En 2018, 30 militaires du rang ont intégré l’École militaire interarmes pour devenir officier

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24 contributions

  1. Carin dit :

    C’est comme cela que ça devrait se passer…
    la merotocratie est le plus bel hommage à l’intelligence, dans tous les sens ( art, musique, social, écriture, etc…etc). Merci à ceux qui ayant un peu de pouvoir, s’en servent pour faire avancer des gens par leur intelligence, et se chargent de leur culture après!! Après tout nos plus grands écrivains et penseurs étaient souvent des pratiquants de l’ecole buissonnière… donc incultes aux yeux de beaucoup de monde. Et pourtant!!!

  2. Frank dit :

    @ Laurent Lagneau Article opportun. Et j’aime bien l’image de l’escalier social, plutôt que l’éternel ascenseur. La différence entre gravir seul avec ses efforts, ou être propulsé vers le haut par d’autres forces…
    Si le temps et l’envie vous le permet, pourquoi pas un article, et des liens, sur le métier de médecin, ou infirmier militaire? Concours, cursus très sélectif à Bron, obligations militaires et temps de service ensuite. Mais aussi accompagnement universitaire de qualité, salaire, obligation militaire d’excellence, recherche de résultat, situation d’exercice oblige. Ainsi que grade, et opportunité de terrain.
    Et surtout, résultats.
    L’inverse d’un chirurgien esthétique du 16ème, dont les études ont été financées par l’Etat, sans contreparties autres que ses éventuels impôts futurs. Voire aléatoires, comme Cahuzac…
    Simple suggestion, à l’occasion, mais qui pourraient susciter des vocations?

  3. belle école, bel exemple pour les plus jeunes.

  4. Raoul888 dit :

    30%, c’est effectivement beaucoup ! Et c’est plutôt inquiétant ! Cela signifie que le niveau des sous-officiers qui candidatent à l’EMIA ne cesse de baisser depuis ces derniers années… Beaucoup de jeunes sous-officiers semblent avoir un niveau académique plus faible que bon nombre de simples MDR…

    • Montaudran dit :

      Je ne comprends pas d’où vous sortez votre 30%. Dans le texte on parle de 30 MDR accédant.

    • Felipe dit :

      Je ne pense pas que ce soit inquietantcsi on garde en mémoire que même vivier approvisionné l’ensoa et l’emia. Cela dit il est difficile de motiver les jeunes sergents sortis du rang. D’un autre côté les Mdr doivent y voir une occasion de sortir de leur choix initial à l’engagement

    • Claude dit :

      Le niveau baisse dans la société française, c’est ainsi.
      Cela dit, c’est pénible, MDR contre les sous officiers mais à quoi ça rime ?.
      A t on les chiffres pour la Marine et l’AA ?.
      Pas besoin d’attendre, l’armée de Terre a sa spécificité propre et pour ma part, je n’en tirerai pas exactement les mêmes conclusions.
      Les penseurs de l’AT, que veulent ils ?, quels sont les besoins.

  5. Roger Dubreuil dit :

    La promotion interne et sur concours, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier qu’en outre, les armées effectuent l’essentiel de la promotion sociale, notamment au niveau des officiers, avant l’entrée à l’école de formation grâce aux lycées militaires gratuits qui présélectionnent les candidats sur dossier scolaire.

    Je le souligne parce que j’étais moi-même d’origine très modeste et je voulais m’engager comme simple soldat, n’imaginant pas de passer par une école d’officiers. Mais au vu de mes résultats aux tests (les fameux « trois jours ») j’ai été orienté vers le Prytanée militaire pour y préparer le concours de Saint-Cyr.

    L’on entre dans les écoles d’officiers par concours interne ou externe. J’ai passé le concours externe : ces concours externes, on les prépare dans les lycées civils mais il faut savoir (et faire savoir) qu’on les prépare aussi dans les lycées militaires  qui sont gratuits pour les candidats démontrant des bonnes chances de réussite. Sans aucune référence à leur origine sociale.

    Mais il est vrai qu’ensuite, le port d’un uniforme de cérémonie qui date parfois du XIXème siècle (celui de Saint-Cyr, notamment) donne l’impression que les élèves-officiers du concours direct sont des petits marquis favorisés par leur origine sociale.
    A cause de cette apparence, l’on oublie que l’escalier social offert par les armées ne consiste pas seulement en promotion interne mais commence dès les lycées militaires.

  6. Sam dit :

    7,5% des officiers n’ont pas le baccalauréat ? J’ai du mal comprendre votre 1ère phrase. C’est impossible puisque c’est un pré requis pour passer officier, sauf par dérogation pour les officiers rangs, qui à eux tous ne représentent pas 7% des officiers et dont la plupart a le bac.

    • Montaudran dit :

      Il y a de vieux officier lors de mon service en 89 mon lieutenant colonel issu du rang n’avait pas de bachau, rare à l’époque.

  7. girardin dit :

    A poursuivre et à amplifier.

  8. FOC dit :

    Le principe de méritocratie pour accéder au corps des officiers est indéniable et louable.
    Mais il s’arrête à la porte de l’école, une fois rallié ce corps il faut rapidement intégrer le principe de « castocratie », qui définit votre avenir en fonction de votre mode de recrutement plus que par vos mérites, faits d’armes ou qualités futures.
    Il faut juste en être conscient et l’accepter.

  9. Rocchi dit :

    « notre système, principalement basé sur l’idée de méritocratie, s’appuie sur les valeurs profondes de l’armée de Terre : la promotion au mérite fondée sur la seule qualité du soldat, la valorisation des talents de chacun au profit d’un collectif efficace et le crédit porté à l’expérience. »
    Cette déclaration est totalement fausse. J’ai le souvenir d’un inspecteur d’armes qui, dans les années 2000 m’avait annoncé de manière péremptoire qu’il n’y avait pas d’avancement au mérite dans l’armée française. L’avancement ce faisait en fonction du fameux b-gramme (âge et origine). Ce qui revenait à dire, de manière implicite : priorité aux officiers issus du recrutement direct (Cyr). Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.

  10. Curiosité dit :

    Juste pour essayer pour pousser l’exercice statistique un peu plus loin, et de se faire une meilleure idée soit de la taille de l’escalier soit de la hauteur de ses marches :
    – combien d’IA brevetés de l’école de guerre en 2018
    – combien d’IA brevetés chefs de BOI versus cyrards brevetés aux mêmes fonctions
    – combien d’IA chefs de corps
    – combien de colonels IA diplômés de l’IHEDN au cours des 5 dernières années
    – combien d’IA dans la 1ère section des officiers généraux

  11. Roger Dubreuil dit :

    @ FOC Pour ma part, je n’ai pas du tout constaté le « principe de castocratie » dont vous parlez.
    Au contraire j’ai plutôt ressenti des entraves posées par des supérieurs hiérarchiques non Cyrards qui me faisaient, dans leur idée, payer le piston dont j’avais sûrement bénéficié.
    .
    En réalité mon seul piston était celui de la nature (code génétique) qui m’avait donné la volonté et la capacité de passer le concours après que des officiers orienteurs (que je ne connaissais pas) m’avaient persuadé d’y aller.
    .
    Je suis toujours un peu agacé par les assertions qui laissent entendre qu’il y a des passe-droits dans l’armée. Ces assertions (des calomnies, en fait) viennent de gens qui un jour ont loupé une opportunité ou un concours et ne veulent pas admettre qu’ils ont loupé par leur propre faute.
    .
    Je suis d’autant plus agacé qu’au cours de ma carrière militaire j’ai été chargé du secrétariat des concours de l’enseignement militaire supérieur : là j’ai pu constater personnellement que tout est net et propre, sans le principe de castocratie qui n’existe que dans votre imagination.
    .
    Après une deuxième carrière dans la FPT (fonction publique territoriale) je ne peux pas garantir que tout y soit aussi net et propre que dans l’armée.
    De là vient mon agacement quand je lis des « FOC » qui calomnient tranquillement l’armée, mais sous un anonymat plus que prudent : suspect.
    .

  12. Lakolo dit :

    Bravo à tous et superbe exemple proposé par l’armée de Terre dont d’autres armées ou administrations pourraient largement s’inspirer.
    çà motive les jeunes, permet d’apporter de l’expérience terrain dans les commandement.

  13. Contradicteur dit :

    Belle envolée du Général cité: « système … basé sur l’idée de méritocratie, s’appuie sur les valeurs profondes de l’armée de Terre : la promotion au mérite fondée sur la seule qualité du soldat, la valorisation des talents de chacun » . FOC est moins allant et invite à intégrer « le principe de »castocratie » qui définit votre avenir en fonction de votre mode de recrutement plus que par vos mérites, faits d’armes ou qualités futures. » . Expliquons. En fait, le dit « système » établi par des St Cyriens est tel que les recrutements sont faits selon des tranches d’âge de manière à ce qu’il ne puisse y avoir compétition entre les différents recrutements, seuls les St Cyriens devant atteindre les plus hauts niveaux. Mais on trouve des cas particuliers parmi les EMIA les plus jeunes. Il y en a a même qui pourraient réussir l’Ecole de Guerre constatent les St Cyriens. Alors, on les ralentit dès le passage au grade de Commandant et éventuellement encore un petit coup au grade de Colonel . On a ainsi entendu la DRHAT déclarer:  » Untel …, pour un IA, il est trop jeune. » Et alors, réussite à l’ Ecole de Guerre, excellente notation, participation à plusieurs OPEX dont en position de commandement, décorations, lettres de félicitation ne sont que billevesées. « Passer général …, mais … vous êtes trop vieux, mon cher Untel « . Le « système Grandes Ecoles » frappe aussi dans les Armées. A 20 ans, tout est fait !  » Méritocratie » ou « Jeunocratie » ?

    • Roger Dubreuil dit :

      @ « Contradicteur »
      Vous avez écrit votre contribution quand la mienne, ci-dessus, n’était pas encore publiée.
      Ma contribution répondait par avance à la vôtre qui est d’une banalité, et aussi d’une malhonnêteté, affligeantes.
      .
      Lisez ce que j’ai écrit.
      J’ai rencontré trop de gens qui, n’ayant rien à reprocher à des jeunes plus doués qu’eux-mêmes, leur reprochaient d’être jeune.
      Pire que le « jeunisme » il y a votre anti-jeunisme.
      Merci d’avoir appelé l’attention sur la nécessité d’atténuer autant que possible cette éternelle difficulté.
      .

  14. Carin dit :

    Il faut quand même des gens issues des grandes écoles pour « penser » la guerre, et des gens issues de la troupe pour la « faire » et le plus grand respect à la «  meritocratie » c’est lorsque ceux qui «  pense » écoutent ceux qui « font ».

  15. Contradicteur dit :

    @ Roger Dubreuil
    J’ai bien lu vos 2 contributions. Il apparaît que vous avez mal lu la mienne (je n’ose penser que vous ne l’avez pas comprise). Je ne suis pas « anti-jeunisme » puisque je parle justement de la jeunesse de certains IA que l’on s’ingénie à éliminer préventivement de la « piste aux étoiles ». La malhonnêteté, je vous la retourne bien volontiers. Vous savez très bien qu’une seule année de retard au grade de Commandant est irrattrapable. Revenez à la contribution de Curiosité: elle illustre parfaitement la teneur de mes propos. A propos d’honnêteté, si vous avez les réponses à ses questions, merci de les indiquer.

    • Roger Dubreuil dit :

      @ contradicteur
      J’ai bien lu et c’est assez clair : « le principe de castocratie qui détermine votre avancement en fonction de votre mode de recrutement plus qu’en fonction de vos mérites ». J’ai bien lu et j’affirme que c’est faux : ce principe n’existe pas.
      J’ai bien lu aussi «le système établi par des Saint-Cyriens (…) seuls les Saint-Cyriens devant atteindre les plus hauts niveaux ». J’ai bien lu et j’affirme que c’est faux et même calomniateur.
      .
      Je l’affirme en considération de mon expérience militaire, qui fut très diverse et instructive. Notamment cette expérience de secrétariat des concours de l’enseignement militaire supérieur : le mode de recrutement initial n’entre pour rien dans le classement. Seule la valeur individuelle des candidats est prise en compte.
      .
      Mais bien sûr, lorsque l’on examine ensuite les résultats en les rapportant à l’origine des candidats, on constate une valeur différente selon l’origine car il se trouve que la plupart des Cyrards sont, dès l’origine, un peu supérieurs aux non-Cyrards.
      On ne peut pas le reprocher aux Cyrards : c’est le contraire qui serait anormal.
      .

  16. Contradicteur dit :

    @ Roger Dubreuil
    Votre discours péremptoire ne s’appuie que sur le fait que le concours de l’ESG est parfaitement impartial. J’en suis convaincu, car j’ai moi-même été examinateur à l’oral de ce concours. Je souscris donc à votre assertion: « le mode de recrutement initial n’entre pour rien dans le classement ». Cependant, votre diatribe sur uniquement les résultats à l’ESG: « on constate une valeur différente selon l’origine car il se trouve que la plupart des Cyrards sont, dès l’origine, un peu supérieurs aux non-Cyrards « est odieuse et à la limite du racisme puisque vous jugez la VALEUR des gens selon leur ORIGINE. C’est bien là une des définitions du racisme ordinaire. Vous n’avez aucunement pris en compte les faits que j’ai rapportés qui démontrent que de discrètes manœuvres dilatoires viennent contrecarrer une juste prise en compte de tous les MERITES d’un individu afin que la « méritocratie » puisse vraiment jouer tout son rôle. In fine, vous faites partie de ces Cyrards imbus de la réussite d’un concours à 20 ans à peine qui considèrent que cette réussite est un viatique pour la vie. Ce n’est pas le monde réel. Je vous salue bien en tant que frère d’armes.

    • Plouc putatif dit :

      C’est un scoop : l’on apprend, grâce à Contradicteur, que la sélection précoce et au mérite est un racisme.
      Ça va loin.