La marine allemande a testé avec succès un démonstrateur d’arme laser à bord de la frégate Sachsen

L’été dernier, Lockheed-Martin a annoncé avoir livré à l’US Navy un premier système HELIOS [pour High Energy Laser with Integrated Optical-Dazzler and Surveillance] en vue d’une campagne d’essais devant être menée à bord du « destroyer » USS Preble.

D’une puissance allant de 60 à 120 kw, le système HELIOS est apelé à « fournir une capacité de combat tactiquement pertinente en tant qu’élément clé d’une architecture de défense en couches » et donc à améliorer « l’efficacité globale du système de combat du navire pour dissuader les menaces futures et fournir une protection supplémentaire aux marins », selon l’industriel.

Cela étant, l’US Navy n’est pas la seule à s’être lancée dans le développement d’armes à effet dirigé [comme le laser], d’autant plus que celles-ci ont quelques arguments à faire valoir, à commencer par celui du faible coût d’utilisation.

Ainsi, en 2019, le ministère allemand de la Défense fit en effet part de son intention de mettre au point un démonstrateur d’une telle arme et de le tester à bord d’une corvette K-130 de la Deutsche Marine. À cette fin, un contrat avait été notifié à Rheinmetall Waffe Munition GmbH et à MBDA DeutschlandGmbH, lesquels ont mis en place un groupe de travail dédié [ARGE, pour Arbeitgeimenschaft].

Finalement, ce n’est pas à bord d’une corvette K-130 mais à celui de la frégate de défense aérienne Sachsen qu’une arme laser a été testée avec succès, sous l’égide du BAAIBw [Bundesamts für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr, l’équivalent allemand de la DGA française, ndlr].

Selon les explications de Rheinmetall, les premiers essais de ce démonstrateur d’arme à effet dirigé ont commencé en novembre 2021, sur le site d’Unterlüß [Basse-Saxe]. Puis il a été installé à bord de la frégate Sachsen, basée à Kiel.

Après de nouveaux tests menés près du Centre technique pour les navires et les armes navales, la technologie et la recherche maritimes de la Bundeswehr afin de vérifier la connexion avec le radar et les capteurs électro-optiques du navire, la campagne d’essais a donc pu commencer, avec plusieurs scénarios d’engagement « très réalistes ».

« La planification des tests et la mise à disposition de différents types de cibles sur terre, en mer ou depuis les airs ont été réalisées et organisées par le BAAINBw », a indiqué l’industriel.

Cela étant, celui-ci n’a pas donné plus de précisions, si ce n’est que que ses équipes sont fières « des résultats obtenus et du bon déroulement des essais ».

« Les performances impressionnantes de ce système d’arme à effet dirigé [HEL] pour la protection des navires de surface contre les menaces à courte et très courte portée peuvent être attribuées aux efforts conjoints de toutes les personnes impliquées dans le projet – experts de l’industrie de la défense, responsables gouvernementaux et, bien sûr, les marins de la frégate Sachsen », a souligné Thomas Baumgärtel, le chef de ce programme chez Rheinmetall Waffe Munition GmbH.

A priori, si l’on se réfère à une communication précédente du groupe allemande sur ce sujet, le système testé est très probablement un démonstrateur de laser à fibre d’une puissance d’au moins 20 kw, l’objectif étant de porter celle-ci à 100 kw.

D’autres essais sont seront conduits durant le premier semestre 2023. « De nouveaux scénarios mettront à l’épreuve les capacités du démonstrateur » et les « résultats détermineront ce qu’il reste à faire pour disposer d’une arme laser pleinement fonctionnelle et opérationnelle », ont précisé Rheinmetall et MBDA Deutschland.

À noter que la Marine nationale doit tester à bord de l’un de ses navires le système laser HELMA-P qui, mis au point par CILAS, permettra d’apporter une « réponse graduée à la menace drone, depuis l’éblouissement des instruments d’observation jusqu’à la neutralisation par altération de la structure d’un mini ou d’un micro drone [c’est-à-dire de 100g à 25kg], entraînant sa chute en quelques secondes ».

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42 contributions

  1. Kamelot dit :

    On évoque rarement les essais non-concluants… et il y en a!
    Le laser est un effecteur en devenir, de là à être une arme opérationnelle, efficiente et à coût maîtrisée: il faudra attendre « un peu » pour avoir un « rayon de la mort »!
    Au fait, là point de coopération. Les temps change… 🙂

    • précision dit :

      « point de coopération. Les temps change(nt) ». Peut-être, mais de la coopération sur le sujet, il y en a eu; le programme européen TALOS mené par CILAS se termine cette année 2022. MBDA allemagne fai(sai)t partie du consortium. Est-ce qu’une suite est prévue, je n’en sais rien, mais c’est assez probable s’il y a des opportunités de financement européen, car la coopération entre partenaires de divers pays est une condition nécessaire pour obtenir ces financements.

      • john dit :

        Rheinmetall est bien plus avancé car le programme a été commencé bien plus tôt.
        Les lasers testés par Rheinmetall atteignaien les 50 kW en 2013, détruisant des drones à 2km. En 2010, ils étaient à 10 kW. L’objectif étant les 100 kW à terme.
        Comme armement aujourd’hui, Rheinmetall Oerlikon propose le Skyshield HEL avec une performance de 3’000m contre les obus de mortier (100 kW). Selon l’utilisation du véhicule, la puissance change. Pour l’auto-défense, des lasers de 1-5 kW peuvent être suffisants. Pour une défense de zone, 20 kW est le minimum contre des drones)
        Contre un avion, il faut au moins 120 kW de puissance à 4 km.

        Pour le projet TALOS n’a été lancé qu’en 2018, 16 entreprises et labos, 9 pays concernés, la France à la tête. L’idée est un système C-RAM et anti UAV. L’objectif était une arme de 100 kW en 2025, maintenant annoncé à 2024 pour la lutte anti-drone.
        Jusqu’à maintenant, le système HELMA-P a été testé dès 2020 par la Marine Française, avec une arme de 2kW contre des drones.

        Mais en parallèle, CILAS et MBDA ont conclu un accord avec SIGN4L, une entreprise émiratie pour des développements communs dans le domaine des armes laser.

    • john dit :

      C’est déjà efficace, mais tout dépend contre quoi.
      Ce laser est développé par Oerlikon, racheté par Rheinmetll. Voici des essais en Suisse, et une démonstration de l’utilité d’une défense sol-air rapprochée, d’un système à 3 armes complémentaires pour faire face à différentes menaces !
      Ici la solution démontrée par Rheinmetall.
      https://www.youtube.com/watch?v=z-S5FdurfcU

      Si vous prenez les solutions sol-air, il y en a plusieurs proposées par Rheinmetall Air Defence (donc Oerlikon).
      – simple canon sol-air 35mm
      https://www.youtube.com/watch?v=pb5_F4_Eod8
      Ce canon est efficace contre missiles, aéronefs basse altitude, drones de tout type de taille, et contre artillerie (C-RAM).
      https://www.youtube.com/watch?v=gy-lJplV7ts
      Combine missile sol-air rapproché + canon 30mm, et peut emporter aussi le système laser. Pour les capteurs, un radar AESA + capteurs passifs sont possibles et combinés.
      https://www.janes.com/defence-news/news-detail/rheinmetall-introduces-skyranger-30-with-high-energy-laser

      Les premiers pas sont faits, ça fonctionne, et il faut maintenant augmenter la puissance.

  2. PPSD dit :

    Ils sont forts ses Allemands

  3. Prof de physique dit :

    (Vous n’êtes pas obligé de publier ce commentaire)
    L’abréviation pour kilo, mille, est bien k minuscule.
    Mais pour le watt, unité de puissance, qui vient du nom d’une personne, on utilise un W majuscule.
    mille watts est équivalent à 1 000 W = 1 kW

    wikipedia :
    « Le watt, de symbole W, est l’unité internationale de puissance ou de flux énergétique (dont le flux thermique). Un watt équivaut à un joule par seconde.

    Le nom watt rend hommage à l’ingénieur écossais James Watt (1736-1819), qui a contribué au développement de la machine à vapeur. Comme tous les noms d’unités du Système international, « watt » est un nom commun, il s’écrit donc en bas de casse (et prend en français la marque du pluriel) ; mais comme il provient d’un nom propre, le symbole associé W s’écrit avec une capitale.  »

    De même, un kilowatt.heure, unité d’énergie qui correspond à mille watts pendant une heure s’écrit en abrégé kW.h

    Le volt et l’ampère qui viennent des noms de messieurs Volta et Ampère sont aussi abrégés avec une majuscule.

    Douze volts devient 12 V.
    Cinq ampères devient 5 A.
    400 000 V = 400 kV

    Et la puissance d’un moteur de char Leclerc qui est de plus d’un million de watts donne :
    1 100 000 W = 1 100 kW = 1,1 MW

    Un million de watts est égal à un mégawatt.

    Et merci pour vos articles que je lis avec attention.

    • PK dit :

      « Un million de watts est égal à un mégawatt. »

      Et un milliard devient un gigot-watt par la magie du cinéma 🙂

  4. Aymard de Ledonner dit :

    Oui tout le monde s’active surle laser. Par contre le laser testé par les allemands est encore au stade du démonstrateur dans son gros conteneur posé sur le pont. Il y a une photo de la tourelle de Cilas installée sur une frégate FR qui traine sur le net mais je ne la retrouve plus.

    • Sorensen dit :

      Vous avez écrit de la merde.
      L’on peut voir la tourelle sur le caisson et non dedans.

      Ce n’est pas le première fois que le système est testé avec succès. Il l’a été en 2016 avec une puissance de 30 kw. https://www.youtube.com/watch?v=PV3jfR-FUFc

      Il s’agit ici de tester une solution pour la marine, bien plus puissante. Le caisson que vous voyez contient les calculateurs , la production d’énergie, et l’instrumentation d’analyse du système. Si il est visible, c’est qu’il est en test sur la frégate et non pas intégré aux bâtiments.

      Concernant le HELMA-P, qui devait être testé début 2022 pour la Marine, voici en bas de l’article la photo que vous cherchiez (cela m’a pris 27 secondes) https://www.navalnews.com/event-news/euronaval-2022/2022/10/frances-new-fremm-da-alsace-proved-its-worth-on-first-deployment/

      Il n’y a eu aucune communication et de la marine et de CILAS sur un quelconque test alors que nous approchons 2023.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Pas la peine de vous énerver surtout pour confirmer ce que je dis. Merci pour le lien.
        Le dispositif allemand n’est pas intégré. Il fonctionne peut-être très bien mais ce n’est pas une version industrialisée.
        La tourelle française a déja une forme opérationelle. La marine ne communique pas dessus ce qui n’étonnera personne mais la version terrestre fonctionnait déja il y a deux ans. Le simple fait de voir cette tourelle intégrée sur une FREMM DA indique que le dispositif est fonctionel sinon la marine n’aurait jamais laissé Cilas installer sa tourelle.

        • Sorensen dit :

          Rien à voir avec le HEL, mis le navire. Je sais que visu voudriez que la France ait une avance qu’elle n’a pas, mais si les tests du HELMA-P ont déjà eu lieu, il n’y a aucune raison que les résultats n’aient pas été communiqués et ce d’autant plus lorsque l’on a de la concurrence.

          « La marine ne communique pas dessus ce qui n’étonnera personne « . Donc, si vous voulez. Moi je considère que les tests n’ont pas été concluants.

    • vrai_chasseur dit :

      àAymard
      La marine a prévu de tester Helma-P en mer (déjà testé avec succès en usage terrestre).
      Sur la photo c’est la Frégate Forbin.
      http://twitter.com/MarineNationale/status/1416049241735245835

      • Aymard de Ledonner dit :

        Merci. Sorensen a retrouvé l’article que j’avais lu. La photo montre une tourelle déjà intégrée au navire ce qui indique à mon sens que le dispositif est en phase de tests très avancée et déjà opérationel.

    • john dit :

      Le projet français est loin du système allemand bien plus avancé car bien plus ancien…
      Vous inversez votre affirmation, et vous avez la réalité.
      Les Allemands testent des armes jusqu’à 100 kW là où la France est à 2kW pour le moment dans ses essais…

  5. ji_louis dit :

    Je remarque que ces sytèmes (israélien, américain, allemand) de canons à laser ne sont adaptés que pour des cibles lentes au vol régulier, typiquement les drones actuels, mais pas les missiles (trop rapides). D’ici peu, les drones/missiles seront équipés de contre-mesures: des détecteurs de température anormale déclencheront des chaff/flares qui perturberont la visée du laser, le temps de le laisser passer… le temps que l’imagerie soit couplée avec une intelligence artificielle embarquée qui fera la différence entre la cible mouvante et le nuage de paillettes ou la fusée éclairante.

    Remarquez que ces « canons à laser » feraient de bonnes armes anti-satellites, embarquées sur un drone spatial x-37b (par exemple) : Au lieu de le détruite par un missile dont l’explosion provoquera un nuage de débris, le faire griller le rend juste inutilisable, et cela peu être fait « relativement discrètement ».

    • HMX dit :

      Tout à fait, le laser est une grande avancée, mais n’est pas non plus une arme magique ou infaillible. Des parades plus ou moins sophistiquées seront progressivement mises en place : généralisation des détecteurs lasers associés à des manœuvres brutales pour perturber les conduites de tir, structures en matériaux réfléchissants, éjection de leurres, aérosols ou fumigènes à déploiement rapide, laser aveuglant pointé automatiquement en direction des optiques du laser assaillant… les solutions ne manquent pas, c’est l’habituelle continuité de la lutte entre l’épée et le bouclier.

      Par ailleurs, et puisqu’on parle des limites du laser, la première d’entre elle réside bien évidemment dans la météo et les conditions atmosphériques : lorsque la visibilité est faible (brouillard, pluie, neige, plafond nuageux bas, illusions optiques liées à la réfraction de la lumière en cas de forte chaleur, etc…) l’efficacité du laser sera elle même faible, voir proche de zéro dans les pires conditions. Or, ces mauvaises conditions météo sont fréquentes sur l’océan. Idem sur terre pour la poussière ou la fumée du champ de bataille.

      Ces considérations ne doivent évidemment pas nous faire arriver à la conclusion que le laser est inutile. Dans des conditions optimales d’emploi, il dispose d’atouts inégalés, notamment le très faible coût d’un « tir » comparé à un missile, et surtout sa capacité de tirs multiples, efficace notamment contre les essaims de drone qui sont appelés à devenir une menace grandissante. Il faut simplement comprendre que le laser ne va pas venir remplacer les munitions cinétiques (obus, missiles), mais plutôt les compléter.

      • Accessit dit :

        Contribution informative, synthétique, équilibrée et dépassionnée. Merci.

    • asvard dit :

      Avant que vos paillettes sortent de l’appareil celui-ci sera déjà touché, voire même au moment de la détection (si le détecteur voit le départ vers lui c’est qu’il est déjà touché): un rayon laser se déplace à la vitesse de la lumière, (300 000 m/s) c’est pas comme dans les films de SF où cela semble se déplacer plus lentement qu’une boulette sortant de la sarbacane d’un asthmatique
      Le rayon met 0.033 s (33 ms) à toucher la cible à 10 km. Pas de parade dynamique possible, faut compter sur le passif : surface réfléchissante et/ou blindée pour absorber la puissance du laser avant que cela touche les organes fragiles.
      Votre missile hypersonique se déplaçant, disons à 10 000 km/h, à la perpendiculaire du rayon (cas le plus défavorable) et situé à 10 km ne se sera déplacé que de 10 000 000 m / 3600 s x 0.0333 = 92 m. A moins que ce missile soit capable de faire des mouvements erratiques toutes les fractions de seconde sa trajectoire est prévisible sur cet intervalle de temps. Donc détecté, tiré, touché pour peu que la précision de détection et de pointage soient au rendez-vous !

      • john dit :

        Sauf que vous semblez partir du principe que le simple contact laser est suffisant. Mais ce n’est pas le cas, il doit chauffer l’élément en question, et cela prend selon la puissance et la distance jusqu’à plusieurs secondes ! Et c’est là où ça devient compliqué.
        La question est surtout de savoir si l’électronique (donc les capteurs et les éléments permettant d’orienter le laser) sont suffisamment rapides pour contrer les mouvements des armes à abattre. Et ça, sauf si on travaille sur le projet, on n’a pas d’info, et c’est secret défense, car c’est une information clé qui est stratégique.

        • HMX dit :

          @john : tout à fait. On le voit bien d’ailleurs dans les vidéos montrant les démonstrations de tir laser contre de simples drones en plastique qui ne manœuvrent pas, ou très lentement : il faut plusieurs longues, très longues secondes, avant de voir l’engin s’enflammer puis s’écraser… on imagine qu’avec un obus, un missile, un aéronef, le temps nécessaire à la destruction sera encore plus long. On peut évidemment relativiser car il s’agit là de démonstrateurs de laser avec une puissance relativement faible, alors qu’on vise au final des lasers opérationnels d’une puissance de 100 à 150kw minimum. Néanmoins, on comprend bien que davantage que le laser lui-même, ce sont les les senseurs permettant l’acquisition et le suivi de la cible qui sont déterminants, surtout si on prétend détruire des engins qui se déplacent très vite (obus, missiles…). C’est là dessus que tout le monde travaille. Il faut bien sûr des capteurs optiques très performants, mais on imagine que d’autres moyens doivent être employés pour fiabiliser l’acquisition et le suivi : radar doppler et/ou Lidar notamment.

          Au passage, et puisque je parlais plus haut des limites du laser, il convient aussi d’évoquer les risques de dommages collatéraux associés au laser. Ces risques sont acceptables en pleine mer, les systèmes de combat des navires modernes étant programmés pour éviter les tirs fratricides. En revanche, sur terre, c’est une autre affaire. On pense particulièrement aux environnements urbains, caractérisés par la présence de nombreuses surfaces réfléchissantes (fenêtres…) susceptibles de dévier le faisceau du laser avec tout ce que cela suppose. Si le laser pourra sans nul doute abattre des drones en milieu urbain, on pourrait également rapidement découvrir que son usage n’est pas sans danger pour les populations civiles avoisinantes…

        • asvard dit :

          @ john : ce n’était pas le but de mon message à jl-louis mais de lui montrer que les tentatives d’évasion ou « leurage » avec des paillettes pour contrer un laser sont inopérantes même avec l’erreur que j’ai fait en minimisant d’un facteur 1 000 la vitesse de la lumière : c= 300 000 000 m/s (ou 300 000 km/s).
          Pour la durée de contact c’est une question de puissance (envoyée puis dissipée lors du trajet vers la cible)

          La vitesse pour orienter le laser ne sont pas le probleme à mon avis pas plus qu’avec un canon de 20 mm. Plus la cible est loin plus la vitesse angulaire de la tourelle devient faible : 1 degré d’angle pour un objet à 4km correspond à 70 m environ. Pour un objet se déplaçant à 10 000km/h soit 2770 m/s perpendiculairement au laser et a cette distance cela fait une vitesse de 44°/s, ce n’est vraiment pas énorme comme vitesse angulaire. La « tourelle » d’un laser est un miroir = faible masse-inertie.
          Pour moi la difficulté est d’avoir un max de puissance pour une petite surface au sol et d’avoir un miroir qui supporte plus d’un tir

      • PK dit :

        « un rayon laser se déplace à la vitesse de la lumière, (300 000 m/s »

        300 000 km/s

        Ceci dit, dans l’air, la puissance se disperse très rapidement.

        • asvard dit :

          En fait j’avais oublié 3 zero et fait mes calculs avec cette valeur fausse : la vitesse est donc de 300 000 000 m/s ce qui fait 300 000 km/s effectivement.
          On estdonc dans’ordre de a micro seconde pour atteindre un objet à 10 km et un missile hypersonique ne se sera pas déplacé de 1 m dès le tir avant d’être atteint.

        • asvard dit :

          Oui erreur de ma part 300 000 000 m/s

    • Totoro dit :

      moui… AMHO un laser de 100kW qui viserait un autodirecteur refroidi de missile lui laisserait très peu de chances de survie

    • fabrice dit :

      L’iron Beam israélien a déjà une puissance de 100kv contre 20kw à ce démonstrateur allemand (mais on espèce qu’il atteindra 100kw dans plusieurs années…)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Iron_Beam
      On notera que les Israéliens vendent déjà un système laser aérien qui détecte et détruit par un rayon laser les missiles sol air approchant. Il équipe la Luftwaffe et notre avion présidentiel (mais pas nos autres avions… faut pas déconner quand même…Il y a des priorités absolues à protéger…)
      https://www.airforce-technology.com/news/elbit-systems-j-music-germany-a400m/
      Pendant ce temps là la France continue sa collaboration exceptionnelle avec ces états chances pour la galaxie que sont « on n’arrive même pas à gérer les ordures » Liban « état FLN, le pétrole sinon rien » Algérie et « donne moi de l’argent s’il te plait et Jihad » Jordanie… Au nom du chameau, du sable et du dessous de table…

      • Czar dit :

        « u nom du chameau, du sable et du dessous de table… »

        ça te rappelle des souvenirs, hein vous réenracinez dans votre environnement culturel, avec les cousins, après cette petite césure septentrionale de 2000 ans.

  6. JO666 dit :

    Sauf que les parades sur les drones entre les peintures réfléchissants et les missiles tournant sur eux-mêmes sont de grandes parades connus depuis IDS de 1983 . Voilà pourquoi les USA voulaient des armes à énergie cinétique et plus de laser

    • Pour Info dit :

      Oui, un drone qui tourne sur lui même avec la caméra, car si elle est stabilisée vers la cible elle grillera.
      Gros coup de gerbe pour l’opérateur !

    • asvard dit :

      Faut une sacrée peinture réfléchissante pour ne serait-ce renvoyer 20kW d’énergie en toute sécurité. Deja qu’une poussière sur un miroir de laser industriel de quelques kW peut le détruire. Si votre peinture renvoie 99 % des 20kW cela veut dire qu’elle a absorbé 200 W sur la taille (surface) du spot.

  7. Elyo dit :

    bonjour Kamelot pouvez vous étayer votre réponse par des preuves ou des faits avérés ? svp merci

  8. 45454513 dit :

    MBDA France peux bénéficie des avances de MBDA Deutschland sur ce projet ?

    • Nexterience dit :

      MBDA est une étiquette commune de plusieurs sociétés bien distinctes. C’est pour cela que MBDA France peut être en concurrence avec MBDA Deutchland, libre de ses collaborations avec MBDA France ou… Lockheed.

  9. farragut dit :

    Il n’est pas dit dans le billet de Laurent Lagneau si les chaudières de la frégate Sachsen doivent être nécessairement alimentées en gaz russe pour produire l’électricité nécessaire au laser embarqué. 😉
    Au vu de l’énergie dépensée pour chaque « tir », faudrait-il limiter le nombre de tirs laser pour ne pas dépasser le bouclier tarifaire que notre gouvernement allouerait à la Marine Nationale pour chaque frégate ainsi équipée ?
    Une autre solution serait de doter chaque frégate de défense antiaérienne d’un réacteur compact (à fusion ou non, suivant les avancées du projet de LM), afin d’être au niveau du PAN, du PA-NG ou des SNA et SNLE.
    Ce serait moins polluant (pas de production de CO2 pour la génération électrique), sauf pour la partie recyclage à La Hague du Pu dans le MOX des réacteurs EPR -à fission- embarqués… 😉
    Un petit coût « d’Amortisseur Electricité » pour la Marine Nationale ?

  10. Kobalt dit :

    Le système français à 06:37 https://www.youtube.com/watch?v=rapDzIpvhYw

    • philbeau dit :

      Bien vu , les projets français dans ce domaine mériteraient d’être mieux connus . M. Lagneau ?
      https://cilas.ariane.group/

      • Soresnen dit :

        Vous avez un moteur de recherche en haut du site. Vous tapez cilas et vous pourrez nous éviter votre vulgarité et votre imbécilité.

        • philbeau dit :

          Sorensen , votre énervement de plus en plus évident semble s’accorder avec la situation politique actuelle . Lâchez nous la grappe, faites votre coming out « Deutschland uber alles » , et épargnez nous pour le coup , votre bêtise crasse de boche attardé .

  11. Fralipolipi dit :

    « À noter que la Marine nationale doit tester à bord de l’un de ses navires le système laser HELMA-P qui, mis au point par CILAS, »
    … il semblerait que cela ait déjà été fait au printemps 2022 (voir la fin de l’article ci-dessous)
    https://www.navalnews.com/event-news/euronaval-2022/2022/10/frances-new-fremm-da-alsace-proved-its-worth-on-first-deployment/

    • philbeau dit :

      Intéressante information , qui n’a pas fait l’objet de commentaires officiels jusque là…

  12. Jul dit :

    Géniale le progrès allemand la dessus ça fait plaisir ! enfin ils ce futurise ! une belle reussite ce tir ! l’avenir des arme laser et sur et certain, mes surtout proche !

    • Robert Larousse dit :

      Jul, votre enthousiasme est rafraîchissant, mais votre orthographe est systématiquement déprimante.
      Si vous êtes dyslexique, je vous présente de plates excuses et vous encourage à continuer à vous exprimer en dépit de ce handicap, mais si vous ne l’êtes pas, vous pourriez peut-être essayer de faire un petit effort d’amélioration ?
      Dans cet espoir, voici la version orthographiquement correcte de votre intervention :
      Génial, le progrès allemand là-dessus, ça fait plaisir ! Enfin ils se futurisent ! Une belle réussite, ce tir ! L’avenir des armes laser est sûr et certain, mais surtout proche !