Les exportations françaises d’armements ont plus que doublé en 2021, malgré une « concurrence resserrée »

En 2019, si le montant total des prises de commandes auprès de la Base industrielle et technologique de défense [BITD] française avait atteint 8,3 milliards d’euros, c’était en grande partie grâce au secteur naval, porté notamment par le contrat relatif au remplacement des chasseurs de mines des marines belge et néerlandaise ainsi que par la commande de deux corvettes de type Gowind par les Émirats arabes unis.

Cela étant, par rapport à l’année précédente, la valeur totale des contrats obtenus par la BITD française était en recul, 2018 ayant été un « très bon cru », avec 9,1 milliards de prises de commandes [alors en hausse de +30%]. Cependant, dans le rapport qu’il avait remis au Parlement, le ministère des Armées ne manqua pas de souligner que le « résultat obtenu en 2019 » était « supérieur à la moyenne des années hors contrat Rafale ».

Puis, et même si les dépenses militaires continuèrent à progresser au niveau mondial, la pandémie de covid-19 compliqua la prospection et les discussions commerciales [avec des salons de l’armement annulés, par exemple]. Aussi, le niveau des prises de commandes chuta à 4,9 milliards d’euros. Pour autant, d’autres pays, comme les États-Unis ou Israël, réussirent à tirer leur épingle du jeu, les ventes d’équimements militaires américains ayant progressé de +2,8% durant cette période… grâce au volontarisme de l’administration Trump dans ce domaine ainsi qu’aux facilités de paiement accordées aux pays clients.

« Les exportations s’apprécient dans la durée, car le marché de l’armement se caractérise par le poids des grands contrats. Ces derniers peuvent, à quelques semaines près, se trouver comptabilisés sur une année plutôt que la suivante. Les résultats d’une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements, en raison du poids prépondérant de ces contrats majeurs », fit alors valoir le ministère des Armées, dans l’édition 2021 de son rapport au Parlement.

Généralement, ce document est remis aux sénateurs et aux députés au mois de juin. Étant donné le calendrier électoral [présidentielle en avril et législatives en juin, ndlr], il vient seulement d’être rendu public. Et comme on pouvait s’y attendre, après les contrats « Rafale » signés par l’Égypte, la Grèce et la Croatie, le volume des prises de commande a significativement augmenté, pour atteindre 11,7 milliards d’euros.

Ces prises de commandes concernent essentiellement deux zones géographiques : le Proche et Moyen-Orient [44% du total, grâce à l’Égypte et à l’Arabie Saoudite] et l’Europe [38%]. La part de l’Afrique subsaharienne est quasiment anecdotique [36,9 millions d’euros de contrats…], de même que celle de l’Amérique du Sud [près de 60 millions d’euros].

À noter que, au-delà des commandes majeures, une part non négligeable des exportations françaises repose sur les contrats d’un montant inférieur à 200 millions d’euros [ils représentent 4,9 milliards au total].

« Pour une part, [ce socle] correspond à des activités de maintien en condition opérationnelle, de formation ou de modernisation qui découlent de grands contrats passés dans la décennie précédente, dont on mesure ainsi le bénéfice sur le long terme. Pour une autre part, il correspond à des matériels moins emblématiques, sur un marché qui est particulièrement soumis à la concurrence, notamment celle à ‘bas coût’ proposée par les exportateurs émergents », explique le rapport 2022 au Parlement.

« En 2021, les prises de commandes des entreprises françaises à l’exportation ont atteint 11,7 Md€, soit plus du double de l’année précédente. Ce résultat compte parmi les meilleures
années en termes de performance à l’export, avec les années exceptionnelles que furent 2015 et 2016. Ce bilan permet à la France d’asseoir encore davantage sa position parmi les trois
premiers exportateurs mondiaux », souligne le ministère des Armées. Soit derrière les États-Unis et la Russie

La BITD française pourra-t-elle maintenir cette position à l’avenir? Cela ne fera aucun doute à très court terme, étant donné que plusieurs commandes importantes [80 Rafale pour les Émirats arabes unis, 3 Frégate de défense et d’intervention pour la Grèce, etc] ont d’ores été déjà notifiées. Après, cela risque de se compliquer en raison d’une concurrence de plus en plus « resserrée », note le rapport.

Si leurs exportations d’équipements militaires ont reculé de 21% en 2021, les États-Unis conserveront leur position dominante, d’autant plus que bon nombre de pays européens se tournent vers leurs industriels pour moderniser leurs forces armées [et le rythme s’est accéléré depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie].

Justement, s’agissant de l’industrie russe de l’armement, celle-ci peut s’attendre à des lendemains difficiles, suggère le rapport du ministère des Armées. Et cela alors que, en août, le directeur de l’agence fédérale russe de la coopération en armement, Dmitri Chougaev, a affirmé que Moscou avait signé 16 milliards de dollars de nouveaux contrats d’exportation d’équipements militaires en 2022…

« La Russie […] propose auprès de nombreux pays, en particulier au Moyen-Orient, la maîtrise d’un matériel ‘combat proven’ [éprouvé au combat, ndlr], à des prix très compétitifs, qui fait la part belle au domaine aéronautique et pourvu de produits qui font référence à l’export pour certaines capacités [sol air longue portée par exemple], tandis que d’autres, à défaut d’être exportés, constituent une sorte de vitrine d’une prétendue avance sur le camp occidental [missiles hypersoniques] », relève le rapport.

« Toutefois, l’effet de la guerre en Ukraine est difficilement prévisible : l’isolement de la Russie pourrait la priver de certains de ses marchés export [à cause, par exemple, de la loi américaine CAATSA, ndlr], elle devra par ailleurs renouveler en priorité les matériels perdus au combat et devra enfin parvenir à mobiliser les ressources et approvisionnements nécessaires dans un contexte de sanctions massives », poursuit-il.

Par ailleurs, et malgré les progrés de la coopération européenne en matière de défense, la « concurrence intraeuropéenne ne faiblit pas », note le ministère des armées. « Les exportateurs européens se trouvent régulièrement en situation de concurrence frontale et cette tendance est renforcée par la nécessité pour les entreprises de trouver de nouveaux débouchés commerciaux en ciblant en particulier les marchés émergents les plus porteurs. Cette concurrence accrue amène également les États à adapter leur stratégie à l’export », observe-t-il.

En outre, poursuit-il la Chine entend se « positionner durablement » sur le marché de l’armement, dans une logique de « montée en puissance » de ses forces armées.

« Les entreprises chinoises ont fortement bénéficié des programmes de modernisation de l’Armée populaire de [libération] et de la hausse du budget de défense. [La Chine] s’appuie également sur un vaste marché intérieur qui lui permet de lancer seule ses propres développements dans tous les domaines […] et développe ses exportations de matériels de défense et de sécurité en poursuivant notamment des efforts de recherche et développement importants, tout en cherchant à se doter de technologies de niche », explique le document.

Enfin, il faut également prendre en considération la concurrence israélienne, très performante sur certains segments de haute techonologie ainsi que les ambitions de la Turquie [qui a connu « l’une des progressions les plus spectaculaires enregistrées parmi les 15 principaux exportateurs mondiaux » lors de la dernière décennie] et celles de la Corée du Sud, qui prend le même chemin, après avoir décroché plusieurs importants contrats en Pologne [obusiers K9, chars K2, chasseur F/A-50], en Australie et peut-être, demain, au Royaume-Uni [K9].

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46 contributions

  1. Patrick Simon dit :

    C’est très bien, mais pendant ce temps comment progresse l’équipement de nos propres forces ?

    • Rom dit :

      C’est simple, à la vitesse inverse de celle des poches de nos politiciens préféré via les rétrocomm.

      • M.W dit :

        certainement dans le gratis , vers l’Ukraine, qu’il faut maintenant remplacer .

      • FTAM dit :

        @Rom
        Il y a certes, la question des rétrocomm´ que l´armée française, au contraire des acheteurs étrangers, ne verse pas à nos décideurs politiques.
        Mais il y a aussi l´absence des militaires dans les assemblées politiques territoriales où se font les carrières des futurs ministres et des anciens ministres.

  2. Czar dit :

    Une fois n’est pas coutume, on peut remercier les stazunis et la loi CAATSA.

    je pense que la réserve de croissance du complexe militaro-industriel (je parle pas le politiquement correct) se trouve dans les PME et ETI hyper-spécialisées et qui dominent sur leur niche d’activité, ce genre de contrats fait beaucoup pour la réputation d’un éco-système industriel et est nettement moins l’objet d’interférences politiques, dans un sens comme dans l’autre, en raison de la modestie du montant des contrats.

  3. Fralipolipi dit :

    Bravo.
    .
    En parallèle, et même sans l’appui majeur de ventes d’avion de combat (type Typhoon), de son côté, notons que l’Allemagne arrive à un niveau de ventes export similaire au nôtre (avec Rafale).
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-record-des-exportations-de-l-allemagne-en-2021-1-2-929129.html
    .
    De surcroit, en plus des acteurs usuels (USA, Russie, UK, Allemagne, Italie, Espagne),
    et en plus des new-comers déclarés : Chine et Israël (même si pas si nouveaux, mais en croissance permanente), Turquie, Corée du Sud, mais aussi Norvège, Rep Tchèque, etc …
    il faut noter que nombre des autres pays, commencent soit à prospecter en ventes export (comme le Japon), soit à développer sérieusement leurs propres industries de défense en domestique (Brésil, EAU, Egypte, … et bien-sûr l’Inde !!!), ce qui diminue d’autant les marchés Export futurs, qui sont eux mêmes plus disputés avec plus de concurrence, venant de plus de pays divers.
    .
    Il faut donc savoir faire feu de tout bois : cultiver les marchés/clients existants, construire sur les bons produits à succès existants, s’investir dans les bonnes collaboration rentables, et surtout … innover, aller de l’avant.
    Si l’on reste timorés, notre BITD souffrira beaucoup …. sachant que ces marchés exports sont pourtant essentiels à l’équilibre de notre schéma d’ensemble : Armée & BITD.
    .
    Quelques bons défis à relever !

    • Czar dit :

      remplacer les anglicismes débiles comme « new comers » pourrait être un bon défi, pardon ‘challenge’ pour d’autres.

      • Fralipolipi dit :

        @Czar
        Ce qui est « débile » pour vous est courant et transparent pour bien d’autres.
        Si vous trouvez que j’abuse en anglicismes, alors surtout continuez à faire comme vous en avez l’habitude …. Ne sortez surtout pas de chez vous … vous prendriez bien peur 🙂
        .
        Pour votre gouverne, les Anglo-saxons ne sont pas non plus complètement avares en formules ou expression françaises dans leurs rédactions.
        .
        Après sinon, sur le fond, et sur le sujet de l’article, auriez vous un truc à dire ? 😉

        • Sorensen dit :

          Votre langage est impropre.

          • Fralipolipi dit :

            Mais oui mais oui ma Sossotte … merci pour votre intervention indispensable.
            Et n’oubliez de vous essuyer le bec … il y reste encore un peu de bave …

        • Czar dit :

          oui, j’affiche les petits foutix ineptes qui beuglent sur le nombre de frégates et sur le besoin absolu de protéger une ligne abstraite qu’est une frontière mais qui jugent « courant et transparent » d’utiliser des termes étrangers (grand-)remplaçant progressivement – et sans le moindre intérêt – les termes français existants

          qu’est-ce que « new comers » apporte de plus, en termes de précision ou de contenu, que « nouveaux venus » ?

          quant à placer une – fausse – équivalence avec les termes français présents en anglais, il semble que vous n’ayez pas encore assimilé que l’anglais n’étant qu’un pidgin basant sur une grammaire germanique un corpus linguistique français pour moitié, le pourcentage des apports dans les deux langues ne peut être similaire.

          M’enfin qu’attendre de franchouilles qui d’ailleurs poussent le ridicule jusqu’à inventer des termes « sonnant anglais » et qui n’existent que chez eux : parking, camping

          • Fralipolipi dit :

            Qu’est que vous êtes chiant !!! En Français dans le texte …
            Ne vous forcez surtout pas plus, vous êtes assez rasoir comme ça.

          • Fralipolipi dit :

            @Czar,
            Et sinon sur le sujet de l’article ? Toujours rien à dire d’interessant mon p’tit bonhomme ?!?

          • PK dit :

            Vous avez oublié les water-closed 🙂

          • Czar dit :

            « en Français » il s’agit de l’idiome (nom commun), pas du gentilé (nom propre)

            tu vois mon petit Gralipidique, au lieu de bafouiller ton anglais de BEPC pour exulter sur le nombre de frégates, commence donc par apprendre ta propre langue.

            tu pourras ensuite réfléchir au caractère polydimensionnel de la mission de défense qui commence d’abord par reconnaître l’entité humaine et culturelle dont elle est en charge de la pérennité, tout autant que des limites territoriales sur lesquelles elle existe.

          • ScopeWizard dit :

            Oui d’ accord , soyons modernes .

            N’ empêche que @Czar n’ a pas tort .

            Foutre en l’ air SA propre langue même si celle-ci prouve ainsi combien elle peut être vivante , non en l’ enrichissant , mais en lui substituant des termes existant pourtant en Français sans même l’ améliorer niveau précision , ce n’ est ni fait ni à faire .

            Personnellement , il n’ est pas rare qu’ une de ces « substitutions » remplace un terme plutôt Gréco-latin que je connaissais pourtant .

            Par exemple , le terme composé « one shot » ; il m’ arrive de ne plus savoir son équivalence en Français .

            De même « deadline » , « sponsor » , « timing » , « newsletter » , « story telling » , « care » , « secure » , et tant d’ autres….

            HEIN ?

            Ben , pour moi , c’ est grave .

            Et je ne plaisante pas .

          • Fralipolipi dit :

            @Czar … le grand … couillon, … qui se croit malin.
            Inutile d’illustrer plus avant ton arrogante agressivité façon vieux morbaque aigri ayant perdu ses amis !
            .
            Tu peux aller te faire voir avec tes évaluations de pesudo-sachant « hors-sol ».
            .
            Tu ne sais même pas sur qui tu déverses ta bile … mais c pas grave tu déverses quand même, comme un idiot compulsif … Tu devrais consulter pour ton foie et ta vésicule, ça a l’air de déconner sec.
            Mais c’est ta vie, ton problème …. toi, le petit « Foutix » de pacotille …

          • lgbtqi+ dit :

            @ Scope :

            L’émergence des mots GB dans la langue française me semble relever d’une loi majeure de la linguistique : l’économie d’effort.
            Economie en quoi ?
            a) moins de syllabes
            b) certitude d’être comprise à l’international

            Ensuite, on peut qualifier cela de bon ou de mauvais, c’est un autre débat.

            Bien que pro-américaine après les intérêts de mon pays la France et de l’Europe, je dois concéder que sur le plan général, c’est rarement des flèches qui abusent des mots GB… (Je ne dis pas ça pour notre intervenant initial !)

          • Czar dit :

            on dit ‘morbac’ , Grahippolipide.

            ça veut dire « morpion » en argot, comme tu le saurais si tu délaissais un peu ton anglais de cuisine.

            on t’a déjà présenté Patrico ? Vous auriez des trucs à vous dire

          • Fralipolipi dit :

            @Czar (qui se prend pour un Tsar ! ) et @Scope (en plein suivisme inutile)
            Dites donc, les 2 vieux acariâtres de service, vous n’avez pas peur de passer pour de bien tristes personnages ?
            https://www.youtube.com/watch?v=GzGvSOURUTg
            .
            Mon éducation chrétienne m’oblige à avoir de la peine pour vous … si si, un peu.
            .
            @lgbtqi+
            Merci d’avoir su considérer l’ensemble du paysage avant de vous focaliser stupidement et de manière totalement « stérile » sur le premier arbre,
            tout à l’inverse de Quick & Flupke, ou plutôt Stalter & Waldorf …. oh … merde … c’est qu’ils sont anglophones ces 2 vieux schnocks 😀 … en plus.

      • lgbtqi+ dit :

        Pravda ! Mais les chasses à la débilité sont toujours longues et hasardeuses.

        • Frank dit :

          @lgbtqi+ Bien vrai, et cela vous donne donc l’alibi pour éviter de répondre du hasard des questions, et de la nécessité d’y répondre, comme souvent.
          Mais je crains que vous vous trompiez, à vos dépends.
          Votre quête de la supposée débilité chez les autres est louable, mais vous dévireriez appliquer, et inverser, cette formule à vous-même.
          Faites-donc l’effort, si possible, d’imaginer, un instant, que d’autres ne voient dans vos « chasses à la débilité » chez les autres que vos vacuités assénées, et surtout bien apprises.
          N’ayez crainte, vos « chasses » au débile sont, disons, amusantes.
          Sous réserve que vous ayez conscience de votre vanité dans votre combat…
          Un peu d’auto-dérision et d’ironie dans vos propos seraient agréables, pour les éventuels « débiles » qui peuvent vous lire.
          Mais pourquoi qualifier de « longues et hasardeuses » chez autrui vos propres égarements?
          Ben…Je crois que l’on va continuer à réfléchir sans votre nombril, désolé.
          Rigolo.

      • Castel dit :

        Certains autres s’amusent à écorcher la langue Française par plaisir…..
        à chacun son dada !!

      • et v'lan passe moi l'éponge dit :

        Défi serait plus approprié…

  4. Frédéric dit :

    – 21 % pour les États-Unis en 2021 ?, pas étonnant qu’ils vraiment agressifs cette année.

    • Castel dit :

      Ils vont certainement se rattraper avec le conflit en Ukraine…..
      Cela dit, contrairement à certains commentaires sur ce site, ce conflit n’est pas uniquement à l’avantage des américains en ce qui concerne l’exportation d’armements !!

    • et v'lan passe moi l'éponge dit :

      Avec toutes les ventes de F35… curieux.

      • EchoDelta dit :

        Parce que les ventes ne sont pas signée. Celles des suisses se signera en 2023, celles des belges n’est pas encore actées je crois. etc.

  5. Aramis dit :

    Pour soutenir notre BITD et procéder à un relèvement des formats on devrait en bonne logique augmenter beaucoup plus fortement le budget et les commandes. PLus trouver le moyen d’augmenter les effectifs.

    Mais ça c’est en bonne logique…

  6. Zigomar dit :

    La guerre c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas…pour le plus grand profit de gens qui se connaissent, et se fréquentent, mais qui ne se massacrent pas… – Hier comme aujourd’hui…

    • lgbtqi+ dit :

      Et dans la langue de votre employeur, ça sonne comment ?

    • dompal dit :

      @Zigomar,
      Acheter du matos milit, c’est pas forcément pour s’en servir.
      C’est juste pour dire : si tu viens casser mes pâtés de sable, ben moi je te casse la gueule. 😉

    • Vevert250 dit :

      Vous pourriez citer Paul Valéry qui en est l’auteur.

  7. Chauron dit :

    Vive la BITD !

  8. Bruno dit :

    Nous exportons mais quoi ? En dehors du Rafale… Certainement pas des munitions de petit calibre.

    • Plouc putatif dit :

      Bruno, ne pas savoir lire est un défaut plutôt fréquent. Mais ne pas même savoir regarder une photo, c’est rare.

    • MERCATOR dit :

      ]@ Bruno

      Bravo, vous venez de battre haut la main le concours du post le plus débile, peut-être de la décennie !

    • Lex dit :

      On exporte à peu près de tout, c’est juste pas médiatisé comme les grosses commandes de Rafale ou de CaESAr.
      ça va de l’acier pour les canons de fusils d’assaut (qu’on rachète une fois fini), des blindés (Arquus, Nexter, Soframe),
      des drônes terrestres ou sous-marins (comme chez ECA ou Naval group), des hélicos (AH, mais aussi tous les sous-traitants qui travaille avec l’étranger),
      de l’électronique (radar, sonar … avec Thalès en tête de file) + les missiliers
      et plein de petites choses auxquelles on ne pense même pas (gilets, casques,….)
      mis bout à bout, ça fait une belle somme !

    • Castel dit :

      Sur le plan économique, les munitions de petit calibre semble les moins rentables à fabriquer, vu que cela ne nécessite pas une technologie très poussée, et que n’importe quel pays est capable d’en fabriquer.
      Par contre, à l’heure actuelle, il doit y en avoir très peu qui savent fabriquer l’équivalent de nos Caesar, ce qui permet de les vendre avec une bonne rentabilité…..

    • albatros dit :

      Effectivement beaucoup de Rafale, mais on n’a pas besoin de vendre … ce que l on ne produit plus.
      Et c’est regrettable très regrettable que nous n’ayons pas de munitions à vendre effectivement.
      .
      Ce qui est une bonne nouvelle est que tout le monde se rend compte de la supériorité du matériel occidental sur le matériel russe dépassé, rustique certes mais dépassé, notamment de nos canons (lance missiles anti chars, mais aussi canons et pas seulement le CAESAR puisque les ukrainiens ont acheté nos excellents 155 mm TR F1 sans parler de nos 105 LG) et je ne parle pas de l’aviation et surtout de la faillite des hélicoptères russes https://www.youtube.com/watch?v=vlql6xl3m4A (une vidéo très bien expliquée de ce spécialiste de l’aéronautique militaire et du matériel russe en général). Depuis la Guerre de Cent ans, l’artillerie est une tradition militaire française qui hélas est par trop délaissée : on voit encore aujourd’hui son importance dans une guerre conventionnelle à notre porte (« Pas un pas sans appui »). Et cela inclut aussi des drones de tous genres (au moins pour le renseignement et l’acquisition d’objectifs en temps réels).
      .
      La mauvaise nouvelle est que, face à une menace protéiforme et continue, nous laissons toujours des pans entiers en friche dans l’éventail de notre Défense : artillerie de longue portée, armes individuelles et munitions fabriquées en France, frégates insuffisamment armées, pas assez de Rafale et surtout de missiles qui vont avec les avions et les bateaux,…la liste est longue de nos renoncements budgétaires et stratégiques à termes. Nous ne voyons pas l’évidence : nous privilégions le court termes et les économies de bout de chandelles. Ceci sans réaliser que des investissements lourds et continus (tels ceux pratiqués par les Etats Unis et depuis la Guerre de Corée voire 1942, ou de la Chine, ou même de la Russie pour ses missiles stratégiques) permettent un retour économique rapide et surtout national (usines non délocalisées, ingénierie en développement, salaires à la hausse, taxes et augmentation du budget de l’Etat ordonnateur de ces dépenses, augmentation des ventes à l’export suite à l’utilisation du matériel par une armée française reconnue internationalement pour sa compétence et son efficacité, baisse du déséquilibre de la balance commerciale, hausse des revenus pour l’industrie qu peut alors augmenter les salaires et investir encore, etc… cercle vertueux). Environ 48 milliards (avec les pensions…) c’est clairement insuffisant comme budget de la Défense. Un pays comme la Grande Bretagne prévoit lui 100 milliards, pourtant son économie est aussi florissante que la nôtre.

      Une bonne nouvelle d’Ukraine vient des blindés et de leur utilisation malgré la présence d’armes anti tanks de plus en plus efficaces. Bien que les engins russes subissent une saignée : leur utilisation sans artillerie et infanterie conséquente, sans support aérien est vouée à l’échec face à une armée délocalisée, entraînée, motivée et bien équipée (et cela se fera de plus en plus avec les victoires et l’arrivée accrue de matériels occidentaux).
      Mais il ne faudrait pas passer en France à côté de la fabrication de transports de troupe rustiques, avec motorisation simple (pourquoi pas des VBL revalorisés par exemple ou des VBL produits avec un blindage plus efficace et une meilleure motorisation mais toujours aussi simple à maintenir..) au lieu de véhicules certes très prometteurs mais très ou trop chers pour équiper une armée entière comme le Scarabée. Mais si nous pouvions acheter des centaines de cet engin ce serait la meilleure des solutions pour relancer notre industrie nationale bien sûr. Là encore on voit sur le terrain que nous n’avons pas besoin pour transporter en sécurité le combattant d’un engin « aïetec », il suffirait de changer la motorisation de certains de nos VBL en bon état et surtout de nos VAB (revalorisables) pour disposer d’assez de véhicules pour nos forces territoriales ou de réserve, si un jour nous décidons enfin de nous en doter (l’exemple de l’Ukraine est révélateur de l’importance de disposer de forces de réservistes importantes et bien entraînées : ce qui nous manque cruellement après la fin du service nationale).
      Un moteur révisé, voir changé avec les transmissions, les suspensions, voire une climatisation, permet de rajeunir un véhicule construit dans les années 60 et on voit bien que sur ce conflit ukrainien, les blindés des années 50 font encore l’affaire à condition d’être suffisamment entretenus.
      Biens sûr il faut aider l’Ukraine face à Poutine. Poutine qui, face à la défaite de ses troupes, nous menace même nucléairement, c’est dire comme son armée est faible en fait. Et pour cela envoyer rapidement avant l’hiver à Kiev des VAB et éventuellement des VBL pris sur nos stocks, mais à condition de les remplacer pièce par pièce par des VBCI et Griffon (la chaine des VBCI est elle définitivement arrêtée alors que c’est un excellent engin justement pour des OPEX comme pour un conflit conventionnel ?).
      L’époque est pleine de menaces accrues. Face à elles : « si tu veux la paix prépare la guerre » disaient les romains, cela sert aux dictateurs mais aussi à ceux nombreux qui veulent s’en défendre. Le volet nucléaire face à la Russie et la Chine est ainsi plus que d’actualité. Nous avions développé les Pluton puis les Hadès : on voit aujourd’hui comme cette artillerie nucléaire tactique (sans utiliser les armes stratégiques comme les M1 ou les ASMP A et leurs futurs successeurs) était et reste opportune.
      Tous azimuts, d’une manière assurée dans le temps, avec une logique interarmes : telle doit être notre Défense. Ou alors préparons nous à être les futurs serfs de bandes de seigneurs de guerre ayant pris la tête de grands pays.

      • EchoDelta dit :

        C’est vrai que concernant les munitions il faudrait regarder le business plan de Nespresso : ce qui rapporte ce sont les munitions (les capsules dans le cas de Nespresso) pas les produits qui les envoient (les cafetières en l’occurence pour Nespresso).

        • Paul Bismuth dit :

          @ ÉchoDelta
          C’est exactement ce que font les industriels allemands avec nos OPEX.

      • bonnechancemonpapa dit :

        « une vidéo très bien expliquée de ce spécialiste de l’aéronautique militaire et du matériel russe en général ». Le spécialiste en question est un baltringue de première : il a sans doute une expertise très pointue de la boutonnite de cabine de pilotage d’un Atlantic ou d’un Hercules, mais pour le reste c’est zéro. Un stratège de salon en peau de lapin, qui n’a pas encore compris ce que la plupart des gens raisonnables savent depuis longtemps : les pieds sont fait pour marcher. Pour penser,il faut utiliser sa tête. Je rigole encore de toutes les nazeries à 2 balles qu’il a pu raconter sur la guerre en Ukraine. Ce type est consternant de bêtise et de nombrilisme.Malheureusement, il n’est pas le seul.