Les défis technologiques posés par l’ASN4G, le futur missile des Forces aériennes stratégiques

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

37 contributions

  1. Zayus dit :

    La succession du programme ASMP/A connait déjà depuis longtemps sa feuille de route.
    Par les moyens qui y sont investis, la composante nucléaire aéroportée constitue également un des piliers techniques qui soutiennent la filière nationale des missiles tactiques.
    .
    L’évolution du ce programme voit le développement :
    – 1 – de la propulsion avec la nécessaire maîtrise de la technologie statoréacteur.
    – 2 – de l’aérodynamiques pour couvrir un plus large domaine de vol allant des plus basses aux plus hautes altitudes.
    – 3 – des environnements mécaniques et thermiques pour augmenter la capacité de vol supersonique à longue portée. Cet est le problème fondamental des vols hypersoniques.
    – 4 – des capacités de pénétration d’objectifs très défendus avec une augmentation de la capacité à manoeuvrer.
    – 5 – du durcissement de ses composants électroniques vis-à-vis d’agressions nucléaires.
    – 6 – de sûreté nucléaire pour garantir une grande fiabilité et la sécurité.
    .
    Rappelons que ces programmes en cours de développement sont financés sur l’ensemble de l’enveloppe budgétaire destinée à la dissuasion nucléaire qui serait de l’ordre de presque 50 milliards € répartis sur la période allant de 2015 à 2035.
    http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/50-milliards-20-ans-cout-modernisation-dissuasion-nucleaire-99912
    L’ONERA et MBDA travaillent donc sur deux projets successeurs de l’AMSP/A
    .
    1) – Missile à statoréacteur PEA CAMOSIS issu du concept MARS (*) de l’ONERA – ou Air Sol Nucléaire de 4e Génération (ASN4G), qui multiplierait par deux la performance actuelle de l’ASMP/A à l’horizon 2025.
    http://www.air-cosmos.com/phenix-asmpa-renove-asn4g-les-fas-de-demain-26963
    .
    2) – Missile à super statoréacteur hypervéloce PEA Prométhée avec des essais en vol du démonstrateur LEA en 2014-2015 (non communiqués au public), qui multiplierait par quatre la performance actuelle, à l’horizon 2035.
    http://www.air-cosmos.com/quel-missile-nucleaire-francais-pour-2035-19226
    .
    Si la France veut maintenir des forces stratégiques aériennes, il est important que ces programmes d’études amont puissent être menés dans de bonnes conditions.
    .
    – (*) Le concept MARS issu du programme de recherche éponyme de l’ONERA ici illustré par « une vue d’artiste » dans cet article.

    • Thaurac dit :

      Merci de ces liens très instructifs donc on va avoir un « bidule » qui va frôler les machs 7-8 ça va dépoter!!

    • Zayus dit :

      Oups, l’ASN4G est également prévu pour 2035, cependant un démonstrateur issu du concept LEA lié au PEA Prométhée aurait connu des essais en 2015…
      Les études liées au PEA Prométhée intéressent aussi le développement de l’ensemble des technologies liées aux super-statoréacteurs destinés aux vols hypersoniques stratosphériques.
      Ce PEA Prométhée pourrait également conduire à des applications civiles si les vols stratosphériques hypersoniques sont appelés à se développer.

  2. Erwann dit :

    Avec de plus en plus de pays à avoir ou recevoir dans un futur proche le « feu du ciel » comme disaient les américains, cette force de dissuasion finira par devenir conventionnelle car elle n’aura plus rien d’une exception et il faudra plus pour dissuader.

    • Jolindien dit :

      En soit, même une « simple » bombe A dissuade (en tout cas devrait)…. y’a qu’à voir la Corée du Nord non?

    • Vroom dit :

      Même courante , l’idée même de se retrouver avec un Nagasaki sur son territoire dissuadera…..
      Peut-être que si cette arme n’avait pas été utilisée par le passé , peut-être que certains seraient tentés.

    • Patatra dit :

      Certes, mais ces forces de dissuasion se vaudront-elles toutes ? Le développement galopant des défenses missiles/anti-missiles n’équilibreront-t-elles pas la donne entre super puissances avec capacité de dissuasion « solide » et capacité de protection sur contre dissuasion mineure …? Que de questions ouvertes 😉

    • Roger Dubreuil dit :

      Je pense comme vous qu’avec ces engins la dissuasion deviendra conventionnelle : àmha notre dissuasion sera à la fois conventionnelle et nucléaire. Mais je ne pense pas « qu’il en faudra plus pour dissuader ».
      .
      Ceci bien sûr grâce à l’hypervélocité qui rend(ra) l’interception du missile très problématique et par conséquent son existence dans notre arsenal très menaçante et dissuasive pour un agresseur éventuel.
      Mais aussi grâce à son extrême précision, qui est déjà celle de l’ASMP et du SCALP : cette précision, qui permet de frapper à mach 7 ou 8 la fenêtre de tel bureau bien choisi dans n’importe quel palais présidentiel du monde, rend inutile d’équiper le missile d’une tête nucléaire.
      .
      Dans ces conditions notre président du moment, qui pourra être un personnage encore plus pusillanime que nos politiciens d’aujourd’hui (difficile à imaginer, mais supposons le pire, même si le pire n’est jamais sûr…), aura moins d’hésitation à lancer un missile si c’est un missile dépourvu de tête nucléaire.
      .
      En définitive le projet ASN4G pourrait s’appeler AS4G, sans N : il constitue une bonne assurance contre l’incompétence géopolitique et stratégique des élus locaux qui nous gouvernent dans le cas où, malheureusement, nous ne parviendrions pas à surmonter à l’avenir notre handicap institutionnel qui amène des incompétent au pouvoir.
      Mais bien évidemment les promoteurs du programme ASN4G ne peuvent pas expliquer ça au décideur politique : « on a besoin de ce genre de missile parce que vous êtes trop nuls », c’est un argument peu recevable mais c’est pourtant bien vrai.

    • Caton dit :

      La « bombinette » TNA portée par le SMPA, destinée à donner un « ultime avertissement » a une puissance estimée à 300kt, soit 20 fois Hiroshima. Un seul « avertissement » de ce type est un risque difficilement acceptable par quiconque.

      • Erwann dit :

        Poufff, il faut plus qu’une TNA pour m’impressionner, je pourrais arrêté sa route d’une seule main !!!!

  3. Alsako dit :

    De belles technologies en vue pour ce missile Air Sol Nucléaire 4 eme Génération. Vaut mieux plancher sur l’hypervélocité, la furtivité quant à elle, n’est que temporaire. C’est quand « le temps est mauvais » qu’on est content d’avoir son « parapluie ».

    • Thaurac dit :

      un peut amener l’autre si un plasma se forme à haute vitesse , il est invisible au radar ( mais là, pas en visuel)

    • Eliot Mess dit :

      La chaleur que déploie ce genre d’engin est difficilement furtive. Le concept français est déjà trop étudié. C’est en milliards que l’on pourrait rattraper le retard. Et ce n’est plus utile. Sauf pour les mirvs. La vitesse aurait déjà dû être entretenu depuis belle lurette! Comme les drones…

      • Zayus dit :

        @Eliot Mess:
        La France développe 2 concepts différents:
        Concernant le concept LEA, les problèmes de chaleur, n’oubliez pas que ces vols hypersoniques atteignent leur vitesses maximales dans leur phase stratosphérique.
        Au sujet de la furtivité il est surtout probable qu’il s’agira de réduire la SER et la signature thermique de ces engins dont l’efficacité reposera essentiellement sur l’hypervélocité conjuguée à la portée.
        .
        Sinon au sujet du concept MARS dont il est ici question avec l’ASN4G, en plus d’une SER réduite, il s’agira aussi et surtout d’étendre le domaine de vol de ce missile croisière.
        L’objectif serait donner à l’ASN4G la possibilité de voler à très basses altitude au plus près du relief. Ces vols seraient évidemment autonomes et automatiques reposant sur des trajectoires programmées.
        La programmation de tels vols reposera forcément sur une cartographie précise notamment issue des satellites liés au programme européen MUSIS.
        .
        .
        Concernant les super-statoréacteurs (scramjet) destinés à assurer des vols hypersoniques, aucun pays n’a d’avance particulière sur les recherches françaises.
        .
        La différence réside sur le fait que russes, américains, chinois et australiens communiquent beaucoup en ayant fait voler leurs démonstrateurs respectifs qui auront atteint des vitesses hypersoniques.
        .
        Tous étaient des propulsés par un scramjet dans la phase terminale du vol, mais ces démonstrateurs étaient tous portés par une fusée ou un missile balistique lors des premières phases du vol.
        Qu’ont-ils démontré?
        Rien d’autre que beaucoup de communication autour de vols hypersoniques à mach 8, voire mach 11 durant moins de 5 minutes…
        .
        Cependant, à moins de vouloir frimer, il n’est pas indispensable d’expérimenter un prototype dont sait par des simulations, qu’il ne tiendra pas plus 5 minutes en vol.
        .
        La résistance thermique des composants de ces moteurs, est donc l’enjeu ou l’obstacle technologique au sujet des super-statoréacteurs ou scramjet destinés à évoluer à des vitesses hypersoniques dans la stratosphère, et ceci plus 5 minutes…

      • Alsako dit :

        @tous
        C’est une technologie très intérressante à plusieurs niveau.
        La vitesse
        Les accélérateurs MHD dans l’espace sont généralement appelés propulseurs electromagnétique à Plasma, c’est un dispositif qui convertit l’énergie électrique en mouvement cinétique en modifiant l’écoulement de l’air par injonctions d’ions positifs.
        En chargeant le bord d’attaque positivement, l’air devient plus fluide. Cette ionosation diminue le nombre de collisions moléculaires qui fait naître l’onde. On parvient à augmenter la vitesse d’écoulement, le retard du bang supersonique permet de voler à des vitesses supersoniques tout en évoluant en régime subsonique.

        Les gouvernes
        En procédant à l’injonction sélective d’ions dans certaines zones de l’aile, on crée un écoulement asymétrique permettent de piloter l’appareil autour de ses trois axes, on cree des surfaces électromagnétiques virtuelles pour remplacer les gouvernes.

        Furtivité
        Le manteau de plasma crée autour de l’avion lui assure un camouflage électromagnétique, les ondes radars qui arrivent sur ce manteau sont décaractérisées et perdent toute information exploitable. La furtivité infrarouge est aussi concernée.
        Grumann Aerospace a développé un système qui permet de refroidir la surface d’un aéronef au moyens de champs électriques.

        Furtivité visuelle
        Pour la suppression des trainées de condensation, des aérosols fortement dilués permettent d’inhiber la formation de cristaux de glace des trainées.

        Le X-43A Hyflyte a battu en 2004 le record de vitesse en atteignant Mach 10 propulsé avec un statoréacteur atmosphérique.
        (Je cite « carnets de vol » US Black program de 2010).

        • Zayus dit :

          @Alasko:
          Oui mais le X-43 n’a pas tenu cette vitesse plus de……………..12 secondes…
          .
          Le problème n’est pas tant d’ordre aérodynamique avec les échauffements réels au niveau de la cellule (avec ou sans ionisation), mais des échauffements internes et de la durée de la résistance thermique du super-statoréacteur lui même face au volume d’air qu’il engouffre à des vitesses hypersoniques.
          .
          Par contre au niveau de la discrétion, maniabilité avec les gouvernes que vous décrivez et des possibilités de discrétion voire de furtivité, il certains que ces techniques représentent un potentiel à exploiter.
          .
          Même en France de l’ONERA au Sénat on évoque à mots couverts des ruptures technologiques sur cette génération de vecteurs nucléaires…
          Observons que les études amont visant à créer la 3e génération de SNLE ont également été lancées en 2015 pour aboutir au remplacement du SNLE Le Triomphant en 2030 et sera porteur des M51.3 dotés d’un 3e étage qui sera un vecteur hypersonique.

      • Alpha dit :

        @ Eliot Mess
        … » avec des perspectives à Mach 7 ou Mach 8″.
        Vous savez Eliot Mess, avec une telle vitesse, on s’en fiche un peu de la furtivité, car quel missile ou même quel hypothétique laser pourra intercepter un engin pareil ?…

  4. batgames dit :

    avec 2100 milliards de dettes comme beaucoup de pays la France a la sienne suite à la privatisation imposés sur les marchés des emprunts que fait l’Etat au lieu de battre monnaie ..c’est évident que le premier budget à torpiller c’est l’armée ,mais ceux qui font çà sont les mêmes qui envoient les porte avions pour effets diplomatiques de dissuasion (devenu l’unique PA d’ailleurs )et c’est les mêmes qui déplorent que la France on ne l’entend plus dans le concert des nations sur la Syrie ..heureusement ils vont se faire virer bientôt

    • Zayus dit :

      @batgames:
      Votre commentaire antimilitariste ne prend pas ne compte qu’en 2016, le budget de la Défense n’est que le 3e budget de l’état derrière celui destiné au remboursement de la dette.
      Le premier budget de l’état français reste celui l’Éducation Nationale qui représente pratiquement le double des 12,7% du budget de la Défense.
      C’est mis en perspective avec ses résultats que nous devrions plutôt reconsidérer le budget de l’Éducation Nationale quitte reste sanctuarisé par le pouvoir de nuisance de sa masse salariale:
      Il est toujours plus facile de taper sur des militaires soumis au devoir de réserve et interdits de grève.
      .
      Éducation Nationale et remboursement de la dette représentent plus de 41% des dépenses de l’état…

  5. wagdoox dit :

    La furtivité devrait arriver à maturité avec le graphène qui absorbera les ondes radars + émissions d’onde radar pour se fondre dans l’environnement. Restera le part thermique qui empêchera d’aller très vite, la part visuelle (de petit appareil et un bon camouflage), la météo avec une aérodynamique douce et des vitesses faibles. Ensuite il faut anticipé l’arrivé des LIDAR.
    L’hypervélocité peut fonctionner à condition d’être toujours plus rapide et endurant que l’adversaire. un bon réacteur à énergie nucléaire (déjà testé dans les années 50 pour des missiles de croisières us).
    La meilleure solution, c’est le deux ! Mais la réalité dépendra forcement du rapport qualité prix crédibilité faisabilité.

    • Zayus dit :

      L’ASN4G est destiné au remplacement plus immédiat des ASMP-A à l’horizon 2025.
      Les études liées au PEA Prométhée intéressent aussi le développement de l’ensemble des technologies liées aux super-statoréacteurs ainsi que les vols hypersoniques stratosphériques.
      Ce PEA aurait déjà vu l’expérimentation d’un prototype l’année dernière, et une éventuelle application destinée aux FAS se ferait pas avant 2035.

  6. Parabellum dit :

    Tant mieux qu on modernise la « force de frappe »et il faudrait aussi repenser à une seconde artillerie de missiles avec armes thermobariques et même neutroniques car le monde a venir est tout sauf tranquille…on n aura pas toujours affaire à des types sur Toyota et même ceux là…il faut tout revoir en terme de défense et d équipements et vite…et avec un budget au niveau . Et cet effort doit être le nôtre seuls car l Europe n existe pas surtout si les anglais donnent le signe du départ…

  7. will dit :

    Tout ca c’est bien, mais on est quand meme pénalisé par les points d’emport du rafale, quand un F-15 ou un Su-34 peut charger des missiles enorme en point central, le rafale est quand meme limité (plus en géométrie du missile qu’en poids d’ailleur…

    • Patatra dit :

      L’ASMP-A n’est pas assez gros pour vous ? 😉

    • Zayus dit :

      L’ASN4G ne sera nécessairement beaucoup plus lourd que l’ASMP-A.

      • Zayus dit :

        L’ASN4G ne sera PAS nécessairement plus lourd que le l’ASMP-A et observons que la configuration présentée en illustration de cet article n’est qu’une vue d’artiste pas forcément de ce que sera techniquement l’ASN4G d’ici 15/20 ans…

      • Patatra dit :

        Oui, de toute façon le rafale sera toujours la plateforme de tir, non ?

  8. Marc Fan dit :

    TRES interessant! Si la phase de développement avec l’industrie est lancée, alors je suppose que la phase de démonstration LEA (avec essais de largage et mise à feu depuis un Tu-22M) à tenu ses objectifs (Mach 6 à 8) !
    Un autre article très intéressant paru dans DSI évoquait le flou sur le vecteur utilisé pour mettre en oeuvre le missile, car les spécifications le rendait trop lourd pour le Rafale. Compte tenu des contraintes dynamiques pour la mie à feu et de la trajectoire du missile je vois deux vecteurs possibles:
    -soit sous la coiffe d’un missile M51 (comme les Chinois) il devrait alors changer de composante et s’appeler MSN4G (mer sol nucléaire 4e génération…)
    -soit sous un Mirage IV rénové/remotorisé ( sa ça me semble être une solution riche donc peu probable)

    Quelqu’un a-t-il des infos à ce sujet ?

    • Zayus dit :

      @Marc Fan:
      .
      Vous confondez avec un programme équivalent russe, car au sujet du démonstrateur LEA issu du PEA Promethée de l’ONERA: il n’ a jamais été question que la Russie mette un Tu 22 à disposition de la France pour ces essais (qui auraient eu lieu en 2014-2015…) destinés à dissuasion nucléaire.
      .
      Plutôt que l’ASN4G, ce serait plutôt le concept LEA qui serait effectivement porté par un M51.

    • Zayus dit :

      Ne confondons pas l’ASN4G, qui sera un missile de croisière destiné à succéder à l’ASMP-A, avec le démonstrateur LEA qui servirait plutôt à l’élaboration d’un vecteur porté par un missile balistique tel qu’est présenté le futur M51.3 appelé à arriver en 2030.
      .
      Observons que les études amont visant à créer la 3e génération de SNLE ont également été lancées en 2015 pour aboutir au remplacement du SNLE Le Triomphant en 2030.
      Cette nouvelle génération de SNLE sera porteuse des M51.3 dotés d’un 3e étage qui sera un vecteur hypersonique.

      • Marc Fan dit :

        Il n’est écrit nulle part que l’ASN4G sera un missile de croisière. Ce qui est confirmé par contre c’est qu’il sera hypersonique. Le vol hypersonique impose une trajectoire ballistique en très haute altitude, ça ne peut donc pas être un missile de croisière.

  9. Titeuf dit :

    @ Tous.
    Merci pour vos commentaires ,j’en ai pris plein les yeux et j’ai un peu mal à la tête en essayant de comprendre tous cela. La ionisation, le plasma,etc etc….vraiment intéressant.
    Encore merci.
    Sincèrement. Titeuf.

    • Erwann dit :

      T’es pas le seul, même Hollande n’y comprend rien à tout ça mais il en parle quand même.