Le premier des six hélicoptères H160 destinés à la Marine nationale a été livré à Babcock

En février 2020, le ministère des Armées notifia un contrat à un consortium formé par Airbus Helicopters, Safran Helicopter Engines et Babcock pour la location de quatre hélicoptères H160 destiné à remplacer les Alouette III de la Marine nationale, dont le coût de l’heure de vol a fini par devenir prohibitif, celui étant passé de 5000 à 10000 euros en dix ans. Puis, un an plus tard, la cible a été revue à la hausse, avec deux appareils de plus.

Il s’agissait de constituer une « flotte intérimaire » devant être complétée par douze Dauphin N3, également loués, cette fois auprès du tandem DCI et Heli-Union, dans l’attente de l’arrivée de l’hélicoptère interarmées léger [HIL] « Guépard », dont la conception repose justement sur celle du H160.

En février, Airbus Helicopters avait annoncé que le premier H160 en version SAR [recherche et sauvetage] destiné à l’Aéronautique navale venait d’entamer ses essais en vol. Trois mois plus tard, il a été livré à Babcock qui, à son tour, le remettra à la Marine nationale, plus précisément au Centre d’Expérimentations Pratiques et de réception de l’Aéronautique navale [CEPA/10S]. Puis cet appareil prendra ensuite la direction de Lanvéoc-Poulmic, où il sera mis en oeuvre par la Flottille 32F.

« Félicitations Babcock pour la réception de votre premier H160 . J’ai hâte de voir cet hélicoptère innovant et polyvalent en opération avec la Marine nationale pour l’une des missions les plus exigeantes et essentielles qui soit : la recherche et le sauvetage », a commenté Bruno Even, le Pdg d’Aibus Helicopters, via Twitter.

Pour rappel, les six H160 loués n’auront pas vocation à embarquer à bord des frégates de la Marine. Légèrement navalisés, ils seront surtout utilisés pour des missions de type SAR à partir de Lanvéoc-Poulmic, Cherbourg et Hyères. Pour cela, ils seront dotés d’une boule optronique Euroflir 400, d’équipements médicaux et d’un bac plongeur. Les modifications seront effectuées par Babcock, dans ses installations du Cannet des Maures.

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23 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    Il nous en faudra 30 de plus, donc 210 !
    Pourquoi ?
    18 pour nos Bases Navales Expéditionnaires (3 H160M pour chacune des 6 BNE).
    Et 12 de plus pour nos outremers.

    Il nous faudra aussi inventer deux nouveaux types de paniers pour les Guépards :
    – Pour les munitions rôdeuses types « Switchblades »
    – Pour les munitions rôdeuses sous-marines (qui sont à inventer elles-aussi).

    Et au passage, 13 NH90 Caïman supplémentaires, pour les 6 BNE (soit 1 Caïman et 3 Guépards par BNE) et les 6 Gowind 2500 (MICA-VL) qui vont avec, bien évidemment, mais aussi pour une FDA supplémentaire.

    🙂

    Le H160M est beau, j’espère qu’il volera bien.

    PS : on pourrait faire en sorte que l’état (nous) participe à la SNSM avec un don de quelques H160M « SAR » ?

    • Félix GARCIA dit :

      Eaglet Air-Launched Drone Aims To Help Its Mothership Survive In Army Tests
      Eaglet could keep existing large, slow, unstealthy drones relevant over the battlefield by working to decoy, jam, and attack threats to them.
      https://www.thedrive.com/the-war-zone/eaglet-air-launched-drone-aims-to-help-its-mothership-survive-in-army-tests

      Voilà une idée qu’elle est bonne !
      Dans des dirigeables LCA60T de « Flying Whales » ou sous des Guépards.
      Ce ne serait « pas compliqué » de déployer des modules de récupération gonflables avec filets aux côtés des BNE (ou près d’autres types de navires, ou carrément sur des navires si la fiabilité et la sécurité le permettent).

      • Félix GARCIA dit :

        PS : Module gonflable qui serait comme un « gant de baseball » (un peu comme un château gonflable), avec un filet de récupération amortissant (un peu comme les brins d’arrêt), qui serait « retendu » avant chaque réception.

    • Alain d dit :

      @Félix GARCIA
      Les munitions rodeuses dans l’eau. J’y avais pensé, mais j’ai un doute sur l’identification des cibles.
      Sur l’eau, et encore plus sous l’eau. Et puis ce serait évidement de plus grosses charges, et de plus gros systèmes puisque que dans l’eau ou sur l’eau, il faut beaucoup d’énergie pour lutter contre les courants, les vagues et le vent.
      Ils faudrait qu’elles deviennent inertes ou s’autodétruises si pas de cibles trouvées.
      J’ai des doutes…..
      Je vois plus des drones, genre torpilles, avec un grosse endurance, donc des zinzins d’une tonne ou plus puisque pour aller juste amocher un navire de 2000-2500, tonnes bien conçu il doit déjà falloir une belle charge, de l’endurance, et pouvoir au minimum avancer aussi vite que ce navire.
      Liaison de données ou pas? Active un certain temps, puis désactivée pour laisser le zinzin accrocher sa cible seul?
      L’avantage d’un tel engin, c’est qu’il serait capable de se faufiler seul, de façon autonome, dans des bans de mines pour approcher des ports et bases maritimes ou dans un détroit bloqué.
      Pour du renseignement pas de problème, mais pour identifier seul une cible ?
      Des volumes de la taille des drones ECA ou iXblue :
      https://www.youtube.com/watch?v=vYZERLwm-0g

      • Félix GARCIA dit :

        Tout dépend, l’idée serait avec les Guépards :
        – Soit de déposer des petits drones sur zone, en « couple » avec un NH90 Caïman pour la détection.
        – Soit d’envoyer des « Switchblades sous-marins », toujours en « couple » avec les NH90.
        Grâce au « combat collaboratif ».

        Donc des « Switchblades sous-marins » qui puissent être préprogrammés (« carte 3D » pour se diriger avec une centrale inertielle et faire un « tir de barrage » sous-marin) / passifs (qui s’activeraient un peu comme des mines) / avec capteurs actifs / filoguidés …

        Avec deux étages pour la propulsion :
        – Un premier avec hélice, pour toute la phase déplacement
        – Un deuxième avec propulsion a réaction lorsque la cible est confirmée

        Dans l’idée du « couple » BNE / Gowind 2500, les 2 NH90 pourront se rendre sur zone désignée et offrir une couverture sonar complémentaire de la corvette.
        Jusqu’à 3 Guépards sur zone avec des « Switchblades sous-marins » pour accompagner les NH90.

        Ces mêmes « Switchblades sous-marins » pourraient être mis en œuvre par des drones océaniques (déployés depuis les BNE) en complément des MU90 mis en œuvre par les corvettes et NH90 Caïman (et pourquoi pas plus tard, par les drones océaniques).

      • nikoopol dit :

        pour la charge de la torpille il suffirait que le systéme vise uniquement le systéme les hélices ou pods. Cela allégerait !

    • Félix GARCIA dit :

      PPS : 15 NH90 Caïman ;
      Car deux Frégates Lance-Missiles (« FLM ») supplémentaires :
      – MDCN (32+16)
      – FMAN-LV (16+16), ou « Exocet-LV » (16+16) en attendant
      – Aster 15 (16+8 )

      • Lagrange dit :

        Nous avons besoin de 15 FDI bien armée et 12 SNA si on veut une flotte de haute mer.

        • Félix GARCIA dit :

          J’entends.
          Je pensais que, en plus de ce qui équipe déjà nos forces :
          – 2 SNA
          – 1 FDA
          – 6 Gowind 2500 (MICA-VL)
          – 6 BNE/ESB (avec tout l’attirail d’hélicos/drones etc …) : support en haute-mer d’une flotte de drones sous-marins et de surface
          – 2 « FLM » (MDCN / FMAN)
          – 2/4 « FDAR » (76mm, 40mm, 20mm, SIMBAD-RC, HELMA-P, brouilleurs)
          – 10 Falcon 10X PATMAR / 10 Falcon 10X bombardier à long rayon d’action (FMAN / Exocet / SCALP / Apache / Bombes guidées)
          – 25 Celera 1000L PATMAR/ISR — 25 Celera 1000L dronisés (« nounou », « porte-Switchblades », ISR etc …) — 50 Celera 1000L avec armement en soute
          —> « feraient l’affaire »

    • Félix GARCIA dit :

      PPPS : De la même manière (munitions rôdeuses sous-marines), dans le domaine des armements à changements de milieu ;
      – Des munitions rôdeuses rôdeuses type Switchblades, qui seraient envoyées sur zone, et qui, au signal, plongeraient (les ailes deviennent des ailerons), activeraient leur étage à réaction, et fonceraient sous l’eau (jusqu’à une profondeur maximum de 150-300 mètres) pour y faire détonner une charge creuse (déclenchée par contact, à une certaine profondeur par pression [profondeur calculée avec la vitesse de la munition conjuguée aux capteurs de pression] …).
      Sortes de « tirs de barrage » sous-marins couvrant de larges zones là-aussi, mais à une distance comprise entre 5 et 50 km.
      Lancées en salves par des systèmes d’artillerie « lance-munitions rôdeuses » type LOCUST (système de lanceurs sur ponts ou directement intégrés à la structure des navires)
      —> On pourrait les appeler « Cormorans » ou « Fous de Bassan » !
      ^^

      Si ce genre de systèmes d’armements à changement de milieu s’avèrent efficaces, un navire ou deux dédiés à la protection du GAN et qui soit spécifiquement dédiés à la mise en œuvre et à la gestion d’essaims de drones de ce type pourraient faire sens.
      Un navire avec des lanceurs pour ce type de munitions intégrés à la structure du navire, pouvant les déployer 10 par 10, avec système de rechargement automatique.
      Un tel bâtiment pourrait emporter des milliers de munitions rôdeuses type Switchblades (à changement de milieu ou non) et serait facile à réapprovisionner en pleine mer.
      Une sorte de croiseur pour l’assaut amphibie et les frappes sur les côtes en plus de faire un formidable navire d’escorte aussi.

      À ce moment-là, les dirigeables LCA60T de « Flying Whales », ou le NATAC de « Voliris » deviendront de formidables atouts en tant que « vaisseaux-mères » (porte-drones/munitions rôdeuses).

      • Félix GARCIA dit :

        PPPPS : Le « BRF » Jacques Chevalier ayant des SIMBAD-RC et un RapidFire 40mm, on saura bientôt ce que ça vaut en défense aérienne rapprochée.

        Mise à flot du Jacques Chevallier, premier BRF pour la Marine Nationale
        https://www.youtube.com/watch?v=cB5bg07e150

        Il n’empêche que vu le peu de consommation en ressources annoncée des lasers HELMA-P, en intégrer sur les navires se fera tôt ou tard.
        Seulement, je persiste à penser que :
        – Si les essais du RapidFire 40mm en CIWS sont concluants
        – Ceux de la tourelle Oto Melara 76mm en CIWS aussi
        – Ainsi que le 20mm CIWS
        Alors, leur intégration, en complément des HELMA-P et SIMBAD-RC, sur des navires avec ailerons stabilisateurs (à l’image du PHA), pourraient trouver leur utilité en défense aérienne rapprochée (milliers ou dizaines de milliers d’obus pour les tourelles [pour contrer missiles/drones aériens et de surface/munitions rôdeuses], énergie en abondance pour alimenter les lasers, radars/informatique/systèmes de conduite de tirs dédiés à cela).
        Des Frégates de Défense Aérienne Rapprochée (« FDAR »).

        Dans la même veine, un dirigeable (LCA60T de « Flying Whales ») d’escorte avec RapidFire 40mm (en collaboration avec les radars des navires, des avions PATMAR, des NH90 etc …), pour faire tourelle antiaérienne (obus « Airburst ») et anti-surface, mais aussi avec des « munitions spéciales anti-sous-marines », qui déclenchent leur charge creuse ou leurs sous-munitions avec retardateur ou détection de l’impact, afin de faire des « tirs de barrage » jusqu’à 300-450 mètres de profondeur.
        Le but ? Essayer de détruire les munitions rôdeuses, les missiles, les drones de surface, les drones sous-marins et les sous-marins à distance des navires ou bases navales depuis une « position de relative invulnérabilité » vis-à-vis des armements à détruire.
        Ce dirigeable pourrait faire des ravitaillement en obus de 40mm et en carburant sur les « FDAR » grâce à son treuil et sa capacité de vol stationnaire.

    • Félix GARCIA dit :

      PPPPPPPPPPPPPPPPS :
      Ne manqueront plus que 2 SNA (plus dédiés à « la chasse » [F21/Exocet] que le reste [MDCN/MICA]) pour l’Indo-Pacifique, afin de compenser la perte de confiance stratégique avec les anglo-saxons.
      Les couples BNE/Gowind 2500 et les patrouilleurs feront une grosse partie du travail de permanence à la mer dans nos ZEE. Le reste étant fait par les avions de PATMAR (Atlantique 2, puis futurs Falcon 10X PATMAR et Celera 1000L PATMAR/ISR) et le reste de la Marine Nationale qui sera « plus libre de ses mouvements ».

      Et si on veut miner les mers sans risquer de navires dans des environnements aériens non contestés : des dirigeables LCA60T (60T pour 60 tonnes d’emport sur 1000 km et à 4km d’altitude à vitesse de croisière) ASM dédiés à cela.
      Mais pouvant aussi déployer des bouées SonoFlash, des grenades sous-marines, des capteurs actifs ou passifs de surface et sous-marins …
      Le treuil du dirigeable rend imaginable d’utiliser des équipements qui pourraient être récupérés plus tard, sur un parcours prédéterminé par exemple, donc avoir des dispositifs de détection mobiles (avec possibilité de créer des champs de capteurs) et réutilisables sans risques pour les navires de guerre.

  2. Félix GARCIA dit :

    Naval News était sur place :
    First Airbus H160 SAR Helicopter Delivered to Babcock for the French Navy
    https://www.youtube.com/watch?v=1hCzx6rU19A

  3. Castel dit :

    Vivement la mise en service du « Guépard », car, même capable de n’emmener qu’une charge relativement modeste, la marine pourra compter sur un appareil sûrement fiable et performant pour exécuter certaines de ses missions les plus importantes, à savoir la recherche et le sauvetage en mer…
    En attendant de les recevoir, les pilotes de la Marine vont pouvoir s’entrainer sur ces H160 qui en sont très proches, de manière à pouvoir être au point dès le jour de leur réception.

  4. hadrien dit :

    je ne comprend pas l’intérêt de confier à un intermédiaire ce genre d’opération de location de véhicule équipé, encore un jeux d’écriture comptable qui au bout du compte nous coute beaucoup plus chère, économie de bout de chandelle à la petite semaine comme d’habitude en terme d’investissement et de vison, c’est pathétique.

    Soyons honnête il y a pas de mal pour l’armée à commander des appareil civiles legerement équipé pour certaine mission en métropole et même dans les DOM TOM c’est largement suffisant surtout si cela permet de vrai économies

    • PK dit :

      LOL. Des candidats pour l’armée ukrainienne ?

      En tout cas, vue de loin, les plus vieux zincs ne semblent pas ceux en plus mauvais état..

  5. Dominick dit :

    Il est plus que temps que les HIL « Guépard » arrivent en service pour remplacer dans nos 3 armes, toutes ces très vielles flottes d’hélicoptères. En espérant que ne rencontrerons pas à nouveau des problèmes de fiabilités qui entrave bien souvent la disponibilité du matériel, ainsi en uniformisant toutes nos flottilles, arriverons-nous à réduire drastiquement le coût de l’heure de vol, des pièces détachées et les temps de maintenance.

  6. Tannenberg dit :

    Vue comment c’est présenté, apparemment le but du jeu c’est de prévoir la création de 6 plots SAR avec pour chacun 1 H160+ 2 dauphin N3, c’est ça? Pour le moyen terme, j’espère que cette fois on aura des HIL dont les châssis et éléments critiques seront proprement traités de façon a bien endurer l’environnent marin a bord des navires de la MN.

    • FredericA dit :

      @Tannenberg : « j’espère que cette fois on aura des HIL dont les châssis et éléments critiques seront proprement traités de façon a bien endurer l’environnent marin a bord des navires de la MN. »
      .
      Vous confondez NH Industrie avec Airbus Helicopters. Le premier est un consortium comprenant 4 constructeurs et produit le NH-90. Le second est leader mondial sur le marché des hélicoptères utilisés sur les plateformes pétrolières.

  7. Lotharingie dit :

    « ………….Airbus Helicopters veut faire voler le Racer d’ici la fin de l’année.

    Le programme a un peu glissé, du fait des retards de certains fournisseurs.

    Mais Airbus Helicopters entend capitaliser sur le programme de démonstrateur Racer qui doit aussi être une démonstration de sa capacité de leader du monde de l’hélicoptère à fédérer 40 acteurs européens de 13 pays………………………. »
    .
    https://air-cosmos.com/article/airbus-helicopters-veut-faire-voler-le-racer-d-ici-la-fin-de-l-annee-36473