Le sous-marin nucléaire d’attaque Suffren aperçu pour la première fois en Écosse

Hormis en 2000 et en 2007, quand l’Inflexible fit escale à Faslane, l’antre de la dissuasion britannique, la Marine nationale ne fait jamais de commentaire sur les missions de ses ses quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la base de l’Île-Longue [Finistère].

En revanche, elle est un peu moins discrète lorsqu’il s’agit d’évoquer les déploiements de ses sous-marins nucléaires d’attaque [SNA]. Une telle attitude permet ainsi de donner plus de poids aux messages que la France cherche à faire passer, comme ce fut le cas en 2003, lorsque le Casabianca fit une visite à Severomorsk, l’objectif étant alors de montrer que Paris et Moscou avaient fini par tourner la page de la Guerre Froide pour entretenir un « dialogue constructif ». On n’est plus là aujourd’hui…

Plus récemment, le ministre des Armées a fait grand cas de la mission « Marianne », menée en Indo-Pacifique par le SNA Émeraude, accompagné par le Bâtiment de soutien et d’assistance métropolitains [BSAM] Seine. L’objectif était d’affirmer l’attachement de la France au droit maritime international et à la liberté de navigation, de démontrer sa capacités de protéger ses intérêts dans la zone et de renforcer ses liens militaires avec ses principaux partenaires régionaux.

Cela étant, cette approche n’a pas été celle de la mission « Confiance », qui a mobilisé le SNA Améthyste durant plus de six mois dans l’océan Indien. Ce n’est qu’après le retour du sous-marin à Toulon que la Marine nationale l’a officiellement évoquée.

Cependant, au même moment, quelques indiscrétions et déductions ont permis de savoir que le SNA Rubis avait été affecté au groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle et que les SNA Casabianca et Émeraude patrouillaient en Atlantique Nord. D’ailleurs, l’un deux fut repéré dans les eaux de la base navale de Faslane [ou HMNB Clyde] en avril dernier, peu avant l’arrivée du sous-marin américain USS Indiana [classe Virginia].

La Marine nationale – sauf erreur – ne fit aucun commentaire à ce sujet. Mais les Britanniques ne s’en privèrent pas, notamment via les réseaux sociaux, les approches de Faslane étant apparemment fréquentées par quelques photographes… Il faut dire que la Royal Navy communique souvent au sujet des mouvements de ses SNA, comme, du reste, l’US Navy.

Étant donné que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les seuls pays membre de l’Otan à dotés de sous-marins nucléaires, cette « réunion » de Faslane pouvait alors être vue comme un message adressé à la Russie, laquelle envoie régulièrement ses sous-marins patrouiller dans le passage appelé « GIUK » [Groenland, Islande, Royaume-Uni], crucial pour les lignes d’approvisionnement entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Quoi qu’il en soit, près de six mois plus tard, et d’après des photographies publiées sur les réseaux sociaux, le SNA Suffren, admis au service actif en juin dernier, est arrivé à Faslane, le 22 septembre. Il s’agit donc de sa première visite en Écosse. Et l’on peut donc supposer qu’il vient de patrouiller en Atlantique [ou qu’il s’apprête à la faire].

Pour rappel, premier d’une série de six sous-marins de type Barracuda, le Suffren affiche un déplacement de 5.300 tonnes en plongée. Il est reconnaissable par les barres en X de son appareil à gouverner. Mis en oeuvre par 60 sous-mariniers, il est équipé des technologies les plus récentes marines [automatisation, mât optronique, numérisation, recours à l’intelligence artificielle, etc]. Plus discret et plus manoeuvrable qu’un SNA de la classe Rubis, il peut emporter des missiles de croisière navale [MdCN], des missiles antinavires Exocet SM39 modernisés, des torpilles lourdes filoguidées F-21 et des mines.

Le Suffren « est l’outil de combat par excellence face à un ennemi symétrique. Il possède deux capacités différentielles essentielles que n’avaient pas les sous-marins précédents : il peut frapper loin et discrètement, avec des missiles de croisière – c’est une première en France – et conduire une opération spéciale en plongée, grâce au hangar de pont qui peut héberger des commandos ou des drones. Ce bateau a un panel d’actions bien plus important que ses prédécesseurs », a récemment résumé l’amiral Pierre Vandier, le chef d’état-major de la Marine nationale, lors d’une audition parlementaire.

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85 contributions

  1. patex dit :

    Il faut reconnaître que cette nouvelle classe ne manque pas d’allure… Quelles lignes !

  2. PHILIPPE dit :

    Comme déjà évoqué ici on ne peut que souhaiter au Chef d’état-major de la Marine, l’amiral Lavandier, de disposer aussi rapidement que possible de la totalité des sous marins de la classe Barracuda car pour ces derniers ce ne sont pas les missions qui manquent.

  3. Florian dit :

    Il est beau ce Suffren !
    J’en profite pour faire un peu de pub à un livre qui vient de sortir sur l’histoire de la propulsion nucléaire, préfacé par le CEMM :
    Les atomes de la mer
    https://www.technicatome.com/les-atomes-de-la-mer-lhistoire-de-la-propulsion-nucleaire-francaise/

  4. Malouin35 dit :

    Très fier de ce bel outil ! Cocorico ! j’en prendrai bien une demi douzaine de plus !!!

  5. Reality Checks dit :

    J’ai visité un sous marin américain une fois.
    On nous a expliqué que’engin était encore en service actif à la fin des années 80.
    Evidemment les visites par des personnes du public c’était à quai et bien après.
    Ce qui était flippant c’est l’espace intérieur très compact. Déja, il fallait se bien baisser pour aller d’un bout à l’autre, et bien regarder ou on met la tête quand on passe d’un ‘compartiment’ à un autre.
    D’ailleurs, l’officier qui nous a fait la visite, qui avait lui même commandé ce sous marin, nous expliquait qu’il y avait une restriction de taille pour faire partie des équipages.
    Quoiqu’il en soit, y passer du temps sous l’eau devait être un sacré sacerdoce.
    .
    Je me demande si les sous marins plus récents, français, russes, ou américains, sont toujours aussi inconfortables pour les gens les opèrent de nos jours.
    Et pour ce qui est des SNA, je n’ose pas imaginer ce qu’il doivent être préparés à vivre dans l’hypothese, pas souhaitable, d’un armageddon.
    C’est un métier spécial, c’est le moins qu’on puisse dire.

    • Titeuf dit :

      Je me suis toujours poser la question de savoir,si vraiment cela pète pour le grand final, étant en service à bord d’un SNLE et quand tu sais que ton pays est vitrifié,ta famille,amis ,copine et autres sont DCD et que les missiles sont partis….Quoi faire après ???
      J’imagine que le moral ne doit pas être bien bon….

      • Paddybus dit :

        Il est fort probable qu’ils ne le sauraient pas…. tout comme les nouvelles familiales sont infiniment filtrées et même un décès de l’épouse, par exemple peut être caché jusqu’à l’arrivée au port…

      • Auguste dit :

        Ils s’y sont préparés,ils savent,ils sont prêts.
        https://youtu.be/A5IIrhHZHDE

      • Aymard de Ledonner dit :

        L’équipage du sous-marin n’a que les informations qu’on lui donne…. S’il doit frapper le sous-marin recevra des ordres pour cela mais sans informations sur la situation en France. Il est évident que l’équipage pensera qu’une frappe nucléaire a eu lieu sur le territoire français mais ils n’auront pas forcément d’informations sur leurs proches.

      • Pravda dit :

        Ce qui est drôle c’est que l’Australie vient de se rendre compte qu’ ils n’auront pas de sous marin from UK or USA avant 2040 !! Et ils cherchent des alternatives à cette déconvenue ! Devinez qui est en tête de liste pour fournir une alternative fiable ? La France !!!
        Épisode a suivre mais il y a discussion pour 4 sous marin Français dans l’attente des autres .. Quel beau bordel l’organisation de la défense de l’Australie vous en conviendrez .. Naval groupe qui a gratté 550 millions de dollars d’intérêt à cause de l’annulation du contrat doit se pourlécher les doigts en attendant une nouvelle commande des Australiens, n’oubliez pas un petit barbecue de le Perle, grand barbecue dans la Gironde.

        • Royal Marine dit :

          Le problème australien ne provient que de l’immense pression exercée par nos « amis » Américains, sur un Premier Ministre tenu par les c.uilles… Mais compte tenu des problèmes graves de mise au point rencontrés par les British et Américains sur leurs nouvelles classes de SNA, 2040 paraît optimiste…

    • Bench dit :

      Pour un SNA, je ne sais pas, n’ayant jamais eu la chance d’en visiter un.
      Par contre, pour ce qui est des SNLE, j’ai visité le Terrible il y a deux ans et pas besoin de se baisser pour passer d’une tranche à l’autre. C’est vaste, et pour le profane que je suis ça semblait confortable étant donné la place qui est tout de même sacrément comptée à bord. Par exemple pour le stockage des vivres . En tout cas l’équipage ne se plaignait pas de la place à bord, même si tout est calculé au plus juste. Le concept de bannette chaude n’existe plus dans ces sous-marins.
      Et quand on voir la taille de la tranche missile, on ne peut qu’être impressionné par l’ampleur des tubes sur la totalité de la hauteur du bateau.

      • Reality Checks dit :

        merci pour le partage d’experience.
        en me relisant je me suis rendu compte que j’ai écrit trop vite je voulais dire SNLE, je pensais initialement à ceux qui sont censés faire partie de la riposte, à mininma, c’est vraiment très spécial.
        Mais bon, en fait tous les équipages de sous marins, quel que soit le mode de propulsion, le pays ou la mission, s’ils sont sous l’eau quand le grand feu d’artifice arrive, doivent être préparés à vivre une expérience hors du commun.

    • E-Faystos dit :

      ben…
      sur les soum français, la banette « chaude » était la règle: pour économiser de la.place, un lit pour deux voir plus, en fonction des quarts.
      heureusement, la.nourriture à base de surgelés maintenait un peu le moral, à condition de ne pas craindre la répétition.
      sur les SNLE, un peu plus grands, il y’a des trucs comme des infirmeries complètes.
      un super bouquin: » le jour ne se lève pas pour nous » écrit par un médic faisait le point sur le quotidien à bord.
      .
      et donc grâce à l’automatisation, il semblerait que chaque membre d’équipage ait sa couchette attitrée. ça doit quand même pas être agréable quand un mec fait des apnées du sommeil dans le coin…

      • Waroch dit :

        « Le Jour ne se lève pas pour nous » est un très bon roman, mais son auteur Robert Merle n’était pas médecin. Le récit est réaliste car inspiré d’une mission-reportage qu’il a effectué à bord d’un SNLE première génération, mais l’auteur est un « simple » écrivain, avec une formation en philo.

        Moult guillemets à * »simple » écrivain* car il avait une plume assez extraordinaire. Son Malevil est une référence du roman SF post-apo, et sa saga historique La Fortune de France envoie grave du pâté si vous me passez le jargon du milieu.
        Sans rire, le premier cycle de la Fortune de France est l’un des meilleurs romans historiques français à ma connaissance, du niveau des Rois Maudits de Druon, en plus sympa à lire malgré un début assez lent.

        Bref, pardon pour la digression. Bonne référence littéraire ^^’

    • wololo dit :

      J’ai visité le Redoutable a Cherbourg cet été, et à part les portes entre les sections, on marche bien debout.

    • Czar dit :

      on s’en fout , y a une boulange à bord croissants à (la) volonté « une armée marche sur son estomac » Plonplon 1er.

    • VinceToto dit :

      Je ne me rappelle plus trop comment, mais je me suis déjà retrouvé dans un class Los Angeles qui trainait dans un port.
      Bein, non, franchement, c’est pas super attirant, surtout quand il y a de jolies plages et qu’il fait beau. Faudrait que j’essaye avec un temps super pourrave pour voir si cela à l’air plus sympa.

    • v_atekor dit :

      @RC: … et encore, ce sont des soum’ « modernes » et nucléaires. J’imagine l’enfer sur les U-boot de la guerre de 40, diesel-électrique qui devaient puer, t avec des appelés pas forcément au top de la motivation, à jouer au chat et à la souris avec les convois US… Si tu n’as pas encore lu ‘Das Boot’, je te le conseille fort.

      • Un civil dit :

        @attekor
        mon grand père a servi sur des sous marin cotier de type amirauté de 650t entre 1936 et 1940 surtout dans les caraïbes et d’après ce qu’ i racontait les conditions de vie à bord étaient très dure higyene proche de zéro emport de vivre très limité et incident divers et varie fréquent gros manque fiabilité des équipements
        par contre équipage exclusivement composé de volontaires très rarement des appelés eux aussi volontaires et uniquement issue de la Sncf comme mécanicien diesel ,il était déjà formé sur ses type de moteur

      • Titeuf dit :

        La série DAS BOOT des années 80-90 il me semble retracé avec pas mal de Véracité les conditions d’un UBoot pendant la seconde guerre mondiale,le film qui en est tiré est moins bien.

    • Dolgan dit :

      Pour les navires de surface, apparemment les américains sont toujours surpris de voir qu’on loge bien moins de marins qu’eux dans un volume donné.

    • Royal Marine dit :

      La sous-marinade est une arme d’élite… Les sous-mariniers sont habitués au pire… Et que ce soit sur SNLE ou SNA, les marins ont conscience des responsabilité qui leur sont confiées par la nation.
      Ce n’est donc pas le moment de se soucier de son petit confort personnel, surtout qu’il est un proverbe qui dit qu’un sous-marin qui sort en mer, est en état de guerre…
      Ceci dit, un SNA est tout de même beaucoup plus confortable qu’un « classique » (diesel-électrique) des années 60-80, Daphnée, Narval, Agosta… Qui étaient très proche des U-boots…
      (Clim, douches, bannettes, … )

  6. Fralipolipi dit :

    Superbe sous-marin.
    Hâte de voir le 2nd de la famille à l’eau.
    Et on croise toujours les doigts pour la commande d’un 7ème (après la revue de la LPM en cours).

  7. Kamelot dit :

    Une bonne manière pour l’expression politique et pour l’interopérabilité.
    Le spectre de la signature acoustique sera, ainsi, communiquée au Anglais et Américain.

    • Czar dit :

      bonne remarque : on parle d’un outil dont le coeur de l’efficacité repose sur l’incapacité des autres marines à pouvoir détecter sa signature sonore. Le faire ouvertement naviguer dans un endroit qui doit être surveillé n’est donc pas une question accessoire

      sait-on si les marines étrangères appliquent la réciprocité avec des visites dans nos ports ?

      • Royal Marine dit :

        Dans ce cas, le bateau met à l’eau des « bruiteurs », pour éviter des signatures trop perceptibles…

    • Franchouillard dit :

      À moins que pour cette mission on ajoute volontairement quelques bruits qui n´existeront pas en mission réelle.
      Les Anglais et les Américains sont nos alliés mais ne sont pas (et n´ont jamais été) nos amis.
      Nous aussi, nous savons être vicieux.

      • C’est vraiment une réponse de « franchouillard » …qui semble être resté bloqué au 18e siècle !

        • Momo dit :

          Pour quoi l’ouvrir pour dire une bêtise?
          Souvenez-vous: la parole est d’argent et le silence est d’or!

          • Habitué d'opex360 dit :

            Observons (et apprécions) que « Franchouillard », dont le pseudo contient de l’auto-dénigrement, reste pourtant poli : il aurait pu écrire « les Rosbifs et les Ricains ».

          • Franchouillard dit :

            Habituė, je confirme lourdement : les Rosbifs et les Ricains ne sont pas nos amis.

        • Franchouillard dit :

          @ SACS
          Merci. J’aurais été étonné qu’il n’y eût aucune réaction de ce style.

        • Géo l'ignare dit :

          Au 18ème siècle, les sous-marins étaient parfaitement silencieux.

          • lgbtqi+ dit :

            eh oui, les savoir-faire se perdent.

            Comme le feu grégeois dont on a perdu la recette.

        • Czar dit :

          Willy zakouski , lui est dans le XXième, avec jean-claude van damme

        • Gaulois78 dit :

          @SACS
          Vous lui reprochez quoi à Franchouillard ?

          Son post reflète bien la réalité de la géopolitique, les alliés ne sont pas des amis, uniquement des partenaires ponctuels, les Ricains et les Rosbifs nous le montre à longueur d’année…

          Vous voulez que l’on fasse la liste des coups tordus depuis le refus de Chirac à la chasse aux armes de destruction massive ? ..Irak 2003 à Australie 2021…

      • rainbowknight dit :

        C’est exactement ça, tout comme dans les exercices interalliés les performances réelles d’une plateforme sont en mode « dégradé ». Pas de fausse naïveté. Rappelons nous qu’il aura fallu la guerre des Malouines pour voir les performances de l’ Exocet révélées (pour partie) à nos amis anglais.

    • ricko dit :

      @Kamelot : oui cela fait partie de la procédure entre alliés. Nous avons également « en banque » les signatures des navires de l’OTAN.

    • Bench dit :

      « Le spectre de la signature acoustique sera, ainsi, communiquée au Anglais et Américain. » Anglais et Américains qui sont nos alliés, travaillent ensemble, fréquentent les mêmes bases en escale et se connaissent.
      Maintenant il est assurément exact de penser que les caractéristiques particulières d’un nouveau sous-marin doivent bien intéresser de près ces nations alliées. Et on fait la même chose de notre côté.

    • Moogli dit :

      Lorsqu’un soum est dilué dans l’eau à faible vitesse, il faut être très près soit savoir par quel chenal il passe pour l’écouter. A une certaine distance de l’arrivée, le soum va volontairement faire surface et évoluer à grande vitesse (10-12 noeuds), provoquant des bruits en surface non comparables aux patrouilles à -200m.

      Pour repartir ensuite, il faut qu’un navire en surface décrasse pendant 10 15 minutes dans le même secteur, pour que le soum plonge et retourne se diluer à faible vitesse en profondeur.

      Il y a 21 ans en visite sur l’aviso Lavalee, sans système d’écoute, la récupération d’un SNLE en final n’avait posé aucun souci, alors qu’une frégate anglaise faisait des ronds dans la zone de récup.

      Avec les bruits de fond et l’activité maritime en résonance, un soum peut rallier un port étranger sans trop d’interceptions sonores. Les équipages font sûrement le nécessaire.

      Les échanges d’infos sonores entre marines alliées sur des interceptions sonores en patrouilles, ça ne semble pas déranger les américains, anglais, français et allemands. Les visites de soum chez d’autres rapprochent beaucoup. Hypothèse….

    • Florian dit :

      Pour un SNA la discression acoustique n’est pas un enjeu aussi important que sur un SNLE. Surtout vis-à-vis des alliés. Cela n’empêche pas de brouiller les piste en faisant « beaucoup » de bruit parasites quand on débarque chez les copains. En revanche un SNLE, même s’il a lui aussi les moyens de brouiller les pistes ne débarque jamais chez les copains. Sa discression est sa raison d’être, il ne prendra jamais le risque de la trahir.

  8. Le Suren dit :

    « Ce bateau a un panel d’actions bien plus important que ses prédécesseurs », a récemment résumé l’amiral Pierre Vandier, ». Allez, grouillez-vous de mettre les autres en service, b…l

  9. Achille-64 dit :

    Sacré bête de combat. Cocorico.
    Il doit faire des jaloux, non ?
    En plus, le carburant c’est de l’uranium faiblement enrichi, ce qui fait (sauf erreur de ma part), qu’il peut être exporté sans enfreindre le TNP, non ?
    🙂

    • Carin dit :

      @Achile 64
      C’est exact. Le problème c’est que le pays acheteur doit être équipé d’au moins une centrale électrique nucléaire… je n’en suis pas sûr, mais il me semble que l’Australie à laquelle vous pensez, n’a aucune centrale nucléaire… le recyclage des barres de combustible devra se faire en France, et l’Australie c’est pas la porte à côté… le voyage en conteneur spécial et seul sur un navire militaire, n’est pas donné.
      Nos amis américains ou anglais n’ont pas ce problème, la propulsion nucléaire de leurs soums se fait une fois pour toute la durée de vie du soum. Par contre ils tapent en plein dans le TPN… et c’est pour cette raison que nos amis australiens n’auront jamais de soum de ce type, et que la navy américaine aura à l’avenir des bases sous marines en Australie, avec une grande partie des équipages qui lui font défaut avec du personnel australien, le tout au frais du contribuable kangourou… et l’entretient de chaudières dont le combustible est de qualité militaire, revient extrêmement cher!
      L’actuel premier ministre australien le sait, le peuple australien le sait, le reste du monde le sait. Et c’est la véritable raison de la venue de leur premier ministre en France… comment recoller les morceaux sans passer pour un pitre!
      Et ce qui se discute dans le feutré des bureaux, c’est comment avoir des soums nucléaires français, sans trahir AUKUS… la réponse est que pour raison économique l’Australie doit s’équiper d’au moins une centrale nuc… et ça, c’est pas gagné auprès des australiens.
      Mais la technologie nucléaire avance, et ce genre de projet prends des années… croisons les doigts, sinon… fin de la sous-marinade australienne, qui battra pavillon américain!

      • Fralipolipi dit :

        @Carin
        « Et ce qui se discute dans le feutré des bureaux, c’est comment avoir des soums nucléaires français, sans trahir AUKUS…  »
        …. Comme je l’ai déjà évoqué 2 fois auparavant, la solution pour l’Australie pourrait être toute simple !
        Il suffirait à l’Australie d’acquérir les SNA Suffren #7 et #8 via location- vente.
        Si au bout de 10 ans l’Australie n’en veut plus, elle les restitue à la France, sachant que notre MN se ferait alors un plaisir de les récupérer à moindre coût (vu que nous avons assurément besoin de 8 SNA plutôt que de seulement 6), et si l’Australie les garde au bout de 10 ans, soit on renouvelle un bail, soit il y a activation d’une option d’achat.
        Ce principe de location serait idéal et acceptable pour tous, et personne ne perdrait la face au sein d’AUKUS !!!
        .
        Par ailleurs, ce ne serait pas une première, puisque l’Inde a déjà loué pendant des années son seul SNA à la Russie (et il est question de renouveler je crois) … Donc là aussi, souci diplomatique international résolu. Pas de problématique TNP, etc…
        .
        Et pour le retraitement de l’uranium au bout des 10 premières années, si l’Australie renouvelle le bail, ou active une option d’achat … aucun souci, l’uranium à remplacer est alors expédié vers la Hague (qui retraite déjà de l’uranium pour des tas de pays hors France … même le Japon, sauf erreur).
        .
        Ce principe de location pourrait facilement fonctionner sur 2 SNA Suffren, et avec vraiment bien peu de risque pour quiconque (car on parle bien là d’un pur sister ship, à l’identique … exit le système d’armes de LM du précédent projet Classe Attack).
        Par contre, pour 4 exemplaires (effectif évoqué par l’Australie), je ne sais pas si ça passerait au planning de la chaîne de montage de Cherbourg, … avec les SNLE 3G à suivre …

        • Fralipolipi dit :

          Après, si seulement 2 SNA Suffren sont possibles sur ce principe de location (pour des raisons de trop faible capacité de production à Cherbourg) peut être que l’Australie peut compléter sa flotte avec 2 Scorpène, soit produits localement, soit en Inde, soit au Brésil, avec des équipements et un système d’arme strictement équivalents à celui du SNA Suffren (ou au plus proche), pour permettre que les Scorpene soient les supports de formation/entraînement des équipages australiens, et permettre que les 2 SNA Suffren loués puissent eux optimiser leur temps sur les patrouilles lointaines.
          Bref, il faut chercher et proposer des solutions, car il y en a forcément, et la France dispose d’une offre unique (la seule, hors Chine et Russie, à pouvoir proposer à la fois des SNA et des soum conventionnels).

      • Achille-64 dit :

        Vous voulez dire qu’une fois une charge de combustible ‘cramée’, il faut la passer dans un réacteur civil pour retraiter le combustible ?
        Je ne suis pas hyper spécialiste du sujet … j’ai juste quelques notions.
        Je me rappelle de mes cours que le U235 va devenir du Plu239 … au secours Wikipedia !

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « Vous voulez dire qu’une fois une charge de combustible ‘cramée’, il faut la passer dans un réacteur civil pour retraiter le combustible ? » Ce combustible va « passer » en usine de retraitement des « combustibles usés » comme celle de la Hague. En faite ce combustible voit sa « charge » en matière fissile diminuée en raison des désintégrations d’une part et de la « pollution » par les isotopes issus des désintégrations comme le strontium 90, le césium 137, le Pu 241, etc. Le retraitement va permettre de débarrasser la charge de tous ces produits de fission qui vont notablement dégrader les performances de la réaction en chaîne.
          « Je me rappelle de mes cours que le U235 va devenir du Plu239.
          Non, l’U235 est fissile, c’est à dire que cassé par un neutron venant d’un autre atome d’U235
          https://cdn.futura-sciences.com/cdn-cgi/image/width=1760,quality=60,format=auto/sources/images/glossaire/rte/2462_fission_Universite%20du%20Maine%20.jpg
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium_235
          L’U 238 lui est un isotope « fertile » c’est à dire qu’il va capturer un neutron venant d’une désintégration se transformer en U 239 puis ses caractéristiques physicochimiques se modifiant se transformer en Pu 239.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium_238
          Les liens sont beaucoup plus……………….complets!

          • Achille-64 dit :

            OK, merci pour le topo. Bien suffisant pour l’instant.
            Alors, si j’ai suivi, l’Australie n’aurait pas vraiment besoin d’une centrale nucléaire, du coup, puisque la charge usagée serait envoyée à La Hague … pour retraitement-conditionnement.

          • mich dit :

            Merci ,pas besoin de chercher !

      • Tempo dit :

        @Carin
        … et c’est pour cette raison que nos amis australiens n’auront jamais de soum de ce type, et que la navy américaine aura à l’avenir des bases sous marines en Australie, avec une grande partie des équipages qui lui font défaut avec du personnel australien, le tout au frais du contribuable kangourou…
        Manifestement UK et US semblent avoir un point de vue différent
        https://www.challenges.fr/monde/aukus-les-etats-unis-le-royaume-uni-et-australie-soulignent-des-progres-pour-un-sous-marin-a-propulsion-nucleaire_829039

    • rga dit :

      oui, c’est une superbe unité, belle démo du savoir faire de Naval group: maintien des savoirs et compétences, EDF aurait à apprendre. Quand à exporter une propulsion nucléaire, le soutien et la MCO ne se calent pas en six mois de coursn cela serait trop simple. une demi génération au moins.

  10. rainbowknight dit :

    Une visite amicale chez nos amis d’outre manche chez lesquels quelques officiers de la navy australienne se trouvent pour une formation sur les futurs SNA. L’occasion de voir le sous marin français qui pourrait venir se « baigner » dans les eaux territoriales de l’ile continent ?

  11. Dambrugeac dit :

    6 c’est trop juste car cela signifie jamais plus de 2 en mission, voire un seul (allers retours et à quai). 8 serait un minimum. 10 plutot.

    • PK dit :

      Le but de l’armée française n’est pas de combattre, mais de garder assez d’échantillons pour pouvoir reconstruire lorsque cela nécessaire sans tout réinventer.

      • tschok dit :

        Et vous avez été chargé de conserver l’échantillon de la connerie, c’est ça?

        Eh ben elle est en de bonnes mains.

    • Le Suren dit :

      Oui, 10. Et si en plus quelques 8 Scorpènes, ce serati mencore mieux. Avec 18 soum, la royale aurait de la g…

    • Clavier dit :

      Le recrutement de sous-mariniers …ça craint !

      • Mantore Gérard dit :

        Un bon argument pour recruter, c’est que ça ne donne pas le mal de mer.
        Surtout de nos jours où ils restent en plongée presque tout le temps.
        Par contre l´argument « vous verrez du pays » fonctionne moins bien.

  12. penandreff dit :

    la Franc et le UK, montent la garde en atlantique avec leurs SNA de quoi libérer les US pour le pacifique, les SNA US qui font leurs tours en atlantique ont comme base d’appuis le UK et Brest pour la flotte de surface, doucement mais surement la présence US se renforce en Atlantique , en même temps La France est de plus en plus présente au sein de l’Otan mais aussi directement auprès de forces US : officiers de liaisons intégrés dans les forces US et vice versa.
    doit ont penser à une perte d’indépendance nationale ou au contraire à une reconnaissance de capacité !!!
    le conflit en Ukraine aura des conséquences avec une marine Russe qui ne voudra pas être déclassée comme risque de l’être l’armée de terre Russe , l’année à venir peut être chaude en Atlantique Nord

    • JC dit :

      Le fait d’avoir réintégré le commandement militaire de l’OTAN, c’est déjà une perte d’indépendance nationale, non ?

      • tschok dit :

        En quoi?

        Bon, je pense que vous allez nous parler de l’hégémonie US?

        Si on définissait l’hégémonie, comme celle qu’exerce les Etats-Unis, comme une sorte de force qui serait comparable à la gravité, on pourrait faire la métaphore suivante:

        Jean-Pierre est dans sa maison, comme la France est dans l’Otan: il subit la gravité, comme la France subit l’hégémonie US.

        Donc, Jean-Pierre se dit: « je vais sortir de ma maison et je vais aller dans mon jardin, comme ça je ne subirai plus la gravité ». C’est exactement ce que s’est dit la France, qui est sortie de l’Otan (son commandement intégré) pour ne plus subir l’hégémonie US.

        La question qui se pose c’est: est-ce que c’est un bon calcul? Est-ce que Jean-Pierre sera libéré de la gravité dans son jardin? Est-ce que vous mettez fin à l’hégémonie US si vous sortez de l’Otan?

        Ou bien est-ce que ça ne change rien? En fait, la gravité serait une force qui continuerait de s’exercer, que Jean-Pierre soit dans sa maison, dans son jardin, ou ailleurs?

  13. Finaud dit :

    A quoi reconnaît-on un Suisse dans un sous-marin ?
    C’est le seul qui porte un parachute.

  14. zaza24 dit :

    J’ai visité la CASABIANCA cet été et c’est vrai que c’est assez petit mais que surtout çà sent un mélange d’huile et qui=’il y fait assez chaud.
    il y a des manettes, vannes, tuyaux, tubes & câbles PARTOUT.
    On peut espérer que Naval groupe aura fait des efforts quant au confort de nos sous mariniers…

  15. Pepel dit :

    bonjour
    ancien sous marinier pendant16 ans sur classiques je vous invite à aller visiter le sous marin Espadon à St Nazaire de type Narval ou la Flore à Lorient de type Daphné. même nos plus anciens nucléaires sont déjà beaucoup plus agréable que nos sous marins classiques qui étaient encore en services il n y à pas si longtemps. vous passerez un super moment

    • et v'lan passe moi l'éponge dit :

      Et pour les Parisiens, il y a l’Argonaute à la cité des sciences et de l’industrie de la Villette.

  16. Alain d dit :

    Le design est super, et il me semble que la finition aussi superbe.
    Celui-ci, j’aimerais bien l’approcher, le toucher, le caresser, le tripatouiller.
    Mais non, tout va bien, merci.

  17. mich dit :

    On dirait un petit frère des SNA de type Virginia .