des OPEX, n’en reçoivent pas pour autant la qualification à ce jour, ce qui les exclut en principe du dispositif de prise en charge des dépenses OPEX/Missions intérieures inscrits à l’article 4 de la loi de programmation militaire », a ainsi relevé le député.

Par ailleurs, le programme 146 « Équipement des forces » sera abondé de 100 millions d’euros, afin de financer le fonds spécial qui doit bénéficier à l’armée ukrainienne.

Quoi qu’il en soit, le ministère des Armées a salué un « rectificatif historique », à la hauteur des « circonstances actuelles ».

« Cet effort sans précédent s’ajoute à la hausse de +1,7 milliard d’euros en loi de finances initiales 2022. Il répond aux besoins d’adaptation des forces armées face aux bouleversements intervenus cette année, notamment dans l’Est de l’Europe », a-t-il fait valoir. « Cette progression sensible des ressources s’inscrit dans la tendance de fond prévue par la loi de programmation militaire. Au cours des cinq dernières années, le budget alloué à nos armées a gagné au total 36% de crédits supplémentaires, pour atteindre 2% du PIB en 2023 », a-t-il conclu.

Photo : Char Leclerc en Roumanie © État-major des armées

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

93 contributions

  1. albatros dit :

    2%..avec les pensions des militaires ?
    Si oui donc pas vraiment 2%.
    Mais le geste est à saluer
    Sinon il convient de faire un audit exact (par la Cour des Comptes par exemple) sur le budget de l’Etat (et ensuite des hôpirtaux et de la Santé sachant que 80% des surcoûts sont directement le fait des professionnels de la santé, il faut le savoir, et non des patients). Et enfin : savoir « où va réellement le pognon » comme diraient certains. Un meilleur contrôle des budgets permettrait de récupérer beaucoup d’argent en centaines de millions et sans doute plus encore…

    • NRJ dit :

      @Albatros
      « Un meilleur contrôle des budgets permettrait de récupérer beaucoup d’argent en centaines de millions et sans doute plus encore… ». Ben oui bien sûr. On va mieux contrôler et miraculeusement on trouvera des centaines de millions voire même des centaines de milliards -tant qu’on y est, faut pas se limiter au million- et ça permettra de résoudre tous les problèmes bien sûr.

      Une petite question: Macron n’est pas complètement idiot. Si demain il pouvait trouver un moyen de mieux contrôler les budgets et de récupérer « beaucoup d’argent en centaines de millions et sans doute plus encore… », il pourrait donc filer plein d’argent et il ne s’embêterait pas à faire un réforme des retraites et pourrait filer du fric pour arrêter les grèves. . Pourquoi croyez vous qu’il ne le fait pas ?

      • arnaud dit :

        Il ne le fait pas parce que les choix politiques sont faits. Le fric va en masse vers des budgets qui explosent chaque année car personne n’a le courage de stopper la machine folle.
        Les Armées, l’hôpital, et les petits retraités peuvent crever.

        • NRJ dit :

          @arnaud
          « Il ne le fait pas parce que les choix politiques sont faits ». Utilisez votre cerveau deux secondes: un choix se fait et se défait, et Macron fait 2 quinquennats, soit 10 au pouvoir. Changer un choix politique comme le budget ça se fait tous les ans au max. Donc oui, si Macron peut le faire et ça ne dépend pas de « choix politiques qui sont faits ».

          Concernant les retraités, je vous rappelle qu’on a des retraites parmi les plus basses en Europe à 62 ans.

          • totoro dit :

            le système de retraites français est au contraire un, sinon le plus favorable du monde en moyenne, je ne sais pas d’ou vous sortez vos datas

      • albatros dit :

        Vous voulez des exemples ?
        Les ronds point installée partout ont couté au budget de l’Etat 30 milliards en 40 ans (y a t il autant de rond points dans les autres pays européens ? ), le financement des éoliennes (qui tournent ou pas c’est selon le vent) ont coûté en 20 ans plus de 40 milliards d’Euros, la politique de la ville et des quartiers devrait on dire qui coûte10 milliards par an, 6 milliards de frais de gestion des organismes complémentaires de santé qui sont des doublons inutiles de la Sécurité sociale, menés par un secteur privé cinq fois moins efficace que le secteur public en matière de ratio prestation/frais de gestion, 30 milliards de formations professionnelles, jugées « largement inadaptées » par la Cour des comptes, bénéficiant principalement à la fraction de la population déjà formée et employée dans des grandes entreprises : on parle de financement de certains syndicats ou sociétés privées créées pour capet cette manne financière sans aucun contrôle et ceci chaque année, etc etc….

        • Scapin dit :

          Nous avons la moitié des ronds points dans le monde parce que l’école des Ponts et Chaussées touche son pourcentage sur chacun d’entre eux (sans parler du reste avec les collectivités locales).

          C’est 160 milliards d’euros de subventions en faveur de l’éolien et l’abandon de l’automie énergétique française, histoire d’un sabotage d’État.
          https://www.lepoint.fr/politique/nucleaire-histoire-d-un-sabotage-d-etat-25-01-2022-2461977_20.php

          À comparer avec les 150 milliards d’euros nécessaires pour remettre en route le nucléaire civil français mis au rencard depuis Jospin…
          https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/nucleaire-macron-veut-accelerer-la-construction-des-nouvelles-centrales-933814.html

          Il y a bien eu un affaiblissement voulu de la France.

        • totoro dit :

          « la politique de la ville et des quartiers devrait on dire qui coûte10 milliards par an, »
          on aurait du mettre le triple

          « menés par un secteur privé cinq fois moins efficace que le secteur public en matière de ratio prestation/frais de gestion »
          vous avez des sources (fiables) là dessus ?

          « 30 milliards de formations professionnelles, jugées « largement inadaptées » par la Cour des comptes,  »
          mais quel pourcentage gratter ? tous les gens que j’ai personnellement connu et qui en ont bénéficié, l’ont fait de manière logique et nécessaire – et en temps qu’ex – prof d’info et gérant de société info, ça en fait du monde…

  2. Aymard de Ledonner dit :

     » financer de manière plus globale la mise en cohérence des moyens de nos forces armées avec l’évolution actuelle du contexte géostratégique, que ce soit en matière d’activité des forces ou de financement d’achats de matériels de déploiement et de munitions »
    C’est assez mystérieux. De quoi s’agit’il le financement d’achats de matériels de déploiement.

  3. Jo666 dit :

    c’est pas assez il faut 5 % du Pib

    • Paddybus dit :

      7,5 serait mieux…!!! Non …???

      • Subyddap dit :

        7.62, ce serait plus cohérent parce que c’est une norme OTAN, tout comme ces fameux 2% du PIB.

    • 999oJ dit :

      50% du PIB comme en Corée du Nord! Comme ça la France sera une armée de 65 millions d’analphabètes mal soignés et affamés. Ca fait rêver.

    • Aramis dit :

      Politiquement ça n’a aucune chance de passer.

      • NRJ dit :

        @Aramis
        Pour que ça passe, il faudrait déjà qu’il y ait une raison rationnelle et logique de mettre 5% et non pas 10% ou 2%. Or il n’y en a pas.

        • Aramis dit :

          C’est quoi une raison rationnelle et logique?

          Politiquement il y a plein de chose qui sont décidées sans qu’il n’y ait de justifications tangibles.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            Vous voulez la définition de raison et de logique ?
            « Politiquement il y a plein de chose qui sont décidées sans qu’il n’y ait de justifications tangibles. ». C’est vrai. Et ça marche généralement quand il s’agit de dépenser car les gens s’en moquent. Par contre quand il s’agit de prendre chez les gens, il leur faut expliquer le pourquoi du comment (et souvent ça ne suffit même pas). Du coup si vous voulez augmenter le budget de Défense, il s’agira d’une façon ou d’une autre d’augmenter les impôts ou de réduire certaines dépenses (par exemple en augmentant l’âge des retraites).

          • Aramis dit :

            « Vous voulez la définition de raison et de logique ? » Celle que vous donnez vous même à ces mots.

            « réduire certaines dépenses » En effet.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            La définition du Larousse pour la raison est : . Faculté propre à l’homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes : La raison considérée par opposition à l’instinct.
            Pour la logique c’est : Conforme au mode de raisonnement de quelqu’un, aux principes qui guident son action, son comportement.

            Vous n’avez pas besoin d’avoir mon opinion, allez juste lire un dictionnaire.

          • Aramis dit :

            C’est bien ce que je pensais vous avez employé ces termes a contre emploi.

            En français votre se phrase se traduit ainsi: Pour que ça passe, il faudrait déjà qu’il y ait une majorité politique pour mettre 5% et non pas 10% ou 2%. Or il n’y en a pas.

            Parceque des raisons et des logiques d’augmenter le budget ou de le baisser il y en a. Vous par exemple dans une logique où seul compte de respecter une statistique de 2% du PIB à la défense, si le PIB augmente, c’est la raison qui explique que dans ce cas on augmente mécaniquement le budget même s’il n’y a pas de raisons autres de le faire.

  4. Électeur dit :

    Remercions l´Uncle SAm qui a exigé de ses vassaux qu´ils portent leur budget militaire à 2% de leur PIB.
    Nos xénocrates ont obtempéré.
    L´on ne va pas se plaindre de cette augmentation de budget, mais seulement regretter qu´elle résulte de directives venues de l´étranger.

    • Souvenirs d'Asie Centrale Soviétique dit :

      Toi Électeur, tu sembles obtempérer la diffusion des pays autoritaires surtout …avec ta rhétorique digne de : la Russie, la Chine, l’extrême gauche, l’extrême droite et les islamistes !!!

      • Plouc putatif dit :

        Souvenirs, « obtempérer » est un verbe intransitif.
        Apprends le français et, en attendant d’avoir appris, évite les mots compliqués que tu ne connais pas.

      • Rémi dit :

        Ne mélangez pas svp:
        Russie Chine sont les adversaires que nous assignent nos maîtres américians.
        L’extréme gauche et l#extréme droite sont les excuses bien commodes lorsque le gladio organise un attentat.
        Les isalmistes sont les mercennaires de nos amois saoudiens bien utiles lorsque nous avons besoin däun peu de bazar.

        • Dolgan dit :

          Vous avez oublié soros, bill gates et les pizzas.

          • Zététique dit :

            Et il y a deux Z dans pizza. Tout s’explique ! La guerre en Ukraine, c’est un coup du lobby unifié des producteurs de tomates et des constructeurs de fours à bois.

  5. Czar dit :

    Encore une fois, face à l’inflation qui se maintiendra à 10% durant au moins 10 ans, les 10 milliards de plus de promis par le premier sinistre se réduiront façon pot (!) de chagrin, y’en a qui méritent des tartes, moi j’te dis mon gars.

    • Czar (le vrai) dit :

      toujours trop con pour te trouver un pseudo à toi, jacky ?

      essaie « Raoul » c’est seyant, élégant, intemporel et puis t’as un vrai côté Volfoni.

      • Rodolphe dit :

        Ah, mais c’était assez bien imité.
        Connaissant votre propension pour l’expression pot de pus, le jeu de mot avec « pot (!) de chagrin » / peau de chagrin était plutôt bien trouvé.

        Cela dit, Raoul, c’est quand même le nom d’un roi de France. Certes, il est mort bien peu glorieusement de la pédiculose corporelle, mais tout de même.

      • lgbtqi+ dit :

        tiens, moi aussi j’ai été victime du même procédé, et à la même heure, dans un autre fil.

        • Fraternité dit :

          Czar et lgbtqi+, même combat !
          Qui l’eût dit, qui l’eût cru ?

          • lgbtqi+ dit :

            D’ici qu’il achève de virer sa cuti et qu’il développe un peu son intelligence, on pourra éventuellement évoquer la possibilité lointaine d’une sororité, mais finalement je crois que je le préfère en schnock hétéro-frileux et dissimulant la faiblesse de son QI sous des flots d’insultes. Ça évite des proximités problématiques.

            En tous les cas, les lecteurs de ce blog sont avertis que certain(s) font des progrès et utilisent indûment des pseudos connus.

    • RomainC dit :

      Vous avez des sources ?….

    • guy dit :

      Comment est calculé l’inflation?

    • rainbowknight dit :

      Vite les numéros du Loto …. quel visionnaire.

    • Lotharingie dit :

      à Czar « le faux  » :

      Bonjour,

      « .. Encore une fois, face à l’inflation qui se maintiendra à 10% durant au moins 10 ans,.. »

      Pour l’instant, l’inflation en France est de 6,2 %.

      Ce qui au demeurant, je vous le concède, est déjà énorme ( donc inquiétant ) d’un point de vue macro-économique.

      Bien à vous.

      • Roger Dubreuil dit :

        L’inflation à 6%, c’est très bien si les revenus suivent. Et la plupart suivent effectivement parce que ce sont : 1) des pensions et des rémunérations versées par les pouvoirs publics et les entreprises nationales (dix millions de fonctionnaires, quinze millions de retraités) qui sont indexées sur le « coût de la vie » calculé par l’INSEE ; 2) des salaires privés, basés sur le SMIC qui est lui-même indexé ; 3) des prix qui rémunèrent des commerçants.
        .
        Bien sûr, ce n’est pas parfait parce qu’il y a toujours un imbécile (récemment le dernier était un énarque devenu PR, se mêlant d’un conflit social chez Total) pour dire qu’il n’y a pas de raison que les salaires, pensions etc. suivent le coût de la vie.
        Mais dans les faits, ça suit et le pouvoir d’achat est maintenu, nonobstant l’impression subjective que l’on peut en avoir.
        .
        Par conséquent l’inflation, sans affaiblir le pouvoir d’achat des Français, affaiblit notre monnaie et c’est bon pour nos exportations hors de la zone €uro.
        Quant à nos importations d’énergie, l’inflation ne nous gêne pas parce que nous fonctionnons principalement à l’uranium, dont l’importation ne nous coûte pas cher parce que nous le raffinons nous-mêmes.
        .
        Évidemment, ce raisonnement ne convient pas à nos « partenaires » de la zone €uro qui importent des quantités énormes d’hydrocarbures parce que leur idéologie verte leur interdit l’énergie nucléaire.
        Ce raisonnement ne convient pas non plus à nos « amis » américains pour qui nous sommes de sérieux concurrents à l’exportation, dans le domaine de l’armement notamment.
        Nos « partenaires » et nos « amis » font tout (y compris soudoyer notre classe politique et nos journaux) pour que notre monnaie reste forte parce que c’est leur intérêt. Mais ce n’est pas le nôtre.
        .
        Avoir un €uro fort, c’est aussi mauvais que diminuer la capacité française de produire de l’électricité nucléaire : ce n’est pas notre intérêt mais c’est l’intérêt de nos « partenaires » et de nos « amis ». (Les guillemets sont importants).
        Par conséquent, 6% d’inflation (et plus largement une inflation à un seul chiffre), c’est bien. Peu importe que ça déplaise à nos « partenaires » et à nos « amis ».
        Le seul (petit) problème, c’est qu’en disant ça on est rapidement accusé de complotisme et de nationalisme.

      • Géo l´ignare dit :

        @RDubreuil, ce que vous dites est vrai et il faut ajouter que l´inflation favorise l´activité économique intérieure, à condition d´avoir le courage d´instaurer des taxes aux importations qui concurrencent nos propres productions.
        L´inflation favorise l´activité économique intérieure parce que chaque consommateur se dit « je vais acheter dès maintenant (une nouvelle voiture, un nouveau lave-linge…) parce que si j´attends ce sera plus cher ».

        • Lotharingie dit :

          à Roger Dubreuil, Géo l´ignare

          Bonjour,

          Vous nous explicitez un des « avantages » de l’inflation, le problèmes est qu’il y aussi de très nombreux inconvénients.

          Pour y voir plus clair, si cela vous intéresse, je vous oriente vers un article de Wikipédia, sur « l’inflation ».

          Article que je trouve plutôt accessible et compréhensible :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Inflation

          Bien cordialement.

  6. Clavier dit :

    ça payera le démontage des opex africaines et l’inflation galopante…mais bof…. comme on ne va pas se lancer dans une guerre de haute intensité …..

  7. Ilhaikonttan dit :

    Voilà une excellente nouvelle.
    Le réalisme financier constitue une approche saine, dont on peut espérer qu’elle préside de la même façon à l’élaboration de la prochaine LPM.
    Bien sûr, il y aura toujours les éternels insatisfaits pour dire que cela ne suffit pas, que l’on est descendu tellement bas que cela ne sert à rien, que ce ne sont qu’effets d’annonce et propagande gouvernementale éhontée.

    • Mantore Gérard dit :

      C’est vrai : « bien sûr, il y aura toujours les éternels insatisfaits ».
      Mais ils n’auront pas complètement tort.
      C’est un peu trop facile, Ilhaikonttan, cet argument que vous sous-entendez : « ne faisons pas d’effort parce qu’il y aura toujours les éternels insatisfaits ».
      Dans le même style Shadoks, celui-ci n’est pas mal non plus : « pour faire le moins possible de mécontents, il faut taper toujours sur les mêmes. »

      • Ilhaikonttan dit :

        J’apprécie énormément les Shadoks, mais où avez-vous bien pu pêcher que je sous-entendais que l’inévitable existence d’éternels insatisfaits nous dispensait de faire effort ?
        Je salue au contraire le réalisme qui préside désormais aux lois de finances relatives à la défense. Réalisme qui consiste à déterminer correctement les dépenses nécessaires et leur affectation. Réalisme qui implique que pour améliorer notre outil militaire, il faut augmenter les dépenses et avoir déterminé leur financement de façon saine. Le budget du ministère des Armées augmente sensiblement et cela sera d’autant plus efficace que son financement est réaliste et ne relève, précisément, pas de la logique shadok.

  8. PHILIPPE dit :

    Au-delà des chiffres, et comme nous le rappelle cette photo d’un char Leclerc en Roumanie, il serait vivement souhaitable de voir enfin l’Europe prendre, seule, quelques bonnes initiatives de coopération ponctuelle en matière de défense. Est-ce trop demander ?
    En effet que ce soit en Bosnie ou dans la zone Pacifique la situation générale peut très vite se dégrader …

  9. Aramis dit :

    C’est une bonne chose mais on garde encore et toujours le format actuel totalement inadapté à quoi que ce soit. Ce n’est pas une bonne prise en compte des coûts de nos guerres à la petite semaine et des déploiements symbliques en Roumanie qui vont adapter forces armées face aux bouleversements intervenus cette année, notamment dans l’Est de l’Europe.

    Le ministère des armées se fout de le gueule des Français.

    • NRJ dit :

      @Aramis
      « mais on garde encore et toujours le format actuel totalement inadapté à quoi que ce soit ». Inadapté par rapport à quoi ? A quel ennemi ? Quel contexte ? Si vous me dites inadapté pour battre l’armée chinoise, je serais d’accord, mais je dirais que même avec 10% de notre PIB, on n’y pourra pas grand chose.
      Précisez.

      • Aramis dit :

        « Inadapté par rapport à quoi ? » A la fameuse « haute intensité ». On est supposé pouvoir aider l’OTAN dans ce cas. Nos dirigeants reconnaissent qu’il y a du boulot avant qu’on y arrive. C’est pas ce qu’on pourrait déployer actuellement qui ferait l’affaire.

        En 2023 lors d’un exercice grandeur nature on va essayer de faire manoeuvre en terrain ouvert le maximum de troupe qu’on pourrait déployer avec le format actuel, ça fera maximum 10 000 hommes au pic de l’exercice. On simulera le taux de pertes qu’on subirait alors en haute intensité. Cela va peut être permettre enfin une prise de conscience des politiques.

        C’est claire qu’elle aurait déjà dû avoir lieu car pour préparer l’exercice on s’aperçoit qu’il nous faut plusieurs mois alors que tout aura lieu sur notre sol. Il a aussi fallu envoyer un état major se former aux états unis car on avait pas un état major qui sache commander autant d’homme d’un coup.

        • NRJ dit :

          @Aramis
          « A la fameuse « haute intensité ». On est supposé pouvoir aider l’OTAN dans ce cas ». Ca dépend contre qui. Si on doit faire de la haute intensité contre le Luxembourg, je crois que ça ira.

          Je serais de l’avis qu’il faudra bien arriver et maintenir 2% du PIB, mais il faut dimensionner en fonction de la menace à laquelle on fait face.

          • Aramis dit :

            « Ca dépend contre qui. » L’article 5 ne fonctionne pas ainsi.

            « Si on doit faire de la haute intensité contre le Luxembourg, je crois que ça ira. » N’arrivera jamais car le Luxembourg ne peut pas faire de haute intensité.

            « Je serais de l’avis qu’il faudra bien arriver et maintenir 2% du PIB » Si notre objectif est de ne jamais rien faire c’est ce qu’il faut faire.

            « mais il faut dimensionner en fonction de la menace à laquelle on fait face. » Les menaces changent beaucoup trop vite pour qu’on essaye de constament se réorganiser en fonction d’elle. Mieux vaut un format agile et polyvalent.

            Et de toute façon fossiliser le budget à une statistique de 2% du PIB interdit de dimensionner le format à la menace puisque même si elle nécessite plus de 2% ou moins de 2% on ne peut pas s’y adapter (si tant est qu’on ait le temps de le faire).

            Les deux propositions de votre dernière phrase se contredisent. Vous avez un sérieux problème avec la logique et la construction de l’argumentation. Et ce n’est pas une première.

          • NRJ dit :

            @aramis
            « N’arrivera jamais car le Luxembourg ne peut pas faire de haute intensité. ». C’est quoi pour faire faire de la haute intensité ?

            « Si notre objectif est de ne jamais rien faire c’est ce qu’il faut faire. ». Oui c’est vrai. Tant qu’on ne met pas 10% du PIB dans la Défense ou 500 milliaards par an dans la Défense, alors l’objectif est de ne jamais rien faire. C’est bon j’ai compris votre raisonnement….

            « Les menaces changent beaucoup trop vite pour qu’on essaye de constament se réorganiser en fonction d’elle. Mieux vaut un format agile et polyvalent. ». Sans blague, et moi qui voulait un format rigide et capable de ne traiter qu’une seule menace en étant parfaitement incapable de gérer les autres….
            Quoi qu’il en soit faut dimensionner en fonction de la menace à laquelle on fait face. Cela signifie de façon très concrète que ça ne sert à rien de dimensionner l’armée française pour un affrontement face à l’armée indienne, mais qu’il faut la dimensionner pour faire face par exemple à des terroristes ou certaines armées conventionnelles (Russie ?).

            « Et de toute façon fossiliser le budget à une statistique de 2% du PIB interdit de dimensionner le format à la menace puisque même si elle nécessite plus de 2% ou moins de 2% on ne peut pas s’y adapter (si tant est qu’on ait le temps de le faire). ». Pourquoi on ne pourrait pas s’y adapter si elle nécessite moins de 2% du PIB ?

            « Les deux propositions de votre dernière phrase se contredisent. Vous avez un sérieux problème avec la logique et la construction de l’argumentation. Et ce n’est pas une première. ». Non j’ai simplement oublié deux mots. Je voulais dire « mais il faut dimensionner LE FORMAT en fonction de la menace à laquelle on fait face. ». Ca vous semblera surement plus logique par rapport à ce qui était écrit avant.

          • Aramis dit :

            « C’est quoi pour faire faire de la haute intensité ? » Affrontement soutenu entre masses de manœuvres agressives se contestant jusque dans la profondeur et dans différents milieux l’ensemble des champs de conflictualité (physique et immatériel) et dont l’objectif est de vaincre la puissance de l’adversaire. Luxembourg et masse de manœuvre, comment vous dire…

            « Tant qu’on ne met pas 10% du PIB dans la Défense ou 500 milliaards par an dans la Défense, alors l’objectif est de ne jamais rien faire. » Pas d’accord. J’ajoute que je ne comprends pas votre réaction hystérique, j’ai insulté votre mère ?

            « Quoi qu’il en soit faut dimensionner en fonction de la menace à laquelle on fait face. » Comme elle change très vite et très souvent impossible, on serait toujours en retard de plusieurs menaces. Sans parler du fait que ça coûterait beaucoup trop chère de changer constamment les formats.

            « l’armée française pour un affrontement face à l’armée indienne » Mais qui vous parle de dimensionner notre armée par rapport à une énorme armée ? Arrêtez votre hystérie.

            « Pourquoi on ne pourrait pas s’y adapter si elle nécessite moins de 2% du PIB ? » Ce que vous proposez interdit de baisser ou d’augmenter le budget, ce qui serait nécessaire si on essayait de changer constamment nos format en fonction des menaces.

            La phrase qui est contradictoire est la suivante car « Je serais de l’avis qu’il faudra bien arriver et maintenir 2% du PIB, » contredit « mais il faut dimensionner [le format] en fonction de la menace à laquelle on fait face. » D’où le fait que ce soit totalement illogique.

          • Aramis dit :

            Et c’est quoi pour faire faire de la haute intensité ?

    • Joseph Boulier dit :

      Alors, quel pourcentage du PIB faut-il pour qu’il cesse de se moquer ?

      • Aramis dit :

        En % de PIB on mesure pas vraiment l’effort financier. Quand on dit que dans les années 60 la part de PIB consécrée à la défense baissait on oulbie de dire que le PIB était en croissance chaque année.

        • NRJ dit :

          @Aramis
          Vous n’ignorez quand même pas qu’un effort financier dans une armée ne peut être évalué qu’à la mesure des capacités du pays. Typiquement on ne peut pas demander à la Belgique de dépenser autant que les USA dans sa Défense. Pareil pour nous.
          A partir de là c’est bien en PIB, avec certes toutes les limites que ce terme comporte, qu’il faut mesure l’investissement.

        • Joseph Boulier dit :

          Alors je vais la poser autrement.
          Par rapport au montant engagé cette année, il faudrait quel coefficient multiplicateur pour que vous pensiez que le ministère ne se paye pas votre fiole ?

          • Aramis dit :

            Il faut évaluer les choses en sommes d’argent engagées et non en % de PIB ou en coefficient mutiplicateur.

            Ensuite il faut voir ce qu’on prétend vouloir faire avec cet argent pour voir si le montant de la somme engagée permet ou non d’atteindre les objectifs affichés. Et ce sur une LPM au moins pas juste sur un an.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            Du coup il faudrait selon vous quelle somme d’argent pour pouvoir réaliser les objectifs affichés par le mindef ?

          • Aramis dit :

            Plus que le budget prévus car il faudrait augmenter un format qui ne fonctionne pas avec le budget qu’on lui donne. Après quel sommes faut il mettre au total cela va dépendre de ce qu’on peut mettre sur la table et de ce qu’on veut faire aussi. Sachant que pour moi notre état obèse doit arrêter de vouloir tout faire, car il n’arrive à rien faire de bien, et doit se recentrer sur le régalien.

          • Aramis dit :

            Et pour vous il faudrait selon vous quelle somme d’argent pour pouvoir réaliser les objectifs affichés par le mindef ?

          • Joseph Boulier dit :

            Alors, je re-re-pose, cette fois selon vos termes (du moins je l’espère) : combien de milliards d’euros au total sur 5 ans vous faudrait-il, et pour quel(s) objectif(s), afin que vous estimiez que nul au ministère ne vous prend pour un perdreau ?

          • Aramis dit :

            Joseph cf message à NRJ

    • blavan dit :

      @aramis. Le format est au moins adapté a nos exportations d’armements, car vous oubliez que la guerre économique est plus importante que la menace de l’ours russe dont on a vu les capacités militaires qui ne permettent même pas de garder le Donbass. La France ne pourra jamais avoir une armée « complète » , donc gardons nos alliances avec l’OTAN, et protégeons notre zone maritime des prédateurs.

      • Aramis dit :

        Vous plaisantez j’espère. Le format est calamiteux pour nos exportations car il nous prive de marché intérieur fort.

  10. Alfred dit :

    L’histoire ayant tendance à se répèter, on aimerait bien savoir pourquoi le fond spécial destiné à l’Ukraine doit être finance par le programme d’équipement des forces, (puisque cela ne leur profitera pas), au lieu de faire l’objet d’une ligne budgétaire spécifique.

    • FTAM (fonctionnaire territorial ancien mili) dit :

      Alfred, excellente question qui méritait d’être posée.
      Quant à la réponse, je crains qu’elle soit, comme toujours : « parce que le ministère des Armées est incapable de défendre son budget. »
      Et l’on peut, hélas, ajouter que les commissions parlementaires spécialisées ont l’air parfaitement indifférentes à la question [je n’ose pas écrire qu’elles s’en foutent royalement : on est en République, n’est-ce pas].
      Exemples : « Sentinelle » et « Harpie » devraient être imputées au ministère de l’Intérieur ; « Ephaïstos » devrait être imputée aux collectivités territoriales bénéficiaires. Le MinArm n’a pas présenté la facture à ses collègues (Santé, Aff-étrangères) pour les frais exposés par le SSA et le COTAM au profit des civils lors du covid-19.
      .
      Je ne reviens pas sur « Polmar » et « Aspirateur » (poubelles) qui semblent avoir été enfin abandonnées, démontrant qu’il faut savoir se faire entendre. Ce qui fut fait discrètement mais réellement et devrait être fait pour les opérations que je mentionne ci-dessus mais qui perdurent, ainsi que pour le financement des cadeaux à l’Ukraine.

  11. blavan dit :

    On vient d’apprendre que le choc énergétique a coûté à la France 60 milliards d’euros en 2022. Ce milliard compensera à peine les surcoûts pour le budget carburant de la défense. Mais ne faisons pas la fine bouche , la Défense a assez été la variable d’ajustement des budgets dans le passé, pour ne pas être négatif par principe.
    https://www.latribune.fr/economie/france/le-choc-energetique-un-cout-astronomique-de-60-milliards-d-euros-pour-l-economie-francaise-939537.html

  12. Zao dit :

    HS, mais je viens de retrouver une archive sur le site assez comique : http://www.opex360.com/2011/02/21/panhard-confirme-linteret-de-la-russie-pour-des-vehicules-blindes-legers/ dire qu’on a échappé de peu à voir nos VBL se prendre des missiles dans la tronche !

    • tow dit :

      Une époque ou elle s’intéressait au Félin dont elle se sera inspiré pour faire son Ratnik mais qui n’est pas allé au bout, au point que Ratnik est essentiellement des tenues, le combattant n’ayant toujours pas reçu un bon système de communication ou des optiques. Le conflit ukrainien le montre et même les tenues sont remises en question quand on voit les casques qui sont en fait un recyclage de casques soviétiques à qui on a mis quelques mousses et un couvre casque pour casser la forme.
      Les russes s’intéressaient aussi au VBCI dont ils se sont inspirés pour faire le Bumrang qu’on voit depuis des années défiler aux côtés de T-14, T-15 etc. Un véhicule qui n’a pas donné grand chose au final comme les autres d’ailleurs, les russes devant continuer à faire moderniser leurs vieux matériels avec bien souvent le concours d’entreprises occidentales. On retrouve des caméras thermiques françaises dans leurs chars « modernes » ou encore des systèmes de navigation de vol dans leurs Sukhoï.

      Cette époque ou on voyait les italiens fournissant les russes de véhicules Lince d’Iveco qui aura été largement préféré à son concurrent russe, le Tigr qui finalement aura été pris par principe d’un « produit russe » même si moins bons

      Sans oublier les BPC, vous savez ces navires qui une fois annulé devenaient presque secondaires alors qu’ils devaient juste être les navires amiraux de leurs 4 flottes! Mais pas de problèmes pour eux, ils disaient que 2 ans plus tard ils auraient construits les équivalents russes à ces navires, des équivalents bien meilleurs. 8 ans après il n’y a rien, ils prévoient d’en avoir un dans quelques années, pour ceux qui suivent depuis 20 ans les déclarations sur les calendriers russes comprennent que la mise en service opérationnel, ce sera au mieux en 2030.

      Mais cette ouverture à l’occident pour combler des retards et des incapacités russes s’arrêta avec le retour de Poutine en 2012 et surtout son action avec la Crimée. On a vu les russes faire semblant qu’ils pouvaient s’en passer, faire semblant qu’ils allaient tout faire eux-mêmes et on voit aujourd’hui encore que leurs produits dépendent encore beaucoup de fournisseurs occidentaux, y compris pour des munitions (type missiles de croisière)

      • tow dit :

        Et j’ai oublié de préciser que la construction de ces BPC version russe se fait en Crimée, donc avec la guerre, on peut se demander de ce qui va advenir …

      • Zao dit :

        Merci pour tous ces éclaircissements, j’avais connaissance de l’épisode des BPC et des systèmes Thales dans les chars mais pas du reste !

      • Auguste dit :

        Si les Russes dépendent de l’Occident pour la technologie,l’Occident dépend toujours des Russes pour le gaz et l’Uranium,pour ne citer que deux cas.
        Soyons vulgaires.On joue au con,je ne connais pas le gagnant,mais je connais, dans tous les cas de figure, le perdant:les ploucs européens que nous sommes.

  13. Lagrange dit :

    Les annonces sont positives puisqu’on est toujours en course pour dépasser 2% du PIB à la défense au train où l’on va. Cela devrait au moins permettre de faire fonctionner à peu près les rares unités qui ont survécus aux livres blancs.

  14. Allobroge dit :

    C’est pour acheter et remplacer l’armement fourni aux ukrainiens ?

  15. Thierry le plus ancien dit :

    Un jeu d’écriture comptable sur une somme qui était déjà versé auparavant par une autre forme de financement, bref il ne se passe RIEN!

    Circulez, y’a rien à toucher ni à débourser.

  16. farragut dit :

    Je n’ai pas tout compris… Est-ce que l’aide matérielle et financière de la France à l’Ukraine est considérée comme une OPEX, même sans que des militaires français y prennent part ?
    Ne faudrait-il pas dans ce cas utiliser plutôt le terme « OPération EXtérieure Spéciale » pour désigner un envoi de matériel avec opérateurs « locaux » (je n’ai pas dit « low cost ») pour réduire les coûts ? 😉

  17. Themistocles dit :

    Je fais confiance aux nuisibles de Bercy pour trouver un artifice et ne jamais payer tout ça.