Marchés publics : Pour le Délégué général de l’armement, les industriels « doivent assumer leurs responsabilités »

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9 contributions

  1. Leum dit :

    J’ai le sentiment que ça marche dans les deux sens les responsabilités…

  2. Thomas dit :

    La DGA de par les investissements et le prix qu’elle paie le matériel à tout à fait raison d’etre exigeante. En revanche le fait que de nombreux industriels de domaines très différents se plaignent ne peut être évacué d’un revers de la main.
    Car certes la DGA soutient, dans son propre intérêt et non par pure philanthropie, les entreprises françaises à l’export, mais elle est également souvent à l’origine de moutons à 5 pattes invendables hors accord entre états à l’export.
    Malheureusement l’auto critique et la remise en question ne font pas partie de l’ADN de cette direction contrairement à la suffisance .

  3. taretmpion dit :

    Des dizaines de réunions , des commissions d’attribution de marché qui génèrent des tonnes de documents , des experts et des conseillers qui n’ont que le titre etc….et on arrive à des situations ubuesques comme lorsque Ledrian l’ancien ministre de la défense avait recommandé une société marocaine à bas coût de main d’oeuvre pour fabriquer les brodequins de nos soldats .La suite on la connait , des centaines de militaires engagés au Mali dans les opérations militaires se sont retrouvés sur le terrain avec des brodequins dont les semelles se décollaient . Bravo !!!

    • Trucbidule dit :

      Vous êtes sûr que c’est la DGA qui achète les brodequins des soldats ?

  4. Spirit of Bercy dit :

    Alléger les procédures ? Pour des matériels de guerre coûteux, ça n’a pas de sens.
    Et rien à voir avec les règles de la commande publique, car 95% du chiffre d’affaires de la DGA est « hors code » …

    • Requin dit :

      Un Code, peu importe lequel, reprend l’ensemble des lois et jurisprudences en vigueur dans un domaine précis. Donc soit on est dans la légalité, soit on ne l’est pas. Dans ce dernier cas, cela se termine très vite au tribunal.
      Ce n’est pas parce que la Loi prévoit que les matériels militaires stratégiques (sens large du terme) peuvent se faire de gré à gré quelque soit le montant que cela ne respecte pas scrupuleusement le Code des Marchés Publics, puisque cette Loi se trouve dans le Code.
      De fait, toutes les commandes de la DGA se font en respectant à la lettre ce Code. En aucun cas, il ne pourrait en être autrement.

      • maxime dit :

        Sauf si on le decidait souverainement. Le code des marchés publics est postérieure à la république française, on a fait sans lui pendant des décennies et ca se passait très bien. Mais l’Europe est passée par là…

  5. Prince dit :

    Nos industriels ont beau jeu, ils savent que la Dga doit les soutenir. Il n’y a plus de concurrence, chaque boîte aura sa part du gâteau. Pourquoi travailler proprement, pourquoi inover, pourquoi prendre des risques ? Les dès sont pipés. Demandons nous à qui profitent les crimes ….pas au combattant eb tous cas.

  6. Elmut Destroy dit :

    Les industriels tentent une OPA mental pour voir si ça peut passer comme avec Alstom. Il est bon de leur rappeler que sans l’investissement publique français, ils seraient pas là où ils sont. Mais ils ont une forme de monopole dû à un marché plutôt restreint, ce qui explique ce lancé de patate chaude sur les responsabilités, vraisemblablement à peine assumés. On va pas parler de rétro-commission, mais de matériels répondant au cahier des charges précis demandés par les clients, dont l’armée française fait surtout partie. Si l’armée veut un avion qui fait du mach4, peut importe la manière d’y arriver, l’important est que ça marche, que ce soit fiable, et que ce ne soit pas hors de prix. Tous les blindés de l’armée coûtent plus cher qu’une berline, il est donc normal que les soldats n’attendent pas une familiale, mais bien un produit haut-de-gamme irréprochable. Nous citoyens français on est, par un certain pourcentage du capital de ces entreprises, propriétaires et client à la fois de notre industrie de défense. Mais si Alstom de par sa vente, ou Sanofis qui fait fis de certains protocoles sanitaires, font cas d’école, l’on pourrait assister à un grand retournement de veste patriotique, avec comme grand slogan « la mondialisation », du genre « l’export c’est grâce à nous, on pourrait donc se passer de vous », se passer de la France comme ceux qui ont vendu Alstom en lousdé, arrosant tout le petit parterre de haut de très haut de très très haut fonctionnaires de la ripoublique des fromages qui puent.