Pour Ankara, l’indépendance du Kurdistan irakien peut provoquer une « conflit mondial »

« Initiative inopportune » pour Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française. « Décision unilatérale » qui va « amoindrir » la lutte contre l’EI, pour Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Un acte « provocateur » et « déstabilisant » pour Washington…

Les conséquences du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien, qui doit normalement avoir lieu le 25 septembre, même s’il a été déclaré anti-constitutionnel par la Cour suprême irakienne, inquiètent à peu près tout le monde. Sauf Israël, dont le Premier ministre, Benjamin Netanyahou a dit soutenir les « efforts légitimes du peuple kurde pour atteindre son propre État ».

En premier lieu, l’indépendance du Kurdistan irakien, qui bénéficie déjà d’une large autonomie, pourrait fragiliser les opérations menées actuellement contre l’État islamique (EI ou Daesh), en plus de mettre en péril l’intégrité territoriale de l’Irak.

Sur ce point, la délimitation de certains territoires, contrôlés par le Kurdes irakiens mais revendiqués par Bagdad, est une autre source de préoccupation. Tout comme la situation de riche ville pétrolière de Kirkouk. Au-delà de l’Irak, l’Iran et la Turquie, qui comptent une importante minorité kurde, voient dans ce référendum une menace susceptible de les déstabiliser à plus ou moins moyen terme.

Aussi, la Turquie, qui a pourtant de bonnes de relations avec le Kurdistan irakien, est à la pointe de l’opposition à la tenue de ce référendum. Référendum qui « aura un prix », a-t-elle menacé. Le 19 septembre, l’armée turque a ainsi commencé des manoeuvres à la frontière irakienne tout en continuant d’y mener des « opérations antiterroristes » contre le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan turc.

En août, Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, avait estimé que référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien « ne ferait qu’aggraver la situation » en Irak tout en étant susceptible de « mener jusqu’à une guerre civile. » Ce qui n’est effectivement pas impossible, des affrontements entre les combattants kurdes irakiens (Peshmergas) et des groupes paramilitaires chiites (voire les forces irakiennes) pouvant éclater pour s’assurer du contrôle de territoires abandonnés par Daesh.

Un mois plus tard, le ton d’Ankara s’est fait plus alarmiste. « Un changement, qui serait une violation de l’autorité
territoriale de l’Irak, poserait un problème majeur », a dit, le 19 septembre, Nurettin Canikli, le ministre turc de la Défense. Et pour cause : « La perturbation de l’autorité territoriale de la Syrie et de l’Irak va provoquer un conflit mondial, généralisé, dont l’issue est inconnue », a-t-il estimé.

En attendant, lors d’un discours prononcé à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, le président turc, ecep Tayyip Erdogan, a de nouveau lancé un appel (ferme) aux responsables du Kurdistan irakien.

« Nous appelons le gouvernement régional du Kurdistan irakien à annuler l’initiative qu’il a lancée » pour l’indépendance, a dit M. Erdogan. « Ignorer la position claire et résolue de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus qui priverait le gouvernement régional du Kurdistan irakien des opportunités dont il bénéficie actuellement », a-t-il prévenu.

Photo : Peshmergas irakiens

104 commentaires sur “Pour Ankara, l’indépendance du Kurdistan irakien peut provoquer une « conflit mondial »”

  1. Je pense que les turcs ont dépassé le stade du bluff et qu’il faut prendre au sérieux le risque de dérapage vers un conflit majeur.
    Les forces asl pro turques au nord de la syrie ont été gonflé par les ralliements des islamistes. Un décompte us de ces forces les estimait à plus de 10000. C’est crédible.

    1. Ne perdons pas de vue que l’opposition islamiste syrienne, et Daesh en Irak et Syrie, n’ont jamais nui aux intérêts turcs contre la formation d’un Kurdistan sur ces deux pays.
      .
      Mais une Turquie qui entre en guerre en Irak assoira (pour ne pas dire étendra) aussi sa position en Syrie.
      Même si les très importants chiffres de l’armée de terre turque renvoient aux 3/4 à du matériel obsolète (tels 2500 M48 + 900 M60 + 400 Leopard 1, pour seulement 320 Leopard 2 modernes et 3800 chars de plus de 40 ans sur un total de 4120), la Turquie également privée de moyens de projection, a largement les moyens d’assumer un conflit terrestre et aérien à ses frontières.

  2. Erdogan, Trump, Poutine, Kim Jung-Un : tous ces braves gens montrent que l’homo sapiens est une espèce de primate dotée d’intelligence : la seule qui se bat, tue et génère des destructions en permanence, et qui détruit même son cadre de vie : la Terre. Cette espèce est une erreur de la nature.

      1. Alors il faut sévir, et dire à Dame Nature que ses caprices ont assez duré !
        Sinon on se chargera d’elle à coup de bombes H !!
        Non mais sans blagues ….!!!
        (pour les incompétents du citron, c’est de l’Ironie)

    1. Vous inquiétez pas, si il y a bien un point commun entre nos dirigeants (et plus généralement les humains) c’est celui la. Mais vous l’aurez malheureusement compris, il ne s’agit pas que de Trump, Poutine, Erdogan etc…

  3. blablabla c’était prévu avant même le début de la reconquête de l’Irak . les kurdes feront ce qu’il veulent pour eux ils méritent leur indépendance suite à leur guerre contre daesh qu’il conduisent bien mieux que les autres armées. ceux qui se réveillent maintenant n’ont rien compris aux luttes d’influence de cette région.

  4. Entendez vous le silence tonitruant de la Maison Blanche sur cette initiative d’indépendance du Kurdistan ???

    1. C’était le but de la guerre irak au départ, que les kurdes gèrent les puits du mossoul, à leurs profits bien sûr avec un état « client » qui continue l’encerclement de l’iran. Ils leur restent le problème Chiite irakien, intéressant de voir ce qu’ils prévoient dans 5 ans.

      1. Pas l’impression qu’ils prévoient grand chose en Irak depuis un moment. Les US ont plus l’air de subir et d’être dans la réaction aux développements de la situation, issue en grande partie du bazar laissé par Bush, que dans la poursuite d’un plan précis.

  5. CORRECTION NECESSAIRE !

    C’est pas le Kurdistan irakien pourrait ceci ou cela … C’est LA TURQUIE VEUT MENER LE MONDE A LA GUERRE CAR ELLE NE VEUT PAS D’INDEPENDANCE DE SON KURDISTAN QUITTE A BRULER CELUI IRAKIEN …

    Cela serait probablement + juste …

    Pour le reste, l’indépendance kurde me parait + que nécessaire : Euh au moins n’ont pas basculé dans le daeshisme et autre saloperies islamiques, c’est un peuple honorable qui mérite bien + que d’autres son indépendance et je pense qu’il l’aura

    1. Vous avez une vision un peu naïve des kurdes… Ne restez pas sur le fait qu’ils ont accepté les réfugiés Yézidis et chrétiens chassés d’Irak par l’EI. C’était de l’opportunisme pur et dur.

  6. comme aucun des 4 riverains (Syrie, Turquie, Irak, Iran) n’en veut, les Kurdes feraient bien de se méfier de leurs « amis », voire de s’en défier. Comme le fait remarquer un ministre iranien, ces 4 pays peuvent assez facilement s’entendre sur ce point et isoler le(s) Kurdistan(s) du reste du monde.

    1. Ce qui justifiera un pont aérien « jamais vu depuis la seconde guerre mondiale », un vrai, en attendant la troisième si on n’y est pas déjà (même en basse intensité, vu de chez nous, considérant le nb de zones en conflit)…

      1. Certes, mais comment les appareils pourront-ils arriver sans passer par au moins un de ces 4 espaces aériens ?

        En outre ça ferait cher du barril de pétrole brut kurdistanais, s’il devait être exporté par avion ….

  7. Comme prévu,les occidentaux les lâchent l’un après l’autre,après s’en être servis.Et après l’EI,ils devront se battre contre Erdogan et les Irakiens de tous bords.Fin d’un rêve

  8. Ça commence souvent par des menaces….
    Dans tout ça, seule la Turquie ne connaît pas le prix de la guerre… et her dogan oubli que la population kurde de Turquie représente 30% de son peuple…. si il rentre dans le lard des kurdes irakiens, il risque gros sur son propre sol…

  9. et ben voilà, pour ceux qui voulaient les kurdes comme une solution, c’est raté.
    Il était évident depuis le début que ca finirait ainsi, on a armé des gens qui ont fait le boulot et légitimement ont des demandes que personnes ne peut ou ne veut honorer.
    La situation va être se compliquer si le référendum donne une victoire pour l’indépendance.

    1. @Wagdoox,
      .
      Vous rigolez? Le dossier Kurde, ça fait au moins 30 ans qu’on en entend parler, et à chaque fois, comme du futur bâton de merde de la région.
      .
      Donnez-nous le nom des gens qui ont pensé ne serait-ce qu’une seule seconde qu’un Kurdistan indépendant puisse constituer une solution à un problème quelconque, j’ai hâte de connaitre ces phénomènes (à part des Kurdes, of course).

      1. il suffit de parcourir les post des articles sur ce blog parlant de ce sujet pour voir des gens parler des Kurdes comme les seuls alliés fiables de la région. Je vous assure !

    2. Si les serices secrets turques sont bons, ils devraient avoir suffisamment bien noyautés les kurdes pour que ceux-ci affichent un résultat du référendum contre l’indépendance.

  10. L Israël soutient tout ce qui Peut foutre la mèrde ailleurs …..les rebelles syriens et daesh, les kabyles, les kurdes, ….

    1. Vision simpliste de situations très complexes.
      Je connais des kabyles et je peux te dire qu’ils n’en ont rien à foutre de l’influence d’Israël. Va leur dire toi qu’ils sont les pantins du sionisme, je pense qu’ils vont t’apprendre la vie. Tes fabulations ne tiendraient pas deux secondes devant leur témoignage, le témoignage d’hommes qui savent de quoi ils parlent. Eux ils connaissent la situation dans leur chair, ils ont vécu et ils ont de la famille qui vit encore là bas et vu ce qu’ils me racontent ils ont de quoi être en colère contre le régime algérien. Pour en avoir discuté avec eux quelques fois je trouve leur vision des choses très éclairée, autant sur la montée des islamistes que sur les tares du régime. Et si ça peut te rassurer, ils n’ont aucune affection pour les sionistes…

    2. … et tous ceux qui peuvent em… r ce qui veulent venir lui foutre la merde . Il est donc difficile de lui reprocher ces soutiens .

    3. Ah t’a oublié la Corée du Nord, l’Ouganda, le Mexique et puis l’Archiduc d’Autriche, etc… La merde c’est sans accent !!

  11. ne pas se méprendre sur la situation des kurdes irakiens. Ils se retrouvent à la tête d’un appareil militaire important mais derrière cette puissance, l’économie est anéantie et les kurdes sont toujours divisés. Les fonctionnaires ne sont plus payés. L’electricité et l’eau font défaut. Le territoire est enclavé au milieu de voisins hostiles. Donc le rapport de force n’est pas si favorable et pour les kurdes irakens je ne vois pas d’autre alternative qu’un accord avec baghdad.

    1. Ah bon, fini le trafic de pétrole, pourtant il y a quelques annés les villes du nord de l’Iraq avaient connu un boom économique assez notable vu la misère du temps de Saddam. De toutes façons les kurdes d’Iraq sont les plus exposés, si les turcs entrent en force avec les iraniens et les chiites iraquiens au sud, c’est la fin pour eux. La carte qui reste au peuple kurde c’est ce que fera le kurdistan turc…cela represente une énorme population assez homogène encore…si il y a guerre civile en Turquie cela va être encore pire que celle de Syrie et peut être avec des conséquences mondiales, oui.

    2. Je pense même que ce référendum,même favorable a l’indépendance,ne sera pas appliqué.Barzani s’en servira pour avoir plus de poids dans la négociation.C’est pas un agité,et sans compter qu’il veut continuer les bonnes relations avec la Turquie,il sait parfaitement que sans l’appui américain,c’est pas tenable.En outre il y a eu une réunion en Jordanie,il y a quelques jours,de chefs de clans sunnites sur la possibilité d’un Irak fédéral.Cépafacile,cépagagné.

    3. @ jyb
      Quelques rectifications à vos propos.
      Leur appareil militaire est important, mais n’est en aucun cas comparable à une vraie armée étatique dotée de tous les moyens de combat.
      Leur économie n’est pas anéantie, mais surtout tributaire de la vente du pétrole brut qui transite par…la Turquie.
      Donc effectivement, ce référendum est un peu suicidaire, quoique l’on puisse penser de l’indépendance kurde.
      Il faut d’ailleurs parler de problèmes kurdes tant les différences entre les 4 territoires abritant des populations kurdes sont importantes, ce qui n’est pas souvent évoqué.
      Le seul fait établi, c’est qu’aucun des 4 états qui abritent une population kurde n’est prêt à accorder l’indépendance à ce peuple.

  12. On a compris l’idée, Erdogan va sauver le soldat Assad en sabotant les chances de succès des kurdes modérés.
    On dit, merci qui ?

    1. n’importawak là ! Il n’y a pas et n’a jamais eu de kurdes modérés, demandez aux minorités syriennes ou irakiennes ce qu’elles sont subi sous leur joug, et la situation à Kirkouk, qui sera m’est avis,l’étincelle de ce merdier…Les FDS et les kurdes syriens n’ont aucun avenir, tout le monde le sait, sauf eux visiblement.

      1. «n’importawak» voilà que l’outrepenseur parle une langue sioux! Il m’epate Il m’epate!

    2. @ Robert
      Mauvaise analyse, Erdogan n’en a rien à foutre d’Assad, il est obsédé par « son » problème kurde. Il a d’ailleurs tout fait pour le faire sauter.
      Les kurdes voisins de la Turquie sont aussi concernés, même si les relations entre Ankara et les kurdes irakiens sont plutôt bonnes.
      Erdogan ne tolèrera en aucun cas un état kurde, que ce soit en Syrie ou en Irak.

      1. Jeb,
        Je sais, mais en voulant à tout prix freiner l’expansion kurde, Erdogan va de fait servir les intérêts syriens. Finalement, leurs intérêts vont se croiser à un moment.

    3. On dit merci Poutine qui manoeuvre comme un maitre dans ce conflit.
      Il sait temporiser, joue habilement des divisions, s’occupe du cas de ses ennemis un par un, et au final il met les différents bélligérants dans une position telle qu’ils en viennent à soutenir l’ennemi d’hier. C’est le cas d’Erdogan qui va bien finir par s’allier à Bachar alors qu’il le vouait aux gémonies quelques mois plus tôt. Cette région est un vrai panier de crabes donc tout est possible.

      De toute façon, le cas des kurdes est un boulet que se trimballent tous les pays du moyen orient depuis longtemps. Merci aux deux idiots Sykes-Picot qui en retraçant les frontières de la région ont omis de créer un pays pour les kurdes qui représentent quand même une communauté de plusieurs millions de personnes. Le problème aujourd’hui ne se poserait même pas. Gouverner c’est prévoir dit-on et ben eux n’ont rien vu venir et on se rertrouve avec un point de friction qui peut maintenant dégénerer en conflit majeur.
      Les kurdes sont dans une position très complexe. L’idée d’indépendance est une folie. Jamais elle n’aboutira. Ils ne doivent pas se laisser galavaniser par les succès d’aujourd’hui (Raqqa va tomber), et en même temps ils doivent profiter de la situation pour négocier de nouveaux droits, de nouvelles libertés avec Assad. Je sais je rêve mais il y a peut-être un accord à trouver pour éviter le pire.

      1. Sykes-Picot savaient très bien ce qu’ils faisaient.Des découpages artificiels,sans tenir compte de la diversité des populations,en conflits permanents,empêchant toute unité des pays,les rendant ingouvernables, pour mieux les contrôler et les exploiter.Rien de neuf depuis Jules:diviser pour régner.

        1. De toute façon c’est de l’histoire ancienne. Mais peut-être que c’est ça l’histoire, rattraper sans cesse les erreurs du passé.

      2. A cette époque, Sykes Picot pensaient que les empires britannique et français allaient perdurer longtemps, les kurdes n’étaient pas leur problème .
        D’autant moins que ce peuple a été divisé sciemment en quatre, sur4 entités, 3 colonies Iran, Irak, et Syrie, deux aux anglais, un à la France, la Syrie, (Irak et Syrie comptant parmi les restes de l’empire Ottoman) plus le gros morceau turc, principal débris de cet empire.

  13. La Russie s’invite dans la danse : « La compagnie russe Rosneft va investir dans les infrastructures gazières au Kurdistan irakien et permettre ainsi à cette région, où doit se tenir le 25 septembre un référendum d’indépendance rejeté par Bagdad, de devenir un important exportateur de gaz vers la Turquie et l’Europe. La compagnie russe investirait près de 840 millions d’euros dans la construction d’un gazoduc. »
    http://www.latribune.fr/economie/international/le-russe-rosneft-va-aider-le-kurdistan-irakien-a-exporter-du-gaz-vers-l-europe-750842.html
    La Russie va construire un gazoduc pour livrer le gaz du Kurdistan à l’Europe via la Turquie ???

    1. Bien sur.Celà s’appelle le Turkish Stream.Et des contrats avec les pays de l’est (république Tchèque,Hongrie,Serbie,Bulgarie) sont signés.Et je ne parle pas du nucléaire qui est proposé également.

  14. Certains se disent que la création d’un état kurde pourrait très vite être dégommé par les voisins, pourtant ce n’est pas si simple.
    On a un précédent dans la région, c’est le cas d’Israël, un pays qui s’impose avec des ennemis partout autour.On se dit dans la région « comment ce petit état peut survivre? », on fait donc la guerre, à plusieurs et c’est Israël qui a gagné!
    Le Kurdistan Irakien a son poids qui fait que Bagdad ne peut pas faire grand chose contre lui.La création d’un état kurde aura une répercussion régionale évidente et l’ensemble des kurdes vont s’y identifier et s’en inspirer, cet effet il est quasi certain et c’est cela qui fait paniquer la Turquie, l’Iran et la Syrie.Par contre ceux qui pensent pouvoir lancer une opération militaire pour y mettre fin, risquent au contraire de s’enfoncer dans une guerre a l’issue incertaine, car en agissant ainsi, on sortirait très clairement du cadre national du PKK ou du YPG, ce serait une attaque contre l’identité kurde, contre le peuple kurde en général et cela alimentera une cause commune, mettra fin aux divisions actuelles des kurdes et ce serait ainsi l’ensemble des kurdes qui défendraient la cause de « leur » état, même s’il est en Irak.Des volontaires pour la guerre il y en aura par milliers, il en viendra d’Iran de Turquie, de Syrie et d’ailleurs et le conflit ne se résumera pas juste au Kurdistan irakien. Il y aura des affrontements en Turquie, le PKK reprendra du souffle et pourrait largement épuiser l’armée turque en lui imposant de devoir maintenir des troupes face à lui en Turquie, en lui brisant les lignes logistiques vers les troupes en Irak et la topographie des lieues est favorable a une tel guérilla.
    Et les kurdes ont des alliés, même si les occidentaux ont une approche timide car ils ne veulent pas gérer un nouveau conflit, il y a dans le coin les monarchies sunnites, il y a Israël (et là point de peur d’armer des islamistes!).Les saoudiens pourraient très bien remonter en Irak jusqu’aux zones kurdes pour casser le lien Iran-Irak-Syrie et pour offrir aux kurdes une voie logistique importante, permettant également pour le futur, d’avoir une sortie au pétrole kurde.L’Irak peut connaitre une véritable explosion dans un tel scénario, mais les autres également, en Syrie on est presque déjà avec un état kurde qui peut surgir du jour au lendemain, en Turquie il y a 20 millions de kurdes qui peuvent se sentir fortement concerné par une politique agressive d’Ankara.

    Une guerre ne règlera pas la question kurde, les turcs risquent de créer un conflit dont ils sous-estiment l’impact et que ça offre une occasion que certains saisiront pour leurs intérêts géostratégiques (contre l’Iran). Quoi qu’il en soit, un Kurdistan Irakien a ses soutiens qui lui permettrait de devenir incontournable.Le grand Kurdistan peut devenir une réalité, ça ne se fera pas en 4-5 ans, mais par la guerre comme par l’influence.

    1. Excellente analyse : Le Kurdistan irakien à eu le temps de former une armée pendant que le régime irakien se delitait. Quand à l’armée Turque Erdogan a decapiteé son état-major S’il s’attaque Au Kurdistan irakien il peut enflammer les Kurdes de Turquie et les américains n’appreciraint que modérément !

  15. Quoi qu’il puisse se passer là-bas, laissons le Moyen-Orient gérer ses conflits millénaires et ne nous en mêlons plus, ça nous retombera dessus.

  16. Et là où ça devient de plus en plus zarbi, c’est quand l’Arabie saoudite apporte son soutien au gouvernement irakien..
    « L’Arabie saoudite a appelé mercredi Massoud Barzani, président du Kurdistan irakien, à ne pas tenir de référendum sur l’indépendance de la région autonome. Après des années de tension, l’Arabie saoudite et l’Irak ont entamé un processus de rapprochement, les deux pays décidant à la mi-août de créer une commission mixte pour le commerce, après une visite en juin de M. Abadi à Riyad. »
    L’Arabie saoudite appelle les parties concernées à « engager un dialogue pour servir les intérêts du peuple irakien dans son ensemble », a ajouté le porte-parole saoudien.
    Le référendum prévu le 25 septembre pourrait « affecter les efforts pour établir la sécurité et la stabilité de la région y compris les efforts de lutte contre les organisations terroristes », a souligné le porte-parole saoudien.

  17. La Turquie est devenue « L’Homme malade » de l’Asie. Erdogan est l’arrière garde virulente de feu l’empire ottoman. Ce malade mental, fasciste, est une insulte permanente à tout ce qui n’est pas turc de pure race. Une injure à l’ONU, une verrue purulente dans l’OTAN, un boulet pour l’UE.

    Qu’on applique enfin, avant le siècle, le traité de Sèvres. Et que les kurdes obtiennent enfin leur indépendance.

    Mais on va les lâcher, de Washington à Moscou, en passant par Londres et Paris.
    On va sacrifier le Kurdistan, à donf et sans scrupule ni remord.

    « Le Kurdistan ou la mort”, de René Mauriès, dit tout rien que dans le titre.

    Ah oui… L’intangibilité des frontières… Contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pourtant on a bien su créer le Kosovo, le Monténégro, le Sud-Soudan, l’Erythrée, etc…

    Mais les kurdes, on va les laisser tomber.

  18. petit rappel : les kurdes sont divisés. En irak l’upk et le pdk (de barzani) se sont fait la guerre dans les années 90 (plusieurs milliers de morts) reconciliation forcée en 2003.
    De même, des combats ont eu lieu récemment à sinjar entre kurdes irakiens du pdk et kurdes syriens du pyd. sans parler du pkk.
    Donc c’est un peu sévère de dire que x ou y lache ses kurdes. Les kurdes ont leur destin entre les mains…A eux de montrer un front uni et crédible sans quoi il serait irresposable de soutenir une faction contre les autres.

  19. Il était dans la genèse de l’engagement des kurdes sur le reflux de l’Etat Islamique. Nous savions dés le début que ça nous mènerait à une inévitable revendication légitime d’un peu plus d’autonomie des kurdes qui se sont battus pour récupérer « leur » terres.

    Comme ça nous arrangeait qu’ils se posent en chair à canon volontaire, on a laisser faire mais personne n’était dupe du fait qu’à un moment on devrait leur donner une réponse ; je suppose qu’on la connaissait déjà comme négative et que si impossibilité il y a pour les kurde de constituer ce qu’ils ambitionnent nous seront devant des nouveaux problèmes et encore la cible des conséquences.

    Vu l’était de l’Irak on serait bien avisé de les laisser accéder à leurs revendications surtout si ça dilue un peu la position de la Turquie devenue tellement ambivalente qu’on se demande si elle sera encore couplée à l’OTAN dans 10 ans…

  20. Dites vous bien que les Kurdes se doutent depuis le début que vainqueurs, les turcs n’accepteront jamais leur indépendance et donc que leur combat n’est pas près de se terminer !

  21. Nos intérêts c’est bien. Les intérêts de la région c’est bien. Mais il y a également les intérêts des Kurdes.

  22. Il y a toujours eu un accord tacite pour ne pas aider les Kurdes, et aucun des quatre états concernés ne veut rechercher une solution négociée et pacifique au ‘problème’ kurde (de type confédération par exemple). Ils furent nos meilleurs et plus courageux alliés contre l’EI, et ils représentent une forme tolérante de l’Islam, mais jamais ils ne seront aidés dans ce gouffre sans fond qu’est le Moyen Orient. La guerre est l’outil ultime de la diplomatie, elle n’a jamais consisté à défendre une cause juste.

  23. Je ne suis pas pro ou anti israélien mais je trouve gonflée la phrase de Benjamin Netanyahou pour soutenir les « efforts légitimes du peuple kurde pour atteindre son propre État »… Mais bon la grande géopolitique est immensément cynique.

    1. Sur le fond, il n’a pas complètement tord.
      En arrière pensée, il se dit peut-être qu’un état kurde serait peut-être un allié dans cette environnement hostile.
      Moi j’ai envie de lui dire qu’il aide plutôt à la création d’un état palestinien avant de s’intéresser à un état kurde.

  24. La Turquie a un problème existentiel fondamental avec les kurdes : rien qu’en Turquie les kurdes représentent un tiers de la population du pays…et gèrent une partie non négligeable de son économie. La négation de cette ‘minorité’ interne par les turcs depuis la fin de la 1ère guerre mondiale (que nous Européens avons avalisés par les accords de Lausanne de 1923, en échange des protectorats syriens, irakiens et libanais, bref un ‘deal’ de partage des débris de l’empire ottoman) n’a fait qu’amplifier le problème. Sans cet accord, la Turquie serait en fait le Kurdistan aujourd’hui… Erdogan le sait parfaitement. Ajoutez à cela les richesses naturelles que sont le pétrole et l’eau (le Tigre, l’Euphrate et leurs nombreux affluents qui font l’agriculture de toute cette région du monde, ont tous leur source au Kurdistan), on comprend que les 4 pays limitrophes aient des sueurs froides. Le Kurdistan irakien est déjà une région fédéraliste autonome reconnue par la constitution irakienne. La solution est d’ordre politique. Il serait très hasardeux pour nous européens de la laisser se régler au plan uniquement militaire.

    1. @vrai_chasseur
      d’où est ce que vous sortez 30% de kurdes en turquie ? Les kurdes représentent moins de 20% de la pop (entre 18 et 20 %) entre 12 et 15 millions.

  25. Quand les chars turcs attendaient sagement à la frontière, les kurdes se battaient déjà. Qui a acheté le pétrole en provenance des territoires de l’EI? Qui a fait une purge dans son pays? (Avec une liste prête avant le « coup d’état »).
    Si les kurdes veulent leur indépendance, qu’ils la prennent, s’ils sont prêts à se battre qu’ils le fassent. On peut difficilement les condamner.

  26. Les sionistes n’étant pas parvenus à créer leur grand israël via leurs complicités terroristes, le kurdistan est leur plan B afin d’élargir le territoire israëlien coûte que coûte et en y installant 200 000 israêliens rapidement comme l’a annoncé l’autre fou de netanyhou…

    Ensuite, cela permettrait à israël de prendre l’irak en étau dans un avenir proche. Cette histoire d’indépendance kurde n’est qu’une opération géo-stratégie sioniste qui n’a que faire des intérêts kurdes au profit des intérêts sionistes, avec les éléments de langages habituels, liberté, indépendance etc…bref, le cynisme habituel de cette extrême droite israêlienne et de ses sbires. Les kurdes se feront « palestiner » à leur tour.

    Erdogan à tout intérêt à ne pas laisser les sionistes arriver aux frontière de la Turquie.

    1. On devrait créer une collection « La géopolitique selon les anti-sionistes »
      Chapitre 1 : le Concile de Sion
      Chapitre 2 : l’avènement du Grand Israël
      Chapitre 3 : les juifs maîtres du monde
      Dernier chapitre : L’invasion de Pluton par Tsahal

      1. Pourtant, toute la politique s’explique depuis la fin du 19eme siècle par le projet sioniste, la création d’Israël, les manoeuvres des néo cons américains. Il ne s’agît pas « des juifs » mais de juifs messianistes qui exercent une influence au nom de toute leur communauté qui ne leur a rien demandé. Et « les juifs » sont et seront leurs premières victimes en étant montrés comme responsables de l’influence d’une minorité d’entre eux qui les obligent à se solidariser avec eux. C’était exactement le cas avec l’antisémitisme qui mélangeait l’ensemble des juifs et les combinards issus de la communauté juive, l’histoire nous dit qui a payé pour qui, il n’y a pas eu de Rothschild dans les camps nazis ou communistes.
        Un peu comme si on confondait tous les arabes avec ceux d’entre eux qui commettent des exactions et usent les patiences dans les pays occidentaux ou ils sont accueillis à bras ouverts.
        Mais confondre permet de noyer le poisson en mélangeant le bon grain et l’ivraie
        J’ai toujours pensé que les pires ennemis des juifs sont leurs amis.

    2. Difficile de penser qu’Israel ait l’ambition de coloniser l’Irak, même au travers de la création d’un état kurde indépendant.

      1. Le coloniser à la française surement pas.
        En revanche l’affaiblir , piller son pétrole et le prendre à revers militairement c’est probable.
        Tous les dirigeants régionaux hostiles à la création d’un kurdistan indépendant en Irak évoquent la création d’un « deuxième israel ».

    3. Et où Netanyhou va-t-il les trouver, ces 200 000 Israéliens volontaires et candidats à la colonisation du Kurdistan? À New York , avec la complicité de Trump , peut-être ? Pour que le scénario du  » complot américano-sioniste » soit complet ?

    4. Comme toujours tout est donc de la faute d’Israel n’est ce pas, ça évite de se poser trop de questions et de remettre en cause ses certitudes !

    5. C’est marrant t’aime pas Bibi Netanyahou et t’as choisi de t’appeler bibi ! Quand à installer 200000 juifs au Kurdistan c’est de la haute voltige : c’est comme ouvrir une ambassade américaine en Iran!

    1. Ben si le T55 de 60 ans à le même taux de disponibilité qu’un retraité français réactionnaire sur Internet, envisagez les 100%.

      1. D’un autre côté il n’y a plus que lui capable de lire et écrire un français décent. Ses alter progressistes sont juste bons pour le Tetris.

  27. Peut-être qu’il faut voir cette annonce Kurde comme :
    1) un ballon d’essai
    2) un moyen de négocier plus d’autonomie avec Bagdad
    3)un acte de politique intérieur visant à renforcer Barzani, dont la légitimité est, disons, limite.

    Rappelons que le Kurdistan irakien est loin d’être monolithique, et qu’il est l’objet de tension politique interne assez forte.

    Aussi : http://oilprice.com/Geopolitics/International/Russias-Kurdish-Pipeline-Gamble.html
    Un petit pipe-line entre Kurdistan et la Turquie, sous l’égide de Rosneft. Parce que bon, la situation dans cette région était déjà beaucoup trop simple…

    Bref, « Tu bluffes Barzani ». https://www.youtube.com/watch?v=ni6w-YNJYIM

  28. On voit ce qu’il est advenu du Traité de Sèvres, en ce qui concerne – entre autres – les Kurdes … Vieille histoire. Perseverare diabolicum.

    1. @fred
      c’est plutôt le traité de Lausanne (dans les années 20, après la prise de pouvoir de kemal)

    2. Disons simplement que mis à part en Iran, tous les kurdes vivaient sous domination ottomane avant le Traité de Sèvres. C’est précisément ce que regrette Erdogan.

  29. Pauvres bougres ces kurdes. Il font de la peine…
    .
    S’ils avaient eu un peu de recul historique, ils auraient évité de se fourvoyer en faisant confiance a des puissances impériales étrangères froides et veules qui leur préparent le même traitement que les Cossacks de Lienz en 45 par exemple, et pas que, hein …………………. les exemples abondent.
    .
    Comme en plus les milices kurdes se sont livrées a un nettoyage ethnique en règle a la fois des turcs et des arabes dans les villes et villages sous leur contrôle pendant leur lune de miel avec les FS otanesques, incluant assassinats de masse, viols, tortures et tout le toutim, il vont se prendre un sacré effet boomerang le moment venu …………….. de nouvelles tragédies en perspective…….
    .
    Il ne fera pas bon passer faire du tourisme dans les alentours Kobané en 2018, l’air risque d’y être quelque peu vicié par les odeurs de charniers….

  30. Il faut relire le traité de Lausanne de juillet 1923. Cela éclaire bien sur le sujet. Le traité de Sèvres ou traité de porcelaine pour les turques prévoyait bien un Kurdistan indépendant. Mais il a été foulé aux pieds après que les troupes du futur Atatürk aient gagné contre les grecs, arméniens et occidentaux vainqueurs de la 1ere guerre mondiale. Au passage c’est à cette occasion que les premiers nettoyages ethniques ont eut lieu. Au delà de ces considérations j’ai comme l’impression qu’Erdogan veut rester dans l’histoire et supplanter le père fondateur de la république turque. Un rêve de retour à l’empire ottoman? Les propos, les purges et les menaces y laissent à penser. Les chancelleries de 1923 s’étaient couchées et celles d’aujourd’hui tremblent. Trop d’intérêts sont en jeu. Les « rocketman », Trump,Poutine, Assad et consors le savent trop bien..

    1. Les chancelleries s ‘étaient couchée eu égard aux boucheries dont elles sortaient depuis peu. Idem en 1938 !

    2. @bontoux
      c’est bien ce que je disais : traité de Lausanne mais, non, les chancelleries de 23 ne se sont pas couchées.
      Elles ont obtenu ce qu’elles souhaitaient sur le dos des kurdes (et des arméniens)

  31. LÉGITIME, LÉGALE ET LOGIQUE!!! TELLE EST L’ASPIRATION DU PEUPLE KURDE A L’INDÉPENDANCE CAR LA FORMULE CONSACRÉE PAR LA CHARTE DES NATIONS UNIES DEPUIS PLUS DE 50 ANS EST « LE DROIT DE CHAQUE PEUPLE A DISPOSER DE LUI-MÊME ». DONC, AU BESOIN ISRAEL DOIT SE TENIR AUX COTES DES KURDES POUR L’ATTEINTE DE CET OBJECTIF!!! IL EN VA DE MÊME POUR LE PEUPLE CATALAN, CORSE, GUYANAIS, …………………..

  32. Dîtes moi ! Quel est l’ intérêt de la France dans tout ce micmac turco, syrio, muzzs, kurde ?
    En son temps, au moyen orient, Saladin (kurde) avait su rassembler tous les émirs de la région pour combattre les Croisés. A sa mort tout s’est détricoté et il en est ainsi jusqu’à ce jour ! Chacun veut ses puits de pétrole pour faire du flouss c’est tout.

  33. Je vais faire quelques éclairssissement pour les gens ici.
    Le Kurdistan Irakien n’est ni plus ni moins qu’un protectorat israélien.Nous svons tous ici qu’israel a protéger l’ei et soigner ces soldats.C’est le seul pays qui ne subit pas d’attentat de la part de daesch.Rien que ça suffit a voir que les choses cloches.
    Le pantin daesch est mort (d’ailleurs vous vous fourrez le doigt dans l’oeil que daesch n’est qu’un repère de barbus.Il y’a plus de 100 nationalités qui combattent ou ont combattu pour daesch.Israel active maintenant son autre pantin.Les kurdes irakiens.
    Une chaine sans fin.

    1. Avant de faire tes éclaircissements, tu devrait arrêter la fumette! Israël a soigné des rebelles syriens et pas des gus de l’EI ! En plus retourne à l’école pour ton orthographe charlot !

      1.  » tu devrait arrêter la fumette!  »
        .
         » En plus retourne à l’école pour ton orthographe charlot ! »
        .
        Bouffon.

    2. C’est « La guerre des pantins », le nouveau Star wars quoi.
      C’est sûr que vu sous cet angle le monde s’éclaircie d’un coup. Merci.

  34. Rassembler tous les Kurdes sous une seule bannière est une hérésie et une source perpétuel de conflits.C’est tout ce que certains veulent.Que ça s’envenime.

  35. Sans la capacité des Kurdes, à l’heure actuelle, l’Irak et la Syrie seraient tombés aux mains de Daech avec un flot épouvantable de massacres et de réfugiés, un pays cherchant à créer des adms et avec l’objectif de convertir toute personne dès l’enfance en combattant-suicide pour aller conquérir le monde, les Kurdes nous ont sauvé d’une guerre mondiale; ils méritent leur indépendance, ils ont payé le prix du sang.

    1. Je continue en justifiant que les Kurdes sont l’équivalent de la Tchécoslovaquie qui se serait défendue en 1938 et aurait fait tomber le régime nazi. A l’époque la France avait lâché son allié sous la pression des Anglais. On a payé durement ce déshonneur d’obéir à une autre puissance, ne recommençons jamais. Jamais.

  36. La « question kurde » a été de plus en plus mentionnée par les impérialistes au moyen-orient et ce particulièrement après les années 1800, suite à des études controversées réalisées par les « intellectuels » occidentaux sous la branche de la « Kurdologie ». Mais ces « Kurdologistes » étaient surtout connus pour leurs affiliations politiques plutôt que leurs identités scientifiques. Le juriste français Maurice Duverger, sociologue et politologue, a ainsi expliqué (1) le caractère non-scientifique de ces études : « Beaucoup « d’intellectuels » ont essayé d’incorporer cette communauté fabriquée dans une certaine catégorie. Les incohérences des résultats qu’ils ont obtenu, exposent clairement leur absurdité »
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    (1) Maurice Duverger, Le Kemalisme, Le Pays d’Atatürk , supplément au journal Le Monde, 27 Mai 1961 (censuré par Le Monde, impossible de trouver l’article http://www.lemonde.fr/recherche/ )
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    La race « kurde ».
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    La première réalisation de la « Kurdologie » a été la création de la non-existante « race kurde ». Durant cette période, les études sur l’origine des « kurdes » étaient basées sur des hypothèses au lieu de l’évidence scientifique.
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    Basil Nikitin, l’orientaliste russe et diplomate pro-kurde a admis que ces études ont été réalisées et basées sur des informations disqualifiées et erronées. « L’origine des kurdes est un sujet très controversé, un travail plus compact est nécesaire afin d’atteindre des résultast plus satisfaisants à ce propos » déclarait Nikitin.
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    Ihsan Nuri, l’insurgé et politicien kurdo-ottoman a fait d’intéressantes déclarations concernant les Medes, les ancêtres allégués des « kurdes » : « La disparition de ce grand peuple de la scène historique et n’ayant même pas été mentionné dans l’épique persan « Shâhnâmeh » et très intéressant. Il n’y a plus de tribu appelé « Med » aujourd’hui. Comment les Meds ont-ils perdu leur nom et les kurdes apparus dans le centre du Medistan? ». Malgrè le fait qu’il ne reproduit aucune donnée objective, Ihsan Nuri insiste sur les Medes comme étant les ancêtres des « kurdes ».
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    Des fixations similaires peuvent être vues dans l’article « Kurdes » présent dans l’ouvrage « Encyclopédie de l’Islam ». Selon l’orientaliste kurdophile Vladimir Minorsky: « Les études systématiques revèlent l’existence de différentes tribus sous une branche qui correspond avec l’ethnonyme kurde ».
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    Ce qui signifie qu’il n’est pas possible de parler d’une « race kurde » homogène et plus logiquement de mentionner une « communauté » qui soit formée par différentes tribus. Mais il existe toujours des « intellectuels » qui prétendent que les « kurdes » étaient présents sur la scène historique depuis 5000 ans av.J.-C. et qu’ils ont préservé leur « pureté » contre les différentes invasions en se retirant et s’isolant dans les montagnes. Ces « intellectuels » affirment que beaucoup de civilisations et de tribus qui ont existé dans la région appelée aujourd’hui la « géographie kurde » seraient les « ancêtres des kurdes », notamment les « Guti, Mitanni, Mannai, Subaru, Kardu, Nayri, Medes, Lulu, Hurri et Kassit ».
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    Certains de ces « intellectuels » vont encore plus loin et incluent les Hattis, Hittites et les Assyriens dans cette liste et essayent de relier l’origine des « kurdes » aux Summériens, déclarant que les Guts et les Sumers sont leurs proches parents. Mais il a été prouvé sans doute possible que les Hittites, Assyriens et Hurris n’ont rien à voir avec les « kurdes » de même que les autres tribus qui ont cessé d’exister sans laisser de trace au cours de l’histoire. Il n’y a pas assez d’informations historiques, linguistiques et culturelles pour identifier ces tribus comme étant les « ancêtres des kurdes ».
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    B.Nikitin déclarait ainsi dans la préface de son livre « l’évidence anthropologique » (ndrl : « évidences » concernant les soit-disants « kurdes »): « Notre voyage dans les domaines de l’historie et de la linguistique laisse beaucoup de zones d’ombres et bien qu’elle nous offre une chance de suggérer certaines suppositions, l’anthropologie ne nous aidera pas plus sur ce sujet ». Selon B.Nikitin, les « kurdes » orientaux qui ont été photographiés par Stalze montrent de grandes similarités avec les iraniens et ils sont des bruns brachycéphaliques. Felix Van Luschan, le docteur atrichien, anthropologue, explorateur, archéologue et expert ethnographique a décrit les « kurdes » occidentaux qu’il a examiné dans les régions de Nemrut et Zemceli comme étant des blonds dolichcéphaliques. L’Ascendance Miligen a déclaré que les phénotypes des « kurdes » en Turquie et dans les régions frontalières nord de l’Iran montraient une diversité et que même si les cheveux et les yeux noirs sont dominants, cheveux blond et chataîgne ainsi que yeux bleus étaient aussi présents. B.Nikitin a aussi pointé certaines informations qui relis les « kurdes » avec les Samis. L’auteur turc Prof. Yalçin Küçük a déclaré qu’il n’est pas possible de parler d’un « phénotype kurde ». Bien qu’étant l’un des plus fanatique orientalite kurdophile, l’examen de ces résultats complexes poussera le chercheur russe B.Nikitin à déclarer: « La seule chose que nous pouvons déterminer est le caractère complexe de l’identité ethnique kurde » admettant ainsi la disqualification des prétentions concernant la soit-disante « pureté de la race kurde ».
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    Le « Kurdistan »
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    Le terme « Kurdistan » a été inventé par le Grand empereur Turc Seldjoukide, le sultan Sancar, pour la première fois au XIIe siècle comme définition géographique. La région appelée « Kurdistan » était sous l’hégémonie des Turcs et des Arabes à travers l’histoire. Lorsque les Turcs d’Oghuz sont arrivés en Anatolie après la troisième et dernière vague de migration turque, il n’ y avait pas de structure ethnique homogène dans la région. Il y avait six royaumes pendant la période romaine dominée par l’Empire Seleucid. « Cappadoce, Bitina, Bergama, Romaioi, Pontos et Kommagame ». Ces royaumes étaient d’origine persane et ont été formés par des éléments romanisés. Des populations assyriennes et arméniennes étaient également présentes. Divers éléments ethniques ont formé la population locale de l’Anatolie orientale plutôt qu’une « majorité kurde ». Le « Kurdistan » est resté sous le régime sasanien iranien pendant plus de 300 ans. Plus tard, l’hégémonie arabe a commencé en 637 apr.J.-C. et pendant le 11ème siècle, les Turcs de Seljuk ont établi leur domination, suivi par les Ottomans et l’hégémonie des états turcs d’Oghuz comme « Ak/KaraKoyun » qui a vécu jusqu’au 16ème siècle. Au cours de cette période vieille de 1 300 ans, qui a commencé avec les Sasaniens et s’est poursuivie avec les Arabes, les Seldjoukides, les Ottomans et les Ak/KaraKoyun, il n’y avait pas même l’existence d’un seul mot sur les Kurdes dans la région. Il existait également une importante population arménienne en Anatolie orientale. De plus si l’on examine les affrontements entre Arméniens et Kurdes depuis le XVe siècle, il est clair qu’il n’ y avait aucune forme de « domination kurde » dans la région dans le cas contraire les Arméniens auraient disparu. La racine du conflit arméno-kurde porte sur la revendication historique des deux camps concernant la géographie qu’ils habitaient et le désir de « raviver leur domination » dans la région. D’autre part, l’élément dominant de la région a toujours été les Turcs. Evliya Chelebi, le célèbre voyageur Ottoman écrivit: « Il y a tellement de tribus turkmènes ici qu’il n’est même pas possible de les compter toutes ». Les séparatistes « kurdes » appellent aujourd’hui Diyarbakir sous le nom « Amed », la « capitale » du prétendu « Kurdistan ». Mais un tel nom n’existe dans aucun document historique. Historiquement, Diyarbakir a été un grand centre de peuplement pour les tribus turkmènes pendant des siècles. La majorité des gens qui se revendiquent du peuple artificiel « kurde » en Turquie sont en réalités descendant des peuplements Turkmènes de l’époque. Cette réalité est attestée même par Dogu Ergil, l’un des savants kurdophiles le plus renommé, Ergil déclare :
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    « L’histoire remonte à la première moitié du XVIe siècle, lorsque l’Anatolie orientale était un territoire débattu entre l’État ottoman et l’État safavide d’Iran, qui était essentiellement turkmène et chiite. Certains historiens prétendent que les Safavides étaient plus turcs que les Ottomans. Les Turkmènes d’Anatolie orientale étaient principalement des Alévis qui partageaient le même respect pour Ali et la croyance des Douze Imams que les chiites.
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    Leur allégeance à Istanbul fut remise en question par le trône ottoman. Les Turkmènes d’Alevi ont été considérés comme une menace pour la sécurité par Yavuz, qui a ordonné leur anéantissement et leur expulsion de l’Anatolie orientale. Des pogroms successifs durant son temps et après ont entraîné le massacre de centaines de milliers de Turkmènes d’Alevi. Les Turkmènes d’Alevi restants se sont enfuis dans d’autres régions et se sont réfugiés dans des villages de montagne, et ceux qui sont restés ont affirmé qu’ils étaient kurdes et qu’ils sont devenus kurdes. Le sultan Selim Ier recruta des chefs kurdes de l’école de pensée sunnite Shafii pour créer une zone tampon entre les États chiites turcs safavides et turc sunnite Ottoman. Avec ce mandat, les autorités locales kurdes « Kurdifiaient » l’Anatolie orientale dans une large mesure, un processus qui s’est répété au cours de la « dé-arménianisation » de la même région au début du XXe siècle. Lorsque Yavuz a revendiqué le califat d’Egypte après avoir conquis le pays en 1517, l’État ottoman est devenu une entité sunnite, déclarant qu’Alevis et Shias s’écartaient de l’islam dominant. Par conséquent, Yavuz est associé à la persécution et à l’agonie de plusieurs siècles des Alévis et des Turkmènes ruraux en Anatolie. Sa « déTurkification » de l’Anatolie orientale serait l’un des facteurs qui contribuent au problème kurde actuel de la Turquie. »
    .
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    Tous ces élements permettent de conclurent que les pseudo-revendications d’un « Kurdistan » par les séparatistes « kurdes » ne sont rien d’autre que de la fiction. Jusqu’au XIIe siècle, l’identité « kurde » n’existait même pas en tant que terme et était donc bien loin d’être un « fait historique ». Un autre fait est qu’il n’y a pas un seul monument qui peut être considéré comme un exemple d’ « architecture kurde » en Anatolie aujourd’hui.
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    En plus d’être une création artificielle, ceux qui se revendiquent du peuple « kurde » n’hésitent pas à « kurdifier » des régions où ils n’existaient même pas il y’a de cela quelques décennies, comme la ville d’Ayn-al-Arab occupée les terroristes « kurdes », appelée injustement « Kobané » par ces mêmes imposteurs et usurpateurs « kurdes ».
    Voilà ce qu’en disent les archives françaises à ce propos
    https://lut.im/MVLUiSmJVP/LiaRNdjVFB8G9xt1.jpg
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    La langue « kurde »
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    Lorsque l’on examine la structure grammaticale du « kurde », on constate qu’il a été influencé principalement par le persan (Fars-i) et, dans une certaine mesure, par le Turc. Il n’est pas possible de dire que le kurde est une langue authentique en termes de grammaire et de vocabulaire. Auguste Jaba, l’ancien consul russe d’Erzurum, publia ses études sur la langue kurde en 1860. Plus tard, un dictionnaire de vocabulaire kurde/russe/allemand, qui comprenait à peine 8 378 mots, composé par l’orientaliste russe kurdophile V.Minorsky, a été publié par l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. L’étude démontre que le « kurde » est composé de:
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    3 080 turcs
    2 000 arabes
    1 200 zend
    1 030 persans (Fars-i)
    370 pehlevi
    220 arméniens
    108 chaldéens
    60 circissiens
    20 géorgiens
    300 mots d’origine inconnue
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    Il y a plusieurs dialectes assez différents et difficiles à comprendre sous le nom de « langue kurde ». Les dialectes Kirmanc pour les « kurdes » de Turquie, le Sorani pour les « kurdes » d’Iran et Zazaki. Tous ces dialèctes ont des structures différentes. De nombreux linguistes s’accordent à nouveau sur le fait que Zazaki n’ a aucune affiliation avec le kurde et que les Zazas n’ont aucun lien avec les « kurdes ». Il n’est donc pas possible de mentionner l’existence d’une unité linguistique entre les Kurdes de Turquie, d’Iran et d’Irak. Tout d’abord, une langue profondément enracinée doit laisser certaines œuvres écrites telles que des textes littéraires, des épopées et des légendes afin que, même si la langue disparaît avec le temps, il soit possible de prouver l’existence et l’évolution historique de la langue grâce aux oeuvres. Une telle caractéristique est hors de question pour le kurde. Quelques épopées qui ont été revendiquées comme kurdes, comme celle de Zoroastre, n’ont rien à voir avec l’identité kurde. Il est bon de rappeler l’opinion de Max Weber, sociologue, philosophe, juriste et économiste politique allemand sur le kurde: « La langue kurde n’est pas une pâte linguistique, c’est un tas de mots et elle n’indique pas l’existence d’une certaine nation ».
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    La « kurdification » de Saladin et de l’État ayyoubide.
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    Affirmer que Salaaddin est un « empereur kurde » n’est rien d’autre qu’une tentative frauduleuse contre les faits historiques. Dans les documents historiques, l’état ayyoubide s’appelait « Devlet-ul Turk / État turc ». L’historien Ibn Attar a écrit: « La fin du califat fatimide a été suivie par le sultanat des Turcs. » L’Etat mamelouk, établi après l’Ayyoubide, a été appelé « Devlet-« ul Etrak / Etat des Turcs » en utilisant la forme plurielle du mot arabe « etrak », qui signifie « Turc ». Un autre fait historique est qu’il n’ y a jamais eu d’État kurde ni avant, ni après les Ayyoubides.
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    En ce qui concerne l’appartenance ethnique de ce grand empereur :
    -le nom du frère aîné de Salaaddin était « TuranSah » (« Empereur des Mondes Turcs », Touran = Monde des Turcs)
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    -le nom de son frère cadet était Buri (Börü, nom du tuteur de Khan pendant les périodes GökTürk et ouïghour de l’histoire bi-millénaire des Turcs, voir Jean Paul-Roux*).
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    Un autre frère de Salaaddin s’appelait « Tuğtekin », un nom appartenant à la Turcophonie.
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    Le père de Salaaddin, Necmettin Ayyub, servit les Seljuks et la dynastie turque Zengide comme émir et s’installa parmi les tribus turkmènes en Azerbaïdjan. Sa mère était la sœur de Sihabeddin Mahmoud ibn Tokus (Turc), Harem Amir de Syrie, de l’État de Seljuk. Son frère Sehin Sah s’est marié avec Kutlukiz Hatun (nom Turc). Salaaddin lui-même s’est également marié avec Amine bin Mu’in al-din Unur (ou İsmetüddin Amine bint Üner ed-Dımaşkıyye ou Amine Hatun = nom Turc)
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    Le père de Amine Hatun était Mu’in al-din Unur qui a régné en Syrie avant les turcs Zengid lors de la période de la dynastie Bouride (turque). Mu’in al-din était un grand chef qui a écrasé la seconde croisade avec l’aide du puissant empereur Turc Nureddin al-zengi.
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    Les noms de la famille de Selahaddin suffit à eux seul pour affirmer la Turcicité de ce dernier, si cela ne suffit pas pour détruire la thèse propagandiste kurdophile, nous pouvons consulter le livre « Kitab el I’itibar » d’Üsame Ibn Münkiz (Oussama Ibn Mounqidh) l’un des conseillers arabe de Salaaddin, son livre « Kitab el I’itibar » a été traduit en anglais par le libanais arabophone Philip Khuri Hitti (1886-1978) sous le nom de « An Arab-Syrian Gentleman And Warrior in The Period of The Crusades: Memoirs of Usama Ibn-Munqidh – Philip K. Hitti »
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    Son livre est dans le domaine public et pleinement consultable ici :
    https://archive.org/details/AnArab-SyrianGentlemanAndWarriorInThePeriodOfTheCrusadesMemoirsOfUsamaIbn-Munqidh-PhilipK.Hitti
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    A la page 130 et 180, Üsame Ibn Münkiz relate deux évènements dont il est le témoin direct et qui atteste sans aucun doute possible de la Turcicité de Selahaddin Eyyubi, ce dernier parlant en Turc, langue que ne comprend pas à deux reprises Üsame Ibn Münkiz.
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    Le fait que Selahaddin parle la langue turque à une époque où il n’y avait aucune école d’enseignement du Turc et où le Persan (politique, administration) et l’Arabe (science, religion) possédaient une supériorité incontestable sur les autres langues, prouve de façon définitive qu’il est 100% Turc. Il n’y pas de contestation possible.
    https://lut.im/iPokEpypuB/OYPUUSen5Nxza3Rr.png
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    Traduction pour les non-anglophones :
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    « Le matin, nous nous sommes retrouvés près de Dumayr. Salahal-Dln me dit: »Ne devrions-nous pas descendre et manger quelque chose? J’ai faim, j’ai été debout toute la nuit. » J’ai répondu: »Je ferai ce que tu ordonnes. » Et nous descendîmes, et aussitôt qu’il eût posé les pieds par terre, il dit: »Où est ton jerkin? » Sur ma commande, mon préposé l’ a fabriqué. En le retirant de son sac en cuir, j’ai sorti mon couteau et l’ai déchiré à la poitrine et révélé le côté des deux manteaux de courrier. Le jerkin renfermait une enveloppe franciscaine qui s’étendait jusqu’en bas, avec une autre couche de courrier sur le dessus qui s’étendait jusqu’au milieu. Tous deux étaient équipés des doublures appropriées, de feutres, de soie brute et de poils de lapin. En le voyant, Salah-al-Dln se tourna vers un de ses assistants et lui adressa la parole en turc, ce que je ne comprenais pas. »
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    « [92] Pendant ce temps, Salah-al-Dln envoya un cavalier à l’atabek pour le renseigner sur notre position critique. Actuellement, nous avons vu une dizaine de cavaliers avancer rapidement vers nous tandis que l’armée derrière eux formait une procession continue. Quand ils sont arrivés, nous avons découvert que c’était l’atabek qui menait le fourgon, l’armée le suivait dans son train. L’atabek critiqua Salah-al-Dln pour sa conduite, en disant: »Tu t’es précipité jusqu’ à la porte de Damas avec trente cavaliers pour être détruits, ô Musa! Et il le réprimanda. Tous deux parlaient en turc et je ne comprenais pas ce qu’ils disaient. »
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    Tous ces élements historiques et scientifiques démontrent l’iniquité et l’absurdité de la thèse des propagandistes kurdophiles qui essayent par tous les moyens de créer une histoire au peuple artificiel « kurde ». Les kurdophiles n’hésitant pas à recourir à la falsification historique, ce qui est particulièrement pitoyable.
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    Le successeur de l’état Turc Zengid est l’état Turc Ayyoubi, puis son successeur est l’empire Mamelouk, et ainsi de suite. Jamais durant l’histoire l’état Turc a cessé d’exister, il a continué à exister de succession en succession depuis plus de 2500 ans (voir le chef d’oeuvre « Histoire des Turcs : Deux mille ans du Pacifique à la méditerranée » de Jean-Paul Roux)
    http://www.booksamillion.com/p/Histoire-des-Turcs/Jean-Paul-Roux/Q195378165
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    Conclusion.
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    La cause de la sympathie des impérialites pour les Kurdes est le projet de créaton d’un Kurdistan artificiel et fantoche, ce projet est en vigueur depuis plus de 50 ans. L’occident a lancé une étude détaillée sur la structure ethnique de la région, des « chercheurs » ont été missionnés pour fabriquer de nouveaux éléments à contrôler.
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    « Attendez que je donne un alphabet aux Kurdes. » (Lord Curzon / 1923) après la Conférence de paix de Lausanne.
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    Malheureusement, par le biais d’un lavage de cerveau opéré à l’aide des médias et d’outils de propagande dont disposent les impérialites, il existe aujourd’hui des gens qui se revendiquent d’un peuple « kurde », certes artificiel, mais qui forme un bloc hétérogène de 25 millions de personnes éparpillées au proche-orient. Ces gens revendiquent un « kurdistan » et n’hésitent pas à procéder à des nettoyages ethniques pour l’établir (nord de la syrie, nord de l’irak, etc). La situation au proche-orient est simillaire aux années 1900, lorsque les arméniens poussés par les impérialistes se sont soulevés et ont commis un ignoble génocide contre les Turcs. Ce soulèvement provoquera l’extermination et la déportation des arméniens hors de l’Anatolie et la création d’une entité arménienne. L’histoire se répète, dès lors un kurdistan artificiel où seront déportés les « kurdes » est en voie de création. La guerre sera impitoyable et l’issue semblable à la tentative arménienne. Sauf que cette fois les Turcs ne seront pas seuls, les iraniens, les arabes s’uniront avec eux pour en finir définitivement de la question « kurde », ces derniers étant de véritables pions dociles à la solde des impérialistes.
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    Même les ordures irano-russe du Réseau Voltaire commencent à sortir une floraison d’articles à la charge des pions impérialistes kurdes :
    http://www.voltairenet.org/article197628.html
    http://www.voltairenet.org/article197676.html
    http://www.voltairenet.org/article197800.html
    http://www.voltairenet.org/article197914.html
    http://www.voltairenet.org/article197947.html
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    C’est dire à quel point les « kurdes » sont détestés de tous.

    1. @vraiturc « C’est dire à quel point les « kurdes » sont détestés de tous. »
      Bah tout comme les Turcs en fait. Ce qui renforcerait votre hypothèse que les Kurdes sont en fait des Turcs.

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