LPM 2024-30 : M. Lecornu suspend toutes les transformations en cours du Service de Santé des Armées

Professionnalisation des armées, avec la fermeture de plusieurs hôpitaux d’instruction des armées [HIA] à la clé, Révision générale des politiques publiques [RGPP], plan SSA 2020… Toutes ces réformes font que, actuellement, le Service de Santé des Armées ne réprésente plus que seulement 1% de l’offre de soins en France, alors qu’il reste soumis une intense activité opérationnelle.

Cette situation a été maintes fois dénoncée dans des rapports parlementaires ainsi que par le Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM], pour qui toutes ces réformes étaient allées beaucoup trop loin, au point d’aller jusqu’à mettre en garde contre une « dégradation de l’accès aux soins des militaires et de leurs familles ».

D’où la décision prise par Florence Parly, alors ministre des Armées, de mettre un terme à la déflation des effectifs du SSA dès 2017. Puis, trois ans plus tard, celle-ci dévoila une nouvelle feuille de route pour le service, avec l’objectif de réaffirmer sa militarité et « d’aligner ses moyens et son organisation de façon cohérente avec le modèle d’armée 2030 », soulignant qu’il était « un peu l’asssurance-vie de nos armées » et même la « clé de voûte d’un modèle d’armée complet ».

Cette feuille de route a depuis donné lieu au plan « Ambition stratégique SSA 2030 ». Parmi les mesures annoncées, il est question de renforcer les moyens de l’hôpital d’instruction des armées [HIA] Clermont-Tonnerre, à Brest… mais aussi de transformer celui de Lyon [HIA Desgenettes] en « antenne hospitalière ». Ce qui n’a pas manqué de susciter de l’etonnement et des interrogations chez quelques parlementaires.

D’ailleurs, l’avenir de l’établissement lyonnais a été évoqué lors des débats sur le projet de Loi de finances [PLF] 2023, le 27 octobre, à l’Assemblée nationale. En effet, le député Aurélien Saintoul [LFI/NUPES] a défendu un amendement visant à revenir sur sa transformation en antenne médicale des armées en 2023, celle-ci étant susceptible de « priver d’accès aux soins plus de 30’000 militaires » et « obligera des déplacements à Paris ou Toulon pour se faire soigner ».

« Nous proposons de sanctuariser les 18’000 mètres carrés du bâtiment principal et de suspendre la fusion avec l’hôpital de Toulon afin de conserver toutes les activités essentielles aux infrastructures de soins militaires. Comme vous le savez, d’une manière générale, la médecine militaire a été suffisamment maltraitée ces dernières années, et le patrimoine immobilier a été suffisamment dilapidé. Nous demandons qu’il soit mis fin à ce genre de pratiques », a plaidé le député.

Le fait d’avoir demandé de ponctionner 900 millions d’euros de crédits destinés à la dissuasion pour financer une telle mesure ne pouvait que nuire à la crédibilité de cet amendement [ou à celle de ses auteurs]. Pour autant, celui-ci aura permis au ministre des Armées, Sébastien Lecornu, de préciser ses intentions pour le SSA.

En juillet, le ministre s’était déjà prononcé en faveur d’un « investissement majeur dans le Service de Santé des Armées » à la faveur de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM]. « Nulle armée ne peut se projeter sans l’assurance que le sanitaire suivra, nulle famille ne laissera partir un soldat sans assurance que nous donnerons tout pour accompagner blessés et malades », avait-il soutenu.

« Je demande le retrait de l’amendement car il sera satisfait dans la mesure où j’ai demandé la suspension de toutes les transformations en cours du SSA », a donc déclaré M. Lecornu lors du débat relatif au PLF 2023. Et d’ajouter : « Je veux une feuille de route entièrement nouvelle sur le Service de Santé des Armées afin d’introduire la préparation à des guerres de haute intensité, sur laquelle il faudra s’accorder, y compris pour les hôpitaux militaires dans les territoires ».

Outre la préparation à haute intensité, cette nouvelle feuille de route devra prendre en compte la hausse attendue du nombre de réservistes opérationnels [celui-ci doit doubler, ndlr] ainsi que le Service national universel [SNU].

« On ne peut pas dire qu’on va augmenter le nombre de réservistes et diminuer cette organisation sanitaire, sans quoi nous allons au-devant de problèmes. Le Service national universel suscitera également des besoins », a en effet expliqué M. Lecornu. « J’ai donc donné l’instruction au SSA de produire une copie nouvelle dans le cadre de la prochaine LPM, et partant de suspendre les grandes modifications en cours », a-t-il insisté.

Ce 2 novembre, le ministère des Armées a apporté quelques précision supplémentaires au sujet de cette « feuille de route ».

Ainsi, avance-t-il, « dans le contexte actuel, cette transformation nécessaire du SSA servira l’ambition opérationnelle des Armées » qui sera définie par la nouvelle Loi de programmation militaire 2024-2030, « notamment dans le cadre de la préparation des forces à la moyenne et haute intensité ». En outre, poursuit le ministère, elle « s’articulera autour d’une réserve renforcée et d’une meilleure prise en compte des problématiques locales, dans l’hexagone comme en outre-mer, en lien avec la médecine civile hospitalière et libérale ».

Photo : SSA

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

83 contributions

  1. Passager (l'original) dit :

    Des fois, je me pose la question:
    Je saisi bien ce que sont les concepts de basse et haute intensité, mais je n’ai jamais compris ce qu’est la moyenne intensité.

    Est-ce qu’il y a une explication claire ou bien c’est encore un truc vide de sens?

    • Paul Bismuth dit :

      @ Passager (l’original)
      La moyenne intensité, c’est comme la haute, mais en plus modeste (LOL).
      https://theatrum-belli.com/le-soutien-medical-dun-engagement-de-haute-intensite-dossier-n26-du-g2s/

      • M.W dit :

        M.W……….
        @ Passager (l’original)

        C’est comme prendre un coup de jus , très haute tension ,et se dire que le résultat final sera
        identique au 230 volt , d’un sèche cheveux dans sa baignoire….

    • Lemihieu dit :

      Faut demander aux mésoéconomistes.

    • Stratège de bac à sable dit :

      @ Passager (l’original), le concept de moyenne intensité n’existe pas dans la doctrine française. Il existe dans la doctrine américaine, où il signifie clairement « une guerre de haute intensité qui ne touche pas le territoire des États-Unis ».
      Pour les US, la WW1 et la WW2 étaient des guerres de moyenne intensité. Pendant la Guerre froide, les Américains préparaient une guerre de moyenne intensité qui serait limitée au territoire européen : a « mid intensity conflict » disait Kissinger sans davantage préciser sa pensée.
      .
      A cet égard nos armes nucléaires indépendantes, notamment celles qui n’étaient pas apocalyptiques et dont l’emploi était donc imaginable (le Pluton dans les années soixante-dix, puis l’ASMP à partir de 1985) leur posaient un sérieux problème car elles feraient franchir le seuil nucléaire à une guerre en Europe, une guerre qui deviendrait alors incontrôlable et par conséquent dangereuse pour le territoire américain.
      .
      Charles de Gaulle avait bien compris ça, qui disait des US « ils ne risqueront pas Philadelphie pour Hambourg ».
      Il faut lire un petit livre méconnu paru en 1965 : « La France et l’arme atomique », écrit par Alexandre Sanguinetti, un gaulliste pur et dur qui n’avait aucune fonction officielle et pouvait donc s’exprimer librement.
      Il y explique clairement, mais peu diplomatiquement, que la protection américaine ne vaut rien et qu’au contraire ils pourraient fomenter une guerre « de moyenne intensité » en Europe pour à la fois abattre un concurrent commercial (le Marché commun date de 1957) et un concurrent politique (l’URSS).*
      .
      Pour nous, il n’y a pas de moyenne intensité. Si vous entendez des stratèges français employer ce terme, ça signifie seulement que, peut-être sans le savoir, ils sont mentalement soumis aux US.
      .
      *Ce livre de 1965 est étonnamment d’actualité.

      • PK dit :

        « Il y explique clairement, mais peu diplomatiquement, que la protection américaine ne vaut rien et qu’au contraire ils pourraient fomenter une guerre « de moyenne intensité » en Europe pour à la fois abattre un concurrent commercial (le Marché commun date de 1957) et un concurrent politique (l’URSS).* »

        Tout élément avec les événements présents ne sont peut-être pas fortuits…

        • Paul Bismuth dit :

          @ PK
          J’ai lu une audition où un ministre prétend que la France, face aux ambitions hégémoniques de l’Allemagne sur le domaine régalien de l’industrie de l’armement, « a le droit d’avoir des accents gaulliens ».

          L’enseignement de l’histoire, c’est important, y compris dans la « haute ».
          https://theatrum-belli.com/contre-larmee-europeenne-michel-debre-1953-2/

          La Fabrique du crétin est une dure réalité, y compris chez les zelites éclairées.

        • Géo l'ignare dit :

          @ PK, que soit encore valable un raisonnement de 1965 sur la politique extérieure de l’Empire américain, ça démontre que cette politique est d’une parfaite continuité.

      • BibiBJ dit :

        Merci pour cette information !

    • Tintouin dit :

      quand on se prend un missile de moyenne intensité sur le pif et que par chance on survit, on peut encore se dire que ça aurait pu être pire avec un missile de haute intensité ? j’ai bon ?
      ok je sors.

  2. Patadouf dit :

    « Faire et défaire c’est travailler ».

  3. Mat49 dit :

    Là encore comme partout ailleurs on reconnait explicitement qu’on va devoir sacrément changer les choses avant d’être prêt à la haute intensité.

    Il va falloir surtout changer les mentalités. Malgré l’évidence on continuait à diminuer les capacités jusqu’à aujourd’hui.

    Pour le SSA il faut impérativement grossir si on veut vraiment atteindre l’objectif fixé. Le retour à une dose de conscription paraît la solution la moins coûteuse et la plus facile à mettre en oeuvre si on veut retrouver la capacité de faire du soutien sanitaire à une armée en haute intensité.

    • Buburoi dit :

      Une dose de conscription, ce serait la révolution. Il est déjà impossible de demander aux internes de médecine générale de faire un semestre dans les déserts médicaux. Le système de santé civil a du mal à gérer les urgences, il ne pourra pas faire le moindre soutien sanitaire à une armée en haute intensité. Si on voulait former du personnel, celà prendrait des années, et ensuite il faut le payer. Toute solution aura un prix.

      • Mat49 dit :

        « Une dose de conscription, ce serait la révolution. » Non puisqu’on ne prendrait que des jeunes motivés.

        « Il est déjà impossible de demander aux internes de médecine générale de faire un semestre dans les déserts médicaux. » Non c’est le pouvoir politique qui ne veut pas leur imposer quoi que ce soit.

        « il ne pourra pas faire le moindre soutien sanitaire à une armée en haute intensité. » Il doit être réorganisé lui aussi avec bien sûr fin de la liberté d’installation des medecins.

        « Si on voulait former du personnel, celà prendrait des années, et ensuite il faut le payer. » D’où la dose de conscription: on ne paye pas un conscrit. Et d’où une hause de budget bien substantiel.

      • albatros dit :

        Il n’est pas impossible de demander cela à des carabins, c’est juste nos gouvernants qui ne veulent pas le faire…
        Il suffirait de s inspirer de ce qui a été fait au Canada où les jeunes médecins doivent une période dans ces déserts médicaux, c’est tout. Et sinon ils ne deviennent pas medecin aussi simple que cela

        Une question de corones en fait

        • Jeunemédecin dit :

          Comme tout le monde et partout dans l’opinion publique française vous affichez là une méconnaissance des difficultés du système médical civil français.

          Ce serait surtout la révolution si on voulait imposer encore plus de labeur aux carabins français.

          Au canada ils sont rémunérés 2 à 3 fois mieux qu’en France et il est souvent proposé une solution « clés en main » pour aller travailler en désert médical. Les canadiens ont compris le problème au début des années 2000 et ont décidé d’investir dans les professionnels de santé notamment en les revalorisant. Une fois la généreuse carotte annoncée c’est bien plus facile d’envoyer des médecins à la campagne et c’est un sacrifice temporaire consenti.

          Mais en France…
          Quel pouvoir pensez-vous avoir sur des gens désespérés ? Avez-vous seulement vu dans quel état ils sortent de leurs études aujourd’hui ? La plupart arrêtent de travailler dès le diplôme obtenu pour ne faire que quelques mois de remplacement par an tellement la maltraitance les a dégoutté.

          • Mat49 dit :

            « Ce serait surtout la révolution si on voulait imposer encore plus de labeur aux carabins français. » On ne leur imposerait aucun labeur supplémentaire, ce serait le même labeur.

            « Au canada ils sont rémunérés 2 à 3 fois mieux qu’en France » Là ce serait dans le cadre d’un service national donc la question d’une rémunération ne se pose pas. Ils feraient cela gratuitement comme tous les autres.

            « Avez-vous seulement vu dans quel état ils sortent de leurs études aujourd’hui ? » A mon sens ils doivent pouvoir refuser d’effectuer un service civil/militaire mais dans ce cas ils payent intégralement le coût de leur scolarité sous cinq ans plus déchéance des droits civiques.

            « La plupart arrêtent de travailler dès le diplôme obtenu pour ne faire que quelques mois de remplacement par an tellement la maltraitance les a dégoutté. » C’est un problème qui n’a aucun rapport avec la nécessité ou non d’imposer un service civil ou militaire.

            Là dans un service civil ou militaire les medecins seraient parmis les moins pénalisés de tous. Ce serait complètement en rapport avec leur cursus et intégré dans ce dernier. Alors que pour les autres le service serait une vrai coupure surtout pour les étudiants.

      • M.W dit :

        La France accueille , par centaines de milliers ingénieurs, techniciens , scientifiques , Médecins,etc etc ,
        il serait bon , que chaque migrants passent par une période probatoire de conscription militaire , avant l’obtention du précieux sésame . de bienvenu en terre de France……..
        Des vocations peut être a découvrir pour la France et nos armées…..

        • Mat49 dit :

          Il y la Légion étrangère pour les étrangers.

        • Buburoi dit :

          Nous subissons une invasion migratoire, mais ils ne viennent pas pour faire un quelconque service militaire,
          Un étranger ne peut que s’engager dans la Légion étrangère s’il y est accepté après enquète.

  4. Bleih Moor dit :

    En cas de guerre sur le territoire national, comment faire maintenant pour récupérer tous les blessés graves, grands brulés, alors que les hôpitaux civils sont déjà saturés?
    Il faudra alors « sanitariser » églises, granges, mosquées, temples, hangars agricoles… Mais avec quels moyens? Ceux qui ont decidé de rationaliser sont des criminels inconscients des réalités de la guerre… Car là en quelques jours il faudra « armer sanitaire » sans trainer!…

    • Edouard dit :

      En cas de guerre sur le territoire nationale et de danger vitale immédiat pour le pays, je peux vous dire que les habitués de la bobologie aux Urgences seront renvoyés chez eux manu militari…
      On a réussi à faire de la place dans les hôpitaux pour le COVID, on fera la même chose – en pire – en cas de guerre.
      Et les soignants seront mobilisés pour les armées.

      Même si il est certain que nos armées et la santé des armées ont été sacrifiées sur l’autel des économies, on n’a jamais vécu en temps de paix sur le territoire avec un format « guerre » en continue. Le truc, c’est d’avoir un plan pour mobiliser rapidement les moyens nécessaires et avoir le cadre pour le faire. Et pour le coup, là, j’ai un gros doute !!!!

  5. Raymond75 dit :

    « On ne peut pas dire qu’on va augmenter le nombre de réservistes et diminuer cette organisation sanitaire, sans quoi nous allons au-devant de problèmes. Le Service national universel suscitera également des besoins » … Deux éléments en une seule phrase :
    1 – La guerre fait des victimes, et surtout une guerre de haute intensité. Chez les militaires bien sûr, qu’il faut évacuer, stabiliser et rapatrier dans un centre de soins pour des blessures graves. Mais aussi chez, et surtout, chez les civils ! Hors le système sanitaire civil est déjà à la ramasse depuis plusieurs années, plusieurs décennies même,
    2- La nécessité d’un service national, sous une forme plus intelligente que celle que j’ai eu le plaisir de connaitre …

    • Conjonction dit :

      Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
      Or, pas hors.
      Or le système sanitaire civil. Pas « Hors le système sanitaire civil ».
      Merci.

    • BORNE Eric dit :

      Vous avez raison sur le plan des victimes militaires et civils, mais quant au fait que les hôpitaux civils sont « à la ramasse » et ne pourront pas monter en puissance, interrogez les ministres et haut fonctionnaires du ministère de la santé qui continuent à fermer des structures et à diminuer le nombre de personnel dans les services; où étiez-vous lorsque les soignants, avant le Covid, dénonçaient ces pratiques et la mise en danger du système sanitaire dirigé par des politico-administratifs qui n’ont jamais vu un service d’urgence un soir de 1er de l’an ou de sortie de match de foot, ils dirigent nos hôpitaux, ARS et ministères comme ils dirigent la RATP ou la SNCF, et on voit tous les résultats et combien cela coute à la société.

  6. philippe dit :

    Peut être un jour on jugera les politiques responsables de ces réformes qui ont sabrées, amputées notre système de défense

    • felipe dit :

      remarque un peu légère. nous ne sommes pas en guerre.je ne défends pas les gouvernants des 30 dernières années. mais la réduction des armées et de leurs capacités est un choix politique fait au regard des contextes (dividendes de la paix, guerres expéditionnaires, etc.). ces décisions politiques sont faites en mettant dans la balance les autres enjeux politiques. et décider c’est renoncer. c’est le propre de l’action politique. on ne passe pas en jugement un politique pour une décision politique. ce serait trop facile. c’est le propre d’une démocratie : la sanction est dans les urnes. en israel, il y a systématiquement une commission d’enquête après chaque conflit pour identifier les dysfonctionnements et les manquements. il y en a eu à chaque conflit et aucun politique n’a été jugé et condamné. il n’y a qu’en France ou on veut pendre haut et court les décideurs qui ont fait des choix politiques. cette logique de jugement est le meilleur moyen de repousser les gens qui veulent faire de la politique parce qu’il y aura toujours des opposants qui voudront leur tête.

      • Edouard dit :

        Merci pour ce commentaire plein de bon sens. Votre remarque est d’autant plus juste que cela rend les décideurs timorés (autant ne rien faire). Actuellement on pend les décideurs du COVID… comme si la fin devait être connu au début.

      • cipal dit :

        Faut apprendre l’histoire de temps en temps il me semble qu’il y a eu une pantalonnade Vichyste (une de plus) avec la cour de Riom pour juger les responsables de notre branlée en 1940! je n’ai pas le temps d’aller dans les archives mais cherchez par vous-même. Par ailleurs si je comprends votre raisonnement seuls les politiques (et les magistrats !) sont des irresponsables au sens propre du terme ! il est urgent de les virer alors, ce n’est pas tant de faire un choix qui est une erreur sanctionable mais d’être incapable d’anticiper et d’avoir la capacité d’analyse nécessaire en fait l’inaptitude à former des équipes dignes de ce nom! en sélectionnant des compétences et en virant les incapables qui pullulent dans notre système ! et ce n’est pas en mettant un ersatz de colonel de gendarmerie qui ne connait rien au sujet, mais qui sait parler pour ne rien dire et aux convictions politiques aléatoires comme bon nombre de ses collègues gouvernementaux que l’on peut espérer quoi que ce soit, il faut dire que le voyageur planétaire l’égotique dévoyé Elyséen n’est vraiment pas l’exemple à suivre ! Nous sommes infoutus pour des raisons multiples d’avoir une industrie solide (prix payé aux vainqueurs in fine de la dernière guerre mondiale, les alboches) et notre benêt Elyséen continue à faire des conneries avec les teutons qui se foutent de lui (la preuve ils n’ont pas voulu de lui pour que le führer au petit pied aille vendre ses bagnoles et ses compétences aux amis des Russes le camarade XI ! Non seulement nous avons des incapables pour gouverner (çà a toujours été une constante en fait! mais en plus ils sont sans honneur, sans parler que notre idiot utile joue au père Noël avec ce que nous avons à peine ! Notre capacité de défense AA est quasi nulle en version terrestre mais les rares systèmes existant en échantillons il va en refiler la moitié aux ukrainiens (Cf Crotale) ! ce type et ses sbires en continuant comme çà finirons à Riom et ensuite dans le meilleur des cas au Portalet, et nous à la soupe populaire !
        et pour reprendre la signature d’un intervenant !!! SNOC XUA TROM (merci à lui !)

      • Lassithi dit :

        Si vis pacem, para bellum.
        Et cela ne date pas d’hier.

        Faire de la politique c’est avoir une vision et non gérer uniquement un pays au grès des vents.

      • Mat49 dit :

        « remarque un peu légère. nous ne sommes pas en guerre. » Si nous sommes en guerre au Sahel.

        « mais la réduction des armées et de leurs capacités est un choix politique fait au regard des contextes » Aucun contexte ne peut justifier de se priver d’à peu près tout quand on affiche autant d’ambitions. S’ils avaient proclamé notre neutralité dans la foulé alors d’accord mas là non.

        « et décider c’est renoncer » c’était contre productif dangereux et c’était flagrant. Il fallait préserver nos fondamentaux: masse, réserves, stocks, entrainement, logistique, moral. On pouvait jouer sur la proportion de réserviste, d’appelés et de professionnels si on voulait économiser, placer des navires en réserve et plus de matériels en stock, mais pas se retrouver dans la situation actuelle où nous allons juste essayer de rendre fonctionnelles les miettes restantes.

      • ERIC BORNE dit :

        Je ne suis pas d’accord avec vous, ces gens ont été formés et à nos frais pour savoir prendre des décisions, lorsque je travaillais je prenais plusieurs fois par jour des décisions qui mettaient en jeu la vie de patient et si j’avais eu le malheur de na pas prendre la bonne cela ce serai fini devant un tribunal avec à la clé une interdiction « à vie » d’exercice professionnel et de la prison… Alors, excusez-moi si je trouve révoltant le fait que ces personnes échappent à toutes réprimandes, sanctions et répondent de leurs actes qui ont des conséquences directes sur nos vies, et de plus partent ailleurs avec des « parachutes dorées » qu’ils ont eux-mêmes refusés à leurs subalternes et employés…

  7. Buburoi dit :

    Lecornu veut arréter le massacre du service de santé. Effectivement, les établissements ont été fermés, les personnels compétents sont partis, le patrimoine immobilier a été bradé par le service des domaines. On ne voit pas clair sur les missions et les moyens du futur service de santé. On ne sait pas comment il va attirer des réservistes. Soigner les militaires, ce serait déjà un défi . Il ne faudra pas décourager le personnel et mettre les moyens.

    • Korrigan dit :

      C’est déjà bien d’arrêter la déflation et de reconstruire
      Par contre j’aimerai bien avoir le nom des présidents ,ministres et autres élus qui ont voté sans hésiter toutes ces déflations et suppressions car certains continuent à vivre sereinement voire ont obtenu des postes de pantouflards très confortables
      À remarquer également que les partis qui ont voté ces mesures se présentent ,sans aucune honte,aujourd’hui comme des partisans indéfectibles de la montée en puissance et renient sans états d’âme ce qu’ils avaient décidé

      • Trollala dit :

        Et une fois ces noms compilés, qu’en feriez-vous ?

        • Korrigan dit :

          Comme les gens ont la mémoire courte rappelez à tous les bienfaits des personnes en cause et au moins ,évitez de voter aux élections pour les partis auxquels elles appartiennent

        • BORNE Eric dit :

          nous pourrions leurs demander des comptes, notamment pour ceux qui se sont enrichis dans des opérations immobilières obscures et non connues du public. Pour les autres des comptes sur leurs motivations « politiques » qui ont conduites à cette gabegie financière qui impacte directement les finances de la défense.

  8. blavan dit :

    Il est nécessaire de conserver un service de santé performant, car on a plus de risque d’avoir une nouvelle crise virale que des russes sur les Champs Elysées . Le problème, c’est que les dépenses de budget sur le Service de Santé ne sont pas comme les matériels militaires susceptibles de créer des retours sur investissement. L’idéal serait de mutualiser la médecine militaire et la médecine civile pour avoir un grand service de santé universel.

    • Aramis dit :

      Aucun intérêt on a besoin de reconstruire le SSA pas de le disssoudre dans la medecine civile.

      • Clauswald dit :

        Quand les généraux du SSA se battaient essentiellement pour leur quatrième étoile, ils se foutaient bien de l’avenir du SSA. Après eux le déluge. Ils ont obtenu cette étoile supplémentaire et coulé le service. La messe est dite, pas de retour possible en arrière.

      • blavan dit :

        @aramis. Les blessés et les malades n’ont pas de grades !!!

        • Aramis dit :

          @ blavan ce que vous dîtes est sans queue ni tête et n’a aucun rapport ave ce que je dis.

          • blavan dit :

            @aramis. Au contraire. Je suis pour une grande mutualisation de la Santé, entre civile et militaire ! Dans tous vos commentaires, vous êtes complétement décalé avec la réalité financière de la France.

        • ERIC BORNE dit :

          Ce n’est pas vrai, les officiers supérieurs n’ont que peu de chance de mourir ou d’être blessés (sauf en ratant les marches des passerelles d’avion ou d’embarquement) sur les théâtres d’OPEX, regardez les grades de ceux qui sont décédés ou morts lors des 20 dernières années. Mais ceux qui prennent les décisions de réduire ou de déshabiller les services de santé vont, pour la majorité, dans la médecine civile privée et de plus se permettent des critiques acerbes sur les qualifications des personnels, alors que pour certain, ils n’ont JAMAIS quitté le territoire national.

          • Archiviste dit :

            Face à ce genre de remarques, certains ici ont déjà eu l’occasion de rappeler que la génération spontanée des officiers généraux n’existe pas sous nos latitudes.
            Un étoilé a fait une longue carrière d’officier subalterne avant de devenir officier supérieur puis de monter au firmament.
            Ce faisant, le risque d’être blessé ou tué a la tête de sa section ou sa compagnie ou en d’autres circonstances tragiques l’a concerné autant que n’importe quel sous-lieutenant d’aujourd’hui.

  9. Xoxo dit :

    Voir les députés NUPES faire comme si ils en avaient quelque chose à taper de la condition du militaire, c’est toujours aussi hilarant

    • Mathieu dit :

      Le service militaire proposait des postes de mécaniciens, informaticiens, maîtres chiens, cuisiniers et … médecins, infirmiers, dentistes. Serait ce la solution? Sans doute.

      • Mat49 dit :

        Oui une dose de conscription est le moins coûteux et le plus simple si nous voulions remonter en puissance.

        • Buburoi dit :

          La conscription, c’est terminé depuis trente ans, et à part vous, personne ne veut en entendre parler. Il n’y aura pas de conscription.

          • Mat49 dit :

            Je parle de ce qu’il faudrait faire, c’est à dire pas revenir à ce qu’il y avait avant mais faire une conscription partielle car sélective. Cela n’a aucune chance d’aboutir mais c’est une autre question.

  10. themistocles dit :

    Trop tard…. Sarko et Flamby sont déjà passés.

    • Tahar dit :

      Le SSA, rappelons le, sous tutelle de Bercy par sa gestion catastrophique des finances et des RH, n’a plus rien à gérer….. Changer l’orientation ne va pas aider sachant que l’équipe dirigeante sera la même…..Une armée de médecins au service des médecins, that is the problem !

      • Aramis dit :

        Rassurez vous aucune inflexion majeure ne va avoir lieu.

        D’après les fuites on s’oriente vers le bla bla suivant comme seule réforme :http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/10/27/des-priorites-strategiques-qui-charpenteront-la-revue-strategique-et-loi-de.html

        1- une dissuasion nucléaire robuste et crédible : existe déjà
        2- une France unie et résiliente: formule creuse qui n’implique rien
        3- une économie concourant à l’esprit de défense: formule creuse qui n’implique rien
        4- une résilience cyber de premier rang : formule creuse qui n’implique rien
        5- la France, alliée exemplaire dans l’espace euro-atlantique : formule creuse qui n’implique rien
        6- la France, l’un des moteurs de l’autonomie stratégique européenne : formule creuse qui n’implique rien
        7- la France, partenaire de souveraineté fiable et pourvoyeuse de sécurité crédible: formule creuse qui n’implique rien
        8- une autonomie de décision et une souveraineté décisionnelle garantie : formule creuse qui n’implique rien
        9- une capacité à se défendre et à agir dans les champs hybrides: formule creuse qui n’implique rien
        10- une liberté d’action et une capacité à conduire des opérations militaires y compris de haute intensité dans tous les champs. : on n’a absolument pas la capacité de le faire avec le format actuel donc ne rien changer et prétendre ça c’est du en même temps, le comble ridicule en sommes.

        Bref 8 priorités sur dix où il n’y a rien, 1 priorité déjà accomplie (le nucléaire) et une qui ne peut pas avoir lieu (la haute intensité) car on ne change rien.

        • Mat49 dit :

          Je rêve c’est un article du gorafie!

        • Lamentato dit :

          Vous me rappellerez de ne pas vous inviter aux noces, baptêmes et fêtes d’anniversaire, et encore moins pour aller visiter les malades dans les hôpitaux. Pour les veillées funèbres, en revanche, vous seriez très bien.

  11. Rapace dit :

    comprendre conflit concentionnel…haute intensité c est du marketing

  12. PHILIPPE dit :

    Si gouverner c’est prévoir, effectivement, on peut se poser des questions !

    • Clauswald dit :

      Gouverner c’est prévoir… son propre avenir. Charité bien ordonnée commence par soit même. Coluche disait qu’un politique préfère construire des prisons que des écoles car à l’école, il ne retournera pas.

      • Guy Lusque dit :

        À propos d’école et de charité bien ordonnée, Coluche reconnaissait bien volontiers qu’il avait de grosses lacunes orthographiques.
        Par soi-même.

  13. Legoupil33 dit :

    L’histoire lyonnaise du SSA est un non sens. Non pas tant pour la prise en charge médicale actuelle des militaires mais pour les spécificités de l’implantation du SSA au sein du tissu médical lyonnais. Il est en effet inséré au gros pole représenté par le groupement HEH et le site de l’Hôpital Cardiologique et Neurochirurgical. Il se situe à moins de 10 min d’un premier aéroport où se pose sans problème les aviosn type CASA et A400. Il est situé à environ 15-20 min d’un aéroport international. Il représente ainsi une plateforme d’accueil de blessés exceptionnelle. L’HIA Desgenettes qui dispose encore d’un bloc opératoire remis à niveau il ya quelques années s’inscrit dans un paysage riche en ressources chirurgicales très spécialisées (Neurochirurgie-Thorax- Coeur ET centre de brûlés+++). Il s’agit en fait d’un véritable écosystème en traumatologie. Ses équipes étaient parfaitement insérées dans le paysage médical lyonnais que ce soit en médecine ou en traumatologie. Au plan militaire l’HIA Desgenettes avait tissé des liens étroits avec la Brigade d’Infanterie de Montagne et ses équipes ont été à l’origine de moultes évolutions du SSA notamment la mise sur pied du sauvetage l’introduction de la simulation dans les formations opérationnelles, au combat le développement de structures chirurgicales spéciales. Pendant la guerre d’Afghanistan il a été moteur avec Les hôpitaux de Metz et de Bordeaux dans la préparation opérationnelle des équipes santé des unités. Bref il a été un vrai hôpital militaire mais a été oublié plus ou moins sciemment. Cette évolution en antenne est une erreur profonde du Service et des Armées qui ont laissé faire. Le repositionnement de l’espace médical lyonnais sous l’angle de la constitution d’un hub de traumatologie associant HIA et CHU parait être une évidence.

    • concerné dit :

      Et en pratique, Desgenette, ça devient quoi, dans cette histoire ?

      • Grey dit :

        Desgenettes est en soins palliatifs avant une euthanasie prévue et voulue par nos politiques pour l’année prochaine. Il n’y a plus ni matériel ni médecins, rien ne le sauvera

  14. Sylvain dit :

    constat clair : le SSA, joyau de la médecine, envié, est désormais en lambeaux. complètement à la ramasse. j imagine que ça n empêche pas madame ginegax de dormir la nuit

  15. lgbtqi+ dit :

    Les réformes de déglingage du SSA ont été votées par des députés… dont un bon nombre est médecin. Et qui plus est qui ont servi comme aspirants.

    Peut-être devrait-on rappeler les personnels de santé civils qui ont été exclus honteusement et sans indemnités parce qu’après être montées au front épidémique avec des sacs poubelle en guise de surblouse, et de simples masques chirurgicaux (qui ne filtrent rien du tout de l’extérieur vers l’intérieur), elles n’ont pas voulu être vaccinées (un grand nombre ayant déjà contracté le virus chinois plusieurs fois, notamment) ? Mais ça va être dur… très dur. Si tant est que ce soit possible. Car, quand on oriente sa vie de façon à venir en aide aux autres, qu’on est exploitées, qu’on met sa santé en danger chaque jour et qu’on vous jette ainsi, ça laisse des traces, profondes, voire définitives.
    Les copines infirmières m’ont bien fait part de leur profonde colère.

    Au passage, les psychologues sont en guerre contre le projet de rattacher leur profession au domaine médical, en plus avec idée de subordination / rejet en périphérie avec le statut de « para »-médical et de création d’un ordre professionnel, dont on sait assez qu’il est la plupart du temps une efficace courroie de transmission au seul profit du gouvernement.

    Celles-là et ceux-là non plus ne devraient pas être négligées… En Ukraine, il en est un besoin majeur et il y en a si peu qu’elles et eux-mêmes ont à leur tour besoin de soutien psychologique.

    • aldo dit :

      ….dont un bon nombre de medeçins…
      Les loups ne se mangent pas entre eux.
      (Par la même occasion on peut mettre les avocats dans le même panier.)

    • Sigismund dit :

      Voilà que vous faites du corporatisme, maintenant ?

      • lgbtqi+ dit :

        Souvenir d’une compagne qui me rejoignait vannée au matin, avec qui les week-ends étaient trop rares, et en pleine souffrance v/v de l’attitude médicale, entre tentative de la « coincer » dans les vestiaires », les propositions de « dilatations », la fuite devant leurs responsabilités avec le refus de signer leurs prescriptions, la maltraitance sur des patients, etc.

  16. aldo dit :

    Je crois me souvenir que les infirmiers étaient formés intégralement par le SSA, puis cela a été abandonné et remplacé par un recrutement de civils. Etait-ce une bonne idée ? Cela présageait déja le délitement de l’Institution .

  17. MAS 36 dit :

    Le karcher de la RGPP a eu raison du SSA , confrontation de « basse intensité » mais d’une efficacité redoutable.
     » Gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ».

  18. JeanValJean dit :

    T’inquiète n*bot, on les a bien vu les gendarmes arrêter les soignants non-vax manu-militari dans les hôpitaux aux Antilles… Et comment ainsi la république s’est transformer en cloaque à sal*peries en col blanc, comment le fascisme s’est installé sur les bancs du parlement pour assouvir la frustration de sous-français. Il y aura toujours des salauds pour s’en prendre aux droits de l’homme, mais sachez qu’il y a aura toujours des héros pour vous dénoncer et vous combattre! Votre petite propagande d’auto-satisfaction et de suffisance dégoulinante d’ignominie, n’est que l’acte de médiocres sans noblesse, sans classe, sans couille! Maintenant ça joue les concerné par la santé, alors que ça a ouvert les portes de l’impunité aux labos sans scrupule, qui ont aujourd’hui et factuellement, aucun compte à rendre à la justice, et encore moins à une classe politique ripoux jusqu’à la moelle. Jusqu’à la garde des Sceaux qui semble bien caducs… Allez allez, bonne br*nlette les ploucs!

    • Misérable plouc dit :

      On est assez loin du style de Victor Hugo, semble-t-il.

    • Dambrugeac dit :

      quand on pense que certains commentaires techniques et sérieux sont coupes ou censurés et que ”ça”passe !

  19. Nike dit :

    Un interne (bac +6 minimum) est payé 23 695 € brut/an en 1ere année d’internat et se frappe des gardes de 12h royalement payée 163€ brut les week-end.
    Je pense que tout est dit sur la motivation qu’il faut avoir chevillée au corps pour faire de la médecine actuellement.
    A moins d’avoir papa qui allonge les billets pour aider l’eternel étudiant(e) je ne vois pas comment joindre les 2 bouts quand en plus il faut vivre dans une grande ville pour faire son internat.

    • PK dit :

      Faut pas exagérer : il y a des millions de familles qui vivent avec un SMIC, voire moins. Alors, c’est possible.

      Maintenant, que ce soit mal payé, je veux bien. Encore faut-il relativiser les choses : un internat, c’est de l’étude. Et personne ne touche le SMIC pendant ses études. Un thésard – si tant est que l’on peut trouver un équivalent – touche beaucoup moins… et une thèse d’université (pas le truc de rigolo en médecine) dure au moins 3 ans.

      Les toubibs se rattrapent largement après quand ils bossent : on n’a jamais vu un toubib pauvre, alors que des gars avec des thèses d’université (science et encore pire en lettres) qui gagnent très mal leur vie sont légions…

  20. Pépico dit :

    Ils sont pour le moment en Roumanie et ils se cailles les machins, et ont froid, et si demain ils combattent, c’est le froid qui les tueront et la fain aussi, l’ennemi, lui, rigole, et Macron a envoyé 400 millions d’euros à l’Ukraine au lieu d’équiper nos soldats. J’ai la rage de ne pouvoir rien faire contre se GVT qui agit avec une cervelle d’autruche. Pauvre France qui n’a plus son identité. Pensez ce que vous voulez !

  21. LEHOT dit :

    J’espère que la « suspension des transformations du SSA » comprend la décision de fermer l’HIA Desgenettes. Si des dommages humains sont déja actés, il n’est pas trop tard pour sauvegarder les bâtiments et les infrastructures qui sont encore remarquablement préservées. Le bloc opératoire est toujours opérationnel. Surtout les étudiants des EMSLB (Unique Ecole nationale pour les médecins et les paramédicaux) auraient à nouveau des terrains de stage ! Enfin, ce serait un signe fort adressé aux militaires et aux Français qui n’ont toujours pas compris le destin infligé à l’Hôpital du Val de Grace.