Mission Foch : Quand un sous-marin désigne une cible aux Rafale Marine du porte-avions Charles de Gaulle

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56 contributions

  1. Carin dit :

    Je ne sais pas???
    Il me semble que la réelle menace d’un soum, c’est justement que personne ne sait où il se trouve…(en dehors de sa balise qui remonte à flot pour prendre ses ordres), mais je ne demande qu’à être convaincu du bien fondé de cette possibilité…

  2. philbeau dit :

    Belle démonstration encore une fois des outils militaires de premier plan dont dispose ce pays . Idem pour d’autres domaines où ses capacités sont établies de longue date . Comment expliquer le décalage avec la médiocrité de son personnel politique , aveuglante depuis des décennies ?

  3. Nexterience dit :

    Si le sna ne traite pas la menace lui même, j’imagine que c’est à cause de son impossibilité de l’identifier et de guider une arme sur celle-ci. Comment cela peut être possible ?
    S’il est à cours de munitions?
    En cas de doute?
    Si la menace est trop légère, genre patrouilleur ou drone naval?

    • Aymard de Ledonner dit :

      Ça lui permet aussi de ne pas signaler sa présence. L’adversaire frappé par l’armement du rafale ne saurra pas comment nous l’avons détecté.
      Si le SNA frappe lui même, il s’expose à une riposte.

      • Luc dit :

        Et oui le « chasseur silencieux  » devient le chassé

      • Gégétto dit :

        Aymard,
        « Ça lui permet aussi de ne pas signaler sa présence.  »
        Là, j ai un doute.S il s agit d une force étrangère sans moyen de détection, ok!
        Mais contre une grande puissance militaire dotée de moyens de détection,je pense que le SNA en immersion périscopique se met en danger.
        Quant au TARF ,émission codée certes;mais je me demande si la source du signal ne peut pas être localisée?

      • Thaurac dit :

        D’accord sur le principe, mais si on sous marin au ras des pâquerettes détecte par exemple un lance missile à terre, un avion( ou awac ) doit ou peut surement mieux le détecter, mais enfin c’est une complémentarité..

    • Jolindien dit :

      Peut-être qu’il est juste intéressant de savoir que c’est faisable?

    • Je trouve que nous donnons trop de renseignements sur nos forces ainsi que leurs capacités opérationnelles. Des moyens insoupçonnés seront mis en oeuvre pour contrecarrer la stratégie, par des personnes capables de détourner les informations transmises.

      • Thaurac dit :

        Là dessus, d’accord avec toi, tout n’est pas bon à dire, mais avouons que la CIA sans CNN…

      • john dit :

        Pas vraiment…
        N’oubliez pas que les renseignements trouvent de tout manière toutes ces infos…
        Et donc le but est simplement de donner des infos non cruciales, des infos qu’on pourrait deviner sans renseignements d’ailleurs, dans le but de démontrer des compétences. La démonstration de ces compétences font partie de la dissuasion. La dissuasion nucléaire vise principalement les puissances nucléaires.
        Il est improbable que la France utilise un jour son arsenal nucléaire face à une puissance non nucléaire. Il faut donc une 2e forme de dissuasion. Et celle-ci, c’est la puissance des forces conventionnelles, et leur capacité à démultiplier leur capacité en collaborant.

    • john dit :

      Ou peut être pour rester le plus discret possible et continuer sa mission sans être traqué?

  4. Vinz dit :

    « Puis, il est revenu à l’immersion périscopique »
    .
    C’est là qu »est l’os hélas 🙂
    .
    Dans un conflit haute densité on peut douter de la viabilité de la manoeuvre ; enfin dans le principe la démonstration de cette coopération est intéressante.
    .
    Peut-être une solution serait d’éjecter un petit émetteur avec les infos pré-enregistrées (bio dégradable of course :-). Ma pièce d’un centime.

  5. jyb dit :

    une idée au déclenché du temps de traitement de l’objectif ?

  6. Luc dit :

    Immersion périscopique pouvant trahir sa présence, fréquence de paix, trafic possible, transmission des données: Tout se déroule comme prévu ….
    A-t-on fait un crash-test du système ?? en fréquence Paix puis Guerre ??

  7. ji_louis dit :

    Le coup pour le sub de transmettre par sonar pour qu’un radar spécial puisse le capter en surface, c’est du pipeau!

    1) Il faudrait que le sub émette un son puissant, ce qui le ferait repérer par un sonar passif de beaucoup plus loin, même à des gammes inaudibles pour l’humain. De plus, il y a une limite physique (cavitation) empêchant un sonar de transmettre davantage d’énergie que supportable par le milieu (il ferait bouillir l’eau de mer).

    2) Il faudrait que le radar soit dans la zone très proche du sub, tout simplement parce que l’intensité des ondes acoustiques décroit plus vite que le carré de la distance à l’émetteur (normalement le cube, mais il y a des phénomènes de propagation assimilables aux guides d’ondes imparfaits) et que cette intensité soit suffisante pour provoquer des vaguelettes à la surface de l’eau. On ne sort donc pas beaucoup de la problématique de l’immersion périscopique.

    3) Il faudrait que le radar puisse discriminer les vaguelettes dues au signal acoustique de celles dues aux phénomènes naturels (pluie, vent, ressac, etc), ce qui est impossible même avec un traitement du signal adapté (rapport signal sur bruit trop petit, sauf par mer très calme (état de la mer 0 à 1 maximum).

    4) La détection par un adversaire de l’émission de ce radar signalerait celle du sub.

    • Bugul Noz dit :

      Et vous n’envisagez pas que les gens du MIT aient pu prendre en compte ces éléments ?

      • Vinz dit :

        Le MIT c’est de la recherche fondamentale, universitaire. Se préoccupe pas des applications militaires, mais pour valider des théories.

        • tschok dit :

          Oui, comme par exemple choper des ondes gravitationnelles qui sont encore plus infimes que la déformation de la surface d’un liquide par une onde sonar.

          En fait, les gens du MIT font aussi de l’application au moment où il bascule de la théorie pure à l’expérimentation qui permet de valider l’hypothèse.

          Et pour répondre à ji louis, le procédé ne semble pas complètement inconcevable. Il existe de petits insectes – je crois qu’il s’agit de punaises de vigne – qui communiquent par vibration au moment de la reproduction: l’insecte vibre sur la feuille. La vibration se propage dans le sol, via les racines, jusqu’à une autre vigne voisine, sur laquelle se trouve une autre punaise, qui répond en émettant une vibration à son tour. Et les deux conviennent d’un speed date.

          On le sait car on capte ces vibrations à l’aide de micros. C’est comme si on écoutait les messages sur un site de rencontre pour insectes.

          Là, on peut supposer que les gens du MIT veulent utiliser la surface de l’eau comme une membrane et qu’il faut donc éliminer les interférences. Si ces interférences sont chaotiques, c’est mal barré. Si ces interférences résultent d’effets mécaniques, qui ont une certaine logique de reproduction, ça devient possible.

          je crois que c’est le pari qu’ils font: « we realize that ocean waves can be treated as structured
          interference in our context due to their mechanical
          nature, and design filters that can mitigate their impact on
          the received signal.

          Dit le doc mis en lien.

        • john dit :

          Le MIT est une école d’ingénieur, il n’y a pas que de la recherche fondamentale, mais aussi des applications développées, et étant l’école d’ingénieur la plus réputée au monde, je pense que les forces américaines ont des contrats secret défense sur certains projets.
          Ici, cette recherche concerne la communication sans fil, avec d’autres approches considérées. Et cette recherche peut s’appliquer des forces militaires sous-marines.

  8. ji_louis dit :

    Désolé pour le ton péremptoire, c’est juste que cette solution n’est pas adaptée à la problématique de la discrétion d’un sub à immersion périscopique pour l’émission radio.

    • Nexterience dit :

      Pourtant, des recherches de combinaison acoustique et radios sont en cours.
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/Communication_with_submarines

    • tschok dit :

      @ji louis,

      Si l’onde sonar diffusée se propage dans une sphère autour du sous-marin, c’est mort, effectivement.

      Mais si on la propage en la contenant dans un cône dont la base est dirigée vers la surface, ça change tout.

      A la surface, la partie large du cône va vibrer, comme la membrane d’un haut parleur, et cette vibration peut être captée par un radar (c’est du moins ce que je comprends). Donc, for your eyes only. Mais il faut que le radar balaye la surface au moment de l’émission. Ce qui veut donc dire: organiser un rendez-vous entre le soum qui émet et un vecteur de radar qui va capter le signal

      A mon avis, c’est là que ça coince: c’est ce rendez-vous qui peut attirer l’attention de gens malintentionnés, mais attentifs et subtils .

      C’est du moins ce que je comprends de la philosophie de ce procédé, sous toute réserve puisque l’ingénierie et moi, ça fait deux.

      Si un sachant peut nous tuyauter, chuis pas contre.

      • ji_louis dit :

        La propagation théorique d’une onde dans un milieu homogène est une sphère grandissante dont la surface varie proportionnellement au cube du temps. Mais la mer n’est pas un milieu homogène, la vitesse de propagation acoustique dans l’eau de mer varie avec la pression, la température de l’eau et s salinité.

        Ceci fait que même par temps très calme (mer 0), les ondes acoustiques ne se propagent pas à la même vitesse dans toutes les direction, et il se crée des directions de propagation plus favorables que d’autres. Typiquement, les bruits des subs se propagent plus facilement vers le fond que vers la surface (je schématise vraiment beaucoup), et parfois les bruits des navires restent en surface (avec des rebonds sur des distances considérables, comme des ricochets inversés).

        On ne peut pas contrôler la direction de propagation d’une onde sonore puisque cela dépend du milieu (sauf pour l’émission dirigée de bruiteurs tels les sonars, mais pas les moteurs).

        J’ai parfaitement compris le coup de la surface de la mer se comportant comme une membrane, mais cela ne correspond qu’à une approche théorique très rarement rencontrée dans le monde réel (état de la mer < 2). Et pour une application réelle, il faut en plus tenir compte des autres sources de bruits (animaux marins, trafic commercial, vent, vagues), ce qui rend le rapport signal/bruit très mauvais à courte distance (quelques dizines à quelques centaines de mètres).

  9. Bob dit :

    Le TARF est inadapté à un SSN. Il suffit de lire le PDF pour le comprendre.
    On peut émettre sous l’eau en larguant une bouée SLOT (Submarine-Launched One-Way Transmitter Buoy). C’est déjà utilisé mais c’est surtout intéressant pour rester au pistage discret d’un autre SSN.
    En lutte antinavire, une reprise de vue rapide et bien gérée est rarement détectée. C’est ce qu’il y a de plus efficace. 😉

    • Nexterience dit :

      Merci, je ne connaissais pas.
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/SLOT_buoy

    • sillage13 dit :

      C’est exactement cela, la prise de vue télescopique pour une émission radio doit durer grand max une minute. Un temps court pour être détecté… Ou alors , les forces adverses le traquent déjà.
      Pour rappel, et à 20 noeuds, un SNA en plongée parcourt casi 2 km en 3mn. Ce qui multiplie très très vite la CEP d’une riposte adverse. Si riposte il y a…

  10. vrai_chasseur dit :

    Communiquer avec un soum gros enjeu. En périscopique, OK. mais le soum est visible. En plongée, c’est le graal.
    Dans les années 80 les russes ne reculaient devant rien. Le Tupolev 142 MR (Bear J) trainait derrière lui un fil antenne de 7680 m.

    • Royal Marine dit :

      Oui. Antenne d’émission VLF dont les ondes pénètrent sous l’eau, sur quelques dizaines de mètres… Le Soum reçoit sur une antenne linéaire très longue, qu’il traîne derrière lui,, sous l’eau, près de la surface. mais ne peut pas émettre… Système dit du Tram, avec vacations à heures fixes.
      Si le soum veut envoyer un msg, il doit reprendre la vue, immersion périscopique et émettre soit en HF soit par satellite. Dans les deux cas, et même si le temps d’émission est très court, il commet une indiscrétion, qui peut-être repérée aisément par les stations en veille, amies ou ennemies…

    • Pravda dit :

      Le transall Astarté en avait une plus grosse (antenne).
      https://aviationsmilitaires.net/v3/kb/aircraft/show/9103/transport-allianz-c-160h-astarte
      Mais je crois me souvenir que la communication n’allait que dans le sens descendant, et du genre une lettre chiffre toutes les 2/3 secondes, juste pour transmettre un ordre de feu nucléaire en relais.

    • Richard dit :

      Bonjour,
      Attention de ne pas dire des infos erronées ou incomplète.
      Produit à quatre exemplaires, le Transall ASTARTE était véritablement un « avion spécial » à la mission très particulière.
      Dans les années 80, un des piliers de la dissuasion française était constitué par la Force Océanique Stratégique (FOST) et ses Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE). La mission de ces derniers était (et reste aujourd’hui) de « disparaître » pour des patrouilles de trois mois. Ils étaient en mesure de lancer à tout moment les 16 missiles Mer-Sol Balistiques Stratégiques (MSBS) à têtes nucléaires.
      Une discrétion absolue est la principale défense d’un tel engin. Mais cette discrétion constitue aussi un formidable obstacle au maintien de la liaison avec le Commandement, en particulier lorsqu’il s’agit, pour celui-ci, de modifier ou de compléter les ordres d’opérations du sous-marin.
      Il était aussi essentiel de pouvoir assurer une liaison « en live » dans le cas où l’ordre d’ouverture du « feu nucléaire » aurait-été donné.
      Pas question pour le sous-marin de remonter en surface à intervalles réguliers, ni de déployer une antenne en surface, l’une ou l’autre de ces manœuvres aurait rendu possible la localisation et donc sa destruction préventive en cas de conflit.
      Une des solutions possibles à l’époque était d’utiliser un système de transmission à très basse fréquence (VLF Very Low Frequency), permettant la pénétration des ondes radio dans l’eau. Cette solution imposait l’emploi d’un relais aérien pour que les ondes frappent la surface de la mer sous un angle adéquat.
      Le développement « ab-initio » d’un tel système pour les seuls besoins français aurait été long et excessivement coûteux. Il fut donc décidé d’en faire l’acquisition « sur étagère » auprès des Etats-Unis qui disposaient du système « Tacamo », mis en œuvre depuis des EC-130Q « Hercules », dont la relève a été assurée depuis par des E-6 « Mercury ».
      Quatre systèmes complets furent achetés et avionnés sur des Transall Nouvelle Génération, ravitaillables en vol.
      Le système se caractérise par l’emploi de deux antennes filaires remorquées par l’avion qui orbite autour d’un point.
      L’une des antennes, longue de 8.000 mètres, décrit une hélicoïde sous l’avion ; l’autre longue seulement de 300 mètres forme un dipôle avec la première.
      Ces deux antennes, constituées d’un fil de cuivre de 4 mm de diamètre, sont enroulées sur des treuils logés dans la soute du Transall.
      Lorsque les antennes sont déployées, un pilote automatique très performant assure la parfaite adéquation entre la trajectoire de l’avion et les conditions météorologiques pour assure une efficience maximale au dipôle.
      Le premier C.160H effectue son premier vol le 27 février 1985, avant d’être transféré aux Etats-Unis pour y recevoir ses équipements spécifiques.
      Le 8 avril 1986 il décolle pour la première fois entièrement équipé de Love Field (Dallas).
      Les C.160H Astarte sont à l’origine mis en œuvre par l’Escadron Avion 00.059 « Astarté », unité organique du COTAM, mis à disposition des F.A.S. pour emploi.
      En 1992 l’E.A. 00.059 devient Groupe Aérien 00.059 et passe sous commandement organique des FAS.
      La Force Aérienne de Projection, délégataire de la « conduite » des avions, met alors sur pied l’Escadron Avions 01.059 « Bigorre », la Marine Nationale, fournissant les équipages techniques regroupés au sein de l’Escadrille Marine du Groupe Aérien.
      Le Groupe Aérien 00.059 « Astarté » a été dissous le 3 juillet 2001, après 26.500 heures de vol et 850 émissions au profit des SNLE.
      La remise au standard « cargo » de ces avions aurait été très lourde, ils ont donc été arrêtés de vol et servent de magasins de pièces au profit des Transall de la FAP.
      La mission de transmission vers les SNLE a été reprise par le système de transmissions de dernier recours (SYDEREC).

      • tschok dit :

        @Richard,

        C’est intéressant ce que vous racontez sur les antennes filaires, parce que vous décrivez des technologies qui sont intermédiaires entre deux états du savoir scientifiques sur les ondes.

        Pour des gens comme moi (non ingés, non scientifiques) le meilleur moyen de transmettre un signal d’un point A à un point B, c’est un câble.

        Pour un scientifique, en particulier pour les astronomes, un câble, c’est une horreur: c’est plein de parasites, de résistance, c’est plein de problèmes. C’est lent, en plus. Petit débit. C’est nul. Alors qu’en fait on peut capter des signaux « hertziens », au sens large, minuscules qui viennent de l’autre bout de l’univers et qui voyagent depuis des millions d’années. Et on les captent de mieux en mieux. Et on émet. Donc, liaison montante et descendante. Gros débit, rapide, de moins en moins de latence.

        Les antennes filaires, c’est un état d’esprit entre ces deux conceptions: le wire et le wireless.

  11. bpapon60 dit :

    Qu’est ce qu’un sous-marin peut détecter qu’un Hawkeye à proximité ne verrait pas ? Un autre sous-marin ? Mais alors que peut faire un Rafale contre un sous-marin ?

    • Pravda dit :

      Ouais, pas convaincu non plus, le soum se mets en danger, le relais du EC2 est un maillon fragile face à certains missiles longues portée, bref, à part contre un ennemi peu aguerri à la lutte sous marine en éclairage d’une cible….

    • Royal Marine dit :

      Un Hawkeye peut-être trop loin de la menace, pour pouvoir la détecter… Qui plus est sa capacité à détecter un objet en surface, est plus que limitée (ce n’est pas un ATL2!), comme les AWACS d’ailleurs, n’en déplaise aux fanas de l’avion à tout crin…
      Il peut, dans certaines circonstances, sentir » un GAN ennemie, par détection d’un environnement aérien typique et GE, mais pas plus…
      Dans l’exemple de l’exercice, le Hawkeye, à 270 Nm du SNA est prévenu par celui-ci en L11 (message comportant les coordonnées de la cible et sa qualification) et va pouvoir guider une mission Rafale sur ces coordonnées. Si çà se trouve, le GAN quant à lui, se trouvait à 150 Nm derrière le Hawkeye… D’où 420 Nm d’élongation! (780 km)

    • Polymères dit :

      On parle ici du GAN et de la communication entre tout ses navires et le GAE (Rafale).
      C’est l’interconnexion directe de tous et dans un GAN il y a toujours un SNA.
      En soit on ne cherche pas à optimiser le repérage d’un SNA pour un Rafale, c’est un « plus » global qui permet de ne pas laisser seul le sous-marin dans une situation ou il serait en mission éloignée du GAN. Il est toujours préférable de risquer un avion qu’un SNA. Ensuite les cibles à traiter peuvent également être « terrestre », sur la côte. Le sous-marin patrouillant le long d’une côte, petite observation et il découvre une cible militaire, dans ce cas le rafale pourra venir le traiter ou demain, avec les nouveaux SNA, via un missile de croisière, même si ça reste une manoeuvre dangereuse qui ne se fait pas sur l’instant, mais si en face on sait que l’ennemi n’a pas de moyens contre les sous-marin, ça peut se faire, ou encore via un MDCN sur une FREMM plus loin.

      En tout cas c’est bien là le principe de tout ce qui se fait en ce moment, c’est la nouvelle doctrine de l’armée de demain, l’interconnexion de tous les acteurs du champ de bataille. Avant on avait une « complémentarité » de moyens, mais souvent ces moyens étaient « indépendant » l’un de l’autre, ils ne faisaient que communiquer entre eux et c’était aux chefs derrière de coordonner et d’optimiser les appuis, les aides, les mouvements. Maintenant on veut que les acteurs se complètent et s’entraident directement, que le radar de l’un sert aux autres, que celui qui détecte n’est pas obligatoirement celui qui va tirer le missile. C’est ainsi sur mer, sur terre et dans les airs, puis on le fait même entre eux. Dans le terrestre on cherche à faire communiquer tout le monde avec tout le monde, à ce que tout le monde puisse avoir les images en directes d’un drone, de désigner une cible pour l’artillerie, de connaitre ses positions, d’avoir des véhicules qui feront comme pour le rafale, des tirs de MMP (ou MLP qui viendront sûrement) au delà de la vue directe sur désignation d’une unité de reconnaissance, d’un drone ou autres.
      Tout cela se met en place, ça va arriver, au fur et à mesure que le matériel se renouvelle. On rigolait et on rigole souvent du F-35, mais au delà de ses déboires, la qualité de cet avion n’est pas sa furtivité, son prix ou je ne sais quoi, c’est bien l’interconnexion qui permet d’avoir dans le ciel une plus valu énorme dans la détection et la neutralisation de l’ennemi, notamment en BVR. C’est donc aussi et surtout via les munitions (précisions, rapidité, portée) que va se jouer l’efficacité de tout cela.
      Pour la supériorité aérienne, cette interconnexion est ce qu’on peut appeler un game changer, même si depuis plusieurs années, on connait déjà le principe via les avions radars, demain ce sera étendu à tous les avions et cette multiplicité de signaux radars (par rapport au nombre d’avions déployés) permettra une visualisation excellente de la situation, avec des triangulations, des suivis plus rapprochés des signaux (plus nombreux).
      Dans cette idée et cette réalité qui va s’imposer très vite dans l’aérien (j’en parle le plus, car ça reste le point de départ et le pôle de supériorité militaire de l’OTAN), on observe deux changements importants par rapport à ce qu’on imaginait il y a 20 ans. La première c’est la place de plus en plus importante du drone et la deuxième, c’est la menace anti-aérienne sol-air qui cherche à contester la supériorité occidentale dans les pays qui savent ne pas pouvoir rivaliser dans les airs.
      Pour les drones, on voit qu’ils sont de plus en plus « inclus » aux côtés de l’aviation classique. On voit avec les conflits modernes, qu’ils sont des vecteurs bien plus efficaces, moins coûteux, pour réaliser des missions de surveillance et même de destruction de cibles à « faible valeur ajoutée ». Même si on ne le dit pas encore clairement, petit à petit l’aviation classique deviendra une aviation de supériorité qu’on utilisera pour du « gros oeuvre » et le drone prendra la place de « permanent » comme dans un conflit contre-insurrectionnel.
      Pour lutter contre les gros systèmes anti-aérien, on penche vers deux solutions, la première est celle de la saturation ou là aussi on cherche à optimiser le drone y compris comme vecteurs déportés d’un avion de chasse classique mais aussi via le nombre de munitions tirés. En seconde solution, c’est celle du missile hypersonique qui cherche à éviter l’interception.

    • Nexterience dit :

      -peut être qne le NH90 est plutôt le destinataire de ces infos.
      -un sna a été utilisé comme espion côtier durant Harmattan. Peut-être qu’un Hawkeye est très vite détecté ne voit pas si bien à distance de sécurité d’une côte, alors qu’un sna peut détecter jusqu’à 100km en passif et recueillir des informations au périscope si la menace ASM est faible.
      – les sna Barracuda auront peut-être des capteurs déportés permettant d’obtenir des infos lointaines

  12. Luc dit :

    « Une autre mission qui revient à un SNA est de surveiller les approches maritimes quand le GAN fait relâche dans un port »
    Une Vigie sous-marine

  13. mora marc dit :

    Un sous marin qui émet un signal de quelque nature que ce soit, optique, électromagnétique ou peu importe, du moment que c est non passif, est susceptible de se faire détecter, alors si c est probablement efficace dans d un conflit asymétrique ou nous avons la maitrise des airs et des mers, pas de souci, dans le cas inverse, ou dans un conflit de haute intensité, ca pourrait réserver de mauvaises surprises, ca sent un peu la fausse bonne idée

    • Luc dit :

      Surtout , quand on a un satellite « rouge » qui suit les Opérations en Atlantique et Mer du Nord ….

  14. MP3 dit :

    Un peu tiré par les cheveux…

  15. Carin dit :

    En me creusant la tête, j’ai imaginé un scénario… je compte sur vous pour valider/invalider…
    Imaginons un soum perdu au milieu de l’Atlantique, à 900/1000 km du GAN… le soum repère une cible d’importance mais ne peut faire feu sous peine de riposte.. en transmettant l’emplacement de la cible au GAN, un rafale peut tirer une munition longue portée (scalp) tout en restant hors de portée des détecteurs ennemis… c’est le seul scénario qui me vient à l’esprit!

  16. Dan le Bruch' dit :

    Vivement les BARRACUDA car la L11 cela commence à sérieusement dater…

  17. razzi dit :

    question de neophyte, mais je suis sur que des gens ici ont la réponse. Pourquoi le sous marin ne pourrait pas, au lieu de remonter à l’immersion, lâcher un consommable qui remonterai à la surface et transmettrait l’information avant de se détruire. Ca aurait l’avantage d’éviter l’immersion périscopique (par contre ça permet pas au sous-marin de s’assurer que son message a été reçu, ou alors il faut prévoir que le consommable renvoi ensuite un signal au sous-marin).

    • tschok dit :

      @razzi,

      Ca existe déjà et depuis longtemps. C’est d’ailleurs un truc de marin: ça s’appelle une « bouteille à la mer ».

      Vous mettez un message dans une bouteille et vous larguez l’ensemble.

      L’émission du message est relativement hasardeuse. Et la réception de la réponse est franchement problématique. Et comme vous le soulignez, il n’y a pas d’accusé de réception. Donc, l’émetteur du signal n’est pas certain que le destinataire a reçu le message, ce qui lui fait un stress supplémentaire qui, en pratique, risque d’inhiber ses capacités d’initiative.

      La limite de ce système, c’est qu’il n’est pas fait pour dialoguer. Or, la mise en réseau des capteurs et des effecteurs, implique le dialogue.

      Donc, vous en arrivez logiquement à l’idée que le consommable doit renvoyer un signal vers le sous-marin, ce qui est une façon de dire au voisinage qu’il y en a un dans le secteur, ce qui pose un donc un autre problème.

      De là, on en arrive logiquement à l’idée qu’il faut saturer le milieu de signaux divers pour masquer ceux qui sont importants. On inverse le concept: on dit que le monde sous-marin, c’est le monde du silence et de la course au silence. Eh ben on va y mettre du bruit.

  18. Wagdoox dit :

    Perso c’est plus l’operation inverse qui serait interessant, qu’un rafale ou awacs donne les cibles au sub

  19. Gégétto dit :

    Par « consommable »,vous pensez à un pigeon voyageur?
    Bon ok je plonge!!!